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27 mai 2011

Des gendarmes font le portrait des “Niktamère"

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Ils figurent en bonne place sur un tableau de service de la gendarmerie de Bras-Panon. Deux imprimés qui dressent le portrait-robot des jeunes “Niktamère”, un “nouvel animal introduit en Europe de l’Ouest”. Ce texte vise les jeunes originaires du Maghreb. Pas sûr que ces écrits racistes et d’extrême-droite fassent rire la hiérarchie de la gendarmerie nationale.

“Identification”, “mode de vie”, “moyens de transports” et un schéma en guise de fiche signalétique. Ces deux pages proposent un exposé très exhaustif en forme de message d’avertissement sur le “jeune Niktamère” qui “ne sort que la nuit et se déplace généralement par petits troupeaux de 5 ou 6 spécimens appelés branleurs”. Le texte cible les jeunes Maghrébins qui vivent “dans les grandes villes de notre pays”. Ces imprimés A4 tirés d’un message internet diffusé au sein de la gendarmerie doivent être considérés de la plus grande importance au sein de la brigade de Bras-Panon. Ils sont exposés sur l’un des panneaux de service de cette gendarmerie, au-dessus du message officiel de recherche lancé à l’encontre de Joseph Yanis d’Eurveilher qui s’est évadé de la prison de Saint-Pierre en disparaissant de l’hôpital de Saint-Pierre le 6 mai dernier et d’un courrier au sujet d’une cérémonie tamoule arrivé le 28 avril 2011. Ce qui prouve que cette affichage est récent. Dire que le texte est discriminatoire et xénophobe à l’égard des jeunes de banlieue issus de l’immigration et d’Afrique du Nord est un euphémisme. Car après avoir décrit le “Niktamère” comme vêtu d’un survêtement, chaussé de baskets portant une casquette et avec “le regard haineux”, le message précise qu’il s’agit d’un “animal en voie de disparition dans son pays, le Maghreb”. Le texte enchaîne ensuite les pires clichés en faisant l’amalgame entre le fait d’être un jeune Maghrébin et celui d’être un délinquant. Ainsi le “Niktamère” est un “animal peureux et craintif. Il fuit devant tout être humain de bonne constitution, toutefois il s’attaque aux femmes seules et aux personnes âgées, ainsi qu’aux enfants à la sortie des écoles”. “Les plus vieux “Niktamère”, appelés Chibani, s’agglutinent durant la journée aux points de survie (cafés, bars, PMU, bancs publics, parcs et marchés, pelouses. Le “Niktamère” ne chante pas la Marseillaise : il la siffle. Il se fait enterrer en Afrique du Nord mais personne ne sait qui paie (Qui à votre avis ?)”.

“MOHAMED, MOULOUD, KADER, RACHID OU MOURAD”

Et de préciser, pour donner un peu plus dans l’anti-musulman, que le “Niktamère est armé d’un couteau qu’il utilise pour égorger les moutons mais pas seulement... Il répond habituellement au nom de Mohamed, Mouloud, Kader, Rachid ou Mourad”. Ces jeunes sont désignés comme les responsables des incendies de voitures dans les banlieues et les caillassages de véhicule de pompiers, ainsi que comme des trafiquants qui “veillent jalousement à la virginité de ses sœurs”. On pourra aussi reprocher aux gendarmes d’afficher ostensiblement leurs opinions d’extrême-droite : “Le “Niktamère protège jalousement son territoire où il pratique le business. Tout intrus en est violemment chassé... Si les intrus, généralement, vêtus de bleu ou de noirs sont trop nombreux, il appelle cela de la provocation et en appelle à Emmanuelle Béart, Josiane Balasko, Guy Bedos, aux communistes, aux socialistes ou autres vedettes du show-biz”.

Ces propos sont encore plus virulents et racistes quand les jeunes Maghrébins sont assimilés à des animaux : “grégaire, caractériel et indomptable, le “Niktamère” est aux sociétés policées ce que le zèbre est aux arts équestres”. Et d’ajouter que “les pattes sont cagneuses (pas par le travail !!!). Le teint est mat. La chevelure dense et noire”. Ou qu’il est “une espèce protégée par diverses associations (Mrap, SOS Racisme)”.

Encore plus odieux : “le “Niktamère fait l’objet d’une interdiction de chasse, d’où un risque de prolifération dangereux pour l’équilibre de notre système judéo-chrétien”. “Chasse”, animal”, “prolifération” : des mots dangereux qui font froid dans la bouche lorsqu’ils viennent de représentants de la force publique. Dans la même logique, les auteurs distinguent bien l’immigré du Français de souche : “il fait vrombir jusque tard dans la nuit sous les fenêtres des travailleurs (Français de Souche). Celui qui travaille et qui, par pitié, par charité (nous sommes des Chrétiens), l’aide à vivre pour ne pas le laisser mourir de faim”.

“A DIFFUSER SANS MODÉRATION”

Le plus inquiétant dans l’affaire est que ces deux feuilles A4 ne sont pas placardées dans le bureau d’un militaire mais dans le couloir, autrement dit un espace commun à la brigade. Ce qui laisse entendre que cet affichage n’est pas l’œuvre d’un gendarme cherchant à se défouler ou à partager une mauvaise et grosse blague. Il est vrai que le message se conclut par ce conseil écrit en capitales : “A diffuser sans modération”. Ces propos exposent clairement ceux qui les diffusent à des sanctions pénales. Mais aussi à des sanctions disciplinaires car ils sont antinomiques des valeurs de la gendarmerie nationale.

Les règles déontologiques de la gendarmerie sont exposées dans plusieurs textes de loi et décrets et sont fondées sur le respect de la loi, et de la personne humaine, la neutralité, le contrôle de l’usage de la force et la transparence dans l’exercice des missions. Difficile en effet qu’un gendarme puisse afficher ce genre de message et être capable de faire preuve de droiture dans sa mission et de respect des personnes sans distinction de leurs origines. En découvrant cette histoire, beaucoup de gendarmes seront sidérés que l’on puisse à ce point dégrader l’image de leur corps et saboter leurs missions quotidiennes durant lesquelles ils peuvent mettre leur existence en péril.

Source : Jérôme Talpin sur clicanoo.re

 

LE PREFET SERA INTRANSIGEANT

Voir la vidéo

Après la révélation ce matin par le journal de l’île de l’affaire du portrait des "Niktamère", (portrait affiché dans la gendarmerie de Bras-Panon), Michel Lalande, le préfet de la Réunion a tenu une conférence de presse au cours de laquelle il a exprimé sa profonde indignation. Le commandant de la brigade a été suspendu de ses fonctions. Une enquête est ouverte.

Source : M.C sur clicanoo.re

28 octobre 2010

SUIVEZ LE PROCES DE LE PEN EN DIRECT

12:41 Publié dans *EXTRÊME DROITE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : le pen, procès, twitter, affiche, extrème droite, fn, fnj |  Facebook |

30 juin 2010

PROCES DE COLLEURS D'AFFICHES DU FRONT NATIONAL : DES RÉQUISITIONS EXEMPLAIRES

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Aujourd'hui, mardi 29 juin 2010, a eu lieu au tribunal correctionnel de Villefranche-sur-Saône, le procès des colleurs d’affiches du Front National, poursuivis pour violences entraînant une ITT de plus de 8 jours (64 jours). SOS Racisme s’était constitué partie civile. Les faits qui leur sont reprochés ont été commis en réunion et avec armes, à savoir une hampe de drapeau et un bâton en bois.

 

Le procureur de la république à requis à l’encontre de M. VALLS, 12 mois de prison ferme assorti d’un sursis de 6 mois avec mise à l’épreuve et 8 mois de prison ferme assortis d’un sursis de 4 mois avec mise à l’épreuve à l’encontre de M. ANDRE. Il a de plus requis une interdiction de se rendre sur les villes de Thizy et d’Amplepuis, ainsi que de rencontrer les victimes.

Bruno GOLLNISCH, président de la fédération du Rhône du FN et Geoffroy DAQUIN, ancien candidat aux législatives, ont tenté de témoigner devant le tribunal afin de soutenir leurs militants poursuivis. Le président du tribunal n’a pas été dupe quand à leurs tentatives d’influencer les débats et a refusé toute intervention de leur part. Par ce geste ces deux responsables du parti d’extrême droite apportent un soutien inconditionnel aux violences commises par leurs militants, ce qui démontre combien ce parti est en total opposition avec un processus d’élections démocratiques.

Rappel des faits : Dans le cadre de la campagne législative de 2007 portée par Geoffroy DAQUIN, alors candidat Front National de la 8ème circonscription du Rhône, une altercation a eu lieu entre plusieurs militants du FN et un habitant de Thizy. Les militants ont d’abord tenté de renverser le jeune homme avec leur « caravane législative », puis l’ont par la suite roué de coups. Ce dernier a été hospitalisé pendant deux jours et a été arrêté durant 64 jours.

Le procès a été mis en délibéré au 10 août 2010.

29 juin 2010

PROCES DE COLLEURS D'AFFICHES DU FRONT NATIONAL

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Aujourd'hui, mardi 29 juin 2010, aura lieu à 13h30, au tribunal correctionnel de Villefranche-sur-Saône, le procès des colleurs d’affiches du Front National, poursuivis pour violences entraînant une ITT de plus de 8 jours (64 jours).Les faits qui leur sont reprochés ont été commis en réunion et avec armes, à savoir une hampe de drapeau et un bâton en bois.

En effet, c’est dans le cadre de la campagne législative de 2007 portée par Geoffroy Daquin, alors candidat Front National de la 8ème circonscription du Rhône, qu’une altercation a eu lieu entre plusieurs militants du FN et un habitant de Thizy. Les militants et le candidat ont d’abord tenté de renverser le jeune homme avec leur « caravane législative », puis l’ont par la suite roué de coups. Ce dernier a été hospitalisé pendant deux jours et a été arrêté durant 64 jours.

SOS Racisme dénonce le recours systématique à la violence des militants de ce parti d’extrême droite, qui se montrent incapables de s’inscrire dans le processus démocratique d’élections législatives.

Si la circonstance aggravante de « racisme » n’a pas été retenue par l’instruction, il n’en reste pas moins que personne n’est dupe quand aux motivations de cette agression.

SOS Racisme attend que la justice prenne une sanction exemplaire à l’encontre des deux individus poursuivis, afin de mettre fin aux pratiques douteuses des militants de ce parti, par ailleurs soutenus par leurs dirigeants. En effet