Avertir le modérateur

31 décembre 2010

FICHAGE ETHNIQUE

13:29 Publié dans CARICATURES ANTIRACISTES | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

CIRCULAIRE ANTI-ROMS : VOUS AVEZ DIT ILLEGALE?

13:17 Publié dans CARICATURES ANTIRACISTES, DOSSIER : ROMS | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

LES "UNES" ANTIRACISTES DU CHARLIE

Source : Charlie Hebdo

13:13 Publié dans CARICATURES ANTIRACISTES | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21 décembre 2010

HUMAN RIGHTS WATCH PUBLIE UN RAPPORT DÉNONÇANT UN SYSTÈME DISCRIMINATOIRE SUBI PAR LES PALESTINIENS DE CISJORDANIE

HRW.jpg

Israël/Cisjordanie : Deux populations séparées et inégales

(Jérusalem, le 19 décembre 2010) - Les politiques israéliennes en Cisjordanie sont sévèrement discriminatoires à l'encontre des résidents palestiniens, les privant de produits de première nécessité tout en permettant aux colonies juives de jouir d'un confort de luxe, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd'hui. Le rapport recense des pratiques discriminatoires non justifiées par des motifs sécuritaires ou d'un autre type, et demande à Israël non seulement de démanteler  les colonies de peuplement conformément à ses obligations légales internationales, mais aussi de mettre fin aux violations des droits des Palestiniens.

Le rapport de 166 pages, intitulé « Separate and Unequal: Israel's Discriminatory Treatment of Palestinians in the Occupied Palestinian Territories » (« Séparés et inégaux : Le traitement discriminatoire des Palestiniens par Israël dans les territoires palestiniens occupés ») montre comment Israël a établi un système de traitement des populations de la Cisjordanie à deux niveaux dans les larges zones où le gouvernement exerce un contrôle sans partage. Le rapport est basé sur des études de cas comparant le traitement âprement différent réservé aux colonies de peuplement et aux communautés palestiniennes les jouxtant. Le rapport appelle les États-Unis, les États membres de l'UE et les entreprises travaillant dans les zones d'implantation à éviter de soutenir toute politique de peuplement israélienne qui est intrinsèquement discriminatoire et contraire au droit international.

« Les Palestiniens sont victimes de discrimination systématique du seul fait de leur race, de leur origine ethnique et de leur nationalité d'origine. Ils sont privés d'électricité et d'eau, d'écoles et de routes tandis que, tout près, des colons juifs jouissent de tous ces avantages fournis par l'État », a déclaré Carroll Bogert, Directrice générale adjointe chargée des relations extérieures à Human Rights Watch. « Alors que les colonies israéliennes prospèrent, les Palestiniens vivent sous contrôle israélien dans des conditions d'un autre temps, non seulement séparés, non seulement inégaux, mais parfois même évincés de leurs terres et de leurs maisons. »

Lire la suite

18 décembre 2010

MANIFESTATION CONTRE LE RACISME ET L'EXTREME DROITE

Manifestation contre le racisme et l’extrême droite
envoyé par sos-racisme. - Source AFP

17 décembre 2010

NON A L’EXTRÊME DROITE, NON AU RACISME, NON A LA POLITIQUE DU BOUC ÉMISSAIRE

marine lepen.jpg

SOS Racisme VS les « Assises internationales contre l’islamisation de nos pays » ce 18 décembre

SOS Racisme appelle à un rassemblement samedi 18 décembre pour dénoncer la tenue des « Assises internationales contre l’islamisation de nos pays » organisées par une vingtaine d’organisations d’extrême-droite.

Sous couvert de défense de la laïcité, cet événement constitue une grave atteinte aux valeurs de la république et du vivre ensemble.

Nous refusons la stigmatisation des musulmans, dans un contexte politique alarmant de libération de la parole raciste au plus haut niveau de l’Etat.

Nous appelons nos dirigeants à faire face à leurs responsabilités : discriminations, xénophobie, incitation à la haine raciale, stigmatisation de parties de la population, ce type de colloque raciste est l’illustration d’une forme de passage à l’acte clair, résultant du climat nauséabond ambiant.

