Avertir le modérateur

10 janvier 2011

TRIBUNE : LES PETITS CALCULS D'ERIC ZEMMOUR

Par Caroline Fourest

Eric Zemmour vient d'expérimenter une loi cardinale en matière de dérapages : l'accumulation. Comme pour Georges Frêche, le tollé soulevé par ses propos n'est pas dû à la pire de ses déclarations, mais à celle de trop : "Les Français issus de l'immigration (sont) plus contrôlés que les autres parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes... C'est un fait."

Cette phrase n'est pas sans rappeler la polémique soulevée par Renaud Camus. A l'époque, le goût douteux pour la comptabilité ethnique consistait à compter les journalistes juifs sur une station de radio. Quant à Frêche, son truc serait plutôt de compter les footballeurs noirs.

Dans les trois cas, plus l'émotion est grande, plus nos valeureux statisticiens sont sûrs d'engranger des soutiens parmi les amateurs d'évidences chiffrées et de francs-parlers. Ben quoi, c'est pas vrai ? Il y a beaucoup de Noirs dans l'équipe de France, beaucoup de juifs dans les médias et beaucoup d'Arabes et de Noirs dans les prisons ! Alors quoi, on peut plus rien dire ?

// --> // -->

Lire la suite

FRANCE AMERIQUE : ERIC ZEMMOUR, OU LA POSTURE DU POLEMISTE PROVOCATEUR

Chroniqueur et polémiste talentueux, Eric Zemmour, qui comparaît à partir de mardi pour diffamation et discrimination raciale, est omniprésent dans les médias où il s'est fait un nom en adoptant résolument des postures provocatrices.

A 52 ans, il cumule les postes entre la presse écrite (Le Figaro), la radio (RTL) et la télévision (France 2 et i-Télé), excellant dans les numéros de duettiste où il occupe volontiers le rôle du méchant. Passionné par la politique, il y aurait fait carrière s'il n'avait pas échoué par deux fois au concours de l'ENA. Il se rabattra sur le journalisme où Philippe Tesson lui met le pied à l'étrier en l'embauchant au service politique du Quotidien de Paris. Se définissant comme gaulliste, il aime pourfendre aussi bien le politiquement correct que l'anti-racisme ou les "droits-de-l'hommistes".

"Ce qu'on croit être des dérapages est en fait super-contrôlé", estime un de ses confrères qui le juge trop intelligent pour se laisser aller. "Zemmour adore prendre le contre-pied des idées reçues, quitte à passer pour un vieux réac, c'est un bretteur, avec la mauvaise foi que ça nécessite parfois", considère un autre. Mais à force de donner des avis tranchés sur tout, Eric Zemmour s'est forgé de solide inimitiés, notamment du coté des féministes, des associations anti-racistes ou de défense des droits des homosexuels.

Auteur prolixe, il a publié une douzaine d'ouvrages allant de la biographie (Edouard Balladur et Jacques Chirac) au roman (il a en a écrit trois) en passant par des essais. Dans "Le Premier sexe" (paru en 2006), il s'attaquait sans complaisance à l'égalité hommes-femmes, revendiquant le pouvoir pour les mâles dans une société frappée par la "démagogie du féminisme". Comme pour mieux justifier sa réussite à la force du poignet, Eric Zemmour aime a rappeler ses origines modestes et son enfance dans la banlieue est. Ce" qui ne l'empêche pas d'aimer le faste, comme son mémorable anniversaire au Petit Trianon à Versailles où des dizaines d'invités avaient été servis par du personnel en costume d'époque.

Après ses déclarations sur Canal+ en mars 2010 où il avait affirmé que "les Français issus de l'immigration sont plus contrôlés que les autres parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes", il avait failli perdre sa place au Figaro. La direction du quotidien l'avait convoqué à un entretien préalable à son licenciement avant de renoncer à se séparer de lui. "Zemmour fait de l'audience, il plaît, c'est pour ça que ses employeurs ont toujours volé à son secours", selon un de ses proches. RTL avait défendu son éditorialiste au nom de "la diversité des opinions", tout en se disant "choquée" par ses propos à caractère raciste.

Source : France Amérique

LE MONDE : ERIC ZEMMOUR DEVANT LA JUSTICE MARDI POUR DISCRIMINATION RACIALE

lepoint.fr.jpg

"Les Français issus de l'immigration sont plus contrôlés que les autres parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes… C'est un fait." Cette phrase, prononcée en mars 2010 sur le plateau de l'émission de Thierry Ardisson "Salut les terriens", sur Canal+, vaut à Eric Zemmour d'être poursuivi en justice par plusieurs associations. Son procès pour diffamation et discrimination raciale débute mardi 11 janvier et devrait durer trois jours.

Quelques heures plus tôt, le 6 mars, le chroniqueur avait tenu d'autres propos controversés sur le plateau d'une émission de France Ô, "L'Hebdo". Les employeurs "ont le droit" de refuser des Arabes ou des Noirs, avait-il répondu à une question qui lui avait été posée.

L'association SOS-Racisme a été la première à lancer des poursuites contre le polémiste. Selon elle, les propos d'Eric Zemmour tendent "à assimiler l'origine des personnes et la délinquance", une discrimination passible d'une sanction pénale. Sont également parties civiles le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP), la Licra, l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) et J'accuse.

Eric Zemmour devrait être présent. Il a fait citer une dizaine de témoins parmi lesquels le député Claude Goasguen, le chroniqueur Eric Naulleau ou l'ancien secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF) Robert Ménard. Dans une longue lettre adressée en mars au président de La Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra), Eric Zemmour avait regretté que ses propos aient "pu heurter", tout en les maintenant.

Eric Zemmour avait reçu le soutien de l'avocat général près la cour d'appel de Paris, Philippe Bilger, qui l'a soutenu sur son blog, ce qui lui vallu d'être convoqué par le procureur général de Paris, François Falletti, afin qu'il lui "donne des explications sur cette opération", selon les termes de la ministre de la justice, Michèle Alliot-Marie.  Dans sa note datée du 17 mars, Philippe Bilger écrit notamment : "Tous les Noirs et tous les Arabes ne sont pas des trafiquants, mais beaucoup de ceux-ci sont noirs et arabes." Il parle de statistiques destinées à "masquer ce qui crève les yeux et l'esprit" et de "la censure qui [interdit] d'aborder clairement un tel sujet".

Pour en savoir plus :

- Les petits calculs d'Eric Zemmour, par Caroline Fourest

- De l'usage des probabilités : la tribune de Jean-Michel Claverie et la réponse d'Hugo Harari-Kermadec et Antoine Piétri

Source : Le Monde.fr (avec AFP)

07 janvier 2011

ZEMMOUR VS MLK : CHACUN SES REFERENCES

Chacunsesreferences.png

06 janvier 2011

SOS RACISME VS ZEMMOUR

SOS RACISME VS ZEMMOUR

zemmour3.png
ZEMMOUR EST POURSUIVI PAR SOS RACISME POUR INCITATION A LA HAINE RACIALE ET A LA DISCRIMINATION

 

VENEZ NOMBREUX AU TRIBUNAL CORRECTIONNEL DE PARIS LE 11-13-14 JANVIER PROCHAIN

POUR DIRE « STOP » A LA LIBERATION DE LA PAROLE RACISTE DANS LES MEDIAS

Dans deux émissions récentes (sur Canal + et France Ô), le chroniqueur Eric Zemmour, ciblait les populations d’origine africaine et maghrébine, les définissant comme des populations criminogènes et légitimant du même coup la discrimination raciale, pratique fort heureusement réprimée par la loi.

SOS Racisme a donc décidé de citer à comparaître Eric ZEMMOUR devant le Tribunal de Paris afin de mettre un terme à cette libération de la parole raciste omniprésente dans nos médias.

Pourquoi Eric Zemmour n’est ni un étendard de la liberté d’expression ni un représentant de la parole « populaire » ?

« C’est la connivence d’une partie des élites –et non du peuple– qui permet le maintien d’Eric Zemmour dans nos médias »

Sous couvert de dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas, le discours d'Eric Zemmour renvoie en réalité aux idées d'une élite bien pensante, redoutant l'évolution d'une France métissée et progressiste... Soyons clair, il est celui qui dit tout haut ce que les racistes pensent tout bas!

En se cachant derrière une liberté d’expression « décomplexée », Eric Zemmour légitime les discriminations à l’embauche par les employeurs et le contrôle au faciès, et ce, en opposition totale avec les valeurs d’égalité et de fraternité depuis toujours défendues par la France!

Un an après le débat sur l’identité nationale et les nombreux discours racistes tenus, notamment par des responsables politiques, dans les préfectures sous la bienveillance de l’ancien ministre de l’immigration, SOS Racisme souhaite rappeler à Eric Zemmour et ses amis, les valeurs de cette France qu’ils chérissent tant, et leur faire comprendre qu’on ne peut déverser sa haine sur des personnes, en raison de leur appartenance ou non à une communauté, en toute impunité.

Suivez le procès en direct avec le Pôle Antidiscriminations de SOS Racisme sur Facebook et Twitter.

05 janvier 2011

PROCES SOS RACISME VS ZEMMOUR LE 11,13 ET 14 JANVIER 2011

lepoint.fr.jpg

DURANT TOUTE LA SEMAINE SUIVEZ EN DIRECT LE PROCES DE SOS RACISME CONTRE ZEMMOUR

L'équipe du Pôle Antidiscriminations de SOS Racisme vous informera en avant première de tous les évènements du procès :

Suivez sur ce blog par Twitter, Facebook, Dailymotion et Youtube les réactions, tribunes, et infos en continue.

SOS Racisme à cité à comparaître Eric ZEMMOUR devant le TGI de Paris le 11, 12 et 14 janvier 2011. Monsieur ZEMMOUR aura à répondre des délits de diffamation à caractère racial et d’incitation à la haine raciale pour des propos tenus sur Canal + et France O qui tendaient à assimiler l’origine des personnes et la délinquance d’un côté et qui justifiaient la discrimination raciale (pratique réprimée par la loi) d’un autre côté.

« Monsieur Zemmour semble s’être fait une spécialité de propos stigmatisant et haineux envers les populations d’origine arabe et africaine. Dans un climat rendu délétère par le débat sur l’identité nationale et le populisme anti-immigré qui a miné le débat politique ces derniers mois, les propos de Monsieur Zemmour participent de la légitimation d’une parole raciste et d’une pratique discriminatoire. Par ce procès, nous rappellerons à Monsieur Zemmour, pourfendeur du délitement républicain, que les lois de la République s’appliquent à tous, y compris à lui. ». Dominique SOPO

TRIBUNE : "LE SYNDRÔME ZEMMOUR" : Par Dominique SOPO, Président

LETTRE A PATRICK DE CAROLIS

RAPPEL DES FAITS EN VIDEO :

 

+ de videos buzz sur buzzmoica.fr

16 décembre 2010

LA SNCF POURSUIVIE POUR DISCRIMINATION RACIALE PAR 360 SALARIES / SOS RACISME AU COTE DES SALARIES 2/2

contrat.jpeg
contrat 2.jpeg

Quelque 360 salariés marocains attaquent la SNCF pour discrimination

PARIS - Quelque 360 salariés ou retraités marocains de la Société nationale des chemins de fer (SNCF), privés du statut de cheminot du fait de leur nationalité, ont attaqué l'entreprise publique française pour discrimination devant la justice qui examinera leurs dossiers en 2011.

Ces salariés ont été recrutés au Maroc dans les années 70 par la SNCF avec un statut de contractuel, donc de droit privé, et non avec le statut de cheminot, longtemps réservé aux seuls détenteurs de la nationalité française, et depuis quelques années ouverts aux ressortissants de l'Union européenne.

Le statut de cheminot n'est également pas accessible aux personnes embauchées au-delà de 30 ans et à certains temps partiels.

Ce statut donne notamment droit à certains avantages particuliers en matière de protection sociale et de retraite ainsi qu'à des facilités de circulation (billets gratuits ou réduits).

Ces salariés marocains ont attaqué la SNCF devant les Prud'hommes, tribunal spécialisé statuant sur les litiges relatifs au droit du travail. Une audience prévue mardi portant sur plusieurs dizaines de cas a été reportée au 6 octobre 2011, à la demande de la SNCF. Une autre audience est prévue le 28 mars pour une autre série de dossiers, a indiqué l'avocat des salariés Me Léopold Mendes.

Dans un communiqué, le syndicat Sud, qui soutient leur action, estime que ce "traitement différencié du fait de l'origine étrangère" est "une forme de discrimination directe".

"Il y a eu des discussions avec la SNCF sur la suppression de la clause de nationalité, mais elles n'ont pas abouti, contrairement à la RATP (bus et métro parisien) qui l'a abolie en 2002", a indiqué Bouabdellah Frahlia, délégué de Sud Rail.

"C'est une discrimination d'Etat manifeste", a renchéri Loïc Rigaud de l'organisation non gouvernementale SOS Racisme, qui soutient également cette action. "Le cas de ces salariés renvoit à l'accès refusé aux étrangers non communautaires pour un certain nombre de postes en France et notamment dans la fonction publique, alors qu'il n'y a souvent aucun enjeu national qui justifie cette interdiction", poursuit-il.

Pour Ahmed Katim, le renvoi de l'audience en octobre est une "déception". Agé de 62 ans, il est aujourd'hui agent d'accueil à la SNCF, après avoir été recruté en 1972 à Youssoufia au Maroc et avoir travaillé une bonne partie de sa carrière à la manoeuvre des trains. Il se dit déterminé à faire reconnaître la différence de traitement entre ses "collègues français et les Marocains comme lui".

"Notre combat a commencé en 2001, nous avons obtenu un accès aux facilités de circulation, ainsi que deux jours de carence au lieu de trois en cas d'arrêt maladie. Cela avance doucement mais nous allons aller jusqu'au bout", dit-il.

Source : AFP - 14 déc 10

Les cheminots français ont un statut plus avantageux que leurs collègues étrangers. Ces derniers poursuivent la SNCF pour discrimination.

La SNCF est-elle coupable de discrimination à l’égard de ses cheminots étrangers ? C’est ce que pensent 360 d’entre eux, essentiellement des Marocains, qui poursuivent l’entreprise devant les prud’hommes. Une audience doit se tenir mardi à Paris.

La SNCF, qui ne veut “pas faire de commentaires” sur le sujet, a demandé un délai pour préparer sa défense. Le procès sera donc renvoyé en 2011. Les plaignants, employés ou retraités, se battent pour accéder au statut protecteur du personnel de la SNCF réservé aux Français et, depuis peu, aux ressortissants de l’Union européenne. Ce statut, dit “de cadre permanent”, permet aux cheminots de partir à la retraite à 55 ans et de cotiser à la caisse de prévoyance et de retraite de la SNCF.

Cette clause de nationalité exclut quelque 2 000 employés maghrébins qui sont, eux, “contractuels” depuis que l’entreprise les a embauchés dans les années 70. Ils ont le statut de salarié du privé, cotisent à l’assurance vieillesse et maladie et partent à la retraite à 60 ans.

“Ils sont aussi discriminés sur le déroulement de leur carrière, explique Bouabdellah Frahlia, du syndicat SUD-Rail. Ils n’ont pas le droit de passer les examens en interne pour évoluer”. Pourtant, “leur contrat prévoit qu’ils soient traités à égalité avec leurs collègues français”, précise Léopold Mendes, leur avocat.

En réalité, “ils sont restés des cheminots de base à assembler des wagons dans les gares de triage, là où leurs collègues ont fait carrière”. De plus, ils restent exclus des avantages en nature attribués aux permanents, comme la possibilité pour les familles de bénéficier de tarifs ultrapréférentiels sur le réseau SNCF. L’avocat estime à plus de 300 000 euros le montant du préjudice subi par chacun. Somme qu’il réclame par travailleur à la SNCF. Il envisage de saisir la Halde.

Un contrat non respecté

Voici un exemplaire type du contrat de travail (photo) signé par les cheminots étrangers dans les années 70. On y lit noir sur blanc que "le travailleur étranger a droit au même régime de travail que les ouvriers français", qu'il "doit recevoir à travail égal une rémunération égale à celle de l'ouvrier français de même catégorie" et que "l'égalité de traitement s'étend également aux indemnités s'ajoutant au salaire". On y apprend aussi qu'il travaillait à l'époque 43 heures par semaine, en plein air.

Source : Metro - ALEXANDRA BOGAERT

LA SNCF POURSUIVIE POUR DISCRIMINATION RACIALE PAR 360 SALARIES / TEMOIGNAGE 1/2

Ahmed Katin est à l’origine de la procédure visant la SNCF devant les Prud’hommes. Témoignage.

ahmed.jpeg

Ahmed Katin Photo : DR

Ahmed Katin vient de passer la dernière décennie à remuer ciel et terre pour que les cheminots contractuels soient traités comme leurs collègues permanents. A 62 ans, ce Marocain est à l’origine de la procédure visant la SNCFdevant les Prud’hommes. Il a 39 ans d’expérience dans l’entreprise.

“C’est elle qui est venue me chercher au Maroc, explique-t-il. J’ai commencé à Pantin. A l’époque, les Marocains étaient installés dans des bungalows pleins d’air et sans douche.” Aujourd’hui, il renseigne les voyageurs en gare de l’Est. Mais jusqu’en 2004, Ahmed a changé les traverses des trains, accroché et décroché les wagons de marchandises et de transport de voyageurs. Un métier physique et pénible, qui explique pourquoi les cheminots partent normalement à la retraite à 55 ans.

Cette mesure ne vaut cependant que pour les permanents, donc les Français. Etant contractuel, car étranger, Ahmed est aligné sur le régime privé. Il ne pourra prendre sa retraite à taux plein – environ 1 150 euros bruts par mois – qu’en mars 2012. “On fait le même travail que les permanents, mais on n’a pas les mêmes droits, pas les mêmes avantages, pas le même déroulement de carrière. Tout ça parce que ni la direction ni les syndicats ne veulent que desMarocains commandent à des Français. C’est du racisme et de la discrimination !”.

Etant contractuel, Ahmed n’a pas pu passer les examens qui permettent, en interne, de gravir les échelons. Il a pourtant été chef de manœuvre et coordinateur d’équipe, mais sans en avoir le titre ni la paye. “Dégoûté”, il sera présent aujourd’hui aux prud’hommes, à Paris. Mais, même s’il se dit prêt à se battre jusqu’en cassation, il n’y croit plus : “Je ne pense pas qu’on va donner quelque chose à des ouvriers comme nous”, dit-il, résigné.

Source : Metro, ALEXANDRA BOGAERT

25 novembre 2010

MIL'IM LYON CONDAMNÉE POUR DISCRIMINATION RACIALE

milim.PNG

Nouvelle condamnation d’une propriétaire d’agence immobilière pour discrimination raciale.

Le tribunal correctionnel de Lyon à condamné ce jour l’ancienne responsable de l’agence MIL’IM de Lyon à une peine d’emprisonnement de six mois assortie d’un sursis, au paiement de 1500 euros de dommages et intérêts à SOS Racisme ainsi que 1000 euros pour les frais de justice. En outre, la publication du jugement a été ordonnée dans le journal « Paru Vendu » (à hauteur de 1 500€).

Suite à divers témoignages de salariés des agences MIL’IM dénonçant l’existence d’un système de codification des ordres discriminatoires, SOS Racisme a organisé au mois de septembre 2001 des opérations Testing sur une vingtaine d’agence en France.

Les testings avaient alors révélé de nombreuses discriminations à l’encontre des testeurs d’origine extra européenne, ceux-ci avaient en effet obtenu moins de propositions que leurs homologues d’origine européenne.

Ce système discriminatoire avaient notamment été mis en place sur la base d’un document interne intitulé « Démarche qualité – MIL’IM », qui permettait au propriétaire de préciser l’origine souhaitée du locataire.

C’est dans ces conditions que l’association SOS Racisme a déposé plainte le 14 avril 2003, pour des faits de discrimination et de fichage ethno-racial des locataires commis par l’agence immobilière MIL’IM LYON.

SOS Racisme se félicite de la publication de ce jugement qui aura un effet dissuasif tant à l’égard des propriétaires que des intermédiaires du logement Lyon.

La discrimination dans l’accès au logement à pour conséquence d’organiser la ghettoïsation des populations en fonction de leurs origines et doit donc être lourdement condamné.

Par cette seconde condamnation à de la prison assortie de sursis, à l’encontre de l’ancienne propriétaire des agences de Lyon et Vienne, les Juges viennent rappeler la responsabilité pénale des donneurs d’ordres discriminatoires.

Après plus de 7 années de procédure, la justice donne une fois de plus raison à SOS Racisme et nous invite à amplifier le combat contre les systèmes discriminatoires.

Share

19 novembre 2010

LE PROCÈS MIL'IM EN VIDÉO

La Grande Edition du 18 Novembre 2010 - TLM

AGENCE IMMOBILIAIRE MIL'IM : APRES VIENNE ET AMIENS L'AGENCE DE LYON DEVANT LE TRIBUNAL CORRECTIONNEL

milim.PNG

Un système de fichage ethnique discriminant les personnes « non européennes» devant la Justice

Suite à divers témoignages de salariés des agences MILIM dénonçant l’existence d’un système de fichage ethno racial, SOS Racisme a organisé au mois dès septembre 2001 des opérations Testing sur une vingtaine d¹agences en France.

Ainsi, les testings ont révélé de nombreuses discriminations. Dans toutes les agences testées, le demandeur de logement d¹origine extra-européenne a systématiquement obtenu moins de propositions de logements que son alter égo d'origine européenne.

Il ressort, d’un document interne intitulé « Démarche qualité ­ MILIM », que des « codes étrangers » ont été mis en place, et que les numéros « 2 », « 3 » et « 4 » permettent de préciser, que le propriétaire ne souhaite pas de locataire d¹origine Maghrébine, Asiatique et Africaine.

Il apparaît donc que l’agence MILIM prenait en compte les demandes discriminatoires des propriétaires et que ses « souhaits » étaient nécessairement « exaucés » grâce à la mise en place d’un système de fichage ethno-racial des demandeurs de logements.

C’est dans ces conditions que l¹association SOS RACISME a déposé plainte le 14 avril 2003, pour des faits de discrimination et de fichage ethno-racial commis par l’agence immobilière MILIM LYON. Le 12 mars 2009, une ordonnance de non lieu partiel a été rendue par la Cour d’Appel de LYON, qui n’a pas retenu les faits de fichage ethno-racial et qui a ordonné le renvoi de l¹affaire devant le Tribunal Correctionnel pour le chef de discrimination.

Il est à noter que plusieurs agences MILIM ont d’ores et déjà été condamnées pour des faits de discrimination par SOS Racisme: les agences d’Amiens, de Grenoble, de Montpellier et de Vienne en mars 2009, laquelle était comme celle de LYON dirigée par Mme BLONDELET. Ce nouveau procès vient montrer une nouvelle fois la persistance des discriminations raciales à l’œuvre dans notre pays et il est regrettable que le chef de l’Etat n’ait pas, lors de son intervention télévisée post remaniement, considéré faire de la lutte contre les discriminations une priorité de son action.

L’audience s'est déroulée le 18 novembre 2010 au Tribunal correctionnel de LYON.

"A l'audience nous n'avons pas eu d'explications plausibles quant à la signification de ces codes. Nous nous basons sur des témoignages de salariés mais notre conviction est que cet index avec des chiffres différents pour chaque appartement est discriminatoire", a expliqué Me PLET, avocate de SOS Racisme.

Le parquet a requis 8 mois d'emprisonnement avec sursis et une mise à l'épreuve avec obligation de payer les parties civiles, soit SOS Racisme. L'affaire a été mis en délibéré pour le 25 novembre.

30 juin 2010

AFFAIRE GIROT DE LANGLADE : L'ANCIEN PRÉFET PERSISTE ET SIGNE

20 militants de SOS Racisme étaient présents lors de l'audience et ont interpellé le préfet avec des affiches de la nouvelle campagne contre la libération de la parole raciste : "Méfiez vous des idées qui puent.

