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31 janvier 2011

LA "PREFERENCE NATIONALE" APPLIQUEE A l'APPRENTISSAGE

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Vous vous appelez Camille Durand, vous passez le bac en juin et devez, par conséquent, vous inscrire, pour la rentrée prochaine, dans une formation d'enseignement supérieur. Comme vos 750 000 homologues de terminale, vous saisissez donc votre souris pour vous rendre sur le site Admission post-bac (APB), procédure de pré-inscription mise en place depuis 2008 par le ministère de l'Enseignement supérieur.

Sous le logo de la République française, on vous demande de remplir votre identité, état civil et parcours scolaire. Enfin, les voeœux. Après réflexion, ce sera un DUT informatique en apprentissage. Choix de la formation, détails, sélectionner. Écran blanc. Et un message : « Seuls les candidats de nationalité française peuvent s'inscrire dans une formation en apprentissage sur APB ». Car Camille Durand est de nationalité malienne. Mais Camille Durand peut devenir belge ou portugaise (magie de l'informatique), elle verra le même message apparaître. Si seule la fictive Camille Durand était concernée, l'affaire ne serait pas si grave. Mais des étudiants en chair et en os ont déjà fait cette désagréable expérience.

C'est ainsi que la semaine dernière, les professeurs du lycée Albert-Schweitzer au Raincy (Seine-Saint-Denis) ont vu arriver une élève portugaise dans l'impossibilité de s'inscrire. Ils ont d'abord cru à une fausse manipulation avant de lire l'incroyable message. Depuis, ils essayent en vain d'obtenir des éclaircissements du ministère et du rectorat. « C'est antidémocratique, discriminatoire et contraire au droit européen », énumère Emmanuel Mahé, enseignant d'histoire-géo qui n'hésite pas à parler de « préférence nationale ».

« C'est totalement illégal, confirme Stéphane Maugendre avocat et président du Gisti (Groupe d'information et de soutien des immigrés). C'est le refus d'un service à raison de la nationalité. » D'autant que les étudiants étrangers ont le droit de suivre des formations en apprentissage à condition qu'ils aient une carte de séjour adéquate. Quant aux ressortissants communautaires, ils bénéficient de la liberté de circulation et d'installation dans l'espace Schengen.

Alors que le serveur APB est ouvert depuis une semaine, l'affaire crée un vent de panique dans les IUT. Et pour cause : puisque le serveur refuse leur inscription, les élèves appellent directement les instituts dans le but de pouvoir y déposer directement leur dossier. Un directeur d'IUT souhaitant garder l'anonymat dénonce une « mise à mal de l'égalité républicaine » et menace, dans ces conditions, de n'inscrire « aucun étudiant étranger cette année ».

Quant au ministère de l'Éducation supérieur et de la Recherche, il n'a pas souhaité répondre à nos questions.

Par Marie Barbier - l'Humanité

ZEMMOUR A MATIGNON

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Source : Charlie Hebdo

27 janvier 2011

COMPRENDRE LA POLEMIQUE AUTOUR DU DEFENSEUR DES DROITS

Cinq questions pour comprendre la polémique autour du Défenseur des droits, projet de loi discuté ce mardi à l'Assemblée.

 

La déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1989, peinture de Jean-Jacques François Le Barbier

Source : Rue 89

Nicolas Sarkozy n'ayant pas encore démontré son amour des contre-pouvoirs -c'est le moins qu'on puisse dire [2]-, il est naturel que le projet de loi créant un Défenseur des droits, comme prévu par la réforme constitutionnelle du 23 juillet 2008 [3], soit accueilli avec un grand scepticisme.

Il est discuté ce mardi à l'Assemblée nationale, après avoir été voté en première lecture par le Sénat en juin dernier.

