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15 février 2011

DISCRIMINATION TERRITORIALE : PAIEMENT PAR CHEQUE INTERDITS A CAUSE DE LEUR ADRESSE

1316679_ranson.jpg«Le Parisien» - «Aujourd'hui en France» a enquêté sur les cas d'enseignes qui refusent des chèques de clients n’habitant pas à proximité du magasin ou ceux domiciliés dans les zones sensibles. Des élus demandent qu’une loi interdise cette pratique.

Un commerçant a-t-il le droit de refuser un chèque ? Et ce refus peut-il se fonder sur l’adresse du client? C’est la double question que suscite la pratique mise en place par l’enseigne Conforama à Herblay (Val-d’Oise). Depuis quelques jours, le magasin n’accepte plus que les chèques émis par un habitant du département ou des Yvelines voisines.

Officiellement, cette mesure intervient « suite à une recrudescence des chèques impayés » et elle est affichée en caisse, bien visible.

Photo : Ranson avec le Parisien

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12:49 Publié dans *DISCRIMINATION | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : le parisien, 93, chèque, discrimination, territoriale |  Facebook |

10 février 2011

HOCHFELDEN – TRUCHTERSHEIM : LA GENDARMERIE APPELLE A LA CHASSE AUX ETRANGERS !

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SOS Racisme a pris connaissance d’un courrier rendu public par « les Dernières Nouvelles d’Alsace », envoyé par la gendarmerie des cantons de HOCHFELDEN – TRUCHTERSHEIM (67) aux différents maires des communes situées sur ces territoires.

Ce courrier invite les maires à sensibiliser leurs citoyens par « le biais [des] conseillers municipaux et agents municipaux » pour « signaler tout comportement suspect d’individus étrangers à la commune et plus particulièrement les personnes originaires des pays de le l’Est et des Balkans » afin de lutter contre les cambriolages.

Ainsi, le maire de KIRRWILLER a pris cette consigne à la lettre avec un zèle particulier, puisque n’étant pas destinataire originaire du courrier, il l’a fait distribuer à l’ensemble de ses concitoyens, stigmatisant ainsi toute une population comme potentiellement criminogène.

Par ailleurs, SOS Racisme s’interroge également sur les consignes de procéder à des contrôles d’identité au faciès par les gendarmes « à plusieurs postes stratégiques du territoire afin de localiser les individus susceptibles de commettre les cambriolages », visant ainsi spécifiquement  les étrangers originaires d’Europe de l’Est et des Balkans.

Selon Dominique SOPO, Président de SOS RACISME,  « Ce courrier incite à la chasse aux étrangers de l’Est. Ce genre de directive n’a rien d’étonnant, 6 mois après la mise en place d’une politique discriminatoire envers les Roms commis au plus haut niveau de l’Etat ».

SOS RACISME entend dont porter plainte pour diffamation raciale à l’encontre des auteurs de ce courrier et ceux qui ont relayé ces directives. L’association procédera également à la saisine de la Commission Nationale de Déontologie et de Sécurité afin de faire sanctionner ce type de comportement.

SOS Racisme demande enfin au préfet de prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre un terme à ce système de délation et sanctionner les responsables.

DISCRIMINATION : LE SITE ADMISSION POSTE-BAC.FR MODIFIE

Le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a revu sa copie. Sous la pression de la Ligue des droits de l'homme (LDH) et de syndicats de parents d'élèves, de lycéens et d'étudiants, le site Admission post-bac.fr, qui regroupe l'ensemble des formations accessibles une fois le bac en poche, a modifié ses pages Internet, afin qu'il n'induise «aucune discrimination» à l'égard des étrangers.

La semaine dernière, en découvrant que les étrangers ne pouvaient se pré-inscrire via le site gouvernemental à une formation en apprentissage, la Ligue des droits de l'homme (LDH) avait jugé la procédure «discriminatoire» et «parfaitement illégale».

Apprentissage : la pré-inscription en ligne possible pour les étrangers

«Le site est désormais ouvert aux pré-inscriptions dans les formations en apprentissage à tout élève qui en fait la demande, quelle que soit sa nationalité et son lieu de résidence», a expliqué le ministère dans un communiqué. D'autre part, il «affiche désormais une information précise sur la liste des titres de séjour permettant aux candidats étrangers de conclure un contrat d'apprentissage afin de transformer cette pré-inscription en inscription définitive».

Celle-ci sera «soumise à l'obtention d'un titre de séjour permettant de conclure un contrat d'apprentissage», précise le ministère qui invite les candidats à consulter le site service-public.fr.». De quoi décourager lycéens et  étudiants sans-papiers.

Source : LeParisien.fr

ADECCO BRUXELLE DEVANT LA JUSTICE POUR DISCRIMINATION RACIALE

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Le 10 février, se tiendra à 9h30 au Palais de justice de Bruxelles le procès opposant SOS RACISME, la FGTB et l’association Kif kif à ADECCO, numéro 1 mondial du travail temporaire pour des faits de discrimination raciale.

Cette audience, devant les juridictions civiles belges, intervient alors que SOS RACISME avait assigné la branche belge d’ADECCO pour discrimination raciale à l’embauche. En effet, entre 2000 et 2001, les fiches de poste vacants étaient annotées de la mention BBB – en référence à la race bovine « Blanc-Bleu-Belge – signifiant « pas d’étranger » ou « pas d’arabe » dans le cadre de certaines missions. Ces mentions, codifiant les demandes discriminatoires des clients d’ADECCO, ont été révélées dans des correspondances internes échangées entre plusieurs agences du groupe.

Neuf ans auparavant, SOS RACISME avait déjà porté plainte auprès des juridictions pénales pour ces mêmes faits. Or, la justice belge avait décidé fin juin 2008 de ne pas renvoyer en correctionnel les dirigeants d’ADECCO en raison d’un problème de procédure lié à la langue utilisée. En effet, l’instruction a été menée en français par la justice et non en néerlandais, alors que le siège d’ADECCO en Belgique se situe en Flandre, la région néerlandophone du pays.

C’est dans ces conditions, et afin que soit reconnue enfin comme illicite la mise en place d’un tel système discriminatoire, que l’association a entendu, malgré les obstacles rencontrés, poursuivre son combat sur le terrain civil.

Ce n’est pas la première procédure engagée à l’encontre du spécialiste du travail temporaire, puisque SOS RACISME a déjà fait condamner pénalement ADECCO et deux de ses clients, Garnier et Ajilon, pour des faits similaires. En effet, les recruteurs avaient eu pour consigne de n’embaucher que des animatrices de vente « BBR » (bleu, blanc, rouge) dans le cadre d’une campagne pour les produits Garnier (groupe l’Oréal) en 2000.

Une autre procédure engagée en 2001 contre ADECCO pour des faits de discrimination raciale et de fichage ethno-racial des intérimaires, dans le secteur de la restauration, est toujours pendante devant les juridictions pénales françaises.

09 février 2011

NOUVEAUX RAPPORTS DE L’ECRI SUR L’ARMENIE, LA BOSNIE-HERZEGOVINE, L’ESPAGNE, MONACO ET LA TURQUIE

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Le Président de l’ECRI, Nils Muiznieks, a déclaré que s’il y a eu des progrès, des préoccupations demeurent dans tous ces pays.


ARMÉNIE
Des préoccupations demeurent dans les domaines de la liberté de religion et des droits sociaux des réfugiés par exemple. (suite)


BOSNIE-HERZEGOVINE
La discrimination ethnique, qui est maintenue dans la législation électorale, la marginalisation des Roms et le recours des acteurs politiques à un discours nationaliste virulent sont les points principaux du rapport. (suite)

 

MONACO
Des actions supplémentaires sont nécessaires telles que la consolidation du cadre législatif dans le domaine de la protection contre la discrimination. (suite)


ESPAGNE

Il est fait référence, dans le rapport, à la persistance des écoles « ghettos » pour les élèves immigrés et roms, et l’absence de données sur les infractions à caractère raciste ou les incidents de discrimination fondés sur l’origine raciale ou ethnique. (suite)

 

TURQUIE
La situation des Kurdes, des Roms et des demandeurs d’asile ont suscité des préoccupations. La discrimination envers les membres de groupes religieux minoritaires et l’utilisation abusive de dispositions pénales sont aussi mentionné dans le rapport. (suite)

 

Plus d'informations : ECRI

01 février 2011

BAROMETRE DES DISCRIMINATIONS AU TRAVAIL

Le bureau français de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) et la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité (HALDE) - dont l’action prioritaire réside dans la lutte contre les discriminations - ont publié le 4ème baromètre sur la discrimination au travail.

A propos de la perception de la discrimination, cette étude révèle notamment que :

- 96% des salariés considèrent que la lutte contre les discriminations au travail est un enjeu important ;

- 31% des salariés estiment avoir déjà été victimes de discrimination au travail. Pour ceux qui n’en ont pas été victimes, 28% pensent qu’ils le seront un jour ;

- 39% des victimes de discrimination en font état à leur hiérarchie et 29% se tournent vers les représentants du personnel. Toutefois, 34% de ces victimes disent garder le silence.

S’agissant des solutions proposées par les salariés pour lutter contre les discriminations, on trouve principalement la mise en place de sanctions pour les entreprises fautives. Ils se prononcent ensuite favorablement sur la mise en place d’une cellule indépendante chargée de surveiller l’égalité salariale et d’apporter une aide aux victimes de discrimination.

Source : étude de l’institut CSA publiée par l’OIT et la HALDE intitulée « Baromètre de la perception des discriminations au travail : regards croisés salariés du privé et agents de la fonction publique ».

Synthèse à télécharger : ici

Source : Juritravail.com

19:08 Publié dans *DISCRIMINATION | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : discrimination, travail, sos racisme, halde, oit |  Facebook |

31 janvier 2011

LA "PREFERENCE NATIONALE" APPLIQUEE A l'APPRENTISSAGE

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Vous vous appelez Camille Durand, vous passez le bac en juin et devez, par conséquent, vous inscrire, pour la rentrée prochaine, dans une formation d'enseignement supérieur. Comme vos 750 000 homologues de terminale, vous saisissez donc votre souris pour vous rendre sur le site Admission post-bac (APB), procédure de pré-inscription mise en place depuis 2008 par le ministère de l'Enseignement supérieur.

Sous le logo de la République française, on vous demande de remplir votre identité, état civil et parcours scolaire. Enfin, les voeœux. Après réflexion, ce sera un DUT informatique en apprentissage. Choix de la formation, détails, sélectionner. Écran blanc. Et un message : « Seuls les candidats de nationalité française peuvent s'inscrire dans une formation en apprentissage sur APB ». Car Camille Durand est de nationalité malienne. Mais Camille Durand peut devenir belge ou portugaise (magie de l'informatique), elle verra le même message apparaître. Si seule la fictive Camille Durand était concernée, l'affaire ne serait pas si grave. Mais des étudiants en chair et en os ont déjà fait cette désagréable expérience.

C'est ainsi que la semaine dernière, les professeurs du lycée Albert-Schweitzer au Raincy (Seine-Saint-Denis) ont vu arriver une élève portugaise dans l'impossibilité de s'inscrire. Ils ont d'abord cru à une fausse manipulation avant de lire l'incroyable message. Depuis, ils essayent en vain d'obtenir des éclaircissements du ministère et du rectorat. « C'est antidémocratique, discriminatoire et contraire au droit européen », énumère Emmanuel Mahé, enseignant d'histoire-géo qui n'hésite pas à parler de « préférence nationale ».

« C'est totalement illégal, confirme Stéphane Maugendre avocat et président du Gisti (Groupe d'information et de soutien des immigrés). C'est le refus d'un service à raison de la nationalité. » D'autant que les étudiants étrangers ont le droit de suivre des formations en apprentissage à condition qu'ils aient une carte de séjour adéquate. Quant aux ressortissants communautaires, ils bénéficient de la liberté de circulation et d'installation dans l'espace Schengen.

Alors que le serveur APB est ouvert depuis une semaine, l'affaire crée un vent de panique dans les IUT. Et pour cause : puisque le serveur refuse leur inscription, les élèves appellent directement les instituts dans le but de pouvoir y déposer directement leur dossier. Un directeur d'IUT souhaitant garder l'anonymat dénonce une « mise à mal de l'égalité républicaine » et menace, dans ces conditions, de n'inscrire « aucun étudiant étranger cette année ».

Quant au ministère de l'Éducation supérieur et de la Recherche, il n'a pas souhaité répondre à nos questions.

Par Marie Barbier - l'Humanité

ZEMMOUR A MATIGNON

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Source : Charlie Hebdo

27 janvier 2011

MINEURS MAROCAINS DU NORD : LA FIN DU COMBAT SUSPENDUE A LA DECISION DE LA COURS D'APPEL DE DOUAI

6fa44f13fc7df0138766c007daa9a36a200.jpgNouvel épisode dans le procès qui oppose des ex-mineurs marocains à l'Association nationale de garantie des droits des mineurs (ANGDM), l’organisme français qui gère  les biens de leur ancien employeur, les Houillères. L'ANGDM n'avait pas accepté un premier jugement en sa défaveur et a fait appel. Hier après-midi (mercredi 26 janvier), s’est ouvert le procès à la cour d’appel de Douai, sur la question des indemnités à verser aux ex-mineurs marocains.

La bataille continue pour les mineurs marocains du Nord. Ils faisaient face hier encore à l’ANGDM, le gestionnaire depuis 2004 des biens, droits et obligations des ex-Houillères leur ancien employeur, rapporte La Voix du Nord. Condamnée le 19 mars 2010 par le conseil de prud'hommes à verser 40 000 euros à chacun des mineurs pour discrimination lors de la liquidation des Houillères, l’ANGDM avait fait appel devant la cour de Douai. L’organisme entend certes réparer le préjudice, mais pas à  hauteur des 40 000 euros exigés pour chaque mineur.

Déduire le montant versé!

L’ANGDM reconnait avoir refusé aux mineurs marocains, le droit de racheter leurs avantages en nature (convertir les avantages liés au logement et chauffage en un capital versé une fois), contrairement à ceux français et des ressortissants de l’UE. Mais selon son avocat, Me Jung, les mineurs d’origine marocaine « ont toujours reçu les indemnités liées au chauffage et au logement ». Donc, une partie du montant leur a au moins été versée. Il faut donc « déduire le montant des indemnités versées ». En 2009, l’ANGDM avait proposé de donner 14 000 euros à chaque mineur.

Et la perte du patrimoine?

Suffisant pour faire sortir de ses gongs, Me Bleitrach, l’avocate des anciens mineurs marocains. Pour celle qui défend la cause de ces « gueules noires » depuis quatre ans, cette solution est plus que caduque. Si cette offre de 14 000 euros remontait au temps de la liquidation des Houillères, elle serait peut-être la bienvenue pour le rachat des logements, « les maisons des mines étaient bradées 80 000 francs » à l’époque. Aujourd’hui, « la même maison vaut 120 voire 130 000 euros », précise-t-elle, et d’ajouter, « c'est là qu'il y a eu une perte, qu'ils ont été discriminés. Ils ont perdu un patrimoine ».

L'avis de la cour d'appel

La HALDE (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité) qui, depuis 2008 soutient les mineurs, reste du même avis. Pour son avocat, Me Tilly, « toute personne victime de discrimination a droit à une réparation juste et adéquate de son préjudice. Dans ce dossier, la discrimination a été reconnue par tous : la HALDE, et l'ANGDM elle-même. »

La cour d’appel de Douai, après avoir entendu les plaidoiries des différents protagonistes, a donné rendez-vous pour le 31 mars prochain. Date à laquelle elle devrait rendre son jugement. Si elle est du même avis que le conseil de prud’hommes de Douai, qui avait condamné l’ANGDM, les mineurs marocains pourront enfin voir le bout du tunnel après plusieurs années de combat.

Oumar Baldé - Source : Yabiladi.com

10:44 Publié dans *DISCRIMINATION | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mineurs, marocain, douai, dioscriminations, nord, angdm, houillières, prud'hommes |  Facebook |

DEFENSEUR DES DROITS : LE SENAT REJETTE EN COMMISSION L'INTEGRATION DU CONTRÔLEUR DES PRISONS

PARIS — La commission des Lois du Sénat a annoncé mercredi avoir rejeté l'intégration du Contrôleur général des prisons dans le Défenseur des droits, en deuxième lecture du projet de loi créant cette nouvelle autorité et qui viendra en séance publique le 1er février.

Cette intégration, à compter de 2014, des attributions du Contrôleur général des lieux de privation de liberté (prisons, locaux de garde à vue, de rétention administrative) dans le périmètre du Défenseur des droits a été introduite par l'Assemblée nationale lors de la première lecture du texte.

La commission des Lois estime dans un communiqué "que le contrôle du respect des droits fondamentaux des personnes privées de liberté constitue une mission très spécifique".

Cette mission vise "d'abord à examiner la condition des personnes privées de liberté et à prévenir les atteintes aux droits fondamentaux en pratiquant des contrôles, alors que l'action du Défenseur des droits reposera essentiellement sur une saisine par des personnes lésées dans leurs droits", ajoute la commission, présidée par Jean-Jacques Hyest (UMP).

Elle estime "que cette fusion ne peut être décidée sans que le Parlement dispose d'un premier bilan de l'activité de cette autorité, qui offrira un état des lieux précis du respect des droits fondamentaux des personnes privées de liberté".

Prévu par la révision constitutionnelle de juillet 2008, le Défenseur des droits, après les premières lectures du Sénat et de l'Assemblée nationale, prévoyait de regrouper à terme cinq autorités indépendantes : le Médiateur de la République, le Défenseur des enfants, la Commission nationale de Déontologie de la Sécurité (CNDS), la Haute Autorité de Lutte contre les discriminations et pour l'Egalité et le Contrôleur général des lieux de privation de liberté.

Le rattachement de la CNDS, prévu également à l'horizon 2014, a été introduit lors de la lecture à l'Assemblée nationale.

La commission des Lois, qui a adopté 31 amendements, a par ailleurs renforcé le rôle des collèges et des adjoints du Défenseur des droits nommés par le Premier ministre François Fillon.

Elle a rétabli "le principe d'une consultation systématique du collège compétent lorsque le Défenseur des droits intervient en matière de déontologie des forces de sécurité, de défense des droits de l'enfant ou de lutte contre les discriminations".

Les sénateurs ont réinscrit les dispositions prévoyant "que le Défenseur des droits pourrait demander au collège une seconde délibération et qu'il ne pourrait s'écarter des avis émis qu'après en avoir exposé les motifs".

Ils ont rétabli la participation des adjoints du Défenseur aux collèges et la possibilité d'en nommer d'autres que les trois prévus, le parlement devant être consulté sur leur nomination.

Enfin, la commission a reporté d'un mois l'entrée en vigueur du Défenseur, la fixant au premier jour du troisième mois suivant la promulgation de la loi, et elle a donc prorogé le mandat de l'actuel Médiateur de la République jusqu'au 30 juin.

10:30 Publié dans *DISCRIMINATION | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : contrôleur, prison, halde, défenseur des droits |  Facebook |

DIEUDONNE BIENTÔT PARRAIN DU FILS DE ZEMMOUR?

Source : rue 89

21 janvier 2011

POURQUOI J'AI TEMOIGNE AU PROCES D'ERIC ZEMMOUR

11267.jpgSOS Racisme m'a demandé de témoigner au « procès Zemmour », qui s'est achevé vendredi devant la 17e chambre du tribunal de Paris. Le parquet a requis une condamnation pour « diffamation et incitation à la discrimination raciale ». Le verdict est attendu pour le 18 février.

13 novembre 2008 , dans l'émission « Paris-Berlin » (Arte), Eric Zemmour [1] affirme :« A la sacralisation des races de la période nazie a succédé la négation des races. ». Ce qui, ajoute-t-il, est « tout aussi ridicule ». Rokhaya Diallo [2], présente sur le plateau, lui demande comme il peut dire cela. « Ça se voit », répond-il. Il s'agirait donc de la couleur de peau ?

Par Francois Durpaire sur Rue 89

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LA MAUVAISE FOI D'ERIC ZEMMOUR

Touring-san-Francisco-30-sept-2009-_118_.jpgLe 18 février prochain, le tribunal correctionnel de Paris dira si Eric Zemmour est coupable de diffamation et de provocation à la discrimination raciale pour avoir affirmé que « les Français issus de l’immigration sont plus contrôlés que les autres parce que les plupart des trafiquants sont noirs et arabes », que, sous prétexte que « la discrimination, c’est la vie », la discrimination à l’embauche est un « droit ».

Par Mabrouck Rachedi , publié sur metro.fr

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MELENCHON DENONCE LES PROPOS TENUS PAR ZEMMOUR

Alors qu'Eric Zemmour avait annoncé que Jean-Luc Mélenchon témoignerait en sa faveur à son procès, l'interressé critique et dénonce les propos d'Eric Zemmour. Allez directement au sujet : 26min

 

18 janvier 2011

LES "SAUVAGEONS" NE "S'ADAPTENT PAS FACILEMENT A l'OBSERVATION DES VALEURS REPUBLICAINES" : COMMENT CHEVENEMENT EST ARRIVE A SOUTENIR ZEMMOUR?

Après explication on comprend mieux le cheminement idéologique qui pousse Chevènement à soutenir Zemmour. En effet, si les républicains dans leur quasi-totalité n’ont pas soutenu Zemmour, lui reprochant une lecture raciale des phénomènes de société, ce dernier a apporté un soutien remarqué au chroniqueur. Si l’ancien ministre de l’intérieur a fait savoir par courrier son accord avec les propos de Zemmour, c’est surtout sur le thème de la liberté d’expression qu’il avait soutenu son ami. Par cette interview, Chevènement confirme l'évolution de sa pensée vers une vision racialisée de la société. Pour lui, les jeunes issus de l’immigration Nord africaine ont du mal à accepter les valeurs républicaines, du fait d’une culture holiste qui privilégierait l’appartenance à un groupe (ici la famille) plutôt qu’à l’Etat.

Jean Pierre Chevènement répondant à des questions du journaliste a d’ailleurs émis le souhait de créer un large rassemblement avec notamment Dupont-Aignan, le président de « Débout la République » car il se dit proche de ses idées.

Avec cette interview , on comprend mieux le cheminement idéologique de cette ancien ministre de l'intérieur qui se retrouve à soutenir un chroniqueur plein de préjugés qui a fait de la stigmatisation son activité favorite.

Source : Rue 89

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(Rue 89) Vous avez discuté avec Dupont-Aignan, avec Villepin, Borloo, Bayrou ?

« Au rarement, mais je dois dire que, comme ça à vu de nez, un homme comme Dupont Aignan me parait proche des solutions que je préconise, en tant cas susceptible d’être convaincu, […] ».

(Rue 89) Vous pourriez créer un rassemblement avec Dupont Aignan ?

« Je ne vise pas à créer un rassemblement seulement avec Dupont Aignan, je pense que le   rassemblement doit être assez large, j’ai de l’estime pour Dupont-Aignan je pense que c’est homme tout à fait honorable qui a les idées claires sur bien des points ».


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« Eric Zemmour a été maladroit dans son expression qui était excessivement brutale. […] Mais je pense que le fait lui-même d'une sur-délinquance doit être rapporté à des causes sociales et surtout culturelles.

On ne choquera personne en disant qu'il y a des déterminants familiaux, anthropologiques. Par exemple, la survalorisation du rôle des garçons dans certaines sociétés, la dévalorisation des filles. La loi de la solidarité familiale ou clanique qui passe avant le respect de la loi Républicaine. En Corse on appelle ça l'omerta. Mais c’est un phénomène qui est répondu sur le pourtour de toute la méditerranée, vous trouvez ça en Afrique du Nord, en Anatolie, dans les Balkans, c’est un trait de culture. […].

Nous avons nos valeurs, que l’on appelle les valeurs républicaines qui sont des valeurs très anciennes, […] et il y a d’autre culture qu’on appel  holisme, qui privilégie l’appartenance au groupe.[…]La résistance des jeunes nées de l’immigration à accepter les valeurs républicaines, je pense que ce n’est pas tous, mais c’est une proportion qui n’est pas négligeable. »


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"Il faut distinguer la causalité et la corrélation Je ne dit pas que la culture est la cause d’un comportement délictuel, je dit qu’il y a une corrélation entre certaines cultures et d’autre part l’incapacité  à accepter les valeurs Républicaine, l’égalité Hommes-Femmes par exemple, j’ai parlé des cultures méditerranéennes parce que c’est un trait assez rependu tout autour de la méditerranée c’est des cultures patriarcales, ce sont des cultures qui privilégient le clan, la solidarité de clan, par exemple si vous allez en Corse il est inutile d’allez porter plainte à la police, ce n’est pas évident pour tout le monde. On considère que ça se règle à l’intérieur des familles ou du clan, et il me semble que cette notion d’omerta signifie que la police n’est pas reconnue, la justice n’est pas reconnue, l’égalité n’est pas reconnue, cela favorise des comportement à caractère délictuel.

[…] Le garçon a toute liberté pour se comporter de manière à outrepasser la loi, la fille ne le fera pas, […]. Ce n’est pas religieux parce qu'en fait, ces cultures sont bien antérieures à l'islam. Ce sont des valeurs anté-islamiques que l'on retrouve également sur la rive nord de la Méditerranée. Il y a le sentiment de l’honneur en l’Espagne. J’ai cité la Corse mais on pourrait parler de la Sicile, des Balkans. […] En Corse permettez moi de vous dire qu’on est servit, allez voir le nombre d’homicide en Corse."

(Rue 89) « La plupart des délinquants sont noir, arabe, ou corse ? »

Non j’ai jamais dit ça, j’observe qu’il y a une sur..(sur-représentation ?)une délinquance violente qui est très forte en Corse. Je l’explique par des structures familiales, anthropologiques etc … […].

Il y a des cultures qui ne s’adaptent pas facilement à l’observation des valeurs républicaines, la république implique le respect par exemple de l’égalité Homme-femme qui implique le respect de la loi, de la justice, de la police et vous avez des cultures qui ne fonctionnent pas sous l’empire de la loi républicaine, ils ne connaissent pas ça. Cela ne fait pas parti de leur histoire, donc ils ont privilégié des solidarités de clans, des solidarités familiales qui ont leurs bon cotés, ils se soutiennent dans l’adversité,  ils se serrent les coudes,… .

 

C’est d’ailleurs bien connu M. Chevènement, les maghrébins fonctionnent par tribus et n’acceptent aucune autre organisation que le cadre familial. Ces « sauvageons » n’appartiennent à aucun Etat, la police est assurée par des milices familiales et le chef du clan (qui est forcément un homme) fait la justice tout seul.

 
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