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07 janvier 2011

ZEMMOUR VS MLK : CHACUN SES REFERENCES

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06 janvier 2011

SOS RACISME VS ZEMMOUR

SOS RACISME VS ZEMMOUR

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ZEMMOUR EST POURSUIVI PAR SOS RACISME POUR INCITATION A LA HAINE RACIALE ET A LA DISCRIMINATION

 

VENEZ NOMBREUX AU TRIBUNAL CORRECTIONNEL DE PARIS LE 11-13-14 JANVIER PROCHAIN

POUR DIRE « STOP » A LA LIBERATION DE LA PAROLE RACISTE DANS LES MEDIAS

Dans deux émissions récentes (sur Canal + et France Ô), le chroniqueur Eric Zemmour, ciblait les populations d’origine africaine et maghrébine, les définissant comme des populations criminogènes et légitimant du même coup la discrimination raciale, pratique fort heureusement réprimée par la loi.

SOS Racisme a donc décidé de citer à comparaître Eric ZEMMOUR devant le Tribunal de Paris afin de mettre un terme à cette libération de la parole raciste omniprésente dans nos médias.

Pourquoi Eric Zemmour n’est ni un étendard de la liberté d’expression ni un représentant de la parole « populaire » ?

« C’est la connivence d’une partie des élites –et non du peuple– qui permet le maintien d’Eric Zemmour dans nos médias »

Sous couvert de dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas, le discours d'Eric Zemmour renvoie en réalité aux idées d'une élite bien pensante, redoutant l'évolution d'une France métissée et progressiste... Soyons clair, il est celui qui dit tout haut ce que les racistes pensent tout bas!

En se cachant derrière une liberté d’expression « décomplexée », Eric Zemmour légitime les discriminations à l’embauche par les employeurs et le contrôle au faciès, et ce, en opposition totale avec les valeurs d’égalité et de fraternité depuis toujours défendues par la France!

Un an après le débat sur l’identité nationale et les nombreux discours racistes tenus, notamment par des responsables politiques, dans les préfectures sous la bienveillance de l’ancien ministre de l’immigration, SOS Racisme souhaite rappeler à Eric Zemmour et ses amis, les valeurs de cette France qu’ils chérissent tant, et leur faire comprendre qu’on ne peut déverser sa haine sur des personnes, en raison de leur appartenance ou non à une communauté, en toute impunité.

Suivez le procès en direct avec le Pôle Antidiscriminations de SOS Racisme sur Facebook et Twitter.

21 décembre 2010

HUMAN RIGHTS WATCH PUBLIE UN RAPPORT DÉNONÇANT UN SYSTÈME DISCRIMINATOIRE SUBI PAR LES PALESTINIENS DE CISJORDANIE

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Israël/Cisjordanie : Deux populations séparées et inégales

(Jérusalem, le 19 décembre 2010) - Les politiques israéliennes en Cisjordanie sont sévèrement discriminatoires à l'encontre des résidents palestiniens, les privant de produits de première nécessité tout en permettant aux colonies juives de jouir d'un confort de luxe, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd'hui. Le rapport recense des pratiques discriminatoires non justifiées par des motifs sécuritaires ou d'un autre type, et demande à Israël non seulement de démanteler  les colonies de peuplement conformément à ses obligations légales internationales, mais aussi de mettre fin aux violations des droits des Palestiniens.

Le rapport de 166 pages, intitulé « Separate and Unequal: Israel's Discriminatory Treatment of Palestinians in the Occupied Palestinian Territories » (« Séparés et inégaux : Le traitement discriminatoire des Palestiniens par Israël dans les territoires palestiniens occupés ») montre comment Israël a établi un système de traitement des populations de la Cisjordanie à deux niveaux dans les larges zones où le gouvernement exerce un contrôle sans partage. Le rapport est basé sur des études de cas comparant le traitement âprement différent réservé aux colonies de peuplement et aux communautés palestiniennes les jouxtant. Le rapport appelle les États-Unis, les États membres de l'UE et les entreprises travaillant dans les zones d'implantation à éviter de soutenir toute politique de peuplement israélienne qui est intrinsèquement discriminatoire et contraire au droit international.

« Les Palestiniens sont victimes de discrimination systématique du seul fait de leur race, de leur origine ethnique et de leur nationalité d'origine. Ils sont privés d'électricité et d'eau, d'écoles et de routes tandis que, tout près, des colons juifs jouissent de tous ces avantages fournis par l'État », a déclaré Carroll Bogert, Directrice générale adjointe chargée des relations extérieures à Human Rights Watch. « Alors que les colonies israéliennes prospèrent, les Palestiniens vivent sous contrôle israélien dans des conditions d'un autre temps, non seulement séparés, non seulement inégaux, mais parfois même évincés de leurs terres et de leurs maisons. »

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16 décembre 2010

LA SNCF POURSUIVIE POUR DISCRIMINATION RACIALE PAR 360 SALARIES / SOS RACISME AU COTE DES SALARIES 2/2

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Quelque 360 salariés marocains attaquent la SNCF pour discrimination

PARIS - Quelque 360 salariés ou retraités marocains de la Société nationale des chemins de fer (SNCF), privés du statut de cheminot du fait de leur nationalité, ont attaqué l'entreprise publique française pour discrimination devant la justice qui examinera leurs dossiers en 2011.

Ces salariés ont été recrutés au Maroc dans les années 70 par la SNCF avec un statut de contractuel, donc de droit privé, et non avec le statut de cheminot, longtemps réservé aux seuls détenteurs de la nationalité française, et depuis quelques années ouverts aux ressortissants de l'Union européenne.

Le statut de cheminot n'est également pas accessible aux personnes embauchées au-delà de 30 ans et à certains temps partiels.

Ce statut donne notamment droit à certains avantages particuliers en matière de protection sociale et de retraite ainsi qu'à des facilités de circulation (billets gratuits ou réduits).

Ces salariés marocains ont attaqué la SNCF devant les Prud'hommes, tribunal spécialisé statuant sur les litiges relatifs au droit du travail. Une audience prévue mardi portant sur plusieurs dizaines de cas a été reportée au 6 octobre 2011, à la demande de la SNCF. Une autre audience est prévue le 28 mars pour une autre série de dossiers, a indiqué l'avocat des salariés Me Léopold Mendes.

Dans un communiqué, le syndicat Sud, qui soutient leur action, estime que ce "traitement différencié du fait de l'origine étrangère" est "une forme de discrimination directe".

"Il y a eu des discussions avec la SNCF sur la suppression de la clause de nationalité, mais elles n'ont pas abouti, contrairement à la RATP (bus et métro parisien) qui l'a abolie en 2002", a indiqué Bouabdellah Frahlia, délégué de Sud Rail.

"C'est une discrimination d'Etat manifeste", a renchéri Loïc Rigaud de l'organisation non gouvernementale SOS Racisme, qui soutient également cette action. "Le cas de ces salariés renvoit à l'accès refusé aux étrangers non communautaires pour un certain nombre de postes en France et notamment dans la fonction publique, alors qu'il n'y a souvent aucun enjeu national qui justifie cette interdiction", poursuit-il.

Pour Ahmed Katim, le renvoi de l'audience en octobre est une "déception". Agé de 62 ans, il est aujourd'hui agent d'accueil à la SNCF, après avoir été recruté en 1972 à Youssoufia au Maroc et avoir travaillé une bonne partie de sa carrière à la manoeuvre des trains. Il se dit déterminé à faire reconnaître la différence de traitement entre ses "collègues français et les Marocains comme lui".

"Notre combat a commencé en 2001, nous avons obtenu un accès aux facilités de circulation, ainsi que deux jours de carence au lieu de trois en cas d'arrêt maladie. Cela avance doucement mais nous allons aller jusqu'au bout", dit-il.

Source : AFP - 14 déc 10

Les cheminots français ont un statut plus avantageux que leurs collègues étrangers. Ces derniers poursuivent la SNCF pour discrimination.

La SNCF est-elle coupable de discrimination à l’égard de ses cheminots étrangers ? C’est ce que pensent 360 d’entre eux, essentiellement des Marocains, qui poursuivent l’entreprise devant les prud’hommes. Une audience doit se tenir mardi à Paris.

La SNCF, qui ne veut “pas faire de commentaires” sur le sujet, a demandé un délai pour préparer sa défense. Le procès sera donc renvoyé en 2011. Les plaignants, employés ou retraités, se battent pour accéder au statut protecteur du personnel de la SNCF réservé aux Français et, depuis peu, aux ressortissants de l’Union européenne. Ce statut, dit “de cadre permanent”, permet aux cheminots de partir à la retraite à 55 ans et de cotiser à la caisse de prévoyance et de retraite de la SNCF.

Cette clause de nationalité exclut quelque 2 000 employés maghrébins qui sont, eux, “contractuels” depuis que l’entreprise les a embauchés dans les années 70. Ils ont le statut de salarié du privé, cotisent à l’assurance vieillesse et maladie et partent à la retraite à 60 ans.

“Ils sont aussi discriminés sur le déroulement de leur carrière, explique Bouabdellah Frahlia, du syndicat SUD-Rail. Ils n’ont pas le droit de passer les examens en interne pour évoluer”. Pourtant, “leur contrat prévoit qu’ils soient traités à égalité avec leurs collègues français”, précise Léopold Mendes, leur avocat.

En réalité, “ils sont restés des cheminots de base à assembler des wagons dans les gares de triage, là où leurs collègues ont fait carrière”. De plus, ils restent exclus des avantages en nature attribués aux permanents, comme la possibilité pour les familles de bénéficier de tarifs ultrapréférentiels sur le réseau SNCF. L’avocat estime à plus de 300 000 euros le montant du préjudice subi par chacun. Somme qu’il réclame par travailleur à la SNCF. Il envisage de saisir la Halde.

Un contrat non respecté

Voici un exemplaire type du contrat de travail (photo) signé par les cheminots étrangers dans les années 70. On y lit noir sur blanc que "le travailleur étranger a droit au même régime de travail que les ouvriers français", qu'il "doit recevoir à travail égal une rémunération égale à celle de l'ouvrier français de même catégorie" et que "l'égalité de traitement s'étend également aux indemnités s'ajoutant au salaire". On y apprend aussi qu'il travaillait à l'époque 43 heures par semaine, en plein air.

Source : Metro - ALEXANDRA BOGAERT

LA SNCF POURSUIVIE POUR DISCRIMINATION RACIALE PAR 360 SALARIES / TEMOIGNAGE 1/2

Ahmed Katin est à l’origine de la procédure visant la SNCF devant les Prud’hommes. Témoignage.

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Ahmed Katin Photo : DR

Ahmed Katin vient de passer la dernière décennie à remuer ciel et terre pour que les cheminots contractuels soient traités comme leurs collègues permanents. A 62 ans, ce Marocain est à l’origine de la procédure visant la SNCFdevant les Prud’hommes. Il a 39 ans d’expérience dans l’entreprise.

“C’est elle qui est venue me chercher au Maroc, explique-t-il. J’ai commencé à Pantin. A l’époque, les Marocains étaient installés dans des bungalows pleins d’air et sans douche.” Aujourd’hui, il renseigne les voyageurs en gare de l’Est. Mais jusqu’en 2004, Ahmed a changé les traverses des trains, accroché et décroché les wagons de marchandises et de transport de voyageurs. Un métier physique et pénible, qui explique pourquoi les cheminots partent normalement à la retraite à 55 ans.

Cette mesure ne vaut cependant que pour les permanents, donc les Français. Etant contractuel, car étranger, Ahmed est aligné sur le régime privé. Il ne pourra prendre sa retraite à taux plein – environ 1 150 euros bruts par mois – qu’en mars 2012. “On fait le même travail que les permanents, mais on n’a pas les mêmes droits, pas les mêmes avantages, pas le même déroulement de carrière. Tout ça parce que ni la direction ni les syndicats ne veulent que desMarocains commandent à des Français. C’est du racisme et de la discrimination !”.

Etant contractuel, Ahmed n’a pas pu passer les examens qui permettent, en interne, de gravir les échelons. Il a pourtant été chef de manœuvre et coordinateur d’équipe, mais sans en avoir le titre ni la paye. “Dégoûté”, il sera présent aujourd’hui aux prud’hommes, à Paris. Mais, même s’il se dit prêt à se battre jusqu’en cassation, il n’y croit plus : “Je ne pense pas qu’on va donner quelque chose à des ouvriers comme nous”, dit-il, résigné.

Source : Metro, ALEXANDRA BOGAERT

08 décembre 2010

FRANCE HABITATION : VICTOIRE DEVANT LA COURS D'APPEL DE PARIS

Plainte de SOS Racisme pour discrimination au logement: poursuite de l'enquête

France Habitation est une filiale du groupe OCIL (Office central interprofessionnel de logement) l'un des principaux organismes collecteurs et gestionnaires du 1% logement.

En 2004, l'association SOS Racisme avait déposé plainte contre France Habitation, estimant que les locataires étaient choisis en fonction de leur nationalité ou de leur origine et que les données conservées par l'organisme faisaient apparaître des origines ethniques ou raciales, sans l'accord exprès des intéressés.

Dans un premier temps, le juge d'instruction avait rendu un non-lieu, estimant que ces critères n'avaient pas été utilisés pour empêcher un candidat au logement à accéder à un de ces logements, selon l'avocat de SOS Racisme. Mais la cour a infirmé cette décision et ordonné la poursuite de l'enquête.

SOS Racisme demande notamment de nouvelles auditions de dirigeants des organismes cités dans l'enquête.

AFPShare

12:10 Publié dans *DISCRIMINATION | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : discrimination, ocil, logement, sos racisme, testing, samuel, thomas, ophlm, bagneux |  Facebook |

02 décembre 2010

LES MINORITÉS ETHNIQUES DAVANTAGE CONTRÔLÉES PAR LA POLICE EN EUROPE

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Les minorités ethniques sont davantage contrôlées par la police que le reste de la population en Europe, selon un guide publié par l’Agence européenne des droits fondamentaux (FRA) pour lutter contre le profilage discriminatoire. En France, 38 % des personnes originaires d’Afrique subsaharienne et 42 % des personnes originaires d’Afrique du Nord déclarent avoir subi un contrôle de police au cours de l’année. Ils ne sont que 22 % au sein de la population dite "majoritaire". Ces proportions sont les mêmes dans tous les pays observés, à l’exception de l’Italie et de la Slovaquie. Parmi les groupes minoritaires interrogés dans les dix états membres sélectionnés, il ressort que les Roms et les Nord-Africains sont les groupes les plus fréquemment contrôlés.

Ce "profilage ethnique" est pourtant interdit au sein de l’Union européenne. Mais attention : si le résultat corrobore ceux obtenus lors de l’enquête proposée par Fabien Jobard et René Lévy, Police et minorités visibles : les contrôles d’identité à Paris, il reste que cette enquête est cette fois déclarative et se fonde donc uniquement sur le ressenti des personnes interrogées.

CR - Observatoire des Inégalités

25 novembre 2010

MIL'IM LYON CONDAMNÉE POUR DISCRIMINATION RACIALE

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Nouvelle condamnation d’une propriétaire d’agence immobilière pour discrimination raciale.

Le tribunal correctionnel de Lyon à condamné ce jour l’ancienne responsable de l’agence MIL’IM de Lyon à une peine d’emprisonnement de six mois assortie d’un sursis, au paiement de 1500 euros de dommages et intérêts à SOS Racisme ainsi que 1000 euros pour les frais de justice. En outre, la publication du jugement a été ordonnée dans le journal « Paru Vendu » (à hauteur de 1 500€).

Suite à divers témoignages de salariés des agences MIL’IM dénonçant l’existence d’un système de codification des ordres discriminatoires, SOS Racisme a organisé au mois de septembre 2001 des opérations Testing sur une vingtaine d’agence en France.

Les testings avaient alors révélé de nombreuses discriminations à l’encontre des testeurs d’origine extra européenne, ceux-ci avaient en effet obtenu moins de propositions que leurs homologues d’origine européenne.

Ce système discriminatoire avaient notamment été mis en place sur la base d’un document interne intitulé « Démarche qualité – MIL’IM », qui permettait au propriétaire de préciser l’origine souhaitée du locataire.

C’est dans ces conditions que l’association SOS Racisme a déposé plainte le 14 avril 2003, pour des faits de discrimination et de fichage ethno-racial des locataires commis par l’agence immobilière MIL’IM LYON.

SOS Racisme se félicite de la publication de ce jugement qui aura un effet dissuasif tant à l’égard des propriétaires que des intermédiaires du logement Lyon.

La discrimination dans l’accès au logement à pour conséquence d’organiser la ghettoïsation des populations en fonction de leurs origines et doit donc être lourdement condamné.

Par cette seconde condamnation à de la prison assortie de sursis, à l’encontre de l’ancienne propriétaire des agences de Lyon et Vienne, les Juges viennent rappeler la responsabilité pénale des donneurs d’ordres discriminatoires.

Après plus de 7 années de procédure, la justice donne une fois de plus raison à SOS Racisme et nous invite à amplifier le combat contre les systèmes discriminatoires.

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24 novembre 2010

LE CRAN RETIRE SA PLAINTE CONTRE LE DIRECTEUR DE CABINET DE HORTEFEUX

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23/11/2010 à 18h31 - Lepost.fr

Info Le Post. Suite aux "regrets" de Michel Bart, le Cran va lancer avec le ministère de l'Intérieur un observatoire du racisme en France

Michel Bart, directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a comparu mardi, à 13h30, devant la 17ème chambre du tribunal de grande instance de Paris pour "incitation à la haine raciale", à la suite d'une plainte du Conseil représentatif des associations noires de France (Cran).

A l'origine de cette plainte, la circulaire du 5 août signée par Michel Bart, qui visait les Roms de manière explicite par la politique de démantèlement des camps illégaux. Elle avait déclenché une polémique entre la Commission européenne et le gouvernement français. Cette circulaire demandait aux préfets d'évacuer "300 campements (...) d'ici trois mois, en priorité ceux des Roms".

Contacté lundi par Le Post, le président du Cran, Patrick Lozès, expliquait que son association avait comme objectif de "faire condamner Michel Bart pour incitation à la haine raciale"

Le Cran "met un terme à la procédure judiciaire" à l'encontre du dircab d'Hortefeux"

Joint à nouveau par Le Post mardi après-midi pour connaître l'issue de la comparution, Patrick Lozès indique que son association a finalement décidé de "mettre un terme à la procédure judiciaire à l'encontre du directeur de cabinet de Brice Hortefeux".



"Nous avons finalement suspendu notre action en justice car entre temps, le Cran a reçu un courrier du ministère de l'Intérieur", indique au Post le président de l'association. 

"Dans cette lettre, Michel Bart, exprime ses regrets et les plus hautes autorités du ministère s'engagent à réactiver la politique de lutte contre le racisme", explique Patrick Lozès. Autrement dit, l'engagement vient de Brice Hortefeux. 

"Notre action en justice a amené une prise de conscience place Beauvau. Le ministère de l'Intérieur a entendu nos arguments, a noué un dialogue avec nous et s'engage", ajoute-t-il.

Lancement d'un observatoire du racisme en France

Ce dialogue aboutit à un travail en commun. "Le Cran et le ministère de l'Intérieur vont travailler de concert au lancement d'un observatoire du racisme en France, dont la première réunion est prévue en fin de semaine", annonce Patrick Lozès au Post, relayant le contenu de la lettre envoyée par le ministère. 

Cet observatoire s'occupera de toutes les formes de racisme, de discrimination, de stigmatisation, les violences...

D'après le courrier du ministère de l'Intérieur, cet observatoire du racisme en France pourrait être rattaché au comité interministériel de lutte contre le racisme et l'antisémitisme. "Nous le souhaitons", indique Patrick Lozès.

Mais comment le Cran peut-il être sûr que le ministère va tenir ses engagements ? 
"Le Cran va être extrèmement vigilant. Nous serons tous comptables de ce que fera le ministère en matière de lutte contre le racisme. La mise en place de l'observatoire du racisme en France est publique car elle est signée dans un courrier du ministère, que j'ai en ma possession. C'est donc un contrat moral passé entre le ministère et l'ensemble des Français, sous la vigilance de notre association, qui est seulement un intermédiaire", argumente Patrick Lozès.

"Nous souhaitions une prise de conscience, elle a eu lieu. Dès lors qu'un individu exprime ses regrets, il faut l'entendre. Si nous pouvons atteindre nos objectifs hors du prétoire, tant mieux, "ajoute-t-il.

SOS HALDE : SIGNEZ LA PÉTITION POUR SAUVER LA HALDE

SOS Halde

La coordination SOS Halde, qui réunit de nombreuses organisations (dont l’Inter-LGBT, L’Autre Cercle, l’APGL, SOS Racisme, Aides…), organisait une conférence de presse jeudi 18 novembre afin de relayer l’appel du comité consultatif de la Halde pour que celle-ci reste une autorité administrative indépendante et autonome.

L’appel du comité consultatif « met en garde les diverses autorités publiques, à la veille de l’un des tous prochains débats parlementaires, sur les conséquences du projet de loi organique portant sur la création d’une nouvelle institution: le défenseur des Droits », explique un communiqué.

« RAPPELER LE DROIT »
« Qui, si ce n’est la Halde a su rappeler avec force le droit des salariées, licenciées en raison de leur grossesse, à être indemnisées et/ou réintégrées?, souligne le comité consultatif. Qui a permis de mettre fin à l’inégalité faite aux anciens combattants et fonctionnaires de l’État français, devenus étrangers après la décolonisation, consistant à leur verser une pension nettement inférieure à celle attribuée aux ressortissants français? Qui a jugé discriminatoire le recours aux tests ADN pour établir les liens de filiation dans les familles étrangères? Qui a rendu visibles les discriminations à l’égard des gens du voyage, discriminations encore inscrites dans la loi et les pratiques? Qui a mis en évidence les discriminations liées au handicap et à l’état de santé? Les exemples ne manquent pas pour montrer que la Halde n’a pas hésité à rappeler le droit, y compris lorsque l’autorité discriminante était l’État. N’est-ce pas d’ailleurs ce qui lui vaut aujourd’hui l’annonce de sa disparition? ».

« S’il était adopté en l’état, [le projet de loi] réduirait l’autorité et l’indépendance de la Halde et exposerait la France aux critiques et contentieux des Cours de Luxembourg et de Strasbourg », rappelle SOS Halde.

La CGT a mis en ligne une vidéo de cette conférence de presse. Pour la voir, cliquez sur l’image.

Cliquez sur ce lien pour signer la pétition reprenant l’appel du comité consultatif.

11:48 Publié dans *DISCRIMINATION | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : halde, sos racisme, syndicat, cgt, cfdt, discrimination, roms, gens du voyage, lgbt |  Facebook |

19 novembre 2010

LE PROCÈS MIL'IM EN VIDÉO

La Grande Edition du 18 Novembre 2010 - TLM

AGENCE IMMOBILIAIRE MIL'IM : APRES VIENNE ET AMIENS L'AGENCE DE LYON DEVANT LE TRIBUNAL CORRECTIONNEL

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Un système de fichage ethnique discriminant les personnes « non européennes» devant la Justice

Suite à divers témoignages de salariés des agences MILIM dénonçant l’existence d’un système de fichage ethno racial, SOS Racisme a organisé au mois dès septembre 2001 des opérations Testing sur une vingtaine d¹agences en France.

Ainsi, les testings ont révélé de nombreuses discriminations. Dans toutes les agences testées, le demandeur de logement d¹origine extra-européenne a systématiquement obtenu moins de propositions de logements que son alter égo d'origine européenne.

Il ressort, d’un document interne intitulé « Démarche qualité ­ MILIM », que des « codes étrangers » ont été mis en place, et que les numéros « 2 », « 3 » et « 4 » permettent de préciser, que le propriétaire ne souhaite pas de locataire d¹origine Maghrébine, Asiatique et Africaine.

Il apparaît donc que l’agence MILIM prenait en compte les demandes discriminatoires des propriétaires et que ses « souhaits » étaient nécessairement « exaucés » grâce à la mise en place d’un système de fichage ethno-racial des demandeurs de logements.

C’est dans ces conditions que l¹association SOS RACISME a déposé plainte le 14 avril 2003, pour des faits de discrimination et de fichage ethno-racial commis par l’agence immobilière MILIM LYON. Le 12 mars 2009, une ordonnance de non lieu partiel a été rendue par la Cour d’Appel de LYON, qui n’a pas retenu les faits de fichage ethno-racial et qui a ordonné le renvoi de l¹affaire devant le Tribunal Correctionnel pour le chef de discrimination.

Il est à noter que plusieurs agences MILIM ont d’ores et déjà été condamnées pour des faits de discrimination par SOS Racisme: les agences d’Amiens, de Grenoble, de Montpellier et de Vienne en mars 2009, laquelle était comme celle de LYON dirigée par Mme BLONDELET. Ce nouveau procès vient montrer une nouvelle fois la persistance des discriminations raciales à l’œuvre dans notre pays et il est regrettable que le chef de l’Etat n’ait pas, lors de son intervention télévisée post remaniement, considéré faire de la lutte contre les discriminations une priorité de son action.

L’audience s'est déroulée le 18 novembre 2010 au Tribunal correctionnel de LYON.

"A l'audience nous n'avons pas eu d'explications plausibles quant à la signification de ces codes. Nous nous basons sur des témoignages de salariés mais notre conviction est que cet index avec des chiffres différents pour chaque appartement est discriminatoire", a expliqué Me PLET, avocate de SOS Racisme.

Le parquet a requis 8 mois d'emprisonnement avec sursis et une mise à l'épreuve avec obligation de payer les parties civiles, soit SOS Racisme. L'affaire a été mis en délibéré pour le 25 novembre.

17 novembre 2010

LES ENFANTS D'IMMIGRES MAGHRÉBINS ONT UN TAUX D'EMPLOI DE 20 POINTS PLUS FAIBLE QUE CELUI DES ENFANTS DE PARENTS FRANÇAIS

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Photo : 20 minutes

Le taux d’emploi des Français enfants d’immigrés du Maghreb est de 20 points plus faible que celui des Français de parents nés français. Les différences d’expérience, de diplôme, de situation familial.

En moyenne entre 2005 et 2009, 86 % des hommes français âgés de 16 à 65 ans ont un emploi quand leurs deux parents sont français de naissance. Ils ne sont que 65 % quand au moins un de leurs parents est immigré et originaire d’un pays du Maghreb. L’écart de taux d’emploi est donc de 21 points. Pour les femmes, il est de 18 points (respectivement 74 %et 56 % de personnes en emploi). Les Français descendants directs d’immigrés du Maghreb sont en moyenne plus jeunes et ont des niveaux d’éducation plus faibles que ceux dont les deux parents sont français de naissance. Les différences en termes d’expérience, de diplôme, de situation familiale et de lieu de résidence n’expliquent toutefois qu’un tiers de l’écart des taux d’emploi : pour les hommes, le « déficit » d’emploi non expliqué par les différences de caractéristiques individuelles mesurées est de 14 points. Ce « déficit » d’emploi s’amenuise fortement lorsque le diplôme augmente pour les hommes, alors qu’il reste relativement stable pour les femmes. Pour les Français dont les parents sont originaires d’un autre pays d’Europe, les écarts de taux d’emploi sont moindres mais restent également largement inexpliqués. Une partie de ces écarts est due à l’existence de discrimination, mais il est impossible de faire la part exacte de ce qui en relève et de ce qui peut être imputé à d’autres facteurs difficilement mesurables.

Romain Aeberhardt, Élise Coudin, Insee ; Roland Rathelot, Dares

Voir aussi l’enquête sur les "Origines géographiques des immigrés au 1er janvier 2007"

Source : INSEE : "France, Portrait social" édition 2010"

 

28 octobre 2010

Les chômeurs handicapés par leur lieu de résidence

LEMONDE pour Le Monde.fr | 09.09.10 | 11h51  •  Mis à jour le 09.09.10 | 11h53

Pour trouver un emploi, lorsqu'on vient du Val-d'Oise, mieux vaut habiter à Enghien-les-Bains - ville réputée pour son lac et son casino - que les cités de Sarcelles et Villiers-le-Bel où plus de 60 % des habitants résident en zones urbaines sensibles (ZUS). Image d'Epinal? Pas si sûr car elle n'est pas écornée par une étude fondée sur un testing et menée par des universitaires du Centre d'études de l'emploi (1). Les conclusions sont sans appel :"ces résultats convergent pour témoigner de l'existence de discriminations à l'embauche à la fois selon l'origine, le sexe et le lieu de résidence."

Les cinq universitaires, auteurs de l'étude, ont examiné la discrimination territoriale en localisant les candidats fictifs dans les trois communes : un candidat et une candidate ayant un prénom et un nom à consonance française; un candidat et une candidate ayant un prénom et un nom à consonance marocaine. Ces douze candidatures, par ailleurs parfaitement similaires, ont été envoyées simultanément, entre décembre 2008 et janvier 2009, en réponse à 307 offres d'emploi de développeur informatique (bac+5) en Ile-de-France, soit près de 3 700 envois.

Pour l'accès aux entretiens d'embauche, "l'origine marocaine n'apparaît pas systématiquement discriminante pour les hommes, quelle que soit leur commune de résidence, notent les chercheurs. Toutefois lorsqu'ils résident à Sarcelles, les hommes d'origine marocaine ont de plus faibles chances que les hommes d'origine française d'accéder à un entretien d'embauche pour un poste en contrat à durée indéterminée. L'origine a également un effet sur l'accès aux entretiens d'embauche pour les femmes résidant à Sarcelles."

Lorsque que l'on est une femme et que l'on habite à Villiers-le-Bel, il est encore plus difficile de décrocher un emploi. Toutes les postulantes sont logées à la même enseigne. "Les candidates d'origine française sont pénalisées lorsqu'elles vivent dans cette commune défavorisée qui a connu en 2007 des émeutes urbaines médiatisées, plutôt qu'à Sarcelles, commune également défavorisée mais qui a été moins médiatisée." Les jeunes femmes d'origine française résidant à Villiers-le-Bel obtiennent un taux de réponse à leurs candidatures de 17,9% contre 22,1% à Sarcelles et 22,5% à Enghien-les-Bains.

Ces résultats n'étonnent pas le maire de Villiers-le-Bel. "Cette étude est la reconnaissance d'une réalité. On parle beaucoup d'égalité des chances. Pour l'égalité des territoires, il faut encore attendre", regrette Didier Vaillant (PS) qui entend enrayer "l'effet émeutes 2007" en valorisant sa ville auprès des médias. "Regardez la sprinteuse Myriam Soumaré (révélation des Championnats d'Europe d'athlétisme de Barcelone), elle est de Villiers! Et dans le domaine économique, la chambre de métiers du Val-d'Oise a installé son institut des métiers sur notre commune."

 

Mais, dans l'immédiat, c'est une loi sur les "discriminations géographiques" qu'attend l'élu confronté dans sa ville à un chômage flirtant avec les 20%, avec des pics à 33% chez les moins de 25 ans résidant en ZUS.

Les effets du lieu de résidence sur l'accès à l'emploi : une expérience contrôlée sur des jeunes qualifiés en Ile-de-France. Téléchargez le rapport

Olivier Zanetta

20 octobre 2010

NOUVELLE NUIT DU TESTING POUR SOS RACISME

Ouajdi Feki (en médaillon, au centre) s'est vu refuser l'entrée du 1810 avec la jeune femme qui l'accompagnait / Pierre Charmet

Publié le 18.10.2010 par le www.progres.fr

Des couples de couleur se sont présentés à l'entrée de trois établissements, à Saint-Etienne, La Talaudière et Saint-Cyprien. L'un a refusé l'entrée aux personnes d'origine maghrébine

On appelle ça un « testing » : prouver qu'il y a eu discrimination sur la base de critères raciaux. SOS racisme utilise ce procédé depuis de nombreuses années, pour dénoncer la sélection qui est parfois faite à l'entrée des discothèques. C'est ainsi que, dans la nuit de samedi à dimanche, l'antenne départementale de l'association a demandé à trois couples de se rendre dans trois établissements différents. Le premier couple étant d'origine maghrébine, le deuxième d'origine « subsaharienne », et le troisième de type européen. Tous bien habillés, cela va de soi. « On les envoie chacun leur tour à quelques minutes d'intervalle », explique Melinda Fadel, qui supervise le dispositif. « Et on enregistre les conversations avec un micro dissimulé, ce qui peut éventuellement servir de début de preuve en cas de refus. »

Il est 0 h 30 lorsque la première discothèque est testée. Il s'agit du Trianon à Saint-Etienne. Les deux couples de couleur se présentent comme prévu, l'un après l'autre. Ils parviennent à renter sans problème. Du coup, le couple « européen » se voit dispenser de tenter sa chance. Plutôt encourageant ? « Non, c'est normal », estime Norbert Nitcheu, président départemental de SOS racisme. Un militant souligne toutefois « que c'est un peu tôt, et qu'il n'y a peut-être pas grand monde. Du coup, on les laisse entrer plus facilement ».

Deuxième test au 1810, à La Talaudière. Sauf que c'est l'anniversaire de l'établissement et que la file d'attente est impressionnante. « On va perdre du temps, on fait quoi ? » demande un couple. « Faisons d'abord l'autre, on reviendra après » dit Melinda.

Direction le Méli-Mélo, donc, à Saint-Cyprien. Les établissements de la plaine du Forez ont la mauvaise réputation de refuser les gens de couleur. Mais surprise : là encore, les couples maghrébin et noir entrent sans problème. L'opération va-t-elle faire chou blanc ? « Non, le but n'est pas de piéger », assure Ouajdi Feki, le coordinateur régional. « C'est de dénoncer une réalité qui n'est pas acceptable ».

Et c'est finalement lui qui va en faire les frais. Car il compose le couple d'origine maghrébine avec une jeune femme et, lorsque tous deux retournent au 1810, le portier leur refuse l'entrée. Ouajdi a beau insister, celui-ci ne veut rien entendre. Par contre, il voit le couple noir dans la file d'attente, et le fait entrer sans problème.

Lorsque toute l'équipe revient pour expliquer sa démarche, le videur dit : « Je croyais que vous vouliez entrer avec les trois autres jeunes gens derrière vous ». Manière de signifier qu'il refusait un groupe trop important. Le gérant, lui, affirme que son établissement était déjà complet. « Sinon, je suis hors sécurité » plaide-t-il. Sauf que d'autres personnes sont entrées juste après le couple… La tentative de dialogue tourne court, et les militants décideront finalement de déposer plainte.

Jean-Hugues Allard

« Ça confirme le racisme anti-beurs à l'entrée de certaines discothèques »

Un seul couple refusé sur les trois établissements, le bilan pourrait paraître positif. « Mais c'est encore un de trop » déclare Norbert Nitcheu. « Et encore une fois, c'est un couple d'origine maghrébine qui en fait les frais ». Ce qui n'est pas nouveau, selon lui : « Ce testing confirme les précédents : il y a un racisme anti-beurs à l'entrée de certaines discothèques. Les blacks n'ont quasiment jamais de problèmes, mais les personnes d'origine maghrébine sont clairement victimes de discrimination ».

Il en est une que l'expérience a marquée : la jeune femme qui composait le couple beur : « C'est la première fois que j'allais en boîte. Franchement, c'est humiliant. On se demande ce qu'on a fait pour mériter ça ».

J.-H. A.

 
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