Par ailleurs, la présence annoncée d’élus de la République à ce meeting est une honte si elle se concrétisait.

Nous ne devons pas accepter cette provocation raciste et appelons toutes celles et ceux qui refusent cette logique de xénophobie et de haine à manifester samedi 18 décembre.

MANIFESTATION : SAMEDI 18 DÉCEMBRE À 11H Place des Fonds Verts à Paris (M° Dugommier ou Daumesnil)

Share

LE RACISME DE L’EXTRÊME DROITE RÉVÈLE SON MANQUE DE "MODERNITÉ"

sopo2.jpg

Par Dominique Sopo, Président de SOS Racisme - Tribune publiée dans le journal Le Monde

Maurice Bardèche, le premier propagateur français, avec Paul Rassinier, du négationnisme de la Shoah, aimait se référer à la Révolution française afin de convoquer au service de son abjecte théorie une page glorieuse de notre histoire.

C’est la même mécanique que Marine Le Pen vient d’employer en associant à l’Occupation" la présence des musulmans dans notre pays. Se référant à la laïcité et en appelant à la République, Marine Le Pen opère un renversement de la pensée qui serait comique s’il n’avait pour but de camoufler, sous la "Résistance" à laquelle elle convie implicitement, une pensée raciste et liberticide.

La ficelle paraît un peu grosse, venant d’une des figures majeures du Front national dont le président, Jean-Marie Le Pen, qualifiait en 2005 l’Occupation nazie que subit la France de "pas si inhumaine que cela". Le même Jean-Marie Le Pen qui – sans même remonter à ses multiples condamnations pour apologie de crimes de guerre, apologie de crimes contre l’humanité, racisme, antisémitisme et négationnisme, pas plus qu’à l’éloge funèbre qu’il fit de Maurice Bardèche – riait au premier rang du spectacle de Dieudonné lorsque ce dernier offrit au négationniste Robert Faurisson un écrin scabreux au Zénith de Paris.

Désormais lestée de cette sortie au racisme patent, l’extrême droite "respectable" dont Marine Le Pen était censée incarner la naissance vient de se fracasser sur l’autel des ressorts politiques profonds de cette partie de l’échiquier politique. Tout comme elle se fracassa lorsque, en Italie, le magistère institutionnel et la tribune publique qu’offrit Silvio Berlusconi à la Ligue du Nord créèrent dans la Péninsule une ambiance de pogroms et permirent que fussent avancés au niveau gouvernemental des projets – tels que le tatouage des Roms – que l’on croyait ensevelis sous les décombres du mussolinisme. Et l’ambiance créa, comme souvent lorsqu’elle s’abat avec une durée suffisante sur un territoire, des passages à l’acte, en l’espèce des crimes racistes.

En Italie comme en France, l’extrême droite porte en elle le crime. C’est de cette famille politique dont Marine Le Pen brigue le leadership. Il est utile de rappeler cette triviale réalité, tant elle se trouve brouillée concernant cette femme dont les journalistes et les adversaires encensent et redoutent la modernité. Moderne, Marine Le Pen ? Sans doute au regard d’un père ringardisé autant par son âge que par des références datées. Mais, pour celle qui ne renie rien de l’héritage paternel, la logique reste la même : trouver l’ennemi intérieur qu’il faudra expulser ou exterminer pour sauver la patrie en danger. Italiens, Polonais, Juifs, Portugais, Espagnols, Africains, Maghrébins… Tous ont eu à connaître les diatribes d’une extrême droite qui leur promettait la vindicte publique.

Et là où Marine Le Pen manque encore un peu plus de "modernité", c’est qu’elle n’est finalement pas si éloignée que cela des haines recuites et des hantises mal camouflées de son père. Il n’y a, dans la sortie de Marine Le Pen, aucune volonté de défendre une laïcité que les composantes catholiques intégristes du Front national vomissent et qui ne s’accommode en aucun cas d’une stigmatisation des origines qu’elle repousse philosophiquement.

En réalité, la corde sur laquelle joue Marine Le Pen, c’est celle, en une réminiscence de la rupture qu’engendra la guerre d’Algérie, de la crainte de l’inversion du rapport colonial.

Ça n’est pas tant le musulman que Marine Le Pen exècre que l’image de l’ancien colonisé dont les enfants s’affirment progressivement comme des citoyens à part entière dans notre société. Car, à n’en point douter, la sortie de Marine Le Pen ne concerne pas les prières dans la rue qu’elle prétend contester. Cette sortie concerne la présence sur notre territoire de personnes d’origine maghrébine qui revendiquent leur statut de Français là où cette femme politique d’extrême droite ne peut voir que des citoyens accidentels et illégitimes dont il faudrait révéler l’usurpation. D’ailleurs, si ces populations "occupent" la France, n’est-ce pas parce qu’elles sont, aux yeux de Marine Le Pen, composées d’étrangers à bouter hors du sol national ?

BOUC ÉMISSAIRE

L’envoi de ces messages plus ou moins subliminaux par Marine Le Pen n’est pas très dur à démonter. Ce qui l’est plus, par contre, c’est le ressort sur lequel joue Marine Le Pen, et qui renvoie à la fonction et à la stratégie de l’extrême droite : libérer les individus de l’impératif moral sur lequel les civilisations modernes et démocratiques ont fondé leur dynamisme et assuré la paix civile, à savoir la nécessité pour chacun de considérer l’Autre comme son égal.

Et cette libération, dans une approche tout aussi classique pour l’extrême droite, s’opère avec une admirable constance par la désignation d’un bouc émissaire que l’on demandera aux populations déstabilisées par la crise économique et sociale d’haïr, faute, pour elles, d’avoir la certitude suffisante de pouvoir agir sur les causes réelles de leurs malheurs.

Il est en effet plus facile de s’attaquer à son voisin d’origine étrangère qu’aux mécanismes de la finance internationale. Plus facile mais aussi plus minable ! D’où la convocation de la thématique de l’"Occupation" qui permet de faire passer pour du courage ce qui n’est que lâcheté puisque le bouc émissaire, c’est celui qui est suffisamment faible dans la société pour ne pas pouvoir se défendre à armes égales face aux agressions dont il est la cible désignée. En décrétant cette "Occupation" comme une réalité, Marine Le Pen espère s’adjoindre la cohorte des lâches qui sublimeront leur poltronnerie – qu’ils n’acceptent pas comme leur propre reflet – en un acte glorieux de résistance aux Arabes.

A celles et à ceux qui seraient tentés par ce chemin, il faut rappeler avec force et insistance qu’au bout de ce chemin-là, il n’y a que des drames. Qu’ils s’épargnent donc ce qui pourrait devenir la plus désagréable et la plus tenace de leurs expériences : le réveil hébété et honteux de ceux qui, après avoir failli, n’ont plus que leurs remords pour seul viatique.

Dominique Sopo, président de SOS-Racisme

Share

16 décembre 2010

POGROMS A MOSCOU - SOS RACISME SOUTIENT LA DECLARATION DES ONG RUSSES

Voir article précédent

On the Events of December 11, 2010 The Statement of the Civil Constitutional Forum

On December 11, in Moscow tragic events - mass outrage and pogroms on the basis of national hatred - took place. In fact, the center of the capital was in the hands of the bands of thugs for some hours when conniving by police, with its total powerlessness. There were the injured. Blood was shed. The practical absence of the officers of law enforcement authorities on the squares, streets and underground stations during the pogroms and their inability to defend people that became targets of criminal racist aggression when knowing about the action in two days before it arouses our indignation.

We express deep condolences to those injured during the pogroms. We also express deepest condolences to the friends and relatives of Yegor Sviridov killed some days before. We demand to find and punish all those guilty in the organization of the pogroms of December 11 and those guilty of the murder of Yegor Sviridov.

We announce that the events became the result of constant playing to the gallery by the authorities to radical nationalist groups and the use of them in power actions against civil activists, many years of imperial rhetoric from the very top of the authorities and inability of law enforcement authorities to stop displays of aggressive xenophobia. The highest political management of Russia is to blame directly for the tragic events. We demand from the President and the Chair of the Government of the Russian Federation to report back to the Russian society on how the authorities could allow nationalistic pogroms. We demand as the first and obvious step to sack the minister of the Ministry of Internal Affairs and the management of Moscow police.

The tragedy in Moscow is not a single instance. At the same time similar actions of the nationalists took place in Saint-Petersburg. There are messages about plans of carrying out racist actions in other Russian cities. Urgent actions are needed to prevent the wave of radical xenophobia violence to crash on the country.

December 13, 2010 Plus d'infos : Mémorial

Share

LA SNCF POURSUIVIE POUR DISCRIMINATION RACIALE PAR 360 SALARIES / SOS RACISME AU COTE DES SALARIES 2/2

contrat.jpeg
contrat 2.jpeg

Quelque 360 salariés marocains attaquent la SNCF pour discrimination

PARIS - Quelque 360 salariés ou retraités marocains de la Société nationale des chemins de fer (SNCF), privés du statut de cheminot du fait de leur nationalité, ont attaqué l'entreprise publique française pour discrimination devant la justice qui examinera leurs dossiers en 2011.

Ces salariés ont été recrutés au Maroc dans les années 70 par la SNCF avec un statut de contractuel, donc de droit privé, et non avec le statut de cheminot, longtemps réservé aux seuls détenteurs de la nationalité française, et depuis quelques années ouverts aux ressortissants de l'Union européenne.

Le statut de cheminot n'est également pas accessible aux personnes embauchées au-delà de 30 ans et à certains temps partiels.

Ce statut donne notamment droit à certains avantages particuliers en matière de protection sociale et de retraite ainsi qu'à des facilités de circulation (billets gratuits ou réduits).

Ces salariés marocains ont attaqué la SNCF devant les Prud'hommes, tribunal spécialisé statuant sur les litiges relatifs au droit du travail. Une audience prévue mardi portant sur plusieurs dizaines de cas a été reportée au 6 octobre 2011, à la demande de la SNCF. Une autre audience est prévue le 28 mars pour une autre série de dossiers, a indiqué l'avocat des salariés Me Léopold Mendes.

Dans un communiqué, le syndicat Sud, qui soutient leur action, estime que ce "traitement différencié du fait de l'origine étrangère" est "une forme de discrimination directe".

"Il y a eu des discussions avec la SNCF sur la suppression de la clause de nationalité, mais elles n'ont pas abouti, contrairement à la RATP (bus et métro parisien) qui l'a abolie en 2002", a indiqué Bouabdellah Frahlia, délégué de Sud Rail.

"C'est une discrimination d'Etat manifeste", a renchéri Loïc Rigaud de l'organisation non gouvernementale SOS Racisme, qui soutient également cette action. "Le cas de ces salariés renvoit à l'accès refusé aux étrangers non communautaires pour un certain nombre de postes en France et notamment dans la fonction publique, alors qu'il n'y a souvent aucun enjeu national qui justifie cette interdiction", poursuit-il.

Pour Ahmed Katim, le renvoi de l'audience en octobre est une "déception". Agé de 62 ans, il est aujourd'hui agent d'accueil à la SNCF, après avoir été recruté en 1972 à Youssoufia au Maroc et avoir travaillé une bonne partie de sa carrière à la manoeuvre des trains. Il se dit déterminé à faire reconnaître la différence de traitement entre ses "collègues français et les Marocains comme lui".

"Notre combat a commencé en 2001, nous avons obtenu un accès aux facilités de circulation, ainsi que deux jours de carence au lieu de trois en cas d'arrêt maladie. Cela avance doucement mais nous allons aller jusqu'au bout", dit-il.

Source : AFP - 14 déc 10

Les cheminots français ont un statut plus avantageux que leurs collègues étrangers. Ces derniers poursuivent la SNCF pour discrimination.

La SNCF est-elle coupable de discrimination à l’égard de ses cheminots étrangers ? C’est ce que pensent 360 d’entre eux, essentiellement des Marocains, qui poursuivent l’entreprise devant les prud’hommes. Une audience doit se tenir mardi à Paris.

La SNCF, qui ne veut “pas faire de commentaires” sur le sujet, a demandé un délai pour préparer sa défense. Le procès sera donc renvoyé en 2011. Les plaignants, employés ou retraités, se battent pour accéder au statut protecteur du personnel de la SNCF réservé aux Français et, depuis peu, aux ressortissants de l’Union européenne. Ce statut, dit “de cadre permanent”, permet aux cheminots de partir à la retraite à 55 ans et de cotiser à la caisse de prévoyance et de retraite de la SNCF.

Cette clause de nationalité exclut quelque 2 000 employés maghrébins qui sont, eux, “contractuels” depuis que l’entreprise les a embauchés dans les années 70. Ils ont le statut de salarié du privé, cotisent à l’assurance vieillesse et maladie et partent à la retraite à 60 ans.

“Ils sont aussi discriminés sur le déroulement de leur carrière, explique Bouabdellah Frahlia, du syndicat SUD-Rail. Ils n’ont pas le droit de passer les examens en interne pour évoluer”. Pourtant, “leur contrat prévoit qu’ils soient traités à égalité avec leurs collègues français”, précise Léopold Mendes, leur avocat.

En réalité, “ils sont restés des cheminots de base à assembler des wagons dans les gares de triage, là où leurs collègues ont fait carrière”. De plus, ils restent exclus des avantages en nature attribués aux permanents, comme la possibilité pour les familles de bénéficier de tarifs ultrapréférentiels sur le réseau SNCF. L’avocat estime à plus de 300 000 euros le montant du préjudice subi par chacun. Somme qu’il réclame par travailleur à la SNCF. Il envisage de saisir la Halde.

Un contrat non respecté

Voici un exemplaire type du contrat de travail (photo) signé par les cheminots étrangers dans les années 70. On y lit noir sur blanc que "le travailleur étranger a droit au même régime de travail que les ouvriers français", qu'il "doit recevoir à travail égal une rémunération égale à celle de l'ouvrier français de même catégorie" et que "l'égalité de traitement s'étend également aux indemnités s'ajoutant au salaire". On y apprend aussi qu'il travaillait à l'époque 43 heures par semaine, en plein air.

Source : Metro - ALEXANDRA BOGAERT

LA SNCF POURSUIVIE POUR DISCRIMINATION RACIALE PAR 360 SALARIES / TEMOIGNAGE 1/2

Ahmed Katin est à l’origine de la procédure visant la SNCF devant les Prud’hommes. Témoignage.

ahmed.jpeg

Ahmed Katin Photo : DR

Ahmed Katin vient de passer la dernière décennie à remuer ciel et terre pour que les cheminots contractuels soient traités comme leurs collègues permanents. A 62 ans, ce Marocain est à l’origine de la procédure visant la SNCFdevant les Prud’hommes. Il a 39 ans d’expérience dans l’entreprise.

“C’est elle qui est venue me chercher au Maroc, explique-t-il. J’ai commencé à Pantin. A l’époque, les Marocains étaient installés dans des bungalows pleins d’air et sans douche.” Aujourd’hui, il renseigne les voyageurs en gare de l’Est. Mais jusqu’en 2004, Ahmed a changé les traverses des trains, accroché et décroché les wagons de marchandises et de transport de voyageurs. Un métier physique et pénible, qui explique pourquoi les cheminots partent normalement à la retraite à 55 ans.

Cette mesure ne vaut cependant que pour les permanents, donc les Français. Etant contractuel, car étranger, Ahmed est aligné sur le régime privé. Il ne pourra prendre sa retraite à taux plein – environ 1 150 euros bruts par mois – qu’en mars 2012. “On fait le même travail que les permanents, mais on n’a pas les mêmes droits, pas les mêmes avantages, pas le même déroulement de carrière. Tout ça parce que ni la direction ni les syndicats ne veulent que desMarocains commandent à des Français. C’est du racisme et de la discrimination !”.

Etant contractuel, Ahmed n’a pas pu passer les examens qui permettent, en interne, de gravir les échelons. Il a pourtant été chef de manœuvre et coordinateur d’équipe, mais sans en avoir le titre ni la paye. “Dégoûté”, il sera présent aujourd’hui aux prud’hommes, à Paris. Mais, même s’il se dit prêt à se battre jusqu’en cassation, il n’y croit plus : “Je ne pense pas qu’on va donner quelque chose à des ouvriers comme nous”, dit-il, résigné.

Source : Metro, ALEXANDRA BOGAERT

12 décembre 2010

MOSCOU - BUENOS AIRES, LES VIOLENCES ANTI-ÉTRANGERS SE MULTIPLIENT ET S'ACCENTUENT

SLOGANS RACISTES ET SALUTS NAZIS A MOSCOU

Cinq mille supporteurs soutenus par des ultranationalistes se sont rassemblés samedi à Moscou, à deux pas du Kremlin, pour rendre hommage à l'un d'entre eux tué par des Caucasiens.

Source : " Labo » de libération / Diaporama

 

ARGENTINE : MALAISE AUTOUR D’EMEUTES LIEES A L’IMMIGRATION

Des habitants de Buenos Aires s'en sont pris à des sans-abris d'origine étrangère qui occupaient un parc, provoquant un électrochoc dans le pays de tradition cosmopolite.

Des émeutes sanglantes avec des sans-abri d'origine étrangère à Buenos Aires ont provoqué un malaise en Argentine, et obligé le gouvernement à dépêcher la gendarmerie samedi 11 décembre, pour les protéger, au terme de cinq jours d'affrontements. Ils occupaient un parc à Villa Soldati, un quartier pauvre du sud de la capitale. L'Argentine est un pays d'immigration, où tout le monde a plusieurs ancêtres étrangers.

Ces sans-abri, souvent originaires de Bolivie, du Paraguay et du Pérou, pensent qu'en occupant une parcelle dans ce parc ils pourront à terme recevoir de la ville un titre de propriété.
Ils ont accueilli avec des vivats dans la soirée les gendarmes, vus comme des véritables sauveurs. "Nous resterons le temps qu'il faudra", a dit un porte-parole de la gendarmerie, Pablo Lavenir, sous les applaudissements de la foule.

Quatre soirées de suite ces personnes livrées à elles-mêmes avaient été attaqués par des groupes armés des quartiers environnants, en l'absence de toute intervention des forces de l'ordre. Les habitants de ces quartiers craignent que leur parc ne devienne un grand bidonville. "Ils nous ont crié : dehors les Boliviens ! Retournez dans votre pays ! Ils ont tué mon mari comme un chien", a raconté en pleurs Elizabeth Ovidio, veuve de Juan Quispe, un Bolivien tué par balle jeudi soir.

Une politique généreuse

Les ambulances elles-mêmes n'étaient pas en mesure d'approcher du parc pour retirer les blessés, des gens armés tirant sur elles ou brisant leurs vitres à coup de pierres. L'un de ces groupes était parvenu à extraire un blessé de l'intérieur d'une ambulance pour le passer à tabac. Le médecin Julio Gonzalez, resté à l'intérieur du véhicule, a dû être hospitalisé en état de choc.

Ce jeune de 19 ans a été dans un premier temps donné pour mort par le directeur du Service médical métropolitain d'urgence (SAME), Alberto Crescenti. Mais la police a ensuite dit qu'elle n'était pas en mesure de le confirmer.

Ces scènes de panique et de chasse à l'homme, diffusées en boucle par les télévisions, ont choqué les Argentins. Pendant près d'un siècle, 60% de la population de Buenos Aires a été étrangère. La Constitution Argentine elle-même s'adresse à "tous les citoyens du monde qui souhaitent habiter le sol argentin" et la politique d'immigration du pays demeure très généreuse.

Camp de réfugiés

La présidente Cristina Kirchner et le maire de Buenos Aires, Mauricio Macri (opposition de droite) se sont renvoyés pendant cinq jours la responsabilité des événements. Mauricio Macri a accusé le gouvernement de jouer le pourrissement, s'abstenant d'envoyer les forces de l'ordre afin de lui faire porter toute la responsabilité des événements. Le maire a lui-même été accusé de faire le jeu des xénophobes en dénonçant "une immigration laxiste qui mêle des honnêtes gens à des organisations mafieuses et des narcotrafiquants".

Des organisations de défense des immigrés ont porté plainte contre Mauricio Macri pour "incitation à la haine raciale".

L'Organisation internationale pour les migrations a déploré "des expressions xénophobes". "Ce qui est arrivé dans ce parc n'est pas une conséquence de l'arrivée d'immigrés des pays limitrophes", a dit à l'AFP le sociologue Gabriel Puricelli. "C'est plutôt liée à des problèmes de gestion de la ville".

Seule une petite partie (18%) du budget de la ville destiné à la construction de nouveaux logements a été dépensée en 2010. Les immigrés clandestins doivent payer des loyers exorbitants pour une chambre dans un bidonville. Dans la nuit, le parc de Villa Soldati ressemblait à un camp de réfugiés. Les sans-abri recevaient de la nourriture et semblaient enfin protégés.

Source : nouvelobs.com

08 décembre 2010

FRANCE HABITATION : VICTOIRE DEVANT LA COURS D'APPEL DE PARIS

Plainte de SOS Racisme pour discrimination au logement: poursuite de l'enquête

France Habitation est une filiale du groupe OCIL (Office central interprofessionnel de logement) l'un des principaux organismes collecteurs et gestionnaires du 1% logement.

En 2004, l'association SOS Racisme avait déposé plainte contre France Habitation, estimant que les locataires étaient choisis en fonction de leur nationalité ou de leur origine et que les données conservées par l'organisme faisaient apparaître des origines ethniques ou raciales, sans l'accord exprès des intéressés.

Dans un premier temps, le juge d'instruction avait rendu un non-lieu, estimant que ces critères n'avaient pas été utilisés pour empêcher un candidat au logement à accéder à un de ces logements, selon l'avocat de SOS Racisme. Mais la cour a infirmé cette décision et ordonné la poursuite de l'enquête.

SOS Racisme demande notamment de nouvelles auditions de dirigeants des organismes cités dans l'enquête.

AFPShare

12:10 Publié dans *DISCRIMINATION | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : discrimination, ocil, logement, sos racisme, testing, samuel, thomas, ophlm, bagneux |  Facebook |

03 décembre 2010

SOS RACISME VS LE PEN

Régionales à quoi joue Jean-Marie Le Pen_jpg.jpg

SOS RACISME DEMANDE QUE CE PROCÈS SOIT JUGE SUR LE FOND

SOS Racisme constate que le tribunal ne s’est pas prononcé sur le contenu des affiches utilisées lors de la dernière campagne du Front National dans le cadre des élections régionales en PACA pilotée par Jean-Marie Le Pen.

SOS Racisme espère que le parquet fera appel de cette décision qui, en l’état, reviendrait à considérer que Jean-Marie Le Pen n’est pas responsable de ses propres affiches.

SOS Racisme avait déjà souligné lors de la précédente audience, la lâcheté de ce dernier, qui, après avoir utilisé ces affiches, avait néanmoins prétendu devant la cour ne pas en être l’auteur.

Nous retenons également plusieurs éléments : premièrement, que ce procès installe manifestement l’autorité de Marine Le Pen à la tête du Front National dans la bataille de succession qui fait rage au sein du parti et, deuxièmement, que le racisme n’y sera pas un sujet clivant de débat.

En effet, Marine Le Pen, venue en personne au tribunal, a pu revendiquer avec virulence le contenu politique des affiches, et les amalgames insupportables qui assimilent le drapeau algérien au danger et l’islam au fanatisme religieux.

SOS Racisme espère qu’un appel permettra de juger enfin sur le fond ce qui constitue une incitation à la haine.

 

LE PEN RELAXE SUR LA FORME

Article du monde.fr

Le président du Front national, Jean-Marie Le Pen, a été relaxé jeudi 2 décembre par le tribunal correctionnel de Paris, devant lequel il était accusé d'avoir, par des affichettes de campagne "Non à l'islamisme" diffusées sur Internet, incité à la haine envers la population musulmane.

Le parquet avait requis contre lui deux mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité ainsi qu'une amende de 20 000 euros. L'affiche litigieuse avait été diffusée en février 2010, lors de la campagne des élections régionales, par le mouvement de jeunesse du FN, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, puis sur plusieurs sites Internet. Titrée "Non à l'islamisme", elle représentait une femme intégralement voilée à côté d'une carte de France recouverte du drapeau algérien, sur laquelle se dressaient sept minarets en forme de missiles. La Ligue contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) avait saisi le juge des référés du tribunal de Marseille, qui avait condamné le Front national à retirer les affiches.

Dans un second temps, la Licra, soutenue par SOS-Racisme et le journaliste algérien Mohamed Sifaoui, a porté l'affaire devant la justice parisienne pour provocation à la haine envers une religion.

Les magistrats de la 17e chambre n'ont pas jugé le dossier sur le fond mais ont débouté les associations (Licra et SOS-Racisme) qui poursuivaient Jean-Marie Le Pen pour de pures questions de forme : le tribunal a estimé que Jean-Marie Le Pen n'était ni l'auteur, ni le responsable des sites Internet sur lesquels l'affiche a été diffusée, et s'est déclaré incompétent territorialement concernant l'utilisation de cette affiche.

ISLAM ET ISLAMISME

A l'audience, le 28 octobre, l'avocat de Jean-Marie Le Pen, absent à son procès, s'était saisi des menaces du chef d'Al-Qaida, Oussama Ben Laden, contre la France. "Nous sommes aujourd'hui menacés par l'islamisme (...). Est-ce que vous allez dire, dans votre jugement, qu'on ne peut plus montrer d'opposition à l'islamisme ? Faites très attention...", a mis en garde l'avocat, en s'adressant au tribunal. Durant sa longue plaidoirie, le défenseur du FN n'a cessé de rappeler que l'affiche litigieuse disait "Non à l'islamisme" et pas à l'islam. "C'est un procès d'intention à M. Le Pen !", s'est-il indigné, se faisant le chantre de la religion musulmane : "Vouloir nous faire dire dans votre jugement que l'islamisme c'est la même chose que l'islam, c'est un scandale !"

Jean-Marie Le Pen, 82 ans, a en grande partie bâti sa carrière politique sur un discours populiste et anti-immigrés. "C'est trop facile de dire qu'on ne vise pas les musulmans parce qu'on y a inscrit 'islamisme'", a répliqué l'un des avocats de l'association SOS-Racisme, Me Antonin Lévy. Sur cette affiche "est-ce qu'on voit le terrorisme ? est-ce qu'on voit Al-Qaida ? est-ce qu'on voit Ben Laden ? Non !".

02 décembre 2010

LES MINORITÉS ETHNIQUES DAVANTAGE CONTRÔLÉES PAR LA POLICE EN EUROPE

controle d'identité.jpg

Les minorités ethniques sont davantage contrôlées par la police que le reste de la population en Europe, selon un guide publié par l’Agence européenne des droits fondamentaux (FRA) pour lutter contre le profilage discriminatoire. En France, 38 % des personnes originaires d’Afrique subsaharienne et 42 % des personnes originaires d’Afrique du Nord déclarent avoir subi un contrôle de police au cours de l’année. Ils ne sont que 22 % au sein de la population dite "majoritaire". Ces proportions sont les mêmes dans tous les pays observés, à l’exception de l’Italie et de la Slovaquie. Parmi les groupes minoritaires interrogés dans les dix états membres sélectionnés, il ressort que les Roms et les Nord-Africains sont les groupes les plus fréquemment contrôlés.

Ce "profilage ethnique" est pourtant interdit au sein de l’Union européenne. Mais attention : si le résultat corrobore ceux obtenus lors de l’enquête proposée par Fabien Jobard et René Lévy, Police et minorités visibles : les contrôles d’identité à Paris, il reste que cette enquête est cette fois déclarative et se fonde donc uniquement sur le ressenti des personnes interrogées.

CR - Observatoire des Inégalités

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu