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30 juin 2010

PROCES DE COLLEURS D'AFFICHES DU FRONT NATIONAL : DES RÉQUISITIONS EXEMPLAIRES

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Aujourd'hui, mardi 29 juin 2010, a eu lieu au tribunal correctionnel de Villefranche-sur-Saône, le procès des colleurs d’affiches du Front National, poursuivis pour violences entraînant une ITT de plus de 8 jours (64 jours). SOS Racisme s’était constitué partie civile. Les faits qui leur sont reprochés ont été commis en réunion et avec armes, à savoir une hampe de drapeau et un bâton en bois.

 

Le procureur de la république à requis à l’encontre de M. VALLS, 12 mois de prison ferme assorti d’un sursis de 6 mois avec mise à l’épreuve et 8 mois de prison ferme assortis d’un sursis de 4 mois avec mise à l’épreuve à l’encontre de M. ANDRE. Il a de plus requis une interdiction de se rendre sur les villes de Thizy et d’Amplepuis, ainsi que de rencontrer les victimes.

Bruno GOLLNISCH, président de la fédération du Rhône du FN et Geoffroy DAQUIN, ancien candidat aux législatives, ont tenté de témoigner devant le tribunal afin de soutenir leurs militants poursuivis. Le président du tribunal n’a pas été dupe quand à leurs tentatives d’influencer les débats et a refusé toute intervention de leur part. Par ce geste ces deux responsables du parti d’extrême droite apportent un soutien inconditionnel aux violences commises par leurs militants, ce qui démontre combien ce parti est en total opposition avec un processus d’élections démocratiques.

Rappel des faits : Dans le cadre de la campagne législative de 2007 portée par Geoffroy DAQUIN, alors candidat Front National de la 8ème circonscription du Rhône, une altercation a eu lieu entre plusieurs militants du FN et un habitant de Thizy. Les militants ont d’abord tenté de renverser le jeune homme avec leur « caravane législative », puis l’ont par la suite roué de coups. Ce dernier a été hospitalisé pendant deux jours et a été arrêté durant 64 jours.

Le procès a été mis en délibéré au 10 août 2010.

29 juin 2010

Procès : Affaire Paul Girot de Langlade


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L’ex-préfet Paul Girot de Langlade doit répondre demain d’injures raciales devant le tribunal correctionnel de Créteil.

Souvenez vous : le 31 juillet 2009, Paul Girot de Langlade, alors préfet hors-cadre chargé des états généraux de l’Outre-Mer, est en transit à Orly en compagnie de son épouse. Au moment du contrôle, l’alarme retentit et le ton monte avec les agents de sécurité qui reprochent au haut fonctionnaire de se plier de mauvaise grâce aux consignes et de vouloir « passer en force ». Une certaine confusion s’ensuit et, en quittant le portique, M. Girot de Langlade s’emporte et dit : « On se croirait en Afrique ici ! ».

Devant les enquêteurs, il reconnaît ces propos mais récuse toute connotation raciste et assure ne jamais avoir évoqué la couleur de peau des agents. Suite à ce qui apparaissait comme un nouveau dérapage, (en effet ce personnage au passé déjà chargé en raison de ses propos sur les gens du voyage), SOS Racisme avait alors demandé que la suspension du préfet se transforme en mise à la retraite ou en radiation de la Fonction publique s’il s’avérait que les propos incriminés avaient été tenus.

Dès le début août et le dépôt de la première plainte, M. Girot de Langlade, aujourd’hui âgé de 63 ans, est suspendu de ses fonctions. Il n’est en effet pas admissible qu’un représentant de la République puisse tenir des propos de cette nature car la République se doit d’exprimer, à travers ses représentants, les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité qui la fondent.

Il appartient maintenant à l’Etat de ne pas se satisfaire de ce « cas » mais de mettre en œuvre les outils nécessaires permettant d’exercer une vigilance de tous les instants sur la déontologie des représentants de l’Etat comme elle l’a fait pour le cas Brice HORTEFEUX.

Cette affaire avait suscité une forte indignation dans l’opinion publique. Nous espérons que la capacité d’indignation des français suite au débat sur l’identité nationale qui a donné lieu à de nombreux dérapages de cette nature, reste aussi importante.

PROCES DE COLLEURS D'AFFICHES DU FRONT NATIONAL

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Aujourd'hui, mardi 29 juin 2010, aura lieu à 13h30, au tribunal correctionnel de Villefranche-sur-Saône, le procès des colleurs d’affiches du Front National, poursuivis pour violences entraînant une ITT de plus de 8 jours (64 jours).Les faits qui leur sont reprochés ont été commis en réunion et avec armes, à savoir une hampe de drapeau et un bâton en bois.

En effet, c’est dans le cadre de la campagne législative de 2007 portée par Geoffroy Daquin, alors candidat Front National de la 8ème circonscription du Rhône, qu’une altercation a eu lieu entre plusieurs militants du FN et un habitant de Thizy. Les militants et le candidat ont d’abord tenté de renverser le jeune homme avec leur « caravane législative », puis l’ont par la suite roué de coups. Ce dernier a été hospitalisé pendant deux jours et a été arrêté durant 64 jours.

SOS Racisme dénonce le recours systématique à la violence des militants de ce parti d’extrême droite, qui se montrent incapables de s’inscrire dans le processus démocratique d’élections législatives.

Si la circonstance aggravante de « racisme » n’a pas été retenue par l’instruction, il n’en reste pas moins que personne n’est dupe quand aux motivations de cette agression.

SOS Racisme attend que la justice prenne une sanction exemplaire à l’encontre des deux individus poursuivis, afin de mettre fin aux pratiques douteuses des militants de ce parti, par ailleurs soutenus par leurs dirigeants. En effet, Bruno Gollnisch, numéro deux du Front National, avait à l’époque des faits déclaré que les militants avaient agi « en légitime défense », après avoir « été attaqués par une bande ethnique d’une vingtaine de personnes ». Cette affaire vient rappeler à quel point la frontière est mince entre les discours haineux et les passages à l’acte dramatiques.

27 juin 2010

8EME NUIT DU TESTING : "A QUAND UNE REACTION DES POUVOIRS PUBLICS

Deux jours avant la fête de la musique, SOS Racisme a démontré une nouvelle fois que faire la fête reste un parcours du combattant pour certaines catégories de la population. C’est en tout cas ce que prouvent les résultats de la "8ème nuit du testing", organisée samedi 19 juin par l’association avec la participation de plus de 150 "Testeurs de République" répartis dans 14 villes françaises.

Sur un total de 66 établissements testés, 10 cas de discrimination raciale impliquant 9 discothèques ont été constatés :
- la 8ème avenue à Besançon
- la Choue à Grenoble
- le Poisson rouge à Wintzenheim (Haut-Rhin)
- le Pym’s à Rennes
- l’Ibiza Club à Rouen
- le Black Diamond à Valenciennes
- le Duplex (convaincu 2 fois dans une même soirée de discrimination raciale), le VIP et le 1515 dans le quartier-phare de la discrimination pratiquée par les professionnels de la nuit : les Champs-Elysées à Paris.

A la veille de la fête de la musique, cette opération nationale nous rappelle une fois encore que tout le monde ne peut pas s’amuser de la même manière dans la France du 21ème siècle. Alors que le 21 juin se veut être un évènement rassembleur autour de la musique, la « 8ème nuit du testing » menée par SOS Racisme pointe l’inégal accès des jeunes aux loisirs et à la fête

Les testings et les procès menés par SOS Racisme ont certes permis de faire évoluer les consciences et de rendre marginales les boîtes pratiquant une discrimination raciale systématique. Cependant, et les résultats de cette « 8ème nuit du testing » montrent partiellement cette réalité, les discothèques pratiquent une logique de seuil de tolérance inadmissible.

Mais où sont les pouvoirs publics afin de mettre un terme à des pratiques pourtant contraires aux lois de la Républiques, incompatibles avec le respect de l’égalité et de la dignité et attentatoires au lien social ?

C’est pourquoi SOS Racisme, en plus des plaintes d’ores et déjà déposées dans la foulée de ces testings, va interpeller les maires et les préfets des territoires concernés afin de les mettre face à leurs responsabilités. En effet, en vertu du pouvoir de police dont ils disposent, ces derniers ont la possibilité de prendre des sanctions à l’égard des établissements de loisirs qui appliquent une politique discriminatoire, notamment en ordonnant leur fermeture administrative ou en leur retirant les autorisations liées à la production de musique ou à la dérogation de fermeture et d’ouverture (qui permet notamment aux discothèques de pouvoir ouvrir la nuit).

L’existence de ces discriminations doit également interpeller les sénateurs qui, dans leur tentative de suppression de la HALDE, portent un mauvais coup à une lutte contre les discriminations dont nous montrons une fois de plus l’urgente nécessité.

UN MAIRE CONDAMNER POUR DISCRIMINATION RACIALE

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La Cour d’Appel de Grenoble vient de condamner Mr Monsieur TUDURI à 5 ans d’inéligibilité pour usage abusif et discriminatoire du droit de préemption, consistant à empêcher la vente ou l’acquisition d’un bien à une personne du fait de ses origines.

SOS Racisme avait saisi la justice à la demande de Sylvia AKDAG, de Nait OUREHAM (qui se sont constitués partie civile à l’audience) et de nombreuses autres victimes de préemption discriminatoire. Confirmant l’enquête de police, Monsieur TUDURI a reconnu à l’audience que sur 33 préemptions municipales effectuées entre 1998 et 2002, 25 (75%) concernaient des acquéreurs d’origine maghrébine ou turque alors qu’ils ne représentaient que 1,5% des acquéreurs de la commune.

Cette condamnation exemplaire est une victoire pour SOS Racisme et les victimes qui se battent depuis plus de 10 ans pour dénoncer ces pratiques.

Elle est également une victoire pour la République puisqu’elle rappelle le principe d’égalité fondement de notre Constitution et du vivre ensemble.

En condamnant le maire de PONT-DE-CHERUY à 5 ans d’inéligibilité, la Cour d’Appel sanctionne surtout le fait que ce dernier ait utilisé les pouvoirs inhérents à sa fonction pour pratiquer des discriminations massives.

Les juges ont décidé d’infliger une sanction exemplaire, mais ont également accordé une modeste indemnisation du préjudice subi par les victimes de ces faits, en leur allouant une somme globale de 17 500€ de dommages et intérêts et de 5 000€ au titre des frais de procédure.

SOS RACISME POURSUIT DIEUDONNE POUR PROPOS ANTISÉMITES

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SOS Racisme a décidé de déposer une plainte avec constitution de partie civile à l’encontre de Dieudonné M’BALA M’BALA suite aux propos antisémites que ce dernier tient dans une vidéo mise en ligne depuis le 17 avril dernier. Dans cet enregistrement, Dieudonné, reprenant ses lubies haineuses et victimaires, explique notamment, en parlant des Juifs : « Ils nous ont tout fait. Ils nous ont traîné dans la boue, ils nous ont mis en état d’esclavage. Ils nous ont colonisés. »

 

Ces propos d’une extrême virulence raciste (les Juifs se voyant également qualifiés de « chiens » dans cette vidéo) sont, aux yeux de l’association, constitutifs de diffamation raciale et d’incitation à la haine raciale.

Monsieur M’BALA M’BALA a beau essayer de se camoufler derrière la pitoyable affaire ZEMMOUR (1) pour justifier sa haine, il n’en demeure pas moins qu’il a fait depuis plusieurs années de sa spécialité la dénonciation paranoïaque et systématique des Juifs, au premier prétexte venu.

Dominique SOPO, Président de SOS Racisme, déclare : « Monsieur M’BALA M’BALA, de plus en plus concurrencé sur son propre terrain, à savoir celui de l’expression décomplexée de la parole raciste, semble devoir renforcer l’intensité de ses propos pour garder le leadership de son marché. La glorification soudaine d’une liberté d’expression sans frein par les nombreux concurrents qui se bousculent sur ce marché montre à quel point ici ce à quoi vise une telle glorification : le droit de déverser sa haine, là où la civilisation a fort heureusement patiemment construit des limites à l’expression de paroles dont l’Histoire nous enseigne qu’elle peuvent atteindre les personnes jusqu’à les tuer. »

Le dépôt de la plainte a été confié à Maîtres Patrick KLUGMAN et Michaël GHNASSIA.

(1) Une citation directe a été délivrée par SOS Racisme à l’encontre de Monsieur ZEMMOUR pour diffamation raciale et incitation à la haine raciale.

17/04/2010

 

ZEMMOUR EN JUSTICE POUR DIFFAMATION RACIALE ET INCITATION A LA HAINE RACIALE

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SOS Racisme, représentée par son avocat Maître Patrick Klugman, a transmis ce jour à Monsieur Eric Zemmour une citation à comparaître devant le TGI de Paris en date du 29 juin 2010.

A cette occasion, Monsieur Zemmour aura à répondre des délits de diffamation à caractère racial et d'incitation à la haine raciale. En effet, les propos tenus par Monsieur Zemmour sur Canal + et France O qui tendaient à assimiler l'origine des personnes et la délinquance d'un côté et qui justifiaient la discrimination raciale (pratique réprimée par la loi) d'un autre côté sont d'une extrême gravité.

Propos stigmatisants et propos d'incitation à discriminer des groupes de personnes en raison de leurs origines, voilà comment peuvent être considérés les propos de Monsieur Zemmour.

Les prétendues « excuses » de Monsieur Zemmour ne sauraient faire ici illusion. En effet, tout en prétendant s' « excuser », Monsieur Zemmour réitérait ses propos et niait tout dérapage de sa part.

Dominique SOPO, Président de SOS Racisme, déclare : « Monsieur Zemmour semble s'être fait une spécialité de propos stigmatisants et haineux envers les populations d'origine arabe et africaine. Dans un climat rendu délétère par le débat sur l'identité nationale et le populisme anti-immigré qui a miné le débat politique ces dernières semaines, les propos de Monsieur Zemmour participent de la légitimation d'une parole raciste et d'une pratique discriminatoire. Par ce procès, nous rappellerons à Monsieur Zemmour, pourfendeur du délitement républicain, que les lois de la République s'appliquent à tous, y compris à lui. »

23 juin 2010

AUTRICHE : PREMIERE CONDAMNATION D'UNE DISCOTHEQUE POUR DISCRIMINATION RACIALE

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SOS racisme salue la décision du tribunal d’instance de St Pölten (Autriche) qui a condamné le gérant d’une discothèque à verser 1440 euros de dommages-intérêts à un jeune Autrichien d’origine égyptienne pour discrimination raciale.

En novembre 2008, la victime s’était vue refuser, à deux reprises, l’entrée de la boite de nuit au motif que « seuls les habitués » étaient autorisés à entrer, alors que ses amis et d’autres personnes avaient pu se rendre à l’intérieur. Grâce à l’aménagement de la charge de la preuve mis en place par « la nouvelle loi autrichienne pour l’égalité de traitement », la victime n’a pas eu besoin de prouver la discrimination mais seulement des faits objectifs, susceptibles de laisser penser à un traitement discriminatoire. Aucun testing n’a été réalisé, de simples témoignages ont suffi.

Cette condamnation est d’abord un précédent car c’est la première fois qu’un tribunal autrichien tire les conséquences juridiques de cette nouvelle loi et considère l’interdiction d’accès à un établissement en raison d’une apparence de type étranger comme un délit de discrimination raciale. Elle constitue ainsi les premiers fruits récoltés d’un long combat mené par les associations antiracistes sur place, dont « SOS Mitmensch » (SOS Racisme en Autriche) et ZARA, qui a assisté le jeune homme dans ses poursuites judiciaires.

Cette condamnation est ensuite un exemple, non seulement au regard de la durée de la procédure, particulièrement rapide (un an à compter de la commission des faits) mais aussi du montant des dommages-intérêts alloués, particulièrement élevés (1440 euros).

Cette condamnation fait, enfin, jurisprudence puisque le gérant de la discothèque autrichienne a été reconnu coupable de discrimination alors même que le vigile posté à l’entrée était employé par une société externe.

Les juges français seraient bien inspirés de prendre exemple sur cette décision, se contentant bien souvent de condamner le simple videur et non le véritable donneur d’ordre.

10 mars 2010

LA COMPAGNIE DES WAGONS LITS CONDAMNÉE POUR DISCRIMINATION RACIALE A L'ÉVOLUTION DE CARRIÈRE

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SOS Racisme se félicite de la décision exemplaire rendue ce matin par le conseil des Prud’hommes de Lyon : « La Société des Wagons lits », rachetée récemment par la société « Crémonini », a été condamnée pour discrimination raciale à l’évolution de carrière.

Le procès fait suite à la plainte d’un salarié d’origine africaine, soutenu par SOS Racisme, pour discriminations raciale à l’évolution de carrière le 27 Novembre 2006. Pour ce dernier, malgré ses 5 diplômes universitaires et sa volonté de devenir cadre, sa situation n’évolue guère : « depuis 2000, à chaque entretien annuel, mon responsable souligne qu’il serait bien de me faire évoluer au sein de l’entreprise vu mon expérience et mes diplômes, et je suis resté employé d’accueil alors que des collègues arrivés après moi, sans qualification, sont devenus cadres ».

Après la condamnation de l’entreprise Renault le 2 avril 2008, celle de Bosch Vénissieux le 11 avril 2008, et celle d’Airbus le 20 février dernier c’est autour de la société Wagons lits qui se retrouve condamnée à verser à son ancien salarié 6000€ de dommages et intérêts, 50 000€ de rappel de salaires, et 1000 euros de dommages et intérêts pour l’association SOS Racisme Rhône. A cette condamnation s’ajoute 1500€ pour la victime et 1200€ pour SOS Racisme au titre de l’article 700.

SOS Racisme souhaite interpeller les salariés bloqués dans leur évolution de carrière, tant du secteur privé que public et les incitent à déposer plaintes massivement auprès des Conseils de Prud’homme afin de faire respecter leurs droits.

Cette condamnation met en lumière, une nouvelle fois la persistance forte de discriminations dans le monde de l’entreprise, notamment à l’évolution de carrière.

Ce procès rappel l’urgence pour les pouvoirs publics de mettre en place un cadre contraignant afin d’assurer la transparence et l’objectivité de la gestion des ressources humaines des entreprises, en y intégrant des mesures de lutte contre les discriminations.

SOS racisme souhaite interpeller la SNCF, en tant qu’entreprise publique, sur la nécessité d’imposer à ses prestataires, des clauses de non discriminations.

INDEPENDANCE ET MOYENS DE LA HALDE MENACES : LA LUTTE CONTRE LES DISCRIMINATIONS SACRIFIÉE ?

 

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A l’heure où la présidence de la HALDE doit être renouvelée, ls organisations de lutte contre les discriminations s’inquiètent des rumeurs persistantes qui depuis de longs mois maintenant font état de menaces lourdes qui pèsent sur la HALDE. Le projet de défenseur des droits, créé par la révision constitutionnelle de juillet 2008, dont les attributions doivent inclure celles du médiateur de la République, du défenseur des enfants et de la Commission nationale de déontologie de la sécurité pourrait maintenant aussi incorporer celles de l’institution indépendante en charge de la lutte contre les discriminations et pour l’égalité. Et ce n’est pas la première attaque contre l’institution chargée de la lutte contre les discriminations, déjà en novembre, lors de l’examen du projet de loi de finance pour 2010, un amendement parlementaire avait envisagé une réduction de ses moyens pouvant aller jusqu’à 20% de son budget actuel, budget qui a finalement été effectivement réduit. Le futur défenseur des droits aura des pouvoirs et des prérogatives importants, notamment un pouvoir d’injonction. Cependant tous les éléments nécessaires à la garantie de son indépendance ne sont pas réunis. Par ailleurs, et cela est extrêmement problématique, son caractère généraliste fait craindre une dilution des missions spécifiques assurées par chacune des autorités indépendantes qu’il remplacera. La spécificité de la HALDE est nécessaire pour assurer que la lutte contre les discriminations soit menée sans faiblesse. Ces cinq années d’existence de la HALDE ont été récemment l’occasion pour l’autorité administrative indépendante de dresser un premier bilan, à savoir l’augmentation des réclamations qui est passée de 1500 à 10000 par an et une plus grande notoriété acquise. La qualité de ses délibérations, l’efficacité de son action et son expertise indéniable ont été saluées. Pour le gouvernement, cette réalité agace et ce d’autant plus que la HALDE est venue plusieurs fois contredire des projets de loi comme par exemple le projet de loi sur l’immigration, avec l’affaire des tests ADN sur les candidats à l’immigration, ou encore celui sur les gens du voyage. Elle a, plusieurs fois, rappelé à l’ordre le gouvernement sur des dispositions qu’elle jugeait discriminatoires. Elle a aussi souvent et beaucoup mis la pression sur les employeurs, l’emploi restant, et de très loin, son premier domaine de saisine. En leur demandant de justifier leurs choix de recrutement, de lui fournir des documents attestant de leur parfaite équité dans les promotions et augmentations de salaire, la HALDE a fait progresser indéniablement la diffusion de la connaissance de l’interdit discriminatoire. Nous, organisations de défense des droits de l’Homme, des salariés et de lutte contre toutes les discriminations, dénonçons tout projet qui ferait perdre à la HALDE sa spécificité, son expertise, son efficacité et son indépendance, nécessaires pour que les dossiers dont elle se saisit soient menés à leur terme, y compris quand les auteurs de discriminations sont des décideurs économiques ou politiques. La lutte contre les discriminations nécessitant beaucoup de moyens financiers et humains, Le gouvernement doit montrer sa détermination à faire progresser la lutte contre toutes les discriminations en augmentant les moyens qui y sont consacrés et en garantissant l’indépendance de l’institution qui les combat.

AFIP ; Collectif Interassociatif Sur la Santé (CISS) ; Comité National pour la Promotion Sociale des Aveugles et Amblyopes (CNPSAA) ; Fédération LGBT ; FNATH ; Fédération Syndicale Unitaire ; Inter-LGBT ; Inter TRANS’ ; Ligue des Droits de l’Homme ; Mix-Cité Paris ; MRAP ; ORTrans ; SOS Racisme ; Syndicat de la Magistrature ; Unapei ; Union Syndicale Solidaires

BILAN DE LA HALDE : "VERS PLUS DE RÉPRESSION POUR PLUS D'ÉGALITÉ"


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Louis Schweitzer présentera à 14 heures le bilan d’activité de la HALDE pour l’année 2009. (A télécharger)

En 5 ans, nous avons pu assister à l’émergence d’une institution en charge des discriminations en France, alors qu’un organe équivalent existe aux Etats-Unis depuis 1964.

Pour autant, l’activité de la HALDE a permis de faire prendre conscience de l’interdit discriminatoire notamment dans le monde de l’entreprise mais également dans les institutions et les administrations publiques.

En outre, l’institution a également permis de faire émerger des situations de discrimination souvent méconnues telles que celles liées au handicap ou à l’apparence physique.

La HALDE a évolué - malgré un certain scepticisme – en ayant le souci de porter un discours républicain pour faire vivre l’Egalité entre les citoyens. Ainsi, les prises de position audacieuses de son Président à l’encontre des statistiques ethniques, des tests ADN et des emplois « fermés » réservés aux nationaux, dans une période où certains voudraient organiser les inégalités, ont permis à la Haute Autorité de ne pas tomber dans les travers de la simplicité en faisant la promotion de mesures gadgets.

Pour autant, SOS RACISME regrette qu’à la création de la HALDE, contrairement au système mis en place au Royaume-Uni, il n’ait pas été fait le choix d’une collaboration accrue avec les acteurs de terrain, que sont les associations, dont le quotidien est de lutter contre les discriminations.

En outre, SOS RACISME tient à dénoncer le recours trop fréquent au règlement alternatif des litiges (médiations, transaction…) qui favorise l’indemnisation individuelle sans pour autant remettre en cause les processus discriminatoires.

Or, l’insuffisance des procédures judiciaires et, notamment pénales qui pourtant symbolisent l’interdit, qui découlent des saisines entraîne nécessairement la survivance d’un sentiment d’impunité face aux discriminations nuisible à la cohésion sociale.

Dans cette mesure, SOS RACISME déplore l’existence d’une trop grande confidentialité des décisions prises par la Haute autorité.

Ainsi, la Halde reste une jeune institution qui doit encore faire ses preuves mais dont le rôle n’est pas négligeable. Il apparaît inacceptable, dans un contexte de faible mobilisation des pouvoirs publics sur la question des discriminations, que des menaces plus ou moins couvertes soient portées à l’encontre de l’existence, la pérennité et les moyens de cette institution.

SOS RACISME espère que le renouvellement des instances dirigeantes de la HALDE sera celui d’un accroissement de la capacité de l’autorité à être un acteur majeur pour sensibiliser l’ensemble de la société sur les questions de discrimination.

Par ailleurs, SOS RACISME encourage la HALDE à une plus grande coopération avec les acteurs de terrain dont l’expérience en matière de lutte contre les discriminations s’est affirmée au fil de leurs actions.

Ainsi, la nouvelle direction de la HALDE ne saurait être incarnée par des personnalités qui ne privilégieraient pas l’Egalité entre les individus mais un traitement spécifique catégorisant les citoyens selon leurs particularités supposées.

 

12:29 Publié dans *DISCRIMINATION, COMMUNIQUE DE PRESSE | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : halde, schweitzer, bilan, discrimination, sos, racisme |  Facebook |

SOS RACISME POURSUIT JEAN-MARIE LE PEN ET L'AFFICHE RACISTE DU FN

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AFFICHE DU FN EN PACA : SOS RACISME ET MOHAMED SIFAOUI POURSUIVENT JEAN-MARIE LE PEN POUR INCITATION A LA HAINE RACIALE ENVERS LES MUSULMANS, LES FRANÇAIS D’ORIGINE ALGERIENNE ET LES RESSORTISSANTS ALGERIENS VIVANT EN FRANCE.

Dans le cadre de sa campagne électorale en région PACA, Jean-Marie LE PEN a fait réaliser une affiche portant le titre « NON A L’ISLAMISME » et sur laquelle figurent : la représentation d’une femme portant le niqab, un dessin de l’hexagone recouvert par le drapeau algérien d’où jaillissent 7 minarets dont l’imagerie renvoie très clairement à des ogives nucléaires.

Le lancement de ce nouveau visuel a été largement relayé par le site Internet de campagne du candidat LE PEN. En s’inspirant directement d’une représentation similaire utilisée par le parti helvète d’extrême droite, l’UDC, à l’occasion du référendum suisse sur la construction de minarets en octobre 2009, Jean-Marie LE PEN donne le ton pour sa campagne électorale en région PACA. Ainsi, sous couvert de dénoncer l’extrémisme religieux, le leader frontiste a très clairement marqué sa volonté de susciter la peur et le rejet à l’encontre de toutes personnes de confession musulmane mais également des Français d’origine algérienne et des ressortissants algériens vivant en France.

SOS RACISME entend faire cesser ces attaques répétées et outrageantes qui se multiplient à l’encontre de cette partie de la population déjà largement stigmatisée à l’occasion du débat sur l’Identité nationale.

Dans ces conditions, SOS RACISME s’est allié à Mohamed SIFAOUI, journaliste, écrivain, militant antiraciste d’origine algérienne, très impliqué dans la dénonciation de l’islamisme radical et défenseur de la laïcité et des valeurs de la République, pour engager une action pénale à l’encontre du président du Front National.

Monsieur Jean-Marie LE PEN devra comparaître pour une première audience devant le Tribunal Correctionnel de Paris le 6 mai 2010.

 

03 mars 2010

MANIFESTATION RACISTE A MARSEILLE

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COMMUNIQUE DE PRESSE

SOS RACISME a demande à Monsieur Michel SAPPIN, préfet des Bouches du Rhône, d’interdire la manifestation organisée par les organisations NISSA REBELA et LA LIGUE DU SUD, qui aura lieu le samedi 6 mars 2010 sur le parvis de l’église NOTRE DAME à MARSEILLE.

En effet, cette manifestation intitulée « ICI C’EST MARSEILLE…PAS ALGER ! », « Non à la Grande Mosquée, non à l’islamisation. » paraît de nature à troubler l’ordre public.

Rappelons que face aux violences qui ont marqué les précédents rassemblements de ces groupuscules, notamment l’agression d’un jeune Sénégalais et d’un jeune Tunisien à Nice le 1er mai 2005, il serait regrettable qu’aucune mesure ne soit prise pour empêcher cet événement.

Par ailleurs, la diffusion de l’affiche appelant à la manifestation est manifestement constitutive du délit de provocation à la haine, à la violence et à la discrimination envers un groupe de personnes en raison de leur origine ou de leur appartenance à une nation et une religion déterminée caractérisant ainsi un trouble manifestement illicite.

C’est pourquoi SOS Racisme demande l’interdiction immédiate de cette manifestation qui fait honte aux valeurs de notre république.

Si la préfecture autorise cette manifestation malgré notre demande, SOS Racisme organisera avec l’ensemble des forces Républicaine une contre manifestation le même jour à Marseille.

SOS Racisme va également poursuivre la Ligue du Sud et son représentant, Jacques BOMPARD, devant la justice pénale pour « provocation à la haine, à la violence et à la discrimination envers un groupe de personnes en raison de leur origine ou de leur appartenance à une nation et une religion déterminée ».

Un élu de la république (maire d’orange) ne peut se permettre d’organiser des événements de ce type, stigmatisant une partie de la population française

SOS Racisme s’indigne de la libération de la parole raciste dans ce pays, qui paraît directement en lien avec le débat sur l’identité nationale.

FICHAGE ETHNIQUE A CARREFOUR

COMMUNIQUE DE PRESSE

POUR METTRE FIN AUX PRATIQUES "NORMALES" DE FICHAGE ETHNIQUE DANS LES GRANDES ENTREPRISES

Le 2 Mars dernier, un article intitulé « Les curieux codes ethniques des vigiles de Carrefour » paru sur le site « www.libelyon.fr »  révélait  des pratiques illégales de fichage ethno-racial qui ont cours dans le supermarché Carrefour de Lyon.

Les faits ont été révélés dans le cadre de l’instruction en cours sur les conditions de la mort d'un homme de 25 ans dans un local de sécurité d'un supermarché Carrefour à Lyon en décembre dernier.

Celle-ci a permis de révéler l’existence d’un classeur où les agents de sécurité du supermarché notaient, « à la manière d'une main courante », toutes leurs interpellations. Chaque note est accompagnée d'un code chiffré destiné à « identifier l'origine ethnique de la personne ».

Cette pratique de fichage ethnique des personnes interpellées est qualifiée, par les vigiles arrêtés, de « procédures normales pour ce type d'intervention ».

SOS RACISME tient à rappeler que la pratique du fichage ethno-racial est dangereuse et surtout prohibée par l’article 226-19 du code pénal.

La stigmatisation de l’origine des personnes est dangereuses et incite à la discrimination raciale.  (cf. Rapport THOMAS de novembre 2009 sur le fichage ethnoracial)

C’est pourquoi SOS RACISME compte engager des poursuites pénales, pour délit de fichage ethno-racial, en infraction de la Loi de Janvier 1978 et des articles 226-19 et suivants du code pénal.

SOS RACISME demande à Carrefour Lyon de s’expliquer sur ces pratiques qui viennent à nouveau entacher l’image de Carrefour. Pour mémoire, le 26 avril 2009, la direction de Carrefour avait pris le parti de M. Gautier BERANGER, responsable du pôle communication du Ministère de l’Immigration et de l’identité nationale, qui avait proféré des insultes racistes à l’encontre d’un employé de leur propre supermarché, en poursuivant ce dernier pour diffamation.

 

 
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