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15 janvier 2011

UNE CONDAMNATION "DE PRINCIPE" REQUISE CONTRE ERIC ZEMMOUR

Le journaliste Eric Zemmour à son arrivée le 14 janvier 2011 au tribunal de Paris, où il comparaissait pour provocation à la haine raciale

Photo : Martin Bureau/AFP

 

Héros de la liberté d'expression pour certains, odieux raciste pour d'autres, le chroniqueur jugé pour diffamation et provocation à la discrimination connaîtra son sort le 18 février.

Que les admirateurs d'Eric Zemmour se rassurent, sauf énorme surprise, ses déclarations controversées sur "les noirs et les arabes" ne lui vaudront pas la prison, mais au terme du procès du journaliste pour diffamation et provocation à la discrimination raciale, la procureure de la République Anne de Fontenette a requis vendredi 14 janvier une condamnation "de principe" sans préciser la peine qu'elle estime adéquate.

Se proclamant la porte-parole d'une "République qui doit unifier et pacifier, surtout dans la période troublée que la France traverse depuis plusieurs mois et au cours de laquelle des propos que l'on croyait définitivement tus reprennent de la vigueur", la magistrate a jugé les propos de Zemmour d'autant plus répréhensibles qu'un certain crédit "peut-être accordé aux paroles" de cet "homme de médias" et "polémiste reconnu", "trublion" à l'occasion.

Invité le 6 mars 2010 de l'émission "Salut les terriens" présentée par Thierry Ardisson sur Canal plus, Eric Zemmour avait justifié les contrôles de police au faciès en lançant indigné : "Mais pourquoi on est contrôlé 17 fois ? Pourquoi ? Parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c'est comme ça, c'est un fait".

Dans la même veine et d'ailleurs le même jour, sur la chaîne France Ô, faisant fi de l'obligation de non-discrimination à l'embauche, il avait par ailleurs soutenu que les employeurs "ont le droit" de refuser des candidats parce que noir de peau ou d'origine maghrébine.

Pour ces deux sorties polémiques, SOS Racisme, la Licra, le Mrap, l'Union des étudiants juifs de France et l'association J'accuse avaient déposé plainte contre lui. Tour à tour, leur représentant se son succéder à la barre pour dénoncer "l'immense gravité" de ces assertions.

"Nous ne sommes pas face à un dérapage, à un accident" a notamment affirmé Me Patrick Klugman, l'avocat de SOS Racisme, ajoutant : "nous sommes témoins, comme toute la France, d'une gradation dans la violence".

Expliquant comme la procureure que "quand on s'exprime sur un réseau hertzien, on a une responsabilité accrue", il a fustigé la façon dont Zemmour a défini "une population criminogène en fonction de son apparence et de son origine", faisant par là même "passer un mensonge pour un fait établi".

Lors du procès, la procureure Anne de Fontenette a d'une part déploré qu'Eric Zemmour ait repris le "vieux stéréotype qui assimile l'immigration à la délinquance" et a d'autre part rappelé que "la discrimination n'est pas un droit, mais un délit".

Au polémiste qui sur le mode cynique a soutenu pour sa défense que "la discrimination, c'est la vie et que la vie c'est injuste", Mme de Fontenette a rétorqué que cela lui faisait penser "aux adolescents qui écrivent sur un arbre : la vie ça ne vaut rien, mais rien ne vaut la vie". "Ca va quand on est ado, mais quand on est adulte, c'est un peu court comme raisonnement...", a estimé la magistrate.

Me Olivier Pardo, l'avocat de Zemmour a de son côté affirmé que dans l'absolu un journaliste "a le droit de dire des choses brutales qui peuvent heurter". Concernant la déclaration reprochée à son client, il a assuré que la phrase n'était en rien raciste, "sauf pour ceux qui veulent voir en Eric Zemmour un raciste, parce qu'Eric Zemmour, ils ne l'aiment pas" (lire "Zemmour a affûté sa défense").

Comme le public venu nombreux qui acclamait Zemmour à chacune de ses sorties de la salle d'audience, Me Prado veut voir en lui un libre-penseur qui soulève des questions qui dérangent. Ainsi il a mis en garde les juges : "Si vous le condamnez pour diffamation raciale (...), on met un couvercle sur un débat majeur de la société française".