« Vers un Défenseur des droits dans le mur » titre Libération [4], pendant que Geneviève Garrigos, présidente d'Amnesty international France, dans Le Monde [5], soupçonne le gouvernement de vouloir instaurer « un Défenseur des droits au rabais ». « Adopté en l'état, le projet de loi organique […] marquerait un recul important pour le respect et la protection des droits humains en France » écrit-elle.

De quoi s'agit-il et pourquoi ces critiques ?

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MINEURS MAROCAINS DU NORD : LA FIN DU COMBAT SUSPENDUE A LA DECISION DE LA COURS D'APPEL DE DOUAI

6fa44f13fc7df0138766c007daa9a36a200.jpgNouvel épisode dans le procès qui oppose des ex-mineurs marocains à l'Association nationale de garantie des droits des mineurs (ANGDM), l’organisme français qui gère  les biens de leur ancien employeur, les Houillères. L'ANGDM n'avait pas accepté un premier jugement en sa défaveur et a fait appel. Hier après-midi (mercredi 26 janvier), s’est ouvert le procès à la cour d’appel de Douai, sur la question des indemnités à verser aux ex-mineurs marocains.

La bataille continue pour les mineurs marocains du Nord. Ils faisaient face hier encore à l’ANGDM, le gestionnaire depuis 2004 des biens, droits et obligations des ex-Houillères leur ancien employeur, rapporte La Voix du Nord. Condamnée le 19 mars 2010 par le conseil de prud'hommes à verser 40 000 euros à chacun des mineurs pour discrimination lors de la liquidation des Houillères, l’ANGDM avait fait appel devant la cour de Douai. L’organisme entend certes réparer le préjudice, mais pas à  hauteur des 40 000 euros exigés pour chaque mineur.

Déduire le montant versé!

L’ANGDM reconnait avoir refusé aux mineurs marocains, le droit de racheter leurs avantages en nature (convertir les avantages liés au logement et chauffage en un capital versé une fois), contrairement à ceux français et des ressortissants de l’UE. Mais selon son avocat, Me Jung, les mineurs d’origine marocaine « ont toujours reçu les indemnités liées au chauffage et au logement ». Donc, une partie du montant leur a au moins été versée. Il faut donc « déduire le montant des indemnités versées ». En 2009, l’ANGDM avait proposé de donner 14 000 euros à chaque mineur.

Et la perte du patrimoine?

Suffisant pour faire sortir de ses gongs, Me Bleitrach, l’avocate des anciens mineurs marocains. Pour celle qui défend la cause de ces « gueules noires » depuis quatre ans, cette solution est plus que caduque. Si cette offre de 14 000 euros remontait au temps de la liquidation des Houillères, elle serait peut-être la bienvenue pour le rachat des logements, « les maisons des mines étaient bradées 80 000 francs » à l’époque. Aujourd’hui, « la même maison vaut 120 voire 130 000 euros », précise-t-elle, et d’ajouter, « c'est là qu'il y a eu une perte, qu'ils ont été discriminés. Ils ont perdu un patrimoine ».

L'avis de la cour d'appel

La HALDE (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité) qui, depuis 2008 soutient les mineurs, reste du même avis. Pour son avocat, Me Tilly, « toute personne victime de discrimination a droit à une réparation juste et adéquate de son préjudice. Dans ce dossier, la discrimination a été reconnue par tous : la HALDE, et l'ANGDM elle-même. »

La cour d’appel de Douai, après avoir entendu les plaidoiries des différents protagonistes, a donné rendez-vous pour le 31 mars prochain. Date à laquelle elle devrait rendre son jugement. Si elle est du même avis que le conseil de prud’hommes de Douai, qui avait condamné l’ANGDM, les mineurs marocains pourront enfin voir le bout du tunnel après plusieurs années de combat.

Oumar Baldé - Source : Yabiladi.com

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DEFENSEUR DES DROITS : LE SENAT REJETTE EN COMMISSION L'INTEGRATION DU CONTRÔLEUR DES PRISONS

PARIS — La commission des Lois du Sénat a annoncé mercredi avoir rejeté l'intégration du Contrôleur général des prisons dans le Défenseur des droits, en deuxième lecture du projet de loi créant cette nouvelle autorité et qui viendra en séance publique le 1er février.

