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21 mars 2011

LES RECOURS ENGAGEES PAR SOS RACISME SUR LE PLAN LOCAL

POUR METTRE FIN A LA CHASSE AUX ROMS 3/5

Les conséquences de cette politique ouvertement discriminatoire sont graves dans le quotidien des personnes visées par ces stigmatisations.

A titre d’illustration, la gendarmerie des cantons de HOCHFELDEN – TRUCHTERSHEIM en Alsace et la Direction Territoriale de la Sécurité de Proximité (DTSP) du Val-de-Marne ont mis en place des pratiques discriminatoires à l’encontre des populations roms et des personnes originaires d’Europe de l’Est.

 

ü SOS Racisme a déposé plainte pour le chef de diffamation raciale et provocation à la discrimination et à la haine raciale à l’encontre du commandant de Gendarmerie de HOCHFELDEN et du maire de KIRRWILLER (67) et tout coauteur ou complice.

 

En effet, au début du mois de février, le commandant de gendarmerie envoyait un courrier aux différents maires des cantons de HOCHFELDEN – TRUCHTERSHEIM en vue de sensibiliser leurs administrés les invitant à « signaler tout comportement suspect d’individus étrangers à la commune et plus particulièrement les personnes originaires des pays de le l’Est et des Balkans » par « le biais [des] conseillers municipaux et agents municipaux » afin de lutter contre les cambriolages.

 

ü SOS Racisme a également déposé plainte à l’encontre de la Direction Territoriale de la Sécurité de Proximité (DTSP) du Val-de-Marne ainsi que la Direction de la Sécurité de proximité de l’agglomération Parisienne (DSPAP) contre tout coauteur et complice pour le chef de fichage ethno-racial.

 

La préfecture de police de Paris a demandé à ses services de comptabiliser le nombre de personnes interpellées originaires des pays de l’Est. La Direction de la Sécurité de Proximité de l’Agglomération Parisienne (DSPAP) et l’état-major de la police judiciaire ont ensuite transmis cette consigne à la DTSP du Val de Marne. Cette dernière a demandé à ses dix-sept commissariats de l’informer quotidiennement du nombre de personnes interpellées et placées en garde à vue originaires « des pays de l’Est », hors délit routier. Les informations devaient être remontées quotidiennement dans un tableau fournis par la DTSP.

Si les données renseignées sont, a priori, fondées sur l’état civil des personnes interpelées, le regroupement réalisé par les policiers sur la zone « pays de l’Est » est elle illégale.

 

Ces deux situations sont la conséquence directe de la politique menée par le pouvoir exécutif depuis le mois d’aout dernier et sont à notre avis les premiers d’une longue série.

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