La décision a été mise en délibéré : le tribunal devrait prononcer son jugement le 18 février. Quel que soit le verdict, Laurent Ruquier qui emploie Zemmour dans son émission hebdomadaire "On n'est pas couché" a assuré ce matin dans le Parisien qu'il lui maintiendrait sa confiance. Et l'animateur de lancer : "Il y a des ministres condamnés et qui sont toujours ministres. Pourquoi est-ce que ça changerait quelque chose pour un chroniqueur ?"

Source : Metro-france

ERIC ZEMMOUR, "POLITIQUEMENT INCORRECT" OU "RELLEMENT DANGEREUX"? - Le Monde

Encore une fois, Eric Zemmour a cristallisé les opinions : pendant les trois jours de son procès pour diffamation et incitation à la haine raciale qui doit se terminer vendredi 14 janvier, de

ux camps se sont affrontés. Ceux pour qui l'animateur a le droit d'exprimer son opinion et n'est que la victime du "politiquement correct" et ceux qui estiment qu'il ne fait qu'attiser le feu des extrémistes en tenant des "propos dangereux".

Si M. Zemmour se retrouve aujourd'hui devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris, c'est à cause de deux déclarations faites le 6 mars. Dans un premier temps, sur France Ô, l'animateur qui cumule les postes au Figaro, à RTL, sur France 2 et i-Télé avait déclaré que les employeurs "ont le droit" de refuser d'embaucher des Arabes ou des Noirs. Pour ça, il est accusé de "provocation à la discrimination".

Un peu plus tard, invité à l'émission "Salut les Terriens" de Thierry Ardisson, sur Canal+, il avait déclaré que "la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c'est comme ça, c'est un fait". Ce sont surtout ces derniers propos qui avaient retenu l'attention des associations qui avaient alors lancé des poursuites judiciaires — SOS Racisme en tête —, estimant que ces propos tendaient à "assimiler l'origine des personnes et la délinquance", une discrimination passible d'une sanction pénale.

A aucun moment des trois jours de procès, Eric Zemmour n'a renié ces propos. "Quand on décrit la réalité, on est criminalisé", avait-il regretté, mâchoires serrées, au premier jour de son audience estimant porter "une parole qui ne veut pas se coucher devant le politiquement correct""Je ne provoque pas et je suis pour la liberté d'expression", a martelé M. Zemmour.

"DISCRIMINER, ÇA N'A RIEN D'INFAMANT"

"SURVEILLANCE GÉNÉRALISÉE DE LA PENSÉE"

"LE RACISME, ÇA SE COMBAT !"

"LA DISCRIMINATION N'EST PAS UN DROIT, C'EST UN DÉLIT"

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CONDAMNATION REQUISE POUR ZEMMOUR

Eric Zemmour au palais de justice de paris, le 11 janvier.

Eric Zemmour au palais de justice de paris, le 11 janvier. (REUTERS/Jacky Naegelen)

Le parquet a demandé vendredi au tribunal correctionnel de Paris de condamner le chroniqueur Eric Zemmour pour diffamation à caractère racial et provocation à la discrimination raciale après ses propos controversés sur «les Noirs et les Arabes».

Le procureur de la République, Anne de Fontette, n'a pas précisé la peine qu'elle souhaitait voir prononcée contre le journaliste, lors du jugement qui sera rendu le 18 février prochain.

Plus tôt dans l'après-midi, les associations de lutte contre le racisme s'étaient succédé à la barre du tribunal correctionnel de Paris pour dénoncer «l'immense gravité» des propos du chroniqueur Eric Zemmour sur «les Noirs et les Arabes».

«Nous ne sommes pas face à un dérapage, à un accident», a ainsi plaidé l'avocat de SOS Racisme, Me Patrick Klugman. «Nous sommes témoins, comme toute la France, d'une gradation dans la violence», a-t-il lancé.

Me Klugman a surtout regretté que «chez M. Zemmour les monstruosités soient toujours des évidences».

Eric Zemmour a été cité en justice pour diffamation et provocation à la discrimination raciale par SOS Racisme, la Licra, le Mrap, l'UEJF et J'accuse. Les cinq associations ciblent des propos tenus le 6 mars 2010 sur Canal+ et France Ô.

Dans l'émission de Thierry Ardisson «Salut les terriens», diffusée sur la chaîne cryptée, Eric Zemmour s'était indigné après une intervention sur les contrôles au faciès: «Mais pourquoi on est contrôlé 17 fois? Pourquoi? Parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c'est comme ça, c'est un fait».

Le même jour, sur France Ô, il avait également tenu des propos controversés, répondant, à une question qui lui était posée, que les employeurs «ont le droit» de refuser des Arabes ou des Noirs. Le tribunal devait mettre sa décision en délibéré à l'issue de la plaidoirie de la défense.

Le tribunal rendra son jugement le 18 février

Source : libération.fr

 

14 janvier 2011

LE PEN SOUTIENT ERIC ZEMMOUR


Le Pen soutient Eric Zemmour actuellement en procès
envoyé par Nouvelobs. - L'info video en direct.

ET CE N'EST PAS LE SEUL


SOS RACISME VS ZEMMOUR 4/4
envoyé par sos-racisme. - L'actualité du moment en vidéo.

12 janvier 2011

GAETAN GORCE, DEPUTE PS CITE COMME TEMOIN PAR ZEMMOUR, FAIT MACHINE ARRIERE

"S'il n'est pas allé témoigner, c'est « pour ne pas donner le sentiment d'acquiescer aux propos d'Éric Zemmour », a expliqué hier soir l'élu nivernais."

Procès Zemmour : Le député Gorce ne s'est pas rendu au tribunal

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Alors qu'il devait témoigner à Paris en faveur du journaliste poursuivi pour des propos controversés prononcés à la TV, le député socialiste de la Nièvre, Gaëtan Gorce, a finalement fait machine arrière.

Poursuivi pour provocation à la haine raciale par SOS Racisme, la LICRA, le MRAP, entre autres, après ses propos télévisés dans l'émission Salut les Terriens sur Canal + où il avait déclaré : «La plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c'est comme ça, c'est un fait », le chroniqueur télé, Éric Zemmour, était convoqué, hier, au tribunal pour son procès, à Paris. Il avait fait citer onze témoins, parmi lesquels Eric Naulleau ou Robert Ménard, ex-Reporters sans Frontières, mais aussi le député nivernais Gaëtan Gorce, secrétaire national du PS à l'exclusion.

Ce dernier ne s'est pas présenté à la barre hier. Il avait préféré auparavant écrire au président du tribunal. S'il n'est pas allé témoigner, c'est « pour ne pas donner le sentiment d'acquiescer aux propos d'Éric Zemmour », a expliqué hier soir l'élu nivernais. Dans sa missive au tribunal, le député estime qu'« à partir du moment où Zemmour s'est excusé (par lettre), il faut respecter sa liberté de ton... Sanctionner un journaliste pour un excès de ton aurait des conséquences grave pour lui ». Le Nivernais, qui apprécie les « très vifs » échanges contradictoires réguliers avec le polémiste (une fois par mois), ajoute : « c'est justement parce que je ne suis par d'accord avec Éric Zemmour que je défends sa liberté d'expression ».

Ce matin, sur Europe 1, Eric Zemmour a régalement reçu l'appui de Jean-Marie Le Pen : "Je soutiens tous les gens qui sont poursuivis pour la liberté de leur parole", a déclaré le leader frontiste sur France inter. "La parole doit être libre, surtout en politique. Malheureusement, chez nous, sous un certain nombre d'oppression, elle tend à se réduire. Je ne suis pas étonné de voir qu'un journaliste comme Eric Zemmour soit poursuivi par des chiens de garde qui sont chargé de garder un certain territoire de la pensée unique. La plupart des gens d'esprit et de ce métier sont en faveur de Zemmour. "

L'audience reprendra jeudi et se terminera vendredi.

Source : Le journal du centre

POLEMIQUE AUTOUR DU PROCES ZEMMOUR

Alors que SOS Racisme s'étonne "de la tonalité des rendus du premier jour du procès" du chroniqueur, cité en justice pour diffamation et provocation à la haine raciale par plusieurs associations, les avis sont partagés à l'Assemblée nationale.

1255154.jpgLes réactions se multiplient alors que se termine vendredi après trois jours d'audience le procès du chroniqueur Eric Zemmour, cité en justice pour diffamation et provocation à la haine raciale par plusieurs associations. Ce dernier a cependant reçu le soutien du sénateur Jean-Pierre Chevènement officialisé par une lettre envoyée au tribunal.

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30 ANS APRES COLUCHE : LA FRANCE SELON ZEMMOUR

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MENARD SANS INTERDIT

En attendant le procès de Jeudi et Vendredi une petite vue des propos que l'on entendra demain de la part de Robert MENARD, cité par Zemmour à son procès pour diffamation raciale et provocation à la haine raciale.

11 janvier 2011

SOS RACISME VS ZEMMOUR EN VIDEO

10 janvier 2011

LIBERATION : ZEMMOUR EN PROCES POUR SA SORTIE SUR LES "TRAFIQUANTS NOIRS ET ARABES"

Le journaliste Eric Zemmour, le 28 mars 2010, au Salon du Livre à Paris

Le journaliste Eric Zemmour, le 28 mars 2010, au Salon du Livre à Paris (© AFP Verdy)

Pour Dominique SOPO, Président de SOS Racisme «Lui qui se réclame beaucoup de la République, doit en apprendre les règles.» «Il ne débat pas, il assène des vérités et clôt les discussions. Il se complaît manifestement dans un rôle soit-disant d’anti-politiquement correct... sauf qu’il est très bien introduit dans les médias.»

Le chroniqueur est poursuivi pour diffamation et discrimination raciale, par plusieurs associations, pour ses propos chez Ardisson sur Canal+. Son procès débute ce mardi.

«Les Français issus de l’immigration sont plus contrôlés que les autres parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes... C’est un fait.» Eric Zemmour avait soulevé la polémique avec sa sortie choc chez Thierry Ardisson sur Canal + en mars dernier, il doit comparaître, ce mardi, devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris...

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TRIBUNE : AFFAIRE ZEMMOUR : DU MAUVAIS USAGE DE BAYES, L'UN DES FONDATEURS DES PROBABILITES

portrait_sebrieu_com.jpgPar Hugo HARARI-KERMADEC et Antoine PIETRI

Sur ce même site, Jean-Michel Claverie apporte un appui scientifique de poids à Eric Zemmour en faisant appel à Bayes, un des pères fondateurs des probabilités. A l'aide des probabilités conditionnelles de Bayes, on comprend enfin la différence entre "la plupart des trafiquants sont noirs et arabes", et "la plupart des Noirs et des Arabes sont des trafiquants". Si même Eric Zemmour n'ose pas soutenir la seconde affirmation, explicitement raciste, la première n'est pas sans soulever de problèmes.

Le premier problème est plutôt classique en statistique : d'où viennent les données ? En prétendant constater statistiquement que "la plupart des trafiquants sont noirs et arabes", Eric Zemmour sous-entend s'appuyer sur des données solides. Un rapport des renseignements généraux (à propos des prisons) a d'ailleurs été cité en appui à cette thèse. Si un doute persistait, le soutien de l'avocat général Bilger, fort de son expérience dans les tribunaux, devrait finir de convaincre tout le monde.

En réalité, toutes ces sources d'information sont biaisées : si la police s'intéresse d'avantage aux "Noirs et aux Arabes" qu'aux "Blancs", pas étonnant qu'ils se retrouvent plus nombreux dans le tribunal de Me Bilger et ensuite en prison. C'est ce que l'on appelle en statistique un biais de sélection. Avec le même genre de raisonnement, on pourrait dire, en reprenant Eric Zemmour, que "les videurs laissent plus facilement entrer les Blancs en boîte de nuit

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TRIBUNE : LES PETITS CALCULS D'ERIC ZEMMOUR

Par Caroline Fourest

Eric Zemmour vient d'expérimenter une loi cardinale en matière de dérapages : l'accumulation. Comme pour Georges Frêche, le tollé soulevé par ses propos n'est pas dû à la pire de ses déclarations, mais à celle de trop : "Les Français issus de l'immigration (sont) plus contrôlés que les autres parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes... C'est un fait."

Cette phrase n'est pas sans rappeler la polémique soulevée par Renaud Camus. A l'époque, le goût douteux pour la comptabilité ethnique consistait à compter les journalistes juifs sur une station de radio. Quant à Frêche, son truc serait plutôt de compter les footballeurs noirs.

Dans les trois cas, plus l'émotion est grande, plus nos valeureux statisticiens sont sûrs d'engranger des soutiens parmi les amateurs d'évidences chiffrées et de francs-parlers. Ben quoi, c'est pas vrai ? Il y a beaucoup de Noirs dans l'équipe de France, beaucoup de juifs dans les médias et beaucoup d'Arabes et de Noirs dans les prisons ! Alors quoi, on peut plus rien dire ?

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FRANCE AMERIQUE : ERIC ZEMMOUR, OU LA POSTURE DU POLEMISTE PROVOCATEUR

Chroniqueur et polémiste talentueux, Eric Zemmour, qui comparaît à partir de mardi pour diffamation et discrimination raciale, est omniprésent dans les médias où il s'est fait un nom en adoptant résolument des postures provocatrices.

A 52 ans, il cumule les postes entre la presse écrite (Le Figaro), la radio (RTL) et la télévision (France 2 et i-Télé), excellant dans les numéros de duettiste où il occupe volontiers le rôle du méchant. Passionné par la politique, il y aurait fait carrière s'il n'avait pas échoué par deux fois au concours de l'ENA. Il se rabattra sur le journalisme où Philippe Tesson lui met le pied à l'étrier en l'embauchant au service politique du Quotidien de Paris. Se définissant comme gaulliste, il aime pourfendre aussi bien le politiquement correct que l'anti-racisme ou les "droits-de-l'hommistes".

"Ce qu'on croit être des dérapages est en fait super-contrôlé", estime un de ses confrères qui le juge trop intelligent pour se laisser aller. "Zemmour adore prendre le contre-pied des idées reçues, quitte à passer pour un vieux réac, c'est un bretteur, avec la mauvaise foi que ça nécessite parfois", considère un autre. Mais à force de donner des avis tranchés sur tout, Eric Zemmour s'est forgé de solide inimitiés, notamment du coté des féministes, des associations anti-racistes ou de défense des droits des homosexuels.

Auteur prolixe, il a publié une douzaine d'ouvrages allant de la biographie (Edouard Balladur et Jacques Chirac) au roman (il a en a écrit trois) en passant par des essais. Dans "Le Premier sexe" (paru en 2006), il s'attaquait sans complaisance à l'égalité hommes-femmes, revendiquant le pouvoir pour les mâles dans une société frappée par la "démagogie du féminisme". Comme pour mieux justifier sa réussite à la force du poignet, Eric Zemmour aime a rappeler ses origines modestes et son enfance dans la banlieue est. Ce" qui ne l'empêche pas d'aimer le faste, comme son mémorable anniversaire au Petit Trianon à Versailles où des dizaines d'invités avaient été servis par du personnel en costume d'époque.

Après ses déclarations sur Canal+ en mars 2010 où il avait affirmé que "les Français issus de l'immigration sont plus contrôlés que les autres parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes", il avait failli perdre sa place au Figaro. La direction du quotidien l'avait convoqué à un entretien préalable à son licenciement avant de renoncer à se séparer de lui. "Zemmour fait de l'audience, il plaît, c'est pour ça que ses employeurs ont toujours volé à son secours", selon un de ses proches. RTL avait défendu son éditorialiste au nom de "la diversité des opinions", tout en se disant "choquée" par ses propos à caractère raciste.

Source : France Amérique

LE MONDE : ERIC ZEMMOUR DEVANT LA JUSTICE MARDI POUR DISCRIMINATION RACIALE

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"Les Français issus de l'immigration sont plus contrôlés que les autres parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes… C'est un fait." Cette phrase, prononcée en mars 2010 sur le plateau de l'émission de Thierry Ardisson "Salut les terriens", sur Canal+, vaut à Eric Zemmour d'être poursuivi en justice par plusieurs associations. Son procès pour diffamation et discrimination raciale débute mardi 11 janvier et devrait durer trois jours.

Quelques heures plus tôt, le 6 mars, le chroniqueur avait tenu d'autres propos controversés sur le plateau d'une émission de France Ô, "L'Hebdo". Les employeurs "ont le droit" de refuser des Arabes ou des Noirs, avait-il répondu à une question qui lui avait été posée.

L'association SOS-Racisme a été la première à lancer des poursuites contre le polémiste. Selon elle, les propos d'Eric Zemmour tendent "à assimiler l'origine des personnes et la délinquance", une discrimination passible d'une sanction pénale. Sont également parties civiles le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP), la Licra, l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) et J'accuse.

Eric Zemmour devrait être présent. Il a fait citer une dizaine de témoins parmi lesquels le député Claude Goasguen, le chroniqueur Eric Naulleau ou l'ancien secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF) Robert Ménard. Dans une longue lettre adressée en mars au président de La Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra), Eric Zemmour avait regretté que ses propos aient "pu heurter", tout en les maintenant.

Eric Zemmour avait reçu le soutien de l'avocat général près la cour d'appel de Paris, Philippe Bilger, qui l'a soutenu sur son blog, ce qui lui vallu d'être convoqué par le procureur général de Paris, François Falletti, afin qu'il lui "donne des explications sur cette opération", selon les termes de la ministre de la justice, Michèle Alliot-Marie.  Dans sa note datée du 17 mars, Philippe Bilger écrit notamment : "Tous les Noirs et tous les Arabes ne sont pas des trafiquants, mais beaucoup de ceux-ci sont noirs et arabes." Il parle de statistiques destinées à "masquer ce qui crève les yeux et l'esprit" et de "la censure qui [interdit] d'aborder clairement un tel sujet".

Pour en savoir plus :

- Les petits calculs d'Eric Zemmour, par Caroline Fourest

- De l'usage des probabilités : la tribune de Jean-Michel Claverie et la réponse d'Hugo Harari-Kermadec et Antoine Piétri

Source : Le Monde.fr (avec AFP)

CONDAMNATION POUR DISCRIMINATION SUITE AU HARCELEMENT MORAL D'UNE SALARIEE EN RAISON DE SON ORIGINE

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COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA HALDE

Un employeur a été condamné à verser 110 000 euros à titre de dommages et intérêts (équivalent de 18 mois de salaire de la réclamante présente dans l’entreprise depuis 3 ans).

Cible de propos racistes dans son entreprise, la salariée avait informé son responsable hiérarchique des faits. Face à l’absence d’action de l’employeur et à la dégradation de sa situation, la salariée avait été arrêtée pour dépression.

A son retour dans l’entreprise, elle avait réitéré ses doléances par écrit. A la suite de ses démarches, la salariée a alors été convoquée à un entretien préalable en vue d’un licenciement prétextant notamment l’existence d’une démobilisation de l’équipe de recherche médicale dans laquelle elle travaillait, en raison de son comportement.

L’enquête de la haute autorité a permis de rapporter la preuve des faits allégués par la réclamante et de l’inertie de son employeur après qu’elle les ait relatés.

L’article L. 1152-4 du Code du travail prévoit que l’employeur est tenu de prendre toutes les mesures nécessaires en vue de prévenir les agissements de harcèlement moral. La jurisprudence a précisé que l’employeur était tenu envers ses salariés d’une obligation de sécurité de résultat et que l’absence ou l’insuffisance de telles mesures, contreviennent à cette obligation.

Le Collège de la HALDE a relevé que la salariée fait l’objet d’une discrimination au sens de l’article 1er de la loi n° 2008-496 du 27 mai 2008 et de l’article L.1132-1 du Code du travail et d’une mesure de représailles pour avoir dénoncé ces agissements.

« La HALDE mène par ailleurs des actions de prévention en lien avec les entreprises pour permettre d’améliorer la mise en place de mesures destinées à éviter les situations de discriminations. Je souhaite que nous puissions intensifier ce travail commun pour mieux informer le monde de l’entreprise du droit des discriminations. Des juristes de la HALDE vont également faire des stages en entreprise pour intensifier le dialogue indispensable entre la HALDE et les entreprises » a déclaré Eric Molinié président de la HALDE en réaction à cette condamnation.

Les discriminations dans l’emploi représentent prés de la moitié des 12 000 réclamations reçues par la HALDE en 2010.

Source : HALDE - Télécharger le jugement

12:35 Publié dans *DISCRIMINATION | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : halde, discrimination, harcélement, origine |  Facebook |

 
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