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12 septembre 2011

Ni amnistie,ni amnésie : Le Front National hors des facs !

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Photo : Maester

Bruno Gollnisch, responsable du Front National, exclu de ses activités d’enseignants le 3 Mars 2005 pour propos négationnistes, réintègre l’université Jean Moulin comme professeur.

 Alors que les idées d’extrême droite se banalisent de plus en plus dans l’opinion, nous ne laisserons pas le retour à l’université d’un des leaders du Front National devenir un évènement anodin.

 Nous refusons de voir l’université Lyon III Jean Moulin retomber dans les heures les plus sombres de son histoire. L'exclusion de Bruno Gollnisch avait permis de mettre un terme à des années d’apathie envers l’extrême droite au sein de l’établissement. Son retour nous fait craindre, qu’à défaut d’avoir perdu son immunité parlementaire, Bruno Gollnisch ne veuille retrouver une certaine immunité universitaire.

 Parce que de par son rôle et son histoire, l’université française, porteuse de valeurs républicaines, ne saurait devenir une tribune pour l’intolérance, le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie.

 Parce qu'en ce sens, le discours tenu par Bruno Gollnisch ne saurait être compatible avec le métier d'enseignant et le statut de fonctionnaire.

 Parce qu'à aucun moment, il n’a éprouvé le moindre regret sur les déclarations qui l’ont conduit à être exclu de l'enseignement supérieur.

 Parce que depuis six ans, Bruno Gollnisch n’a cessé d’incarner une droite extrême et nauséabonde en défendant par exemple le salut nazi ou en tenant des propos pour lesquels il est actuellement en procès.

 Bruno Gollnisch s’est positionné en marge de la communauté universitaire.  

 Bruno Gollnisch n’a pas sa place au sein de l’institution universitaire. 

 

C’est pour cela que :

 Nous appelons à la creation d’un comité de vigilance des étudiants et personnels de l’université Lyon 3 contre l’extrême droite.

 Nous appelons Bruno Gollnisch à presenter toutes ses excuses quant aux propos qu’il a pu tenir ces dernières années. Si tel n’était pas le cas, nous en appellerions au ministre de l’enseignement supérieur, Laurent Wauquiez, pour prendre toutes les measures necessaires concernant son exclusion.

 Nous appelons l’ensemble de la communauté universitaire à se mobiliser dans les semaines et mois à venir pour obtenir une exclusion définitive de Bruno Gollnisch

 Nous appelons l’ensemble des citoyens attachés au combat contre le racisme et l’extrême droite à se rassembler contre le retour de Bruno Gollnisch à l’Université Lyon 3 :

 

Mercredi 14 Septembre

16H00

Université Lyon 3 Jean Moulin, 8 rue Rollet

08 septembre 2011

Hérault Un ex-candidat aux cantonales en prison pour des saluts nazis et des insultes racistes

1373663931.pngAffiche de campagne d'Olivier Roudier lors des dernières élections cantonales à Montpellier. (© D.R)

Un militant de la Ligue du Midi, parti de l’ultra-droite, candidat aux dernières élections cantonales à Montpellier (1), a été incarcéré lundi soir. Il a été mis en examen pour rébellion, port d’arme et incitation à la haine raciale après un sérieux dérapage, samedi soir, à la fête de Saint-Nazaire-de-Pézan, dans le Lunellois.

Avec un acolyte, Olivier Roudier, éleveur de cochons de 36 ans, fils de Richard Roudier, responsable départemental de la Ligue, s’est rendu vers 2 h du matin à la fête votive. Particulièrement alcoolisés, ils ont commencé à déraper devant le maire du village sur le thème : "On vient chasser les Arabes." Avec saluts nazis à l’appui, même si le collègue de Roudier, qui a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire, a contesté ces gestes.

Selon l’enquête de la brigade de Lunel, ils ne sont pas arrêtés là : ils se sont mis à insulter un vigile et un gendarme réserviste, tous deux d’origine nord-africaine : "Ratons, bicots, les Arabes dehors, on est chez nous, on va tous vous crever, le crâne rasé collabo des melons !"

Les saluts hitlériens ont continué et l’interpellation a été mouvementée. Lors de l’altercation, Olivier Roudier, déjà emprisonné dans le passé (2), a perdu un couteau de type poing américain, ce qui a d’autant plus motivé le parquet à demander son placement en détention provisoire.

"Il se présente armé d’un couteau, particulièrement alcoolisé et il fait des saluts nazis réitérés en présence des gendarmes en prononçant des propos abjects, haineux, d’une violence extrême", a dénoncé le vice-procureur lors du débat devant le juge des libertés et de la détention (JLD).

Cheveux rasés, un gros hématome sur la joue, l’agriculteur, un temps proche des “identitaires”, a fait profil bas. Regrettant son attitude : "Je commence à comprendre la portée de mes actes et de mes gestes et je les déplore profondément, ce n’est pas dans mes habitudes... C’est l’absorption d’une grosse quantité d’alcool, c’est la raison de ces débordements."

Une explication reprise par son avocate, Me Ava Magassa : "Il a un sérieux problème d’alcool, il a besoin de soins, pas d’aller en prison. On n’est pas là pour minimiser, mais il faut relativiser. Il n’a pas sorti le couteau." Mais le port de cette arme, ajouté aux insultes racistes, a motivé le JLD dans sa décision d’incarcération.

Source : YANICK PHILIPPONNAT sur Midi Libre

16 mai 2011

Tags racistes: sursis pour des skinheads

Deux skinheads de 21 ans ont été condamnés aujourd'hui à 18 mois de prison avec sursis pour avoir, en août 2009, recouvert de tags racistes un lieu de culte musulman à Toul (Meurthe-et-Moselle), dont ils avaient "orné" la porte et les volets avec une tête et des pieds de cochon. Un troisième jeune homme, poursuivi pour complicité, a été relaxé.

Lors de l'audience devant le tribunal correctionnel de Nancy, le 19 avril dernier, les deux tagueurs avaient expliqué qu'ils voulaient venger une agression dont avait été victime quelques jours plus tôt un prêtre catholique, dans ce même quartier de Toul jusqu'alors réputé sans histoire. Ils avaient ensuite expliqué que leur action se voulait également une riposte à un différend qui les opposait au gérant d'un restaurant de kebab.

Outres les propos xénophobes et antisémites, des croix gammées et sigles "SS" avaient été tagués sur le lieu de culte, provoquant un vif émoi dans la communauté musulmane locale.

Deux des avocats des skinheads soutenaient que leur acte était "irresponsable" et "juvénile". Un troisième avocat avait en revanche estimé qu'il y avait "deux poids deux mesures dans ce pays". "On ne met pas autant de zèle à poursuivre les profanations contre les églises catholiques", avait-il asséné, provoquant un incident avec la présidente du tribunal.

Les deux jeunes hommes ont été en outre condamnés à verser solidairement 25.000 euros de dommages et intérêts à différentes parties civiles, dont la Licra, SOS Racisme et la Ligue des droits de l'Homme.

Source : l'AFP pour Le Figaro

13 avril 2011

L'INSUPPORTABLE BANALISATION MEDIATIQUE DU FRONT NATIONAL

Je ne sais pas si c'est dû à mon manque d'expérience de chroniqueuse sur la matinale de France Inter, mais je ne m'étais pas rendu compte que la ligne de démarcation séparant les bonnes et les mauvaises manières d'aborder le Front national (FN) avait bougé. Sérieusement bougé.

Mon boulot n'étant pas de rendre compte de ces glissements successifs mais plutôt de faire rire ou sourire les auditeurs d'Inter au moment où ils terminent de se brosser les dents, je ne mesurais pas mon ignorance avant de poser une babouche sur le terrain miné de l'extrême droite. Une babouche que je repris dans la figure avec une violence qui incite à la réflexion.

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26 mars 2011

TRIBUNE : LE VRAI VISAGE DU PARTI DE MARINE LE PEN

Tribune, par Dominique SOPO, Président de SOS Racisme

AU FN, LES NAZIS SONT CANDIDATS !

C’est avec stupéfaction, mais sans réelle surprise, que SOS Racisme vient de découvrir les photos d’un candidat FN, qualifié pour le second tour des élections cantonales, en train de faire un salut nazi.

Alexandre Gabriac, candidat dans un des cantons de Grenoble, montre là le vrai visage du parti de Marine Le Pen, un parti viscéralement gangréné par le racisme et l’antisémitisme au point que ses membres ne semblent pas hésiter à se mettre en scène de la façon la plus immonde en choisissant pour arrière-fond…un drapeau nazi !

Voici donc ce qu’est ce parti qui se présente comme le porte-voix de la France réelle. Un parti nostalgique du nazisme et de ses méfaits en raison desquels les Français eurent à payer le prix du sang pendant la Seconde Guerre Mondiale. Un prix du sang payé d’ailleurs à quelques kilomètres de Grenoble, par les résistants qui prirent le maquis sur le plateau du Vercors.

C’est au regard de la nature profonde de ce parti, une fois de plus révélé, que le front républicain est une exigence politique et éthique vis-à-vis de laquelle les partis politiques ne peuvent pas mégoter. Entre les valeurs de la République et le Front National, il existe une frontière par nature infranchissable. Ceux qui tendent à nier ce fait font le jeu d’une banalisation qui ne peut préparer que leur recyclage ou leur engloutissement.

 

UN CANDIDAT AUX CANTONALES DU FN PHOTOGRAPHIE EN FAISANT UN SALUT NAZI

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Source : Nouvelobs.com
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Source : Le Dauphiné
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Source : Le Dauphiné

Alexandre Gabriac, jeune élu régional FN, est candidat au second tour des cantonales, dimanche, à Grenoble.

Un candidat Front national aux elections cantonales apparaît sur des photos en train de mimer le salut hitlérien. Alexandre Gabriac, candidat dans le canton n°6 de Grenoble, est présent au second tour de l'élection dont le scrutin à lieu ce dimanche 27 mars.

Sur les photos que Nouvelobs.com s'est procurées et dont nous publions la plus marquante, le jeune homme, en compagnie d'une ou plusieurs personnes et en différentes occasions, apparaît le bras tendu à la manière nazie. Sur celle que nous publions il est légèrement masqué, le bras tendu devant un drapeau portant la croix gammée, aux côtés d'un jeune homme au crane rasé dont nous avons masqué le visage. Il tient dans la main droite un poing américain.

"Je ne suis pas au courant"

"Je ne suis pas du tout au courant de ces photos", a-t-il réagi. "Cela ne me dit rien du tout. De toute façon, j'avais reçu il y a quelque temps une lettre anonyme m'avertissant que des montages effectués par des anarchistes circuleraient", s'est-il justifié.

Des photos qui pourraient venir perturber la communication du Front national et de Marine Le Pen qui tentent de modérer leur image et de nier tout lien avec l'extrême-droite.

Source : Céline Lussato  - Nouvelobs.com

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ALEXANDRE GABRIAC SERA EXCLU

Le secrétaire général du Front national va demander l'exclusion d'Alexandre Gabriac, candidat aux cantonales, mais pas d'ici dimanche.

Steeve Briois, secrétaire général du Front national affirme qu'il demandera "l'exclusion" du parti si la photo d'Alexandre Gabriac, jeune élu régional FN candidat aux cantonales en train de faire le salut nazi "est bien réelle".

Sur les photos que Nouvelobs.com s'est procuré et dont nous publions la plus marquante, en compagnie d'une ou plusieurs personnes et en différentes occasions, apparaît le bras tendu à la manière nazie.

"On va lui demander des comptes et il passera devant la commission des conflits", explique Steeve Briois.

"Nous sommes un parti démocratique et républicain, ces gen sappent le travail qui est fait tous les jours et seront exclus", s'indigne-t-il. "Nous ferons un gros lot, ils sont 4 ou 5 comme lui a avoir ce genre de pratique".

"Le FN gêne alors on fait les poubelles"

Dimanche pour le second tour des élections cantonales, Alexandre Gabriac si il est élu, le sera sous les couleurs du Front National, "faute de temps" pour le faire passer devant la commission des conflits selon Steeve Briois.

"Ca arrive à 48h du scrutin c'est pas innocent non plu, le FN gêne alors on fait les poubelles!", regrette-il.

Ource : Estelle Gross - Nouvelobs.com

24 mars 2011

CANTONALES : CES "CANDIDATS FANTOMES" DU FN DE MARINE LE PEN

"C'est une armée de fantômes ! Il y a tromperie sur la marchandise !", s'est emportée la secrétaire d'Etat, Nadine Morano, lundi sur Europe 1.

Marine Le Pen est partout sur les affiches des candidats du FN aux élections cantonales. Son visage apparaît souvent à la place des candidats du parti frontiste sur les panneaux électoraux et sur leurs professions de foi.

"Au recto, sur toutes les professions de foi des candidats du FN, vous avez la photo de Marine Le Pen et le nom du candidat", s'insurge la secrétaire d'Etat, Nadine Morano.

Ils ne font pas campagne sur le terrain, les électeurs ne les connaissent pas... Ils ont pourtant recueilli une bonne partie des voix au premier tour et ont contribué à la poussée du FN lors de ce scrutin.

Au PS et à l'UMP, on s'interroge sur l'identité et la nature de l'engagement de ces candidats, qu'on appelle "les candidats fantômes du FN".

Contacté par Le Post, le FN justifie ces candidatures par des raisons financières (voir plus bas).


Les exemples de cette nouvelle catégorie de candidats ne manquent pas...

1. Seine-et-Marne : inconnue, elle arrive en tête du premier tour

En Seine-et-Marne, dans le canton de La Ferté-sous-Jouarre détenu par la droite, le FN est arrivé en tête au premier tour avec 27 % des voix. La candidate du FN, Véronique Bayle, est inconnue des habitants. C'est Marine Le Pen qui pose à sa place sur l'affiche électorale du canton, comme le montre ce reportage diffusé lundi, au 20 h de France 2 :
(Source : France 2)

La candidate fantôme du FN en Seine-et-Marne par LePostfr

Le Post a tenté de contacter cette candidate. Sans succès.

2. Indre-et-Loire : il ne veut pas figurer sur son affiche électorale

Idem en Indre-et-Loire, dans le canton de Bléré, où seule le portrait de Marine Le Pen figure sur les affiches de campagne. Cela ne pose pas de problèmes au candidat du FN, Gilles Godefroy. Éliminé au premier tour, il reconnaissait lui-même pendant la campagne que la présidente du parti frontiste "a une tête qui passe mieux" que la sienne :

(Source : TV Tours)


3. Roger Marin, 93 ans, "candidat" FN... malgré lui

Lundi, sur Europe 1, Nadine Morano a donné un autre exemple concret. "Dans mon département, j'ai le palmarès du candidat le plus absurde qui soit. Il a 93 ans et s'appelle M. Marin. Il a fait 15,5 % des voix [au premier tour, ndlr] dans sa maison de retraites, sans aller faire campagne en disant dans la presse que si par maheur, il était élu, il n'irait même pas siéger !

(Source : Europe 1.fr)


La secrétaire d'Etat fait référence à Roger Marin, 93 ans, présenté par Le Parisien comme un "candidat FN malgré lui".

Doyen de ces cantonales, il a été présenté par le FN sur le canton de Blâmont (Meurthe-et-Moselle). Le vieil homme, qui ne s'était jamais présenté à une élection, se dit lui-même soulagé d'avoir été éliminé dès le premier tour avec un score de 15,52%.

Interrogé par Le Parisien, il reconnaît s'être laissé convaincre par des dirigeants départementaux du FN de se présenter. "Ils tenaient vraiment à avoir quelqu'un pour ce canton. Alors j'ai voulu rendre service en acceptant… malheureusement (...) J'avoue, j'ai fait une bêtise", confie-t-il. Embarrassé, le secrétaire départemental du FN, nie avoir manipulé... ce candidat malgré lui.

4. La presse a fait état de plusieurs autres "candidats FN fantômes"

Dans l'Ain, la candidate FN au second tour n'est jamais venue dans le canton, indique le site du Progrès.

Idem dans le canton de Lézignan-corbières, dans l'Aude : "Le candidat FN, c'est un candidat fantôme, nous ne l'avons jamais vu", assure le conseiller PS sortant, à La Dépêche du Midi.

"Le candidat fantôme du FN est en tête à Wattrelos", dans le Nord, titre encore Nord Eclair.

L'essor Savoyard
fait également état de cinq "candidats fantômes", ayant réalisé de bonnes performances, dans cinq cantons renouvelables de l'arrondissement d'Annecy.


5. Marine Le Pen n'y voit aucun problème

Interpellée sur ce sujet, Marine Le Pen n'y voit aucun problème.

"Cela représente ce qui est l'ensemble de la société française", a éludé la présidente du FN, lors d'une conférence de presse, qui a eu lieu lundi (voir dans un sujet diffusé lundi soir dans "Le Soir 3", à partir de 5 mn).

"Le FN est un parti pauvre, qui n'a pas d'argent. Le parti a donc fourni aux candidats aux cantonales des tracts avec une photo de Marine Le Pen car cela aurait coûté beaucoup trop cher de faire des affiches personnalisées", explique au Post le responsable de la communication du parti frontiste.

Avant d'assurer : "Ces candidats existent, ils sont bien vivants..."

Avec ces "candidats fantômes", Nadine Morano accuse Marine Le Pen d'être "dans une stratégie de marketing". Quand on se dit proche des gens, vous ne présentez pas un candidat qui n'habite même pas dans le canton et qui ne connaît même pas ses habitants."

Il y a "un label Marine Le Pen, une accroche sur le terrain"
, reconnaît son compagnon, Louis Aliot, vice-président du FN, cité par Le Monde (article payant).


6. "Au FN, on a voté en fonction de préoccupations nationales"

Comment expliquer que certains de ces candidats ont d'aussi bons scores ?

Pascal Perrineau, qui dirige le centre de sciences politique de Sciences Po, y voit un signe de l'effet Marine Le Pen et de la dimension nationale donnée à ces élections.

"Les gens votent pour une étiquette et derrière l'étiquette, pour cette nouveauté politique que réprésente Marine Le Pen (...) Contrairement aux autres partis, au FN, on a voté en fonction de préoccupations nationales", a-t-il expliqué, lundi, lors du "Soir 3".

Source : Le Post; Auteur : Alex Lemarié

18:19 Publié dans *EXTRÊME DROITE, *RACISME ET ANTISÉMITISME | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

EN VIDEO : QUAND LES RESPONSABLES UMP DERAPES

Source : Nouvelobs.com

Les propos douteux des responsables UMP par Nouvelobs

CANTONALE : APPEL POUR UN FRONT REPUBLICAIN

COMMUNIQUE DE PRESSE

UN 1ER TOUR COULEUR BRUNE

Les résultats du 1er tour des élections cantonales permettent de tirer quelques enseignements qui, tous, interpellent les partis républicains.

Tout d’abord, le taux d’abstention record semble montrer, comme cela avait déjà été le cas aux élections régionales de l’année dernière, que la pensée selon laquelle l’avenir des gens passerait par les élections est en passe de reculer. Cette abstention record mérite mieux en termes d’attention que l’utilisation qu’en fait l’UMP pour relativiser son échec. Cette abstention sonne au contraire comme un désaveu et comme une mise à l’écart de la citoyenneté de fractions croissantes de la population.

Ensuite, le score très faible de l’UMP montre, une fois de plus, que la stratégie poursuivie par le parti majoritaire et consistant à se lancer dans une « course à l’échalote » avec le Front National est une stratégie catastrophique pour l’UMP et pour la République. En effet, les scores comparés de l’UMP et du FN montrent, au final, comme nous le disons depuis plusieurs mois, que le principal effet de cette stratégie aura été de légitimer le vote Front National.

Enfin, le score du Front national, qui réalise une percée en se situant aux alentours de 15% des suffrages exprimés, est une bien mauvaise nouvelle pour la République et pour la démocratie. Ajouté aux sondages de ces dernières semaines plaçant Marine Le Pen en tête du 1er tour des élections présidentielles, ce score montre qu’il ne faut décidément pas exclure un « putsch » interne à la droite au cours des élections présidentielles.

Cette situation est d’une gravité extrême même si, à force de sondages, la réalité des scores de l’extrême-droite semble devenu une donnée normalisée de la scène politique française, suscitant des commentaires dénués de toute indignation ou de toute caractérisation de ce phénomène.

Toujours est-il que, face à cette apathie politique et journalistique, il est désormais du devoir des partis républicains de se montrer dignes des valeurs républicaines et d’être à nouveau en mesure de proposer un projet de société qui permette aux Français de se projeter avec confiance dans l’avenir, bien loin du projet haineux et raciste d’un Front National dont les prétendus « changements », abondamment disséqués ces derniers mois, ne sont que pure cosmétique.

Face à la réalité politique du Front national, SOS Racisme appelle par ailleurs tous les partis à faire preuve de clarté vis-à-vis du camp de la haine et à appeler à voter pour le candidat républicain si ce dernier était opposé au FN dans un second tour. Au-delà, SOS Racisme appelle tous les citoyens attachés à la République et à la démocratie à faire barrage au Front national en donnant leurs voix au candidat républicain.

17:57 Publié dans *EXTRÊME DROITE, *RACISME ET ANTISÉMITISME | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fn, cantonale |  Facebook |

08 février 2011

PATRICK BINDER, FN DEVANT LA JUSTICE

Régionales à quoi joue Jean-Marie Le Pen_jpg.jpgLe débat sur la liberté d'expression en délibéré

Poursuivi pour provocation à la discrimination raciale, injure publique et diffamation, l'élu mulhousien du Front National, Patrick Binder, s'est retrouvé ce matin devant la barre du tribunal correctionnel de Mulhouse. L'affaire avait été renvoyée en décembre dernier afin de faire procéder à l'expertise psychiatrique du blogueur, clairement identifié comme étant l'auteur d'écrits insultants sur le site du conseiller municipal: des propos discriminatoires et insultants à l'égard de l'élu PS mulhousien Pierre Freyburger le 8 avril dernier et des commentaires diffamatoires et insultants envers le section locale de la CGT le 10 avril. La CGT et le conseiller municipal d'opposition avaient déposé plainte.

A la barre deux prévenus, le blogueur clairement décrit par les psychiatres comme quelqu'un de "psychopathe, souffrant de troubles de la personnalité et ayant des troubles de la personnalité au moment des faits". A ses côtés, l'élu front national Patrick Binder, propriétaire d'un site internet et d'une plate forme permettant à tout un chacun de déposer des commentaires (un blog nommé "hautetfort.com"). A ce titre comme l'a justement rappelé Me Robert Cahn (pour la Licra), le responsable du site ou directeur du site est pénalement responsable de ce dernier et il doit donc en assumer pénalement les dérives...
Les dérives remontent au mois d'avril dernier. Par deux fois des écrits ont été relevés sur le blog de l'élu mulhousien et conseiller régional. Le premier fait suite à un papier rédigé par Patrick Binder sur ce qui se passait rue des Abeilles à Mulhouse et dans lequel il mettait indirectement en cause l'inefficacité du conseiller général du Canton concerné, à savoir Pierre Freyburger. Un certain Napoléon 77 (Philippe Ganon) s'était laissé aller à des commentaires plus que limites: "Il est ashkénaze et a la double nationalité juif-rose"... "Quant à Fribourgeois (*), sa place est en Israël pas en Alsace, car il est ashkénaze..."
Le second commentaire faisait suite, quelques jours plus tard, à un texte acide sur le syndicat CGT et notamment sa section locale, texte là également insultant et diffamatoire revendiqué par le conseiller municipal. Texte qui avait été doublé là aussi d'un commentaire du blogueur. L'Union départementale des syndicats CGT du Haut-Rhin, du syndicat CGT des personnels actifs et retraités de Mulhouse-Alsace-Agglomération et l'Union syndicale des retraités CGT avaient par le biais de leur avocat déposé une plainte auprès du procureur de la République qui a fait ouvrir une enquête le 21 avril.
A la barre Patrick Binder s'est défendu de toute collusion avec le blogueur expliquant que plus de 1600 articles avaient été écrits par ses soins sur le sites et que plus de 3500 commentaires y avaient été déposés: "Aujourd'hui on m'attaque pour deux commentaires dont je ne suis pas responsable. Ces commentaires je les condamne, ils sont débiles et dès que j'ai été mis au courant de leur existence, je me suis empressé de les supprimer".
De son côté, l'auteur des commentaires, use de sa situation de fragilité: "je n'étais pas dans mon état normal. Lorsque j'ai lu les articles de Patrick Binder, ça m'a poussé à écrire les commentaires. Je demande pardon".
Reste que le retrait des commentaires n'est intervenus que tardivement... en juillet, soit trois mois après avoir été rédigé. Ce que ne manque pas de souligner la présidente de l'audience, Christine Schlumberger, qui doute de l'efficacité des modérateurs du site.
Tour à tour les avocats de la partie civile (SOS Racisme, la Licra, la CGT) vont pointer du doigt l'intolérable situation et le fait que le site et son propriétaire n'ont pas retiré les commentaires ce qui constitue bel et bien une provocation à la discrimination raciale, une diffamation par des écrits envers un particulier en raison de sa race et sa religion.
Pour le procureur de la République, Michel Defer, a posé la question de la liberté d'expression: "Doit-elle ou non avoir des limites?" Il a fait la démonstration que les faits étaient bien constitués et que Patrick Binder ne pouvait en aucun cas bénéficier de "l'excuse de provocation". "Les propos tenus sur le blog étaient un torrent de médisances, un flot de propos haineux". Et de réclamer une peine de 3 mois de prison avec sursis à l'encontre de Patrick Binder, une amende de 5000 euros ainsi que la publication dans la presse et la diffusion sur France 3 de la condamnation. Il a également demandé au tribunal de se prononcer éventuellement sur une inégibilité de l'élu. Pour Philippe Ganon, il requiert une peine plus légère en tant que complice: 1 mois de prison avec sursis et 500 euros d'amende avec publication de la condamnation dans la presse.
Me Louis Alliot (compagnon de Marine Le Pen par ailleurs), pour la défense de Patrick Binder s'est lancé dans un débat philosophique soulignant que la décision du tribunal aura un caractère emblématique... elle devrait renforcer et compléter la jurisprudence en matière de liberté d'expression.
Le jugement a été mis en délibéré au 1er avril...


(*)Fribourgois pour Pierre Freybuger selon le mis en cause.

Alain Cheval - Source : Dernières Nouvelles d'Alsace

12:31 Publié dans *EXTRÊME DROITE, *RACISME ET ANTISÉMITISME | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

18 décembre 2010

MANIFESTATION CONTRE LE RACISME ET L'EXTREME DROITE

Manifestation contre le racisme et l’extrême droite
envoyé par sos-racisme. - Source AFP

17 décembre 2010

NON A L’EXTRÊME DROITE, NON AU RACISME, NON A LA POLITIQUE DU BOUC ÉMISSAIRE

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SOS Racisme VS les « Assises internationales contre l’islamisation de nos pays » ce 18 décembre

SOS Racisme appelle à un rassemblement samedi 18 décembre pour dénoncer la tenue des « Assises internationales contre l’islamisation de nos pays » organisées par une vingtaine d’organisations d’extrême-droite.

Sous couvert de défense de la laïcité, cet événement constitue une grave atteinte aux valeurs de la république et du vivre ensemble.

Nous refusons la stigmatisation des musulmans, dans un contexte politique alarmant de libération de la parole raciste au plus haut niveau de l’Etat.

Nous appelons nos dirigeants à faire face à leurs responsabilités : discriminations, xénophobie, incitation à la haine raciale, stigmatisation de parties de la population, ce type de colloque raciste est l’illustration d’une forme de passage à l’acte clair, résultant du climat nauséabond ambiant.

Par ailleurs, la présence annoncée d’élus de la République à ce meeting est une honte si elle se concrétisait.

Nous ne devons pas accepter cette provocation raciste et appelons toutes celles et ceux qui refusent cette logique de xénophobie et de haine à manifester samedi 18 décembre.

MANIFESTATION : SAMEDI 18 DÉCEMBRE À 11H Place des Fonds Verts à Paris (M° Dugommier ou Daumesnil)

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LE RACISME DE L’EXTRÊME DROITE RÉVÈLE SON MANQUE DE "MODERNITÉ"

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Par Dominique Sopo, Président de SOS Racisme - Tribune publiée dans le journal Le Monde

Maurice Bardèche, le premier propagateur français, avec Paul Rassinier, du négationnisme de la Shoah, aimait se référer à la Révolution française afin de convoquer au service de son abjecte théorie une page glorieuse de notre histoire.

C’est la même mécanique que Marine Le Pen vient d’employer en associant à l’Occupation" la présence des musulmans dans notre pays. Se référant à la laïcité et en appelant à la République, Marine Le Pen opère un renversement de la pensée qui serait comique s’il n’avait pour but de camoufler, sous la "Résistance" à laquelle elle convie implicitement, une pensée raciste et liberticide.

La ficelle paraît un peu grosse, venant d’une des figures majeures du Front national dont le président, Jean-Marie Le Pen, qualifiait en 2005 l’Occupation nazie que subit la France de "pas si inhumaine que cela". Le même Jean-Marie Le Pen qui – sans même remonter à ses multiples condamnations pour apologie de crimes de guerre, apologie de crimes contre l’humanité, racisme, antisémitisme et négationnisme, pas plus qu’à l’éloge funèbre qu’il fit de Maurice Bardèche – riait au premier rang du spectacle de Dieudonné lorsque ce dernier offrit au négationniste Robert Faurisson un écrin scabreux au Zénith de Paris.

Désormais lestée de cette sortie au racisme patent, l’extrême droite "respectable" dont Marine Le Pen était censée incarner la naissance vient de se fracasser sur l’autel des ressorts politiques profonds de cette partie de l’échiquier politique. Tout comme elle se fracassa lorsque, en Italie, le magistère institutionnel et la tribune publique qu’offrit Silvio Berlusconi à la Ligue du Nord créèrent dans la Péninsule une ambiance de pogroms et permirent que fussent avancés au niveau gouvernemental des projets – tels que le tatouage des Roms – que l’on croyait ensevelis sous les décombres du mussolinisme. Et l’ambiance créa, comme souvent lorsqu’elle s’abat avec une durée suffisante sur un territoire, des passages à l’acte, en l’espèce des crimes racistes.

En Italie comme en France, l’extrême droite porte en elle le crime. C’est de cette famille politique dont Marine Le Pen brigue le leadership. Il est utile de rappeler cette triviale réalité, tant elle se trouve brouillée concernant cette femme dont les journalistes et les adversaires encensent et redoutent la modernité. Moderne, Marine Le Pen ? Sans doute au regard d’un père ringardisé autant par son âge que par des références datées. Mais, pour celle qui ne renie rien de l’héritage paternel, la logique reste la même : trouver l’ennemi intérieur qu’il faudra expulser ou exterminer pour sauver la patrie en danger. Italiens, Polonais, Juifs, Portugais, Espagnols, Africains, Maghrébins… Tous ont eu à connaître les diatribes d’une extrême droite qui leur promettait la vindicte publique.

Et là où Marine Le Pen manque encore un peu plus de "modernité", c’est qu’elle n’est finalement pas si éloignée que cela des haines recuites et des hantises mal camouflées de son père. Il n’y a, dans la sortie de Marine Le Pen, aucune volonté de défendre une laïcité que les composantes catholiques intégristes du Front national vomissent et qui ne s’accommode en aucun cas d’une stigmatisation des origines qu’elle repousse philosophiquement.

En réalité, la corde sur laquelle joue Marine Le Pen, c’est celle, en une réminiscence de la rupture qu’engendra la guerre d’Algérie, de la crainte de l’inversion du rapport colonial.

Ça n’est pas tant le musulman que Marine Le Pen exècre que l’image de l’ancien colonisé dont les enfants s’affirment progressivement comme des citoyens à part entière dans notre société. Car, à n’en point douter, la sortie de Marine Le Pen ne concerne pas les prières dans la rue qu’elle prétend contester. Cette sortie concerne la présence sur notre territoire de personnes d’origine maghrébine qui revendiquent leur statut de Français là où cette femme politique d’extrême droite ne peut voir que des citoyens accidentels et illégitimes dont il faudrait révéler l’usurpation. D’ailleurs, si ces populations "occupent" la France, n’est-ce pas parce qu’elles sont, aux yeux de Marine Le Pen, composées d’étrangers à bouter hors du sol national ?

BOUC ÉMISSAIRE

L’envoi de ces messages plus ou moins subliminaux par Marine Le Pen n’est pas très dur à démonter. Ce qui l’est plus, par contre, c’est le ressort sur lequel joue Marine Le Pen, et qui renvoie à la fonction et à la stratégie de l’extrême droite : libérer les individus de l’impératif moral sur lequel les civilisations modernes et démocratiques ont fondé leur dynamisme et assuré la paix civile, à savoir la nécessité pour chacun de considérer l’Autre comme son égal.

Et cette libération, dans une approche tout aussi classique pour l’extrême droite, s’opère avec une admirable constance par la désignation d’un bouc émissaire que l’on demandera aux populations déstabilisées par la crise économique et sociale d’haïr, faute, pour elles, d’avoir la certitude suffisante de pouvoir agir sur les causes réelles de leurs malheurs.

Il est en effet plus facile de s’attaquer à son voisin d’origine étrangère qu’aux mécanismes de la finance internationale. Plus facile mais aussi plus minable ! D’où la convocation de la thématique de l’"Occupation" qui permet de faire passer pour du courage ce qui n’est que lâcheté puisque le bouc émissaire, c’est celui qui est suffisamment faible dans la société pour ne pas pouvoir se défendre à armes égales face aux agressions dont il est la cible désignée. En décrétant cette "Occupation" comme une réalité, Marine Le Pen espère s’adjoindre la cohorte des lâches qui sublimeront leur poltronnerie – qu’ils n’acceptent pas comme leur propre reflet – en un acte glorieux de résistance aux Arabes.

A celles et à ceux qui seraient tentés par ce chemin, il faut rappeler avec force et insistance qu’au bout de ce chemin-là, il n’y a que des drames. Qu’ils s’épargnent donc ce qui pourrait devenir la plus désagréable et la plus tenace de leurs expériences : le réveil hébété et honteux de ceux qui, après avoir failli, n’ont plus que leurs remords pour seul viatique.

Dominique Sopo, président de SOS-Racisme

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12 décembre 2010

MOSCOU - BUENOS AIRES, LES VIOLENCES ANTI-ÉTRANGERS SE MULTIPLIENT ET S'ACCENTUENT

SLOGANS RACISTES ET SALUTS NAZIS A MOSCOU

Cinq mille supporteurs soutenus par des ultranationalistes se sont rassemblés samedi à Moscou, à deux pas du Kremlin, pour rendre hommage à l'un d'entre eux tué par des Caucasiens.

Source : " Labo » de libération / Diaporama

 

ARGENTINE : MALAISE AUTOUR D’EMEUTES LIEES A L’IMMIGRATION

Des habitants de Buenos Aires s'en sont pris à des sans-abris d'origine étrangère qui occupaient un parc, provoquant un électrochoc dans le pays de tradition cosmopolite.

Des émeutes sanglantes avec des sans-abri d'origine étrangère à Buenos Aires ont provoqué un malaise en Argentine, et obligé le gouvernement à dépêcher la gendarmerie samedi 11 décembre, pour les protéger, au terme de cinq jours d'affrontements. Ils occupaient un parc à Villa Soldati, un quartier pauvre du sud de la capitale. L'Argentine est un pays d'immigration, où tout le monde a plusieurs ancêtres étrangers.

Ces sans-abri, souvent originaires de Bolivie, du Paraguay et du Pérou, pensent qu'en occupant une parcelle dans ce parc ils pourront à terme recevoir de la ville un titre de propriété.
Ils ont accueilli avec des vivats dans la soirée les gendarmes, vus comme des véritables sauveurs. "Nous resterons le temps qu'il faudra", a dit un porte-parole de la gendarmerie, Pablo Lavenir, sous les applaudissements de la foule.

Quatre soirées de suite ces personnes livrées à elles-mêmes avaient été attaqués par des groupes armés des quartiers environnants, en l'absence de toute intervention des forces de l'ordre. Les habitants de ces quartiers craignent que leur parc ne devienne un grand bidonville. "Ils nous ont crié : dehors les Boliviens ! Retournez dans votre pays ! Ils ont tué mon mari comme un chien", a raconté en pleurs Elizabeth Ovidio, veuve de Juan Quispe, un Bolivien tué par balle jeudi soir.

Une politique généreuse

Les ambulances elles-mêmes n'étaient pas en mesure d'approcher du parc pour retirer les blessés, des gens armés tirant sur elles ou brisant leurs vitres à coup de pierres. L'un de ces groupes était parvenu à extraire un blessé de l'intérieur d'une ambulance pour le passer à tabac. Le médecin Julio Gonzalez, resté à l'intérieur du véhicule, a dû être hospitalisé en état de choc.

Ce jeune de 19 ans a été dans un premier temps donné pour mort par le directeur du Service médical métropolitain d'urgence (SAME), Alberto Crescenti. Mais la police a ensuite dit qu'elle n'était pas en mesure de le confirmer.

Ces scènes de panique et de chasse à l'homme, diffusées en boucle par les télévisions, ont choqué les Argentins. Pendant près d'un siècle, 60% de la population de Buenos Aires a été étrangère. La Constitution Argentine elle-même s'adresse à "tous les citoyens du monde qui souhaitent habiter le sol argentin" et la politique d'immigration du pays demeure très généreuse.

Camp de réfugiés

La présidente Cristina Kirchner et le maire de Buenos Aires, Mauricio Macri (opposition de droite) se sont renvoyés pendant cinq jours la responsabilité des événements. Mauricio Macri a accusé le gouvernement de jouer le pourrissement, s'abstenant d'envoyer les forces de l'ordre afin de lui faire porter toute la responsabilité des événements. Le maire a lui-même été accusé de faire le jeu des xénophobes en dénonçant "une immigration laxiste qui mêle des honnêtes gens à des organisations mafieuses et des narcotrafiquants".

Des organisations de défense des immigrés ont porté plainte contre Mauricio Macri pour "incitation à la haine raciale".

L'Organisation internationale pour les migrations a déploré "des expressions xénophobes". "Ce qui est arrivé dans ce parc n'est pas une conséquence de l'arrivée d'immigrés des pays limitrophes", a dit à l'AFP le sociologue Gabriel Puricelli. "C'est plutôt liée à des problèmes de gestion de la ville".

Seule une petite partie (18%) du budget de la ville destiné à la construction de nouveaux logements a été dépensée en 2010. Les immigrés clandestins doivent payer des loyers exorbitants pour une chambre dans un bidonville. Dans la nuit, le parc de Villa Soldati ressemblait à un camp de réfugiés. Les sans-abri recevaient de la nourriture et semblaient enfin protégés.

Source : nouvelobs.com

03 décembre 2010

SOS RACISME VS LE PEN

Régionales à quoi joue Jean-Marie Le Pen_jpg.jpg

SOS RACISME DEMANDE QUE CE PROCÈS SOIT JUGE SUR LE FOND

SOS Racisme constate que le tribunal ne s’est pas prononcé sur le contenu des affiches utilisées lors de la dernière campagne du Front National dans le cadre des élections régionales en PACA pilotée par Jean-Marie Le Pen.

SOS Racisme espère que le parquet fera appel de cette décision qui, en l’état, reviendrait à considérer que Jean-Marie Le Pen n’est pas responsable de ses propres affiches.

SOS Racisme avait déjà souligné lors de la précédente audience, la lâcheté de ce dernier, qui, après avoir utilisé ces affiches, avait néanmoins prétendu devant la cour ne pas en être l’auteur.

Nous retenons également plusieurs éléments : premièrement, que ce procès installe manifestement l’autorité de Marine Le Pen à la tête du Front National dans la bataille de succession qui fait rage au sein du parti et, deuxièmement, que le racisme n’y sera pas un sujet clivant de débat.

En effet, Marine Le Pen, venue en personne au tribunal, a pu revendiquer avec virulence le contenu politique des affiches, et les amalgames insupportables qui assimilent le drapeau algérien au danger et l’islam au fanatisme religieux.

SOS Racisme espère qu’un appel permettra de juger enfin sur le fond ce qui constitue une incitation à la haine.

 

LE PEN RELAXE SUR LA FORME

Article du monde.fr

Le président du Front national, Jean-Marie Le Pen, a été relaxé jeudi 2 décembre par le tribunal correctionnel de Paris, devant lequel il était accusé d'avoir, par des affichettes de campagne "Non à l'islamisme" diffusées sur Internet, incité à la haine envers la population musulmane.

Le parquet avait requis contre lui deux mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité ainsi qu'une amende de 20 000 euros. L'affiche litigieuse avait été diffusée en février 2010, lors de la campagne des élections régionales, par le mouvement de jeunesse du FN, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, puis sur plusieurs sites Internet. Titrée "Non à l'islamisme", elle représentait une femme intégralement voilée à côté d'une carte de France recouverte du drapeau algérien, sur laquelle se dressaient sept minarets en forme de missiles. La Ligue contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) avait saisi le juge des référés du tribunal de Marseille, qui avait condamné le Front national à retirer les affiches.

Dans un second temps, la Licra, soutenue par SOS-Racisme et le journaliste algérien Mohamed Sifaoui, a porté l'affaire devant la justice parisienne pour provocation à la haine envers une religion.

Les magistrats de la 17e chambre n'ont pas jugé le dossier sur le fond mais ont débouté les associations (Licra et SOS-Racisme) qui poursuivaient Jean-Marie Le Pen pour de pures questions de forme : le tribunal a estimé que Jean-Marie Le Pen n'était ni l'auteur, ni le responsable des sites Internet sur lesquels l'affiche a été diffusée, et s'est déclaré incompétent territorialement concernant l'utilisation de cette affiche.

ISLAM ET ISLAMISME

A l'audience, le 28 octobre, l'avocat de Jean-Marie Le Pen, absent à son procès, s'était saisi des menaces du chef d'Al-Qaida, Oussama Ben Laden, contre la France. "Nous sommes aujourd'hui menacés par l'islamisme (...). Est-ce que vous allez dire, dans votre jugement, qu'on ne peut plus montrer d'opposition à l'islamisme ? Faites très attention...", a mis en garde l'avocat, en s'adressant au tribunal. Durant sa longue plaidoirie, le défenseur du FN n'a cessé de rappeler que l'affiche litigieuse disait "Non à l'islamisme" et pas à l'islam. "C'est un procès d'intention à M. Le Pen !", s'est-il indigné, se faisant le chantre de la religion musulmane : "Vouloir nous faire dire dans votre jugement que l'islamisme c'est la même chose que l'islam, c'est un scandale !"

Jean-Marie Le Pen, 82 ans, a en grande partie bâti sa carrière politique sur un discours populiste et anti-immigrés. "C'est trop facile de dire qu'on ne vise pas les musulmans parce qu'on y a inscrit 'islamisme'", a répliqué l'un des avocats de l'association SOS-Racisme, Me Antonin Lévy. Sur cette affiche "est-ce qu'on voit le terrorisme ? est-ce qu'on voit Al-Qaida ? est-ce qu'on voit Ben Laden ? Non !".

 
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