Vidéo : http://jt.france3.fr/1920/ Mardi 29 juin 2010

happening de langdade.PNG

L'ancien préfet Paul Girot de Langlade comparaissait aujourd’hui mardi 29 juin devant le tribunal correctionnel de Créteil dans le Val-de-Marne (94) pour injures raciales. Suite à la première journée de son procès, celui-ci est resté sur ses positions.

Interrogé par les parties civiles, celui-ci s’est vu demander « Et pour un travail mal fait, vous diriez que c’est un travail d’arabe ? », ce à quoi il a répondu positivement. Cette réponse démontre une fois de plus que Mr Girot de Langlade est profondément pétri de préjugés à un point que l’on oserait imaginer de la part d’un ancien représentant de l’état.

Maître Adrian HERMANT, avocat d’SOS Racisme a rappelé le caractère récidiviste du prévenu suite à de précédents propos à caractère raciste tenus en 2004 et 2007.

Le parquet a requis la condamnation à une amende de 5000 euros.

SOS Racisme espère que la capacité d’indignation des français suite au débat sur l’identité nationale qui a donné lieu à de nombreux dérapages de cette nature, reste aussi importante.

Le tribunal rendra son délibéré le vendredi 2 juillet à 13h30.

 

29 juin 2010

Procès : Affaire Paul Girot de Langlade


langdade.jpg

L’ex-préfet Paul Girot de Langlade doit répondre demain d’injures raciales devant le tribunal correctionnel de Créteil.

Souvenez vous : le 31 juillet 2009, Paul Girot de Langlade, alors préfet hors-cadre chargé des états généraux de l’Outre-Mer, est en transit à Orly en compagnie de son épouse. Au moment du contrôle, l’alarme retentit et le ton monte avec les agents de sécurité qui reprochent au haut fonctionnaire de se plier de mauvaise grâce aux consignes et de vouloir « passer en force ». Une certaine confusion s’ensuit et, en quittant le portique, M. Girot de Langlade s’emporte et dit : « On se croirait en Afrique ici ! ».

Devant les enquêteurs, il reconnaît ces propos mais récuse toute connotation raciste et assure ne jamais avoir évoqué la couleur de peau des agents. Suite à ce qui apparaissait comme un nouveau dérapage, (en effet ce personnage au passé déjà chargé en raison de ses propos sur les gens du voyage), SOS Racisme avait alors demandé que la suspension du préfet se transforme en mise à la retraite ou en radiation de la Fonction publique s’il s’avérait que les propos incriminés avaient été tenus.

Dès le début août et le dépôt de la première plainte, M. Girot de Langlade, aujourd’hui âgé de 63 ans, est suspendu de ses fonctions. Il n’est en effet pas admissible qu’un représentant de la République puisse tenir des propos de cette nature car la République se doit d’exprimer, à travers ses représentants, les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité qui la fondent.

Il appartient maintenant à l’Etat de ne pas se satisfaire de ce « cas » mais de mettre en œuvre les outils nécessaires permettant d’exercer une vigilance de tous les instants sur la déontologie des représentants de l’Etat comme elle l’a fait pour le cas Brice HORTEFEUX.

Cette affaire avait suscité une forte indignation dans l’opinion publique. Nous espérons que la capacité d’indignation des français suite au débat sur l’identité nationale qui a donné lieu à de nombreux dérapages de cette nature, reste aussi importante.

27 juin 2010

8EME NUIT DU TESTING : "A QUAND UNE REACTION DES POUVOIRS PUBLICS

Deux jours avant la fête de la musique, SOS Racisme a démontré une nouvelle fois que faire la fête reste un parcours du combattant pour certaines catégories de la population. C’est en tout cas ce que prouvent les résultats de la "8ème nuit du testing", organisée samedi 19 juin par l’association avec la participation de plus de 150 "Testeurs de République" répartis dans 14 villes françaises.

Sur un total de 66 établissements testés, 10 cas de discrimination raciale impliquant 9 discothèques ont été constatés :
- la 8ème avenue à Besançon
- la Choue à Grenoble
- le Poisson rouge à Wintzenheim (Haut-Rhin)
- le Pym’s à Rennes
- l’Ibiza Club à Rouen
- le Black Diamond à Valenciennes
- le Duplex (convaincu 2 fois dans une même soirée de discrimination raciale), le VIP et le 1515 dans le quartier-phare de la discrimination pratiquée par les professionnels de la nuit : les Champs-Elysées à Paris.

A la veille de la fête de la musique, cette opération nationale nous rappelle une fois encore que tout le monde ne peut pas s’amuser de la même manière dans la France du 21ème siècle. Alors que le 21 juin se veut être un évènement rassembleur autour de la musique, la « 8ème nuit du testing » menée par SOS Racisme pointe l’inégal accès des jeunes aux loisirs et à la fête

Les testings et les procès menés par SOS Racisme ont certes permis de faire évoluer les consciences et de rendre marginales les boîtes pratiquant une discrimination raciale systématique. Cependant, et les résultats de cette « 8ème nuit du testing » montrent partiellement cette réalité, les discothèques pratiquent une logique de seuil de tolérance inadmissible.

Mais où sont les pouvoirs publics afin de mettre un terme à des pratiques pourtant contraires aux lois de la Républiques, incompatibles avec le respect de l’égalité et de la dignité et attentatoires au lien social ?

C’est pourquoi SOS Racisme, en plus des plaintes d’ores et déjà déposées dans la foulée de ces testings, va interpeller les maires et les préfets des territoires concernés afin de les mettre face à leurs responsabilités. En effet, en vertu du pouvoir de police dont ils disposent, ces derniers ont la possibilité de prendre des sanctions à l’égard des établissements de loisirs qui appliquent une politique discriminatoire, notamment en ordonnant leur fermeture administrative ou en leur retirant les autorisations liées à la production de musique ou à la dérogation de fermeture et d’ouverture (qui permet notamment aux discothèques de pouvoir ouvrir la nuit).

L’existence de ces discriminations doit également interpeller les sénateurs qui, dans leur tentative de suppression de la HALDE, portent un mauvais coup à une lutte contre les discriminations dont nous montrons une fois de plus l’urgente nécessité.

SOS RACISME POURSUIT DIEUDONNE POUR PROPOS ANTISÉMITES

caricature-dieudo-lepen.jpg

SOS Racisme a décidé de déposer une plainte avec constitution de partie civile à l’encontre de Dieudonné M’BALA M’BALA suite aux propos antisémites que ce dernier tient dans une vidéo mise en ligne depuis le 17 avril dernier. Dans cet enregistrement, Dieudonné, reprenant ses lubies haineuses et victimaires, explique notamment, en parlant des Juifs : « Ils nous ont tout fait. Ils nous ont traîné dans la boue, ils nous ont mis en état d’esclavage. Ils nous ont colonisés. »

 

Ces propos d’une extrême virulence raciste (les Juifs se voyant également qualifiés de « chiens » dans cette vidéo) sont, aux yeux de l’association, constitutifs de diffamation raciale et d’incitation à la haine raciale.

Monsieur M’BALA M’BALA a beau essayer de se camoufler derrière la pitoyable affaire ZEMMOUR (1) pour justifier sa haine, il n’en demeure pas moins qu’il a fait depuis plusieurs années de sa spécialité la dénonciation paranoïaque et systématique des Juifs, au premier prétexte venu.

Dominique SOPO, Président de SOS Racisme, déclare : « Monsieur M’BALA M’BALA, de plus en plus concurrencé sur son propre terrain, à savoir celui de l’expression décomplexée de la parole raciste, semble devoir renforcer l’intensité de ses propos pour garder le leadership de son marché. La glorification soudaine d’une liberté d’expression sans frein par les nombreux concurrents qui se bousculent sur ce marché montre à quel point ici ce à quoi vise une telle glorification : le droit de déverser sa haine, là où la civilisation a fort heureusement patiemment construit des limites à l’expression de paroles dont l’Histoire nous enseigne qu’elle peuvent atteindre les personnes jusqu’à les tuer. »

Le dépôt de la plainte a été confié à Maîtres Patrick KLUGMAN et Michaël GHNASSIA.

(1) Une citation directe a été délivrée par SOS Racisme à l’encontre de Monsieur ZEMMOUR pour diffamation raciale et incitation à la haine raciale.

17/04/2010

 

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu