Avertir le modérateur

31 mars 2011

CARICATURES ANTIRACISTES MARS 2011

Les caricatures que vous avez manquées ce mois de Mars

gueantcroisade.jpg

Source : Maester

mars2011.jpg
Source : Charlie Hebdo
sarko-debat-islam.jpg
Source : Maester
h-4-2438314-1300424061.jpg
Source : Kathy sur lepost

galliano.jpg
Source : Maester

galliano2.JPG
Source : Na sur lepost
marine.JPG
Source : Na sur lepost

30 mars 2011

CIRCULAIRE ANTI-ROMS : SUIVEZ LES DEBATS EN DIRECT DU CONSEIL D'ETAT

SUIVEZ LES DEBATS AU CONSEIL D'ETAT EN DIRECT SUR FACEBOOK A PARTIR DE 14H

Cliquez ici

Paris, le 30 mars 15h40

Le Rapporteur Public a suivi les arguments de SOS Racisme et a demandé l'annulation de la circulaire du 5 août 2010, du faite de son caractère discriminatoire explicite à l'encontre des populations Roms.

Délibéré dans 1 mois

L'équipe du Pôle Antidiscriminations de SOS Racisme

SOS RACISME : LA CIRCULAIRE ANTI-ROMS AUJOURD’HUI DEVANT CONSEIL D’ETAT

circulaire4.jpg

COMMUNIQUE DE PRESSE DE SOS RACISME

Afin de lutter contre la politique de stigmatisation des Roms et des gens du voyage initiée par le Gouvernement, SOS RACISME, soutenue par la FNASAT-Gens du Voyage, a engagé une série de procédures en vue de mettre en lumière les pratiques discriminatoires mises en place dans ce cadre.

Ainsi, le 20 septembre 2010, un recours en annulation avait donc été déposé devant le Conseil d’Etat à l’encontre des circulaires 5 août et du 13 septembre 2010, à l’occasion duquel SOS RACISME avait sollicité la communication des synthèses annexées à ces circulaires devant permettre aux autorités de suivre l’avancée des opérations de démantèlement des camps de Roms.

Considérant l’urgence et l’importance de cette affaire, la haute juridiction avait réduit les délais de procédure, et vient ainsi de fixer l’audience au 30 mars prochain, lors de laquelle SOS Racisme sera représenté par Maître Alain MONOD.

A l’occasion d’une conférence de presse le 21 mars dernier, SOS RACISME avait dénoncé la volonté délibérée du Ministre de l’Intérieur d’obstruer l’établissement de la vérité en refusant de rendre publique ces feuillets constitutifs selon SOS RACISME, d’un fichage ethno-racial des populations Roms.

Le 15 février dernier, le Conseil d’Etat a pourtant ordonné une mesure supplémentaire d’instruction, concernant ces feuilles de synthèses. Outre le fait d’avoir refusé de les rendre publique, le Ministre a tout simplement ignoré cette injonction. SOS RACISME ose espérer que le Ministre de l’intérieur fera preuve d’un peu de courage et produira les synthèses attestant que des pratiques discriminatoires ont bien été commises à l’égard d’une population en raison de son appartenance à une ethnie.

RAPPEL DE LA PROCEDURE :

COMMUNIQUE DE PRESSE : "POUR METTRE FIN A LA CHASSE AUX ROMS" : ici

DOSSIER PRESSE : A télécharger

LE RECOURS EN ANNULATION DES CIRCULAIRES DU 5 AOÛT ET DU 13 SEPTEMBRE 2010 : ici

LES CIRCULAIRES DU 5 AOÛT ET DU 13 SEPTEMBRE : ici et ici

Tableaux annexes à la circulaire visant spécifiquement les Roms :

 

Annexe1.jpg
annexe2.jpg

26 mars 2011

TRIBUNE : LE VRAI VISAGE DU PARTI DE MARINE LE PEN

Tribune, par Dominique SOPO, Président de SOS Racisme

AU FN, LES NAZIS SONT CANDIDATS !

C’est avec stupéfaction, mais sans réelle surprise, que SOS Racisme vient de découvrir les photos d’un candidat FN, qualifié pour le second tour des élections cantonales, en train de faire un salut nazi.

Alexandre Gabriac, candidat dans un des cantons de Grenoble, montre là le vrai visage du parti de Marine Le Pen, un parti viscéralement gangréné par le racisme et l’antisémitisme au point que ses membres ne semblent pas hésiter à se mettre en scène de la façon la plus immonde en choisissant pour arrière-fond…un drapeau nazi !

Voici donc ce qu’est ce parti qui se présente comme le porte-voix de la France réelle. Un parti nostalgique du nazisme et de ses méfaits en raison desquels les Français eurent à payer le prix du sang pendant la Seconde Guerre Mondiale. Un prix du sang payé d’ailleurs à quelques kilomètres de Grenoble, par les résistants qui prirent le maquis sur le plateau du Vercors.

C’est au regard de la nature profonde de ce parti, une fois de plus révélé, que le front républicain est une exigence politique et éthique vis-à-vis de laquelle les partis politiques ne peuvent pas mégoter. Entre les valeurs de la République et le Front National, il existe une frontière par nature infranchissable. Ceux qui tendent à nier ce fait font le jeu d’une banalisation qui ne peut préparer que leur recyclage ou leur engloutissement.

 

UN CANDIDAT AUX CANTONALES DU FN PHOTOGRAPHIE EN FAISANT UN SALUT NAZI

il-s-agirait-d-alexandre-gabriac-(a-droite)-conseiller-regional-fn-et-candidat-au-second-tour-des-c.jpg
Source : Nouvelobs.com
image.jpg
Source : Le Dauphiné
image (1).jpg
Source : Le Dauphiné

Alexandre Gabriac, jeune élu régional FN, est candidat au second tour des cantonales, dimanche, à Grenoble.

Un candidat Front national aux elections cantonales apparaît sur des photos en train de mimer le salut hitlérien. Alexandre Gabriac, candidat dans le canton n°6 de Grenoble, est présent au second tour de l'élection dont le scrutin à lieu ce dimanche 27 mars.

Sur les photos que Nouvelobs.com s'est procurées et dont nous publions la plus marquante, le jeune homme, en compagnie d'une ou plusieurs personnes et en différentes occasions, apparaît le bras tendu à la manière nazie. Sur celle que nous publions il est légèrement masqué, le bras tendu devant un drapeau portant la croix gammée, aux côtés d'un jeune homme au crane rasé dont nous avons masqué le visage. Il tient dans la main droite un poing américain.

"Je ne suis pas au courant"

"Je ne suis pas du tout au courant de ces photos", a-t-il réagi. "Cela ne me dit rien du tout. De toute façon, j'avais reçu il y a quelque temps une lettre anonyme m'avertissant que des montages effectués par des anarchistes circuleraient", s'est-il justifié.

Des photos qui pourraient venir perturber la communication du Front national et de Marine Le Pen qui tentent de modérer leur image et de nier tout lien avec l'extrême-droite.

Source : Céline Lussato  - Nouvelobs.com

_________________________

ALEXANDRE GABRIAC SERA EXCLU

Le secrétaire général du Front national va demander l'exclusion d'Alexandre Gabriac, candidat aux cantonales, mais pas d'ici dimanche.

Steeve Briois, secrétaire général du Front national affirme qu'il demandera "l'exclusion" du parti si la photo d'Alexandre Gabriac, jeune élu régional FN candidat aux cantonales en train de faire le salut nazi "est bien réelle".

Sur les photos que Nouvelobs.com s'est procuré et dont nous publions la plus marquante, en compagnie d'une ou plusieurs personnes et en différentes occasions, apparaît le bras tendu à la manière nazie.

"On va lui demander des comptes et il passera devant la commission des conflits", explique Steeve Briois.

"Nous sommes un parti démocratique et républicain, ces gen sappent le travail qui est fait tous les jours et seront exclus", s'indigne-t-il. "Nous ferons un gros lot, ils sont 4 ou 5 comme lui a avoir ce genre de pratique".

"Le FN gêne alors on fait les poubelles"

Dimanche pour le second tour des élections cantonales, Alexandre Gabriac si il est élu, le sera sous les couleurs du Front National, "faute de temps" pour le faire passer devant la commission des conflits selon Steeve Briois.

"Ca arrive à 48h du scrutin c'est pas innocent non plu, le FN gêne alors on fait les poubelles!", regrette-il.

Ource : Estelle Gross - Nouvelobs.com

24 mars 2011

AMIENS : PRISON AVEC SURSIS REQUIS POUR DES POLICIERS AUTEURS PRESUMES DE PROPOS RACISTES




Le 22 et 23 mars a eu lieu au tribunal correctionnel d’Amiens le procès de trois policiers de la BAC et deux bouchers amiénois, poursuivis pour provocation à la haine raciale et violences racistes.

Dans la nuit du 1er au 2 février 2008, ces adeptes du white power avaient fait irruption dans le bar My goodness en proférant des slogans racistes tels que « heil Hitler », « sieg heil », « mort aux juifs », « il faut rouvrir les fours crématoires » accompagnés de saluts nazis. Ces individus, fortement alcoolisés, avaient terminé leur virée nocturne dans une boîte de nuit de la ville, « le cœur Samba », où ils s’en étaient pris violemment à certains clients.

Se contentant de nier les faits ou de prétendre une amnésie passagère due à l’alcool, les prévenus ont néanmoins pris le parti de mener le procès de la police des polices. Ils ont expliqué avoir subi des pressions insupportables de la part des agents de l’IGPN allant même jusqu’à faire témoigner leurs épouses en larmes.

En préambule de l’audience, leurs avocats, euse sont empressés de déposer trois questions prioritaires de constitutionnalité dont une demandant l’annulation des dispositions réprimant les faits de provocation à la haine raciale. Le motif invoqué : la définition de l’infraction serait trop imprécise et donc inconstitutionnelle.

Faisant siennes les argumentations déposées par SOS RACISME, le Tribunal a rejeté ces demandes donnant ainsi toute valeur constitutionnelle à l’article 24 alinéa 8 de la loi du 29 juillet 1881 balayant par là même l’argumentaire habituel développé par l’extrême droite.

Le procureur a requis des peines très lourdes : 1 an et 18 mois d'emprisonnement avec sursis pour deux des protagonistes, 1 an de prison avec sursis pour un des policiers et 2 ans de prison avec sursis et 5 années de privation des droits civiques pour le second.

CANTONALES : CES "CANDIDATS FANTOMES" DU FN DE MARINE LE PEN

"C'est une armée de fantômes ! Il y a tromperie sur la marchandise !", s'est emportée la secrétaire d'Etat, Nadine Morano, lundi sur Europe 1.

Marine Le Pen est partout sur les affiches des candidats du FN aux élections cantonales. Son visage apparaît souvent à la place des candidats du parti frontiste sur les panneaux électoraux et sur leurs professions de foi.

"Au recto, sur toutes les professions de foi des candidats du FN, vous avez la photo de Marine Le Pen et le nom du candidat", s'insurge la secrétaire d'Etat, Nadine Morano.

Ils ne font pas campagne sur le terrain, les électeurs ne les connaissent pas... Ils ont pourtant recueilli une bonne partie des voix au premier tour et ont contribué à la poussée du FN lors de ce scrutin.

Au PS et à l'UMP, on s'interroge sur l'identité et la nature de l'engagement de ces candidats, qu'on appelle "les candidats fantômes du FN".

Contacté par Le Post, le FN justifie ces candidatures par des raisons financières (voir plus bas).


Les exemples de cette nouvelle catégorie de candidats ne manquent pas...

1. Seine-et-Marne : inconnue, elle arrive en tête du premier tour

En Seine-et-Marne, dans le canton de La Ferté-sous-Jouarre détenu par la droite, le FN est arrivé en tête au premier tour avec 27 % des voix. La candidate du FN, Véronique Bayle, est inconnue des habitants. C'est Marine Le Pen qui pose à sa place sur l'affiche électorale du canton, comme le montre ce reportage diffusé lundi, au 20 h de France 2 :
(Source : France 2)

La candidate fantôme du FN en Seine-et-Marne par LePostfr

Le Post a tenté de contacter cette candidate. Sans succès.

2. Indre-et-Loire : il ne veut pas figurer sur son affiche électorale

Idem en Indre-et-Loire, dans le canton de Bléré, où seule le portrait de Marine Le Pen figure sur les affiches de campagne. Cela ne pose pas de problèmes au candidat du FN, Gilles Godefroy. Éliminé au premier tour, il reconnaissait lui-même pendant la campagne que la présidente du parti frontiste "a une tête qui passe mieux" que la sienne :

(Source : TV Tours)


3. Roger Marin, 93 ans, "candidat" FN... malgré lui

Lundi, sur Europe 1, Nadine Morano a donné un autre exemple concret. "Dans mon département, j'ai le palmarès du candidat le plus absurde qui soit. Il a 93 ans et s'appelle M. Marin. Il a fait 15,5 % des voix [au premier tour, ndlr] dans sa maison de retraites, sans aller faire campagne en disant dans la presse que si par maheur, il était élu, il n'irait même pas siéger !

(Source : Europe 1.fr)


La secrétaire d'Etat fait référence à Roger Marin, 93 ans, présenté par Le Parisien comme un "candidat FN malgré lui".

Doyen de ces cantonales, il a été présenté par le FN sur le canton de Blâmont (Meurthe-et-Moselle). Le vieil homme, qui ne s'était jamais présenté à une élection, se dit lui-même soulagé d'avoir été éliminé dès le premier tour avec un score de 15,52%.

Interrogé par Le Parisien, il reconnaît s'être laissé convaincre par des dirigeants départementaux du FN de se présenter. "Ils tenaient vraiment à avoir quelqu'un pour ce canton. Alors j'ai voulu rendre service en acceptant… malheureusement (...) J'avoue, j'ai fait une bêtise", confie-t-il. Embarrassé, le secrétaire départemental du FN, nie avoir manipulé... ce candidat malgré lui.

4. La presse a fait état de plusieurs autres "candidats FN fantômes"

Dans l'Ain, la candidate FN au second tour n'est jamais venue dans le canton, indique le site du Progrès.

Idem dans le canton de Lézignan-corbières, dans l'Aude : "Le candidat FN, c'est un candidat fantôme, nous ne l'avons jamais vu", assure le conseiller PS sortant, à La Dépêche du Midi.

"Le candidat fantôme du FN est en tête à Wattrelos", dans le Nord, titre encore Nord Eclair.

L'essor Savoyard
fait également état de cinq "candidats fantômes", ayant réalisé de bonnes performances, dans cinq cantons renouvelables de l'arrondissement d'Annecy.


5. Marine Le Pen n'y voit aucun problème

Interpellée sur ce sujet, Marine Le Pen n'y voit aucun problème.

"Cela représente ce qui est l'ensemble de la société française", a éludé la présidente du FN, lors d'une conférence de presse, qui a eu lieu lundi (voir dans un sujet diffusé lundi soir dans "Le Soir 3", à partir de 5 mn).

"Le FN est un parti pauvre, qui n'a pas d'argent. Le parti a donc fourni aux candidats aux cantonales des tracts avec une photo de Marine Le Pen car cela aurait coûté beaucoup trop cher de faire des affiches personnalisées", explique au Post le responsable de la communication du parti frontiste.

Avant d'assurer : "Ces candidats existent, ils sont bien vivants..."

Avec ces "candidats fantômes", Nadine Morano accuse Marine Le Pen d'être "dans une stratégie de marketing". Quand on se dit proche des gens, vous ne présentez pas un candidat qui n'habite même pas dans le canton et qui ne connaît même pas ses habitants."

Il y a "un label Marine Le Pen, une accroche sur le terrain"
, reconnaît son compagnon, Louis Aliot, vice-président du FN, cité par Le Monde (article payant).


6. "Au FN, on a voté en fonction de préoccupations nationales"

Comment expliquer que certains de ces candidats ont d'aussi bons scores ?

Pascal Perrineau, qui dirige le centre de sciences politique de Sciences Po, y voit un signe de l'effet Marine Le Pen et de la dimension nationale donnée à ces élections.

"Les gens votent pour une étiquette et derrière l'étiquette, pour cette nouveauté politique que réprésente Marine Le Pen (...) Contrairement aux autres partis, au FN, on a voté en fonction de préoccupations nationales", a-t-il expliqué, lundi, lors du "Soir 3".

Source : Le Post; Auteur : Alex Lemarié

18:19 Publié dans *EXTRÊME DROITE, *RACISME ET ANTISÉMITISME | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

EN VIDEO : QUAND LES RESPONSABLES UMP DERAPES

Source : Nouvelobs.com

Les propos douteux des responsables UMP par Nouvelobs

CANTONALE : APPEL POUR UN FRONT REPUBLICAIN

COMMUNIQUE DE PRESSE

UN 1ER TOUR COULEUR BRUNE

Les résultats du 1er tour des élections cantonales permettent de tirer quelques enseignements qui, tous, interpellent les partis républicains.

Tout d’abord, le taux d’abstention record semble montrer, comme cela avait déjà été le cas aux élections régionales de l’année dernière, que la pensée selon laquelle l’avenir des gens passerait par les élections est en passe de reculer. Cette abstention record mérite mieux en termes d’attention que l’utilisation qu’en fait l’UMP pour relativiser son échec. Cette abstention sonne au contraire comme un désaveu et comme une mise à l’écart de la citoyenneté de fractions croissantes de la population.

Ensuite, le score très faible de l’UMP montre, une fois de plus, que la stratégie poursuivie par le parti majoritaire et consistant à se lancer dans une « course à l’échalote » avec le Front National est une stratégie catastrophique pour l’UMP et pour la République. En effet, les scores comparés de l’UMP et du FN montrent, au final, comme nous le disons depuis plusieurs mois, que le principal effet de cette stratégie aura été de légitimer le vote Front National.

Enfin, le score du Front national, qui réalise une percée en se situant aux alentours de 15% des suffrages exprimés, est une bien mauvaise nouvelle pour la République et pour la démocratie. Ajouté aux sondages de ces dernières semaines plaçant Marine Le Pen en tête du 1er tour des élections présidentielles, ce score montre qu’il ne faut décidément pas exclure un « putsch » interne à la droite au cours des élections présidentielles.

Cette situation est d’une gravité extrême même si, à force de sondages, la réalité des scores de l’extrême-droite semble devenu une donnée normalisée de la scène politique française, suscitant des commentaires dénués de toute indignation ou de toute caractérisation de ce phénomène.

Toujours est-il que, face à cette apathie politique et journalistique, il est désormais du devoir des partis républicains de se montrer dignes des valeurs républicaines et d’être à nouveau en mesure de proposer un projet de société qui permette aux Français de se projeter avec confiance dans l’avenir, bien loin du projet haineux et raciste d’un Front National dont les prétendus « changements », abondamment disséqués ces derniers mois, ne sont que pure cosmétique.

Face à la réalité politique du Front national, SOS Racisme appelle par ailleurs tous les partis à faire preuve de clarté vis-à-vis du camp de la haine et à appeler à voter pour le candidat républicain si ce dernier était opposé au FN dans un second tour. Au-delà, SOS Racisme appelle tous les citoyens attachés à la République et à la démocratie à faire barrage au Front national en donnant leurs voix au candidat républicain.

17:57 Publié dans *EXTRÊME DROITE, *RACISME ET ANTISÉMITISME | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fn, cantonale |  Facebook |

21 mars 2011

TRIBUNE : "WHITE ONLY"

egam.jpg
Par Benjamin ABTAN, Secrétaire général de l'EGAM (European Grassroots Antiracist Movement) et Membre du Bureau National de SOS Racisme.

Alors qu'une étude récente révèle que dans toute l'Europe, l'accès à une soirée sur deux est réservé aux «whites only», le Secrétaire général de l'European Grassroots Antiracist Movement, Benjamin Abtan, décrit «un renforcement des pratiques discriminatoires dans tous les secteurs de la vie».

Samedi 9 mars dernier, le Mouvement européen antiraciste (EGAM - voir la page Facebook ici), fondé sous l'impulsion de SOS Racisme en novembre 2010, a organisé une grande première sur tout le continent: la Nuit européenne du Testing (voir le rapport joint à l'article). Dans 14 pays, de l'Espagne à la Pologne et de l'Albanie à la Suède, en passant par la Roumanie et la France, quelque 300 militants antiracistes ont testé les discriminations raciales à l'entrée de plus de 70 bars, restaurants et boîtes de nuit des principales villes européennes. Le bilan est simple et préoccupant: une soirée testée sur deux était «Whites only». Les populations discriminées varient d'une région à l'autre: Roms en Europe centrale et balkanique, personnes originaires du Moyen-Orient en Europe du nord, noirs et arabes en Europe de l'est et de l'ouest.

Ce constat est symptomatique d'une tendance lourde: l'Europe connaît, sur l'ensemble de son territoire, un renforcement des pratiques discriminatoires dans tous les secteurs de la vie. Ainsi, ce sont non seulement des millions de Français, comme le dénonçait récemment Robert Badinter, mais plusieurs dizaines de millions de citoyens européens qui sont stigmatisés, de facto interdits de lieux de sortie, tenus à l'écart du monde du travail ou incapables de trouver un logement à cause de leur origine, de leur religion ou de la couleur de leur peau.

Tout se passe comme si les programmes des partis politiques d'extrême-droite ou nationaux populistes commençaient déjà à être appliqués dans les faits, alors que ceux-ci ne sont pas (encore?) au pouvoir dans la plupart des pays européens. C'est une funeste victoire par anticipation pour ces partis en progression, qui sont les soutiens indispensables de coalitions au pouvoir à l'image du Parti du peuple danois ou du Parti de la liberté néerlandais, ou qui exercent une forte influence sur l'exécutif, à l'instar, notamment, du Jobbik en Hongrie ou du Front National en France.

Ce phénomène n'arrive pas par hasard: à la faveur de la crise, se développe un courant idéologique, intellectuel et politique, qui dépasse ces partis et qui prône une société européenne où les discriminations raciales feraient loi. Cette idéologie, c'est celle d'Eric Zemmour, acclamé par une partie des députés de l'UMP non pas en dépit de, mais en raison de sa récente condamnation pour incitation à la discrimination raciale. C'est celle de Thilo Sarrazin, du SPD allemand, dont le livre figure parmi les meilleures ventes en Allemagne non pas en dépit de, mais en raison de ses déclarations racistes à connotation biologique sur les juifs et les musulmans. C'est celle des ultranationalistes serbes, nostalgiques du génocide de Srebrenica, et qui sont responsables du meurtre du supporter de football Brice Taton à Belgrade en 2009.

Comme le disait Martin Luther King, «l'intégration véritable signifie le partage du pouvoir». A l'inverse, l'exclusion de tous les secteurs de la vie, et a fortiori des lieux de pouvoir, dont sont victimes des dizaines de millions de citoyens européens signifie pour eux une véritable désintégration de la société dont ils font partie.

Face à cette idéologie de haine qui se montre conquérante, la première Nuit européenne du Testing apporte également un enseignement porteur d'espoir et de justice: une dynamique est en train de naître au sein de la société civile européenne antiraciste. Plusieurs dizaines de milliers de militants et de citoyens de tous les pays européens, de tous horizons, de toutes religions, de toutes origines et de toutes couleurs de peau sont décidés à interpeller les pouvoirs publics nationaux et européens, beaucoup trop passifs face à l'urgence de la situation, et surtout à agir concrètement pour faire vivre notre rêve européen d'un continent débarrassé du racisme et de l'antisémitisme.

André Glucksmann le disait bien avant que le printemps arabe ne vienne le montrer à la face du monde avec éclat: s'il y a un conflit de civilisations, ce n'est pas entre le «monde musulman» et l'Occident, mais, au sein de chaque société, et en Europe même, entre les tenants du totalitarisme et ceux de la démocratie. Au sein de ce conflit, notre engagement est clair: l'avenir que nous voulons pour l'Europe, celui que nous construisons déjà aujourd'hui par nos mobilisations communes, celui pour lequel nous nous battons avec enthousiasme et un sentiment de justice, c'est sans conteste un espace démocratique où le racisme n'a pas droit de cité.

Rejoingnez la Page Facebook de l'EGAM pour suivre l'actualité antiraciste en Europe

17:14 Publié dans *DISCRIMINATION, INTERNATIONALE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : egam, testing, européen, extrème droite, europe |  Facebook |

FICHAGE ETHNIQUE DES POPULATIONS ROMS : LES PREUVES

POUR METTRE FIN A LA CHASSE AUX ROMS 5/5

 

Les feuilles de synthèses envoyées à l'ensemble des préfectures pour ficher les populations Roms des "campements illicites"

Source : annexes de la "circulaire du 5 août 2010"

Annexe1.jpg
annexe2.jpg

Courrier envoyé par le commandant de la brigade de gendarmerie de HOHFELDEN (Alsace) et distribué aux habitants de la commune de KIRRWILLER sur demande du maire.

Source : DNA

Tract kirrwiller.jpg
Plus d'info en vidéo sur France 3

Note et tableaux utilisés par les commisariats du Val de Marne sur demande de la DTSP et de la DSPAP

TABLEAU EUROPE DE L'EST002.jpg
FICHIERS DE POLICE.jpgFICHIERS DE POLICE2.jpg

SOS RACISME FAIT DES RECOMMANDATIONS ET DEMANDE LA MISE EN PLACE D'UNE COMMISSION D'ENQUETE PARLEMENTAIRE

POUR METTRE FIN A LA CHASSE AUX ROMS 4/5

A la suite de la polémique suscitée par le fichier Edvige, Michèle Alliot-Marie a réactivé en octobre 2008 le « Groupe de contrôle des fichiers de police et de gendarmerie » présidé par Alain BAUER, criminologue.

Ce groupe est supposé être en mesure d’exercer un contrôle sur les fichiers utilisés par les services de police et de gendarmerie pour formuler des recommandations pour améliorer l’utilisation des fichiers de police et de gendarmerie après les avoir recensés.

Au mois de mars 2009 des députés ont réalisé un rapport parlementaire intitulé « Fichiers de police : les défis de la République », démontrant que 25% des fichiers de police n’avaient aucune base juridique. Deux ans après, nous apprenons encore l’existence de fichiers clandestins illégaux.

Cette commission bien qu’elle ait l’avantage de permettre un échange entre les différents acteurs concernés, montre aujourd’hui ses limites au regard des pratiques encrées au sein des services de police et du déni des responsables hiérarchiques et politiques de résoudre la situation.

SOS Racisme dénonce l’absence de volonté du gouvernement de réorganiser les fichiers de police et de gendarmerie afin de mieux garantir les libertés individuelles et de respecter le droit.

La question de la catégorisation par « zone géographique », euphémisation de la catégorisation ethnique, mais qui permet de contourner la loi doit être écartée définitivement des fichiers de police et de gendarmerie, et des mesures doivent être prises pour assurer une transparence totale de ces fichiers.

SOS Racisme demande au ministère de l’intérieur :

- d’assurer un inventaire et une transparence réelle sur les fichiers de police

- de supprimer toutes les catégories révélant l’appartenance ethnique directe ou indirecte et notamment la notion de « zone géographique »

- de réaliser un grand audit public des fichiers existants

- de conditionner la création de nouveaux fichiers à une approbation législative.

 

La multiplication de cas de fichage ethnique des populations Roms mis en place dans différents départements par les services de police et de gendarmerie, au grand dam des fonctionnaires, semble coordonnée.

En effet, il apparait peu probable qu’un Préfet de police – de surcroit celui de Paris – prenne de son propre chef l’initiative de demander la mise en place d’outils statistiques de la délinquance des « populations de l’Est », sous couvert d’une soit disant coopération internationale, au regard des dernières polémiques.

La multiplication de ce type d’affaire dans différents départements pose question sur la responsabilité directe du ministère de l’intérieur dans la mise en place du fichage ethnique des populations Roms et plus globalement des populations d’Europe de l’Est.

Le refus du ministère de l’Intérieur de rendre public les fiches de synthèses annexes à la circulaire du 5 août, renvoyées tous les mois par les préfectures au cabinet du ministre, est un aveu indirect de la mise en place d’un fichage ethnique. Le ministre de l’Intérieur doit donc être transparent sur ces pratiques et rendre publique ces documents.

Le ministère doit annuler ses précédentes circulaires concernant l’évacuation des campements illicites et rencontrer les associations de défense des populations Roms pour trouver des solutions de logements pérennes à ces populations.

Il va de soit que SOS Racisme ne remet pas en cause ici le travail des fonctionnaires sur le terrain mais bien les consignes et les politique menées par la hiérarchie des services de police et de gendarmerie.

SOS Racisme attend donc du Président de la République et du nouveau Ministre de l’Intérieur une prise de position forte sur le respect des principes républicains. Ils se doivent d’être exemplaire et de rappeler aux différents services l’interdiction de pratiquer des discriminations et du fichage d’une manière directe ou indirecte selon l’appartenance réelle ou supposée à une ethnie.

 

SOS Racisme demande au ministère de l’Intérieur et au Président de la République :

- Un arrêt immédiat du fichage ethnique à tous les niveaux

- La communication des feuilles de synthèse émanant de la circulaire du 5 août 2010

- Une prise de position forte de la part du Président de la République et du Ministre de l’intérieur

 

Dans ces conditions, il apparait nécessaire que la lumière soit faite sur les directives et les pratiques des services du ministère de l’intérieur, des préfectures et des services de police et de gendarmerie.

SOS Racisme va donc solliciter la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire ayant pour mission d’enquêter sur les pratiques des différents services cités ci-dessus afin de vérifier si ces fichiers sont le fait d’initiatives isolées ou bien d’un système organisé. Elle devra également s’assurer que la politique d’évacuation des campements illicites mis en place par le ministère et les préfectures se fait en toute régularité au regard de l’état de Droit et que l’objectif d’évacuer prioritairement les Roms a été réellement abandonné.

- SOS Racisme demande aux députés et aux sénateurs la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire

LES RECOURS ENGAGEES PAR SOS RACISME SUR LE PLAN LOCAL

POUR METTRE FIN A LA CHASSE AUX ROMS 3/5

Les conséquences de cette politique ouvertement discriminatoire sont graves dans le quotidien des personnes visées par ces stigmatisations.

A titre d’illustration, la gendarmerie des cantons de HOCHFELDEN – TRUCHTERSHEIM en Alsace et la Direction Territoriale de la Sécurité de Proximité (DTSP) du Val-de-Marne ont mis en place des pratiques discriminatoires à l’encontre des populations roms et des personnes originaires d’Europe de l’Est.

 

ü SOS Racisme a déposé plainte pour le chef de diffamation raciale et provocation à la discrimination et à la haine raciale à l’encontre du commandant de Gendarmerie de HOCHFELDEN et du maire de KIRRWILLER (67) et tout coauteur ou complice.

 

En effet, au début du mois de février, le commandant de gendarmerie envoyait un courrier aux différents maires des cantons de HOCHFELDEN – TRUCHTERSHEIM en vue de sensibiliser leurs administrés les invitant à « signaler tout comportement suspect d’individus étrangers à la commune et plus particulièrement les personnes originaires des pays de le l’Est et des Balkans » par « le biais [des] conseillers municipaux et agents municipaux » afin de lutter contre les cambriolages.

 

ü SOS Racisme a également déposé plainte à l’encontre de la Direction Territoriale de la Sécurité de Proximité (DTSP) du Val-de-Marne ainsi que la Direction de la Sécurité de proximité de l’agglomération Parisienne (DSPAP) contre tout coauteur et complice pour le chef de fichage ethno-racial.

 

La préfecture de police de Paris a demandé à ses services de comptabiliser le nombre de personnes interpellées originaires des pays de l’Est. La Direction de la Sécurité de Proximité de l’Agglomération Parisienne (DSPAP) et l’état-major de la police judiciaire ont ensuite transmis cette consigne à la DTSP du Val de Marne. Cette dernière a demandé à ses dix-sept commissariats de l’informer quotidiennement du nombre de personnes interpellées et placées en garde à vue originaires « des pays de l’Est », hors délit routier. Les informations devaient être remontées quotidiennement dans un tableau fournis par la DTSP.

Si les données renseignées sont, a priori, fondées sur l’état civil des personnes interpelées, le regroupement réalisé par les policiers sur la zone « pays de l’Est » est elle illégale.

 

Ces deux situations sont la conséquence directe de la politique menée par le pouvoir exécutif depuis le mois d’aout dernier et sont à notre avis les premiers d’une longue série.

LES ACTIONS ENGAGEES CONTRE LA POLITIQUE DISCRIMINATOIRE A L'ENCONTRE DES ROMS MISE EN PLACE PAR LE MINISTERE DE L'INTERIEUR

POUR METTRE FIN A LA CHASSE AUX ROMS 2/5

Par une circulaire du 13 septembre, le ministère de l’intérieur aurait « remplacé » la circulaire du 5 août 2010 - qui appelait les services de l’Etat à prioriser le démantèlement des campements irréguliers où vivaient des populations Roms - à la suite de la pression médiatique, supprimant ainsi la référence aux « Roms », tout en appelant au maintien des actions entreprises.

Pour autant le jeudi 16 septembre, le Président de la République tenait une conférence de presse à Bruxelles au cours de laquelle il faisait état de 199 évacuations de campements occupés par des roms concernant 5 400 personnes depuis le mois de juillet.

Or, il apparaît nécessairement que ces chiffres n’ont pu être recueillis que grâce à la mise en place en amont d’un système de fichage des occupants roms de ces camps, système laissant nécessairement apparaître les origines ethniques des intéressés.

Ce fichage ethno-racial ressort des synthèses hebdomadaires qui se trouvaient en annexe de la circulaire du 5 août. Devait être ainsi renseigné dans ces synthèses l’adresse du camp, sa commune, le nombre d’OQTF délivrées, le nombre de personnes (mineurs, majeurs). Ces données doivent être reportées dans deux tableaux : l’un visant spécifiquement les « Roms », l’autre les « Gens du voyage ».

Ainsi, en plus du délit de fichage ethno-racial, les services du ministère ont continué à exploiter les informations recueillies dans les tableaux concernant les données visant les populations roms alors même que cette notion ne devait plus apparaître depuis le 13 septembre 2010.

 

ü C’est pourquoi SOS Racisme a engagé un recours en annulation à l’encontre des circulaires du 5 août et du 13 septembre 2010 devant le Conseil d’Etat

En effet, par la première circulaire le ministre de l’Intérieur a prescrit aux préfets de police, au directeur de la police nationale et au directeur général de la gendarmerie nationale de procéder à l’évacuation systématique des campements ou implantations illicites, en visant « prioritairement » les populations roms.

SOS Racisme a engagé un recours en annulation de la circulaire du 5 août 2010 - dans la mesure où la circulaire du 13 septembre ne remplace pas le texte initial - en ce qu’elle prescrit une politique manifestement discriminatoire et contraire au principe d’égalité et parce qu’elle ordonnait qu’il soit procédé à des expulsions collectives.

En outre, SOS Racisme a également engagé un recours en annulation de la circulaire du 13 septembre en ce qu’elle prescrit de poursuivre l’évacuation des campements illicites dans les mêmes conditions.

SOS Racisme a dans le cadre de ce recours demandé au ministère de communiquer les tableaux annexés remplis par les préfectures, constituant à notre sens le délit de fichage ethnique, afin de démontrer le caractère discriminatoire de cette circulaire.

A ce jour, le ministre refuse de communiquer ces éléments et s’est contenté de botter en touche en contestant purement et simplement l’intérêt de SOS Racisme d’agir à l’encontre de ces textes.

 

ü SOS Racisme a donc en parallèle saisi la CNIL pour qu’une enquête soit diligentée sur le fondement du fichage ethnique

 

En parallèle du recours en annulation des deux circulaires, SOS Racisme a saisi la CNIL afin qu’une enquête soit diligentée pour des faits de fichage ethno-racial à l’encontre du ministre de l’intérieur, des préfets de police, du directeur de la police nationale et du directeur général de la gendarmerie nationale.

Les synthèses hebdomadaires citées précédemment ainsi que les fichiers nécessairement constitués en amont pour les renseigner constituent à notre sens le délit de fichage ethno-racial tel que prévu par l’article 226-19 du code pénal.

A notre grande surprise, la CNIL a refusé de procéder à une enquête considérant que les seules données contenues ne permettent pas d’identifier les individus concernés. La CNIL n’a par ailleurs pas souhaité répondre sur la question de la constitution de fichiers au sein des structures visées par les directives du ministère de l’intérieur.

Le 25 janvier 2011, nous avons donc réitéré notre saisine expliquant que les informations contenues permettaient bien d’identifier indirectement les personnes fichées dans la mesure où un système de traitement automatisé de données laissant apparaître l’origine ethnique des intéressés sans leur consentement a nécessairement été mis en place pour renseigner ces synthèses.

Si la clôture du dossier ne nous étonne guère, celle-ci pose particulièrement question sur la capacité de la CNIL, autorité administrative indépendante, pour traiter les signalements concernant les agissements du pouvoir exécutif.

Nous osons espérer que la CNIL apportera une suite favorable à notre dernier courrier resté à ce jour sans réponses et mènera une enquête approfondie auprès des services concernés pour mettre à jour un système de fichage ethno-racial mis en place dans l’ensemble des préfectures de France et commandité par le ministre de l’intérieur lui-même.

POUR METTRE FIN A LA CHASSE AUX ROMS

COMMUNIQUE DE PRESSE

Par SOS Racisme et la FNASAT

POUR METTRE FIN A LA CHASSE AUX ROMS 1/5

Le 21 mars aura lieu la journée internationale contre le racisme. Elle prend cette année en France une importance symbolique particulière tant le climat qui règne depuis de nombreux mois sur notre pays est pesant.

Un cap a été franchi avec le discours de Grenoble du 30 juillet 2010 tenu par le chef de l’Etat qui sous le faux prétexte de vouloir assurer la sécurité des Français, tendait en fait à imposer une idée aussi simple que malhonnête: les problèmes de notre société seraient le fait des étrangers et accrédite l’idée qu’il y aurait des « Français de souche » et des « Français de papier », comme le clame le Front National.

Outre la stigmatisation des populations Roms et par ricochet des Gens du voyage, le Président de la République, garant de la Constitution, a donné une grille de lecture ethnique à notre société. En attaquant les individus sur le fondement de leur appartenance ethnique le chef de l’Etat à remis en cause nos valeurs républicaines.

Ce discours a impulsé l’adoption de toute une série de mesures concrètes visant exclusivement les populations Roms : La circulaire du 5 août 2010 relatif à  « l’évacuation des campements illicites » visant spécifiquement les populations Roms ; la loi Besson comprenant des mesures visant indirectement les populations Roms en facilitant la reconduction dans leurs pays d’origine les personnes "représentant une charge déraisonnable pour notre système d'assistance sociale" ; et certains articles de la loi LOPPSI 2 qui, même s’ils ont été invalidé par le Conseil Constitutionnel visaient à faciliter les procédures d’expulsions des logements illégaux pour les sédentaires comme pour les non sédentaires.

La circulaire du 5 août, adressée par le Ministre de l’Intérieur aux différentes préfectures, a mis en place une politique discriminatoire à l’encontre des Roms en contradiction avec l’ensemble des textes nationaux et internationaux et provoqué la multiplication de pratiques illégales de la part de l’Etat et de ses services déconcentrés.

L’Union Européenne par la voie de sa Commissaire en charge de la Justice, des Droits fondamentaux et de la Citoyenneté, Viviane Reding, a ouvertement condamné la France et menacé d’engager une procédure de sanction à l’encontre de la France.

Malgré des condamnations unanimes les autorités se sont enfoncées dans une politique anti-Roms en essayant de faire sauter les verrous qui empêchait la mise en place de cette politique.

Mais la clef de voute d’un tel système discriminatoire passe nécessairement par la mise en place d’un système de fichage ethnique des populations Roms, tant sur la localisation de ces populations que sur leurs circulations.

Que ce soit par le biais du ministère de l’Intérieur ou par ses services départementaux et locaux, plusieurs cas de fichage ethnique des populations Roms ont été constatés par SOS Racisme.

SOS Racisme a donc décidé de révéler et d’engager plusieurs procédures simultanées pour mettre fin à la politique discriminatoire à l’œuvre dans notre pays.

TELECHARGER LE DOSSIER PRESSE

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu