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07 mars 2011

RACISME : FOLLE NUIT DU TESTING EN EUROPE

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L’opération a été menée samedi à l’entrée de boîtes de nuit et de bars dans 11 pays. Les résultats inquiètent :

De Bucarest à Oslo en passant par Besançon, Anvers et Tirana (Albanie), la première nuit du testing à l’entrée des boîtes de nuit menée à l’échelle européenne s’est déroulée simultanément dans onze pays du Vieux Continent. Les populations “potentiellement discriminées” étaient, selon les Etats, noires, arabes ou roms.

Les résultats sont “inquiétants”, estime Benjamin Abtan, secrétaire général de l’Egam (European Grassroots Antiracist Movement, créé en novembre et qui rassemble une quarantaine d’associations en Europe). A Bilbao (Espagne) huit établissements sur les neuf testés ont refusé l’entrée à des Noirs et des Arabes. En Roumanie, ce sont les Roms qui n’ont pas eu le droit de franchir le seuil des boîtes de nuit. “En tout, un peu plus d’un établissement sur deux a discriminé des personnes sur une base ethnique. ça illustre bien la montée des idéologies racistes et l’influence des discours de l’extrême droite en Europe, qui sont entrés dans une phase d’application”, poursuit celui qui est aussi membre du bureau national de l’association SOS Racisme, qui a porté ce mouvement.

Cette opération, qui vis à mettre en évidence le phé- nomène raciste dans des nations où une telle discrimination est niée ou vécue comme une normalité, était une première pour un certain nombre de pays. Elle est vouée à être répétée, dans les boîtes de nuit comme dans les secteurs du logement et de l’emploi. A terme, le but est de faire reconnaître le testing comme preuve de discrimination dans tous les pays de l’UE (seules la France et la Belgique l’acceptent comme preuve au pénal), comme dans ceux qui souhaiteraient y adhérer. Et de faire en sorte que l’Europe, qui a inscrit le principe de nondiscrimination dans sa charte des droits fondamentaux, soit enfin “au niveau de ses valeurs”.

Alexandra bogaer, Source : Metro France

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REVUE DE PRESSE EUROPEENNE : 1ER TESTING EUROPEEN : DES RESULTATS INQUIETANTS

La 1ère nuit du testing européenne en direct sur RFI
podcast

Besançon : une boîte de nuit épinglée par SOS Racisme (France 3)

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RACISME / EUROPE : Résultats "inquiétants"

La première "nuit du testing" organisée par des organisations antiracistes à l'entrée de dizaines de discothèques et bars dans 15 villes européennes révèle des "résultats inquiétants" dans un climat de montée du racisme en Europe, ont annoncé aujourd'hui ces associations. Emmené par l'organisation française SOS Racisme, le mouvement européen antiraciste European Grassroots Antiracist Movement (EGAM) - créé en novembre 2010 et regroupant une quarantaine d'associations des 27 pays de l'UE - a organisé la "première nuit européenne du testing" dans la nuit de samedi à dimanche.

"Dans plus de 15 capitales européennes (...) 34 établissements ont présenté des pratiques discriminatoires sur des bases ethniques, à leur entrée", selon le communiqué de SOS Racisme/EGAM, qui "dénonce une fois de plus un contexte général en Europe de montée des idéologies racistes et de haine, menant à l'exclusion d'une partie des citoyens européens". Des "tests" ont été conduits par exemple devant des établissements à Tirana, Anvers (Belgique), Paris, Besançon, Bucarest, Oslo ou Bilbao (Espagne).

Des Roms, Africains, Arabes ou Noirs se présentant devant des discothèques, bars ou cafés "n'ont pas pu rentrer, au contraire de Blancs (...) et ont été victimes de discriminations", a expliqué un porte-parole de SOS Racisme. "Bien que des gens soient la cible de discriminations pour des raisons diverses dans les différents pays, les discriminations raciales progressent dans toute l'Europe (...) dans un contexte politique qui favorise cette progression", selon l'EGAM, rappelant que "les forces politiques populistes et d'extrême droite profitent de la crise économique et sociale pour gagner en influence".

Source : Le Figaro avec AFP

 

SOS Racisme va porter plainte pour "discriminayion" contre une boîte de nuit de Lyon

L’AKGB se fait épingler par SOS Racisme. L’association a annoncé ce lundi qu’elle comptait déposer plainte mercredi pour «discrimination fondée sur l’origine» contre le club du 7e arrondissement, au lendemain de la première nuit européenne du testing organisée simultanément dans plusieurs villes.

Dans la nuit de samedi à dimanche, deux groupes composés chacun de deux couples «correctement vêtus» se sont présentés à l’AKGB. «Les deux premiers couples, d’origine franco-magrébins et franco-africains, se sont vus refuser l’accès à  la boite de nuit, sans aucun motif», explique Ouajdi Feki, coordinateur régional de SOS racisme Rhône-Alpes.

Déjà positif en 2000

Deux minutes plus tard, les deux autres couples d’origine européenne ont pu entrer à l’AKGB sans difficulté. «Lorsque nous avons interrogé le vigile pour savoir pourquoi nous ne pouvions pas rentrer, il est resté silencieux, refusant de répondre à nos questions», dénonce Ouajdi Feki, précisant qu’en 2000, un précédent testing s’était déjà révélé «positif» dans ce même établissement.

«Ils n’ont visiblement pas retenu la leçon», ajoute le responsable associatif. Les deux autres testings menés ce week-end  à Lyon et dans l’Ain se sont avérés négatifs.

Source : 20 minutes

11:17 Publié dans *DISCRIMINATION | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : testing, discrimination, egam, sopo, sos, racisme |  Facebook |

06 mars 2011

1ÈRE NUIT EUROPÉENNE DU TESTING

Press release :

The European Grassroots Antiracist Movement – EGAM - conducts the first Europe-wide testing against racial discriminations


A European first

 

This night, the civil society European Grassroots Antiracist Movement – EGAM – has conducted the first Europe-wide testing against racial and ethnic discriminations.

In 14 countries, the activists have tested, all night long, the nightlife places in the main capitals and cities of Europe. In 15 cities, 35 nightlife places have been found discriminating. You will find the results of the testings, for each country, at the end of this press release.

Following weeks of preparation, coordination, and training sessions organized all over Europe, this first European Testing Night is only the beginning of a long-term Europe-wide campaign against racial and ethnic discriminations. The method being used, the testing, is a tool that was invented by the Civil Rights Movement in the US to fight racial segregation and later discriminations.

Starting with this first testing night, the European antiracist civil society will test the continent on a regular basis, in order to raise awareness on, and denounce the racial and ethnic discriminations that prevent parts of the European population from having just and equal access to housing, work, entertainment, etc.

The European political context favors the increase in racial discriminations

Although people are discriminated for different reasons in the different countries, the racial discriminations are a phenomenon on the rise all over Europe.

The European Testing Night takes place in a political context that favors this increase : the far right and populist political forces take advantage of the current economic and social crisis to gain influence, meet election success, enter parliaments, being sometimes a part of governmental coalitions or their irreplaceable support.

These political forces spread a racist ideology of exclusion and hatred against parts of their national populations, trying to impose on them a de facto domination on racial and ethnic basis.

With regards to this harsh political context, the European antiracist civil society is attached even more to the European dream of a continent free of racial and ethnic discriminations, where all citizens have equal rights, pursuant to legal regulations and in practice.

Europe is not at level with its aspiring values when it comes to fighting racial discriminations

Although good intentions are proclaimed, Europe does not take proper steps to confront this situation.

The European Testing Night was prepared and conducted with no institutional nor financial support from the European institutions, including, of course, EU institutions.

This is only one blatant example of the inability of these institutions to really tackle the problem of racial discriminations on the continent.

In particular, they do not provide enough support for the emergence of a real civil society, in relationship with, but independent from them, since they regard it too much as an extension of themselves.

Doing so, they prevent the voices of millions of citizens from being heard, and they do not provide Europe with the appropriate means to combat racial and ethnic discriminations.

To combat racial and ethnic discriminations, a strong and clear support to the European antiracist civil society is needed, now more than ever.

Activists’ security is at stake

In various countries, conducting the testings results in a serious threat to the personal safety of the testers and the institutional safety of the organizations.

We rely on the national and local authorities to pay a special attention to the personal and institutional protection of the EGAM Members and activists who have conducted the European Testing Night in their countries.

 

The European Testing Night was conducted by EGAM, whose Members are :

Mjaft! (Albania), ZARA – Zivilcourage und Anti-Rassismus-Arbeit & SOS Mitmensch (Austria), Kif Kif (Belgium), Youth Initiative for Human Rights (YIHR) – Bosnia (Bosnia), Bulgarian Helsinki Committee (Bulgaria), YIHR – Croatia (Croatia), SOS mod racism & Nordic Network Against Racism (Denmark), Estonian Institute for Human Rights (Estonia), Finnish League for Human Rights (Finland), SOS Racisme (France), ADNB & Karawanserei Toleranzin (Germany), Greek Forum for Migrants (Greece), TASZ – Civil Liberties Union & NEKI (Hungary), SOS Razzismo (Italy), YIHR – Kosovo (Kosovo), Latvian Center for Human Rights (Latvia), Moldovan Institute for Human Rights (Moldova), YIHR – Montenegro (Montenegro), Hi5 & Radar (Netherlands), Norwegian Center Against Racism (Norway), Open Republic & Never Again! (Poland), Romani Criss (Romania), YIHR – Serbia (Serbia), Ludia proti rasizmu (Slovakia), Ekvilib institute (Slovenia), SOS Racismo (Spain), Centrum mot rasism (Sweden), DurDe! (Turkey).

The action was conducted in partnership with national partners, including :

Roma Active (Albania), Center for Positive Integration (Denmark), HR local monitors (Romania), Regional Centre for Minorities & Novi Svet (Serbia), The Anti-Discrimination Bureaus of Eskilstuna, Kalmar, Karlstad, Norrköping, Uppsala and Örebro (Sweden).


European Testing Night – Results of the successful testings

 

Country

Cities

Names of the places tested

Organizations

Discriminations shown against

Albania

Tirana

Four (4) places : three (3) bars and one (1) restaurant were found discriminating.

For security reasons, the names will not be published.

MJAFT! Movement & Roma Active Albania

Roma

Belgium

Anvers

Velvet Lounge

Kif Kif

Arabic and African

Denmark

Copenhagen

Krasnapolsky

Center for Positive Integration & SOS mod racisme

The testers are citizens with backgrounds from Middle East (Turkey, Iran) and Africa (Somalia, South Africa)

France

Paris

Duplex

SOS Racisme

Arabic and African

Madame

Lyon

KGB

Besançon

Le Bristol

Germany

Dresden

Results to be confirmed

Karawanserei Toleranzin

Norway

Oslo

Buddha

The Norwegian Centre against Racism

The testers are Norwegian citizens, with backgrounds from Tanzania, Ghana, and Sri Lanka

Havanna

3 brødre

Poland

Warsaw

Mono Bar

Open Republic

Black

Klub Park

Enclava

Romania

Bucharest

Belaggio

Romani CRISS, Human Rights local monitors

Roma

Kultur House

Player

Cluj-Napoca

Janis

After

Craiova

Glitter

Club 300

Pubs

Botosani

1 place was found discriminating

Serbia

Belgrade

Mr. Stefan Braun

Regional Centre for Minorities

Roma

Spain

Bilbao

Big Ben

SOS Racismo Bilbao

Black & Arabian

Weekender

El Tres

Bongo Loco

Every

Divino Cielo

Galeon

La Otxoa

Sweden

Stockholm

1 place was found discriminating

Swedish Anti-discrimination Bureaus

Testers were from Middle Eastern backgrounds

02 mars 2011

ERIC ZEMMOUR, CONDAMNE ET NOUVEAU HEROS DE L'UMP

A l'issue de sa condamnation définitive pour « provocation à la discrimination raciale », comme une récompense ou une distinction, l'UMP fait ce mercredi d'Eric Zemmour son invité d'honneur, lors d'un débat organisé par son secrétaire général adjoint Hervé Novelli, qui qualifie d'ailleurs Eric Zemmour de « cher ami » de sa formation politique.

Nous avons demandé aux employeurs d'Eric Zemmour de tirer les conclusions de sa condamnation pour incitation à la discrimination raciale, comme l'a d'ailleurs exigé le syndicat SNJ-CGT de France Télévisions. Nous considérons que le poison du racisme, de l'antisémitisme et la xénophobie, déjà si puissant en période de crise, ne doit pas être propagé par les médias, a fortiori sur le service public qui a un devoir d'exemplarité.

A l'inverse, par cette invitation, l'UMP apporte un soutien officiel à Eric Zemmour au lendemain de son procès. C'est une caution inacceptable de l'UMP à des propos condamnés par la justice, dont la décision est totalement méprisée comme dans l'affaire Hortefeux, débarqué du gouvernement seulement par crainte d'une confirmation en appel de sa condamnation pour « injure raciale ».

Le racisme n'est pas une opinion, c'est un délit

L'invitation d'Eric Zemmour par l'UMP est une très lourde faute, pas seulement contre les millions de Français victimes de discriminations, mais contre la République.

C'est toujours à regret qu'en démocratie, on sanctionne un éditorialiste, mais la République a des règles et, en l'espèce, le tribunal a jugé qu'Eric Zemmour avait franchi la limite de la liberté d'expression pour être dans l'incitation à la discrimination raciale. Dans notre République, le racisme n'est pas une opinion, c'est un délit.

Au lieu de considérer Eric Zemmour en délinquant condamné, l'UMP l'érige en modèle, voire en martyr ou en héros. C'est indigne d'une formation politique républicaine.

Une surenchère avec le Front National

C'est une provocation médiatique dérisoire, mais c'est aussi une offensive idéologique inquiétante. Car la droite s'inscrit, une nouvelle fois, dans une surenchère idéologique et électoraliste avec le Front national.

Il s'agit de concurrencer Marine Le Pen sur un thème-clé du Front national : la lutte contre le « politiquement correct » et les « lois-baillons » qui brideraient la liberté d'expression. Comprendre : la liberté de tenir des propos discriminatoires.

Avec ce débat sur « la liberté d'expression et le trop-plein de normes », le parti de Jean-François Copé a-t-il l'intention de remettre en cause la législation contre les discriminations, comme le racisme, l'antisémitisme, l'homophobie ? Après ses attaques contre la Halde, l'UMP veut elle légaliser les propos et actes discriminatoires ?

"Réviser les lois dites mémorielles" ?

Que veut dire Hervé Novelli lorsqu'il annonce que « notre ami Eric Zemmour proposera de revisiter un certain nombre de lois dites mémorielles » ? L'UMP veut-elle abolir la loi Gayssot et offrir pignon sur rue aux révisionnistes et négationnistes de la Shoah ? L'UMP remet elle en cause la reconnaissance du génocide arménien, ou des crimes de l'esclavage de la loi Taubira ?

Des voix diverses se sont élevées, dont celles de SOS Racisme ou d'Arno Klarsfeld ancien conseiller du Premier ministre François Fillon, pour rappeler à l'ordre l'UMP. Jean-François Copé doit s'expliquer.

Nous mettons en garde l'UMP contre les graves atteintes qu'elle porte au pacte républicain, par ce type de provocations, et plus généralement par le débat sur l'identité nationale et le multiculturalisme, qui est un terrain de dérapages permanents. La droite doit cesser de diviser les Français.

Par Mehdi Ouraoui et Pascale Boistard | Sécrétaires nationaux du PS

Source : Rue 89

22 février 2011

LES DEMANDES DE DEPART D'ERIC ZEMMOUR DE FRANCE TELEVISIONS SE MULTIPLIENT

LA CGT FRANCE TELEVISIONS DEMANDE LE DEPART D'ERIC ZEMMOUR

"Quelqu'un qui est condamné pour racisme n'a pas sa place sur les antennes de France Télévisions", a déclaré lundi 21 février Jean-François Téaldi, secrétaire général du SNJ-CGT de France Télévisions. Le polémiste Eric Zemmour "n'a pas sa place sur les antennes de France Télévisions", estiment en effet les journalistes et techniciens CGT du groupe public qui demandent au président Rémy Pflimlin "de tirer toutes les conclusions" de la condamnation du journaliste pour provocation à la haine raciale.

Eric Zemmour a été condamné vendredi à 2 000 euros d'amende avec sursis pour provocation à la haine raciale par le tribunal correctionnel de Paris. Il avait été cité en justice par SOS Racisme, la Licra, le MRAP, l'UEJF et J'accuse, pour des propos tenus le 6 mars 2010 sur Canal+ et France Ô.

Mettant en avant "le crédit qui peut être accordé aux paroles" du prévenu, "un homme de médias, un polémiste reconnu, un trublion parfois", le procureur de la République avait requis à l'audience du 14 janvier une condamnation "de principe". Eric Zemmour, de son côté, s'était défendu avec vigueur, assurant ne pas être un "provocateur", mais un observateur fidèle de la réalité qui refuse le "politiquement correct".

"IMPUNITÉ"

"Si nous ne voulons pas qu'un racisme affiché ou même rampant continue à pouvoir s'exprimer à France Télévisions, il faut faire cesser l'impunité audiovisuelle qui semble s'être installée dans cette maison", jugent les techniciens et journalistes de la CGT dans un communiqué. Pour eux, "cette décision de justice qui ne peut rester sans suite".

Eric Zemmour est notamment chroniqueur dans l'émission "On n'est pas couché" sur France 2.

Source : Lemonde.fr

19 février 2011

CONDAMNATION DE ZEMMOUR : DOMINIQUE SOPO TRÈS SATISFAIT


Procès Zemmour : Sopo "satisfait"

Invité d'Europe 1 vendredi soir, Dominique Sopo, président de SOS Racisme, s'est dit "satisfait" de la condamnation d'Eric Zemmour à 2.000 euros d'amende avec sursis pour incitation à la haine raciale. "On est totalement satisfait, puisque les deux phrases qui ont été attaquées au tribunal ont fait l'objet d'une condamnation", a-t-il estimé.

"Ce qui est important, c'est qu'il y ait une reconnaissance que ces propos étaient bien une incitation à la haine raciale (...) C'est le peuple qui dit cette sentence", a-t-il ajouté.

Réagissant aux propos de ceux qui disent Eric Zemmour "courageux" de proclamer "des vérités", Dominique Sopo a lancé : "passer son temps à taper sur les noirs, sur les femmes, sur les homosexuels, en disant que c'est du courage, je n'ai pas remarqué que ces catégories de population ont le pouvoir dans ce pays (...) Ce qui est malsain, c'est que des personnes qui ont un accès très large aux médias puissent repeindre la lâcheté, la petitesse, en courage".

Source : Europe 1

AFFAIRE ZEMMOUR : QUAND UN MEMBRE DU GOUVERNEMENT CRITIQUE UNE DÉCISION DE JUSTICE

SOS Racisme tient à exprimer sa consternation suite aux déclarations de Thierry Mariani, secrétaire d’Etat aux transports, à propos de la double condamnation prononcée ce jour par le TGI de Paris à l’encontre d’Eric Zemmour.

Au-delà du fait que Monsieur Mariani se pose une fois de plus en soutien d’une personne reconnue par un tribunal de la République coupable de provocation à la discrimination raciale, il est pour le moins malvenu qu’un membre du Gouvernement se lance dans une critique d’une décision de justice. Si Monsieur Mariani souhaite faire profession d’avocat, c’est son droit. Mais il ne semble pas qu’il ait été appelé au Gouvernement pour exercer cette activité.

SOS Racisme demande au Garde des Sceaux ainsi qu’au Premier ministre de veiller à ce que les membres du Gouvernement cessent de remettre en cause des décisions de justice. Au nom bien évidemment du principe de séparation des pouvoirs. Mais également parce que, face à la haine et à la discrimination, des représentants de la République se doivent de défendre les valeurs de la République et non de contribuer à les miner.

 

CONDAMNATION DE ZEMMOUR : LA GAUCHE RÉAGIT (ENFIN) !

 

HAINE RACIALE : LE PCF SE FELICITE DE LA CONDAMNATION DU MULTI-RECIDIVISTE ERIC ZEMMOUR

Eric Zemmour vient d'être condamné pour provocation à la haine raciale.

La lutte contre le racisme et la xénophobie est un combat de tous les jours et nous le menons avec conviction. Le fait que des journalistes ou des hommes politiques fassent de ces propos nauséabonds un fond de commerce, est scandaleux.

Les chroniques répugnantes du multi-récidiviste Eric Zemmour sur l'immigration ou encore sur droit à l'IVG et les violences faites au femmes sont ignobles.

Le PCF se réjouit que de tels propos soient condamnés par la justice. Nous avons le devoir de continuer à nous lever pour les condamner avec la plus grande fermeté.

Source : pcf.fr

DEUX DIRIDEANTS DU PS ONT APPELE VENDREDI SOIR A CE QUE ERIC ZEMMOUR SOIT SANCTIONNE PAR LES MEDIAS AUDIOVISUELS OU IL OFFICIE

Deux dirigeants du PS ont appelé vendredi soir à ce qu'Eric Zemmour soit sanctionné par les médias audiovisuels où il officie comme chroniqueur après sa condamnation pour provocation à la haine raciale par le tribunal correctionnel de Paris.

"Nous refusons l'impunité dont jouissent certaines personnalités qui incitent aux discriminations raciales", écrivent dans un communiqué Pascale Boistard, secrétaire nationale du PS à l'Organisation, et Mehdi ouraoui, secrétaire national adjoint à la Coordination.

"L'impunité audiovisuelle d'Eric Zemmour ne doit pas s'ajouter à l'impunité gouvernementale de Brice Hortefeux. Les propos insupportables de ces personnalités banalisent le racisme au quotidien", ajoutent-ils, faisant allusion à un jugement ayant condamné le ministre de l'Intérieur pour injure raciale en juin 2010 et dont ce dernier a fait appel.

Citant France Télévision et RTL, deux des employeurs d'Eric Zemmour, Mme Boistard et M. ouraoui estiment que les médias doivent tirer "toutes les conclusions de cette décision de justice qui ne peut rester sans suite".

Source : blog

 

18 février 2011

BFM TV - ZEMMOUR CONDAMNE

ERIC ZEMMOUR CONDAMNE POUR PROVOCATION A LA DISCRIMINATION RACIALE

PARIS — Le tribunal correctionnel de Paris a condamné vendredi Eric Zemmour à 2.000 euros d'amende avec sursis pour provocation à la haine raciale pour ses propos controversés sur "les Noirs et les Arabes".

Eric Zemmour avait été cité en justice par SOS Racisme, la Licra, le Mrap, l'UEJF et J'accuse, pour des propos tenus le 6 mars 2010 sur Canal+ et France Ô.

Dans l'émission de Thierry Ardisson "Salut les terriens", diffusée sur la chaîne cryptée, Eric Zemmour s'était indigné après une intervention sur les contrôles au faciès: "Mais pourquoi on est contrôlé 17 fois? Pourquoi? Parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c'est comme ça, c'est un fait".

Le même jour, sur France Ô, il avait estimé, en réponse à une question qui lui était posée, que les employeurs "ont le droit" de refuser des Arabes ou des Noirs.

Dans un premier jugement, la 17e chambre du tribunal a statué sur les poursuites engagées par SOS Racisme, la Licra et le Mrap, qui poursuivaient les propos sur les trafiquants en diffamation à caractère racial et ceux sur les employeurs pour provocation à la discrimination raciale.

Le tribunal a relaxé Eric Zemmour du délit de diffamation pour les propos sur les trafiquants. Ces propos sont peut-être "choquants", écrit le tribunal, mais ils ne sont pas "diffamatoires". En revanche, il a condamné l'homme de médias à 1.000 euros d'amende avec sursis pour avoir, sur France Ô, "justifié une pratique discriminatoire illégale --la discrimination à l'embauche-- en la présentant comme licite".

Par ailleurs, le chroniqueur devra verser 1.000 euros de dommages et intérêts à chacune des trois associations, plus 2.000 euros de frais de justice, soit un total de 9.000 euros.

Le tribunal a rendu un second jugement, à la suite des poursuites engagées par les associations UEJF et J'accuse. Ces deux associations poursuivaient uniquement les propos diffusés sur Canal+ concernant les trafiquants, mais tant en diffamation qu'en provocation à la discrimination raciale.

Dans ce dossier, la 17e chambre n'a retenu que le délit de provocation à la discrimination raciale et a condamné Eric Zemmour à 1.000 euros d'amende avec sursis. Il devra également verser 1 euro à chacune des parties civiles, plus 750 euros de frais de justice, soit un total de 1.502 euros.

Les deux jugements devront enfin faire l'objet d'une publication dans la presse.

En substance, le tribunal a jugé qu'Eric Zemmour avait "dépassé les limites autorisées de la liberté d'expression".

Mettant en avant "le crédit qui peut être accordé aux paroles" du prévenu, "un homme de médias, un polémiste reconnu, un trublion parfois", le procureur de la République Anne de Fontette avait requis à l'audience du 14 janvier une condamnation "de principe".

Eric Zemmour de son côté s'était défendu avec vigueur, assurant ne pas être un "provocateur", mais un observateur fidèle de la réalité qui refuse le "politiquement correct".


PROCES D'ERIC ZEMMOUR : DECISION AUJOURD'HUI DU TRIBUNAL CORRECTIONNEL

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PARIS — Le tribunal correctionnel de Paris dira vendredi si le chroniqueur Eric Zemmour s'est rendu coupable de diffamation et de provocation à la discrimination raciale en proférant à la télévision des propos controversés sur "les Noirs et les Arabes".

Eric Zemmour a été cité en justice par SOS Racisme, la Licra, le Mrap, l'UEJF et J'accuse, pour des propos le 6 mars 2010 sur Canal+ et France Ô.

Dans l'émission de Thierry Ardisson "Salut les terriens", diffusée sur la chaîne cryptée, Eric Zemmour s'était indigné après une intervention sur les contrôles au faciès : "Mais pourquoi on est contrôlé 17 fois? Pourquoi? Parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c'est comme ça, c'est un fait".

Le même jour, sur France Ô, il avait estimé, en réponse à une question qui lui était posée, que les employeurs "ont le droit" de refuser des Arabes ou des Noirs.

Mettant en avant "le crédit qui peut être accordé aux paroles" du prévenu, "un homme de médias, un polémiste reconnu, un trublion parfois", le procureur de la République Anne de Fontette avait requis à l'audience du 14 janvier une condamnation "de principe".

Concernant la citation sur les trafiquants, elle avait regretté qu'Eric Zemmour ait repris le "vieux stéréotype qui assimile l'immigration à la délinquance". Quant à la seconde assertion, elle avait rappelé qu'en France, "la discrimination n'est pas un droit mais un délit".

Plus largement, elle s'était faite la porte-parole d'une "République qui doit unifier et pacifier, surtout dans la période troublée que la France traverse depuis plusieurs mois et au cours de laquelle des propos que l'on croyait définitivement tus reprennent de la vigueur".

Eric Zemmour de son côté s'était défendu avec vigueur, assurant ne pas être un "provocateur", mais un observateur fidèle de la réalité qui refuse le "politiquement correct".

17 février 2011

EN ATTENDANT LE DELIBERE DU PROCES DE SOS RACISME CONTRE ZEMMOUR : RETOUR SUR LES SOUTIENS DU CHRONIQUEUR CONTREVERSE

ERIC ZEMMOUR DIT TOUT HAUT CE QUE LES RACISTES PENSENT TOUT BAS!

Qui soutient Eric Zemmour? La droite extrême - L'extrême droite - L'extrême extrême droite - et Dieudonné!

 

Dieudonné bientôt parrain du fils de Zemmour ?

 

LE PEN SOUTIENT ERIC ZEMMOUR

 

L'EXTREME DROITE AU GRAND COMPLET

 

ET BIEN D'AUTRES CONNUS POUR LEURS ENGAGEMENTS ... :

Yvan RIOUFOL, journaliste très contesté : Vidéo

Dupont AIGNAN et Débout la République : Vidéo

Et 30 députés UMP principalement issus du groupe "Droite populaire" dont certains membres sont malheuresement bien connus pour leurs dérapages : Vannest, Raoult, ... .

EN ATTENDANT LE DELIBERE DU PROCES DE SOS RACISME CONTRE ZEMMOUR DE DEMAIN : LES PRINCIPALES IMAGES ET VIDEOS QUI ONT FAIT LE BUZZ

LE MEILLEURS EN VIDEO :


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LE MEILLEURS EN IMAGE

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Source : Charli Hebdo

 

NON AU FOSSOYEUR DES DROITS !


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Les députés étudient ce soir, en séance publique, à l’Assemblée Nationale le projet de loi organique relatif au Défenseur des droits.

Alors que la HALDE va être enterrée, SOS Racisme souhaite rappeler aux députés son opposition à ce projet de loi qui rend impossible toute politique publique de lutte contre les discriminations.

La HALDE n’a que 5 ans d’existence et va pourtant disparaitre au profit d’un « super-défenseur », nommé par le président de la République. D’après le projet de loi, validé par la commission des lois de l’Assemblée Nationale en deuxième lecture, les adjoints du Défenseur des droits seront nommés par le premier ministre. Quant aux collèges rattachés aux missions du Défenseurs des droits, ils n’auront qu’un rôle consultatif facultatif.

Le projet de loi, s’il est adopté tel quel par les députés, devrait entraîner une grave régression en matière de défense des libertés individuelles. En effet, le Défenseur des droits deviendra dépendant du pouvoir exécutif et les contre-pouvoirs internes seront inexistants.

SOS Racisme demande donc aux députés de réintroduire les avancées obtenues lors des précédents passages en commission et en séance publique, afin que l’indépendance et les contre-pouvoirs soient renforcés au sein de cette future institution. En effet, l’indépendance et la légitimité d’action du Défenseur des droits ne pourront être assurées que s’il y a une collégialité et un pluralisme dans les prises de décisions du Défenseurs des droits.

C’est pourquoi SOS Racisme demande également la mise en place de comités consultatifs composés de membres de la société civile, comme il en existait déjà au sein de la HALDE. Et, pour plus de visibilité, que l’adjoint au Défenseur des droits en charge de la lutte contre les discriminations et la promotion de l’Egalité soit dénommé « Défenseur de l’Egalité ».

Il est urgent que les députés reviennent à la raison pour protéger l’un des piliers de notre république démocratique : la protection des droits fondamentaux. Le Défenseur des droits ne doit pas devenir le « fossoyeur des droits ».

 

LA CRÉATION DU DÉFENSEUR DES DROITS DOIT CONDUIRE A UNE MEILLEURE DÉFENSE DES DROITS DE TOUS

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Les 15 et 16 février prochains, l’Assemblée nationale débattra de nouveau du projet de loi créant un Défenseur des Droits, au sein duquel la HALDE devrait être intégrée. Le projet de loi ne doit pas conduire à un affaiblissement de la politique publique de lutte contre les discriminations. Des amendements peuvent encore être apportés pour garantir la préservation de l’expertise, l’expérience et la compétence de la HALDE au sein du Défenseur des Droits.

En 5 ans, la HALDE est devenue un acteur incontournable de la lutte contre les discriminations et pour l’égalité, reconnu par les acteurs publics et privés nationaux, comme par les institutions internationales. L’Union européenne et l’ONU ont déjà manifesté leurs réserves face aux effets d’une dilution de la lutte contre les discriminations dans le Défenseur des Droits.

Créée en 2005, la HALDE œuvre à la promotion de l’égalité, principe républicain au cœur de la cohésion sociale, et au « mieux-vivre ensemble ». Elle est un véritable service public de l’accès au droit,identifié comme l’acteur principal de la politique publique de lutte contre les discriminations, avec une notoriété de 54 % acquise en 5 ans. Dans l’emploi, le logement ou encore l’éducation, la HALDE s’attache à identifier les risques d’inégalité, à prévenir les discriminations et contribue à garantir à chacun un traitement égal. Elle contribue à corriger ou à faire sanctionner les discriminations. Enfin, grâce à son réseau de correspondants locaux, la HALDE est présente sur l’ensemble du territoire national.

L’expertise de son Collège et de ses agents et l’élaboration de nouveaux outils pour prouver la discrimination (méthode des panels, testings, aménagement de la charge de la preuve…) contribuent à lutter contre les discriminations en faisant connaître et appliquer le droit, en l’améliorant.

L’efficacité de sa mission, repose sur quatre piliers : l’expertise juridique, la collégialité des décisions, l’ouverture démocratique sur la société civile, la visibilité de la lutte contre les discriminations auprès du grand public. Ces axes doivent être préservés dans le Défenseur des Droits.

La rationalisation du dispositif institutionnel français de défense des droits ne doit pas se faire au prix du sacrifice de la lutte contre les discriminations et pour l’égalité. Pour utiliser demain les acquis de la HALDE, la loi  doit pouvoir apporter des garanties sur :

- La transposition des pouvoirs de la HALDE à un adjoint bien identifié membre à part entière d’un Collège disposant d’un réel pouvoir d’avis délibératif;

- La consultation de la société civile, en accord avec les principes internationaux (la présence de la société civile est une garantie d’indépendance, selon les « principes de Paris » - sommet de l’ONU, 1993) ;

Le Défenseur des Droits doit permettre une défense des droits de tous face aux discriminations. La loi doit, pour ce faire, garantir la continuité des missions de la HALDE, la pérennité de ses actions ainsi que la préservation de son expertise.

 
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