Cette intégration, à compter de 2014, des attributions du Contrôleur général des lieux de privation de liberté (prisons, locaux de garde à vue, de rétention administrative) dans le périmètre du Défenseur des droits a été introduite par l'Assemblée nationale lors de la première lecture du texte.

La commission des Lois estime dans un communiqué "que le contrôle du respect des droits fondamentaux des personnes privées de liberté constitue une mission très spécifique".

Cette mission vise "d'abord à examiner la condition des personnes privées de liberté et à prévenir les atteintes aux droits fondamentaux en pratiquant des contrôles, alors que l'action du Défenseur des droits reposera essentiellement sur une saisine par des personnes lésées dans leurs droits", ajoute la commission, présidée par Jean-Jacques Hyest (UMP).

Elle estime "que cette fusion ne peut être décidée sans que le Parlement dispose d'un premier bilan de l'activité de cette autorité, qui offrira un état des lieux précis du respect des droits fondamentaux des personnes privées de liberté".

Prévu par la révision constitutionnelle de juillet 2008, le Défenseur des droits, après les premières lectures du Sénat et de l'Assemblée nationale, prévoyait de regrouper à terme cinq autorités indépendantes : le Médiateur de la République, le Défenseur des enfants, la Commission nationale de Déontologie de la Sécurité (CNDS), la Haute Autorité de Lutte contre les discriminations et pour l'Egalité et le Contrôleur général des lieux de privation de liberté.

Le rattachement de la CNDS, prévu également à l'horizon 2014, a été introduit lors de la lecture à l'Assemblée nationale.

La commission des Lois, qui a adopté 31 amendements, a par ailleurs renforcé le rôle des collèges et des adjoints du Défenseur des droits nommés par le Premier ministre François Fillon.

Elle a rétabli "le principe d'une consultation systématique du collège compétent lorsque le Défenseur des droits intervient en matière de déontologie des forces de sécurité, de défense des droits de l'enfant ou de lutte contre les discriminations".

Les sénateurs ont réinscrit les dispositions prévoyant "que le Défenseur des droits pourrait demander au collège une seconde délibération et qu'il ne pourrait s'écarter des avis émis qu'après en avoir exposé les motifs".

Ils ont rétabli la participation des adjoints du Défenseur aux collèges et la possibilité d'en nommer d'autres que les trois prévus, le parlement devant être consulté sur leur nomination.

Enfin, la commission a reporté d'un mois l'entrée en vigueur du Défenseur, la fixant au premier jour du troisième mois suivant la promulgation de la loi, et elle a donc prorogé le mandat de l'actuel Médiateur de la République jusqu'au 30 juin.

10:30 Publié dans *DISCRIMINATION | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : contrôleur, prison, halde, défenseur des droits |  Facebook |

DIEUDONNE BIENTÔT PARRAIN DU FILS DE ZEMMOUR?

Source : rue 89

21 janvier 2011

POURQUOI J'AI TEMOIGNE AU PROCES D'ERIC ZEMMOUR

11267.jpgSOS Racisme m'a demandé de témoigner au « procès Zemmour », qui s'est achevé vendredi devant la 17e chambre du tribunal de Paris. Le parquet a requis une condamnation pour « diffamation et incitation à la discrimination raciale ». Le verdict est attendu pour le 18 février.

13 novembre 2008 , dans l'émission « Paris-Berlin » (Arte), Eric Zemmour [1] affirme :« A la sacralisation des races de la période nazie a succédé la négation des races. ». Ce qui, ajoute-t-il, est « tout aussi ridicule ». Rokhaya Diallo [2], présente sur le plateau, lui demande comme il peut dire cela. « Ça se voit », répond-il. Il s'agirait donc de la couleur de peau ?

Par Francois Durpaire sur Rue 89

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LA MAUVAISE FOI D'ERIC ZEMMOUR

Touring-san-Francisco-30-sept-2009-_118_.jpgLe 18 février prochain, le tribunal correctionnel de Paris dira si Eric Zemmour est coupable de diffamation et de provocation à la discrimination raciale pour avoir affirmé que « les Français issus de l’immigration sont plus contrôlés que les autres parce que les plupart des trafiquants sont noirs et arabes », que, sous prétexte que « la discrimination, c’est la vie », la discrimination à l’embauche est un « droit ».

Par Mabrouck Rachedi , publié sur metro.fr

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MELENCHON DENONCE LES PROPOS TENUS PAR ZEMMOUR

Alors qu'Eric Zemmour avait annoncé que Jean-Luc Mélenchon témoignerait en sa faveur à son procès, l'interressé critique et dénonce les propos d'Eric Zemmour. Allez directement au sujet : 26min

 

18 janvier 2011

LES "SAUVAGEONS" NE "S'ADAPTENT PAS FACILEMENT A l'OBSERVATION DES VALEURS REPUBLICAINES" : COMMENT CHEVENEMENT EST ARRIVE A SOUTENIR ZEMMOUR?

Après explication on comprend mieux le cheminement idéologique qui pousse Chevènement à soutenir Zemmour. En effet, si les républicains dans leur quasi-totalité n’ont pas soutenu Zemmour, lui reprochant une lecture raciale des phénomènes de société, ce dernier a apporté un soutien remarqué au chroniqueur. Si l’ancien ministre de l’intérieur a fait savoir par courrier son accord avec les propos de Zemmour, c’est surtout sur le thème de la liberté d’expression qu’il avait soutenu son ami. Par cette interview, Chevènement confirme l'évolution de sa pensée vers une vision racialisée de la société. Pour lui, les jeunes issus de l’immigration Nord africaine ont du mal à accepter les valeurs républicaines, du fait d’une culture holiste qui privilégierait l’appartenance à un groupe (ici la famille) plutôt qu’à l’Etat.

Jean Pierre Chevènement répondant à des questions du journaliste a d’ailleurs émis le souhait de créer un large rassemblement avec notamment Dupont-Aignan, le président de « Débout la République » car il se dit proche de ses idées.

Avec cette interview , on comprend mieux le cheminement idéologique de cette ancien ministre de l'intérieur qui se retrouve à soutenir un chroniqueur plein de préjugés qui a fait de la stigmatisation son activité favorite.

Source : Rue 89

Watch live video from rue89 on Justin.tv

(Rue 89) Vous avez discuté avec Dupont-Aignan, avec Villepin, Borloo, Bayrou ?

« Au rarement, mais je dois dire que, comme ça à vu de nez, un homme comme Dupont Aignan me parait proche des solutions que je préconise, en tant cas susceptible d’être convaincu, […] ».

(Rue 89) Vous pourriez créer un rassemblement avec Dupont Aignan ?

« Je ne vise pas à créer un rassemblement seulement avec Dupont Aignan, je pense que le   rassemblement doit être assez large, j’ai de l’estime pour Dupont-Aignan je pense que c’est homme tout à fait honorable qui a les idées claires sur bien des points ».


Watch live video from rue89 on Justin.tv

« Eric Zemmour a été maladroit dans son expression qui était excessivement brutale. […] Mais je pense que le fait lui-même d'une sur-délinquance doit être rapporté à des causes sociales et surtout culturelles.

On ne choquera personne en disant qu'il y a des déterminants familiaux, anthropologiques. Par exemple, la survalorisation du rôle des garçons dans certaines sociétés, la dévalorisation des filles. La loi de la solidarité familiale ou clanique qui passe avant le respect de la loi Républicaine. En Corse on appelle ça l'omerta. Mais c’est un phénomène qui est répondu sur le pourtour de toute la méditerranée, vous trouvez ça en Afrique du Nord, en Anatolie, dans les Balkans, c’est un trait de culture. […].

Nous avons nos valeurs, que l’on appelle les valeurs républicaines qui sont des valeurs très anciennes, […] et il y a d’autre culture qu’on appel  holisme, qui privilégie l’appartenance au groupe.[…]La résistance des jeunes nées de l’immigration à accepter les valeurs républicaines, je pense que ce n’est pas tous, mais c’est une proportion qui n’est pas négligeable. »


Watch live video from rue89 on Justin.tv

"Il faut distinguer la causalité et la corrélation Je ne dit pas que la culture est la cause d’un comportement délictuel, je dit qu’il y a une corrélation entre certaines cultures et d’autre part l’incapacité  à accepter les valeurs Républicaine, l’égalité Hommes-Femmes par exemple, j’ai parlé des cultures méditerranéennes parce que c’est un trait assez rependu tout autour de la méditerranée c’est des cultures patriarcales, ce sont des cultures qui privilégient le clan, la solidarité de clan, par exemple si vous allez en Corse il est inutile d’allez porter plainte à la police, ce n’est pas évident pour tout le monde. On considère que ça se règle à l’intérieur des familles ou du clan, et il me semble que cette notion d’omerta signifie que la police n’est pas reconnue, la justice n’est pas reconnue, l’égalité n’est pas reconnue, cela favorise des comportement à caractère délictuel.

[…] Le garçon a toute liberté pour se comporter de manière à outrepasser la loi, la fille ne le fera pas, […]. Ce n’est pas religieux parce qu'en fait, ces cultures sont bien antérieures à l'islam. Ce sont des valeurs anté-islamiques que l'on retrouve également sur la rive nord de la Méditerranée. Il y a le sentiment de l’honneur en l’Espagne. J’ai cité la Corse mais on pourrait parler de la Sicile, des Balkans. […] En Corse permettez moi de vous dire qu’on est servit, allez voir le nombre d’homicide en Corse."

(Rue 89) « La plupart des délinquants sont noir, arabe, ou corse ? »

Non j’ai jamais dit ça, j’observe qu’il y a une sur..(sur-représentation ?)une délinquance violente qui est très forte en Corse. Je l’explique par des structures familiales, anthropologiques etc … […].

Il y a des cultures qui ne s’adaptent pas facilement à l’observation des valeurs républicaines, la république implique le respect par exemple de l’égalité Homme-femme qui implique le respect de la loi, de la justice, de la police et vous avez des cultures qui ne fonctionnent pas sous l’empire de la loi républicaine, ils ne connaissent pas ça. Cela ne fait pas parti de leur histoire, donc ils ont privilégié des solidarités de clans, des solidarités familiales qui ont leurs bon cotés, ils se soutiennent dans l’adversité,  ils se serrent les coudes,… .

 

C’est d’ailleurs bien connu M. Chevènement, les maghrébins fonctionnent par tribus et n’acceptent aucune autre organisation que le cadre familial. Ces « sauvageons » n’appartiennent à aucun Etat, la police est assurée par des milices familiales et le chef du clan (qui est forcément un homme) fait la justice tout seul.

15 janvier 2011

UNE CONDAMNATION "DE PRINCIPE" REQUISE CONTRE ERIC ZEMMOUR

Le journaliste Eric Zemmour à son arrivée le 14 janvier 2011 au tribunal de Paris, où il comparaissait pour provocation à la haine raciale

Photo : Martin Bureau/AFP

 

Héros de la liberté d'expression pour certains, odieux raciste pour d'autres, le chroniqueur jugé pour diffamation et provocation à la discrimination connaîtra son sort le 18 février.

Que les admirateurs d'Eric Zemmour se rassurent, sauf énorme surprise, ses déclarations controversées sur "les noirs et les arabes" ne lui vaudront pas la prison, mais au terme du procès du journaliste pour diffamation et provocation à la discrimination raciale, la procureure de la République Anne de Fontenette a requis vendredi 14 janvier une condamnation "de principe" sans préciser la peine qu'elle estime adéquate.

Se proclamant la porte-parole d'une "République qui doit unifier et pacifier, surtout dans la période troublée que la France traverse depuis plusieurs mois et au cours de laquelle des propos que l'on croyait définitivement tus reprennent de la vigueur", la magistrate a jugé les propos de Zemmour d'autant plus répréhensibles qu'un certain crédit "peut-être accordé aux paroles" de cet "homme de médias" et "polémiste reconnu", "trublion" à l'occasion.

Invité le 6 mars 2010 de l'émission "Salut les terriens" présentée par Thierry Ardisson sur Canal plus, Eric Zemmour avait justifié les contrôles de police au faciès en lançant indigné : "Mais pourquoi on est contrôlé 17 fois ? Pourquoi ? Parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c'est comme ça, c'est un fait".

Dans la même veine et d'ailleurs le même jour, sur la chaîne France Ô, faisant fi de l'obligation de non-discrimination à l'embauche, il avait par ailleurs soutenu que les employeurs "ont le droit" de refuser des candidats parce que noir de peau ou d'origine maghrébine.

Pour ces deux sorties polémiques, SOS Racisme, la Licra, le Mrap, l'Union des étudiants juifs de France et l'association J'accuse avaient déposé plainte contre lui. Tour à tour, leur représentant se son succéder à la barre pour dénoncer "l'immense gravité" de ces assertions.

"Nous ne sommes pas face à un dérapage, à un accident" a notamment affirmé Me Patrick Klugman, l'avocat de SOS Racisme, ajoutant : "nous sommes témoins, comme toute la France, d'une gradation dans la violence".

Expliquant comme la procureure que "quand on s'exprime sur un réseau hertzien, on a une responsabilité accrue", il a fustigé la façon dont Zemmour a défini "une population criminogène en fonction de son apparence et de son origine", faisant par là même "passer un mensonge pour un fait établi".

Lors du procès, la procureure Anne de Fontenette a d'une part déploré qu'Eric Zemmour ait repris le "vieux stéréotype qui assimile l'immigration à la délinquance" et a d'autre part rappelé que "la discrimination n'est pas un droit, mais un délit".

Au polémiste qui sur le mode cynique a soutenu pour sa défense que "la discrimination, c'est la vie et que la vie c'est injuste", Mme de Fontenette a rétorqué que cela lui faisait penser "aux adolescents qui écrivent sur un arbre : la vie ça ne vaut rien, mais rien ne vaut la vie". "Ca va quand on est ado, mais quand on est adulte, c'est un peu court comme raisonnement...", a estimé la magistrate.

Me Olivier Pardo, l'avocat de Zemmour a de son côté affirmé que dans l'absolu un journaliste "a le droit de dire des choses brutales qui peuvent heurter". Concernant la déclaration reprochée à son client, il a assuré que la phrase n'était en rien raciste, "sauf pour ceux qui veulent voir en Eric Zemmour un raciste, parce qu'Eric Zemmour, ils ne l'aiment pas" (lire "Zemmour a affûté sa défense").

Comme le public venu nombreux qui acclamait Zemmour à chacune de ses sorties de la salle d'audience, Me Prado veut voir en lui un libre-penseur qui soulève des questions qui dérangent. Ainsi il a mis en garde les juges : "Si vous le condamnez pour diffamation raciale (...), on met un couvercle sur un débat majeur de la société française".

La décision a été mise en délibéré : le tribunal devrait prononcer son jugement le 18 février. Quel que soit le verdict, Laurent Ruquier qui emploie Zemmour dans son émission hebdomadaire "On n'est pas couché" a assuré ce matin dans le Parisien qu'il lui maintiendrait sa confiance. Et l'animateur de lancer : "Il y a des ministres condamnés et qui sont toujours ministres. Pourquoi est-ce que ça changerait quelque chose pour un chroniqueur ?"

Source : Metro-france

ERIC ZEMMOUR, "POLITIQUEMENT INCORRECT" OU "RELLEMENT DANGEREUX"? - Le Monde

Encore une fois, Eric Zemmour a cristallisé les opinions : pendant les trois jours de son procès pour diffamation et incitation à la haine raciale qui doit se terminer vendredi 14 janvier, de

ux camps se sont affrontés. Ceux pour qui l'animateur a le droit d'exprimer son opinion et n'est que la victime du "politiquement correct" et ceux qui estiment qu'il ne fait qu'attiser le feu des extrémistes en tenant des "propos dangereux".

Si M. Zemmour se retrouve aujourd'hui devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris, c'est à cause de deux déclarations faites le 6 mars. Dans un premier temps, sur France Ô, l'animateur qui cumule les postes au Figaro, à RTL, sur France 2 et i-Télé avait déclaré que les employeurs "ont le droit" de refuser d'embaucher des Arabes ou des Noirs. Pour ça, il est accusé de "provocation à la discrimination".

Un peu plus tard, invité à l'émission "Salut les Terriens" de Thierry Ardisson, sur Canal+, il avait déclaré que "la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c'est comme ça, c'est un fait". Ce sont surtout ces derniers propos qui avaient retenu l'attention des associations qui avaient alors lancé des poursuites judiciaires — SOS Racisme en tête —, estimant que ces propos tendaient à "assimiler l'origine des personnes et la délinquance", une discrimination passible d'une sanction pénale.

A aucun moment des trois jours de procès, Eric Zemmour n'a renié ces propos. "Quand on décrit la réalité, on est criminalisé", avait-il regretté, mâchoires serrées, au premier jour de son audience estimant porter "une parole qui ne veut pas se coucher devant le politiquement correct""Je ne provoque pas et je suis pour la liberté d'expression", a martelé M. Zemmour.

"DISCRIMINER, ÇA N'A RIEN D'INFAMANT"

"SURVEILLANCE GÉNÉRALISÉE DE LA PENSÉE"

"LE RACISME, ÇA SE COMBAT !"

"LA DISCRIMINATION N'EST PAS UN DROIT, C'EST UN DÉLIT"

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CONDAMNATION REQUISE POUR ZEMMOUR

Eric Zemmour au palais de justice de paris, le 11 janvier.

Eric Zemmour au palais de justice de paris, le 11 janvier. (REUTERS/Jacky Naegelen)

Le parquet a demandé vendredi au tribunal correctionnel de Paris de condamner le chroniqueur Eric Zemmour pour diffamation à caractère racial et provocation à la discrimination raciale après ses propos controversés sur «les Noirs et les Arabes».

Le procureur de la République, Anne de Fontette, n'a pas précisé la peine qu'elle souhaitait voir prononcée contre le journaliste, lors du jugement qui sera rendu le 18 février prochain.

Plus tôt dans l'après-midi, les associations de lutte contre le racisme s'étaient succédé à la barre du tribunal correctionnel de Paris pour dénoncer «l'immense gravité» des propos du chroniqueur Eric Zemmour sur «les Noirs et les Arabes».

«Nous ne sommes pas face à un dérapage, à un accident», a ainsi plaidé l'avocat de SOS Racisme, Me Patrick Klugman. «Nous sommes témoins, comme toute la France, d'une gradation dans la violence», a-t-il lancé.

Me Klugman a surtout regretté que «chez M. Zemmour les monstruosités soient toujours des évidences».

Eric Zemmour a été cité en justice pour diffamation et provocation à la discrimination raciale par SOS Racisme, la Licra, le Mrap, l'UEJF et J'accuse. Les cinq associations ciblent des propos tenus le 6 mars 2010 sur Canal+ et France Ô.

Dans l'émission de Thierry Ardisson «Salut les terriens», diffusée sur la chaîne cryptée, Eric Zemmour s'était indigné après une intervention sur les contrôles au faciès: «Mais pourquoi on est contrôlé 17 fois? Pourquoi? Parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c'est comme ça, c'est un fait».

Le même jour, sur France Ô, il avait également tenu des propos controversés, répondant, à une question qui lui était posée, que les employeurs «ont le droit» de refuser des Arabes ou des Noirs. Le tribunal devait mettre sa décision en délibéré à l'issue de la plaidoirie de la défense.

Le tribunal rendra son jugement le 18 février

Source : libération.fr

 

14 janvier 2011

LE PEN SOUTIENT ERIC ZEMMOUR


Le Pen soutient Eric Zemmour actuellement en procès
envoyé par Nouvelobs. - L'info video en direct.

ET CE N'EST PAS LE SEUL


SOS RACISME VS ZEMMOUR 4/4
envoyé par sos-racisme. - L'actualité du moment en vidéo.

12 janvier 2011

GAETAN GORCE, DEPUTE PS CITE COMME TEMOIN PAR ZEMMOUR, FAIT MACHINE ARRIERE

"S'il n'est pas allé témoigner, c'est « pour ne pas donner le sentiment d'acquiescer aux propos d'Éric Zemmour », a expliqué hier soir l'élu nivernais."

Procès Zemmour : Le député Gorce ne s'est pas rendu au tribunal

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Alors qu'il devait témoigner à Paris en faveur du journaliste poursuivi pour des propos controversés prononcés à la TV, le député socialiste de la Nièvre, Gaëtan Gorce, a finalement fait machine arrière.

Poursuivi pour provocation à la haine raciale par SOS Racisme, la LICRA, le MRAP, entre autres, après ses propos télévisés dans l'émission Salut les Terriens sur Canal + où il avait déclaré : «La plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c'est comme ça, c'est un fait », le chroniqueur télé, Éric Zemmour, était convoqué, hier, au tribunal pour son procès, à Paris. Il avait fait citer onze témoins, parmi lesquels Eric Naulleau ou Robert Ménard, ex-Reporters sans Frontières, mais aussi le député nivernais Gaëtan Gorce, secrétaire national du PS à l'exclusion.

Ce dernier ne s'est pas présenté à la barre hier. Il avait préféré auparavant écrire au président du tribunal. S'il n'est pas allé témoigner, c'est « pour ne pas donner le sentiment d'acquiescer aux propos d'Éric Zemmour », a expliqué hier soir l'élu nivernais. Dans sa missive au tribunal, le député estime qu'« à partir du moment où Zemmour s'est excusé (par lettre), il faut respecter sa liberté de ton... Sanctionner un journaliste pour un excès de ton aurait des conséquences grave pour lui ». Le Nivernais, qui apprécie les « très vifs » échanges contradictoires réguliers avec le polémiste (une fois par mois), ajoute : « c'est justement parce que je ne suis par d'accord avec Éric Zemmour que je défends sa liberté d'expression ».

Ce matin, sur Europe 1, Eric Zemmour a régalement reçu l'appui de Jean-Marie Le Pen : "Je soutiens tous les gens qui sont poursuivis pour la liberté de leur parole", a déclaré le leader frontiste sur France inter. "La parole doit être libre, surtout en politique. Malheureusement, chez nous, sous un certain nombre d'oppression, elle tend à se réduire. Je ne suis pas étonné de voir qu'un journaliste comme Eric Zemmour soit poursuivi par des chiens de garde qui sont chargé de garder un certain territoire de la pensée unique. La plupart des gens d'esprit et de ce métier sont en faveur de Zemmour. "

L'audience reprendra jeudi et se terminera vendredi.

Source : Le journal du centre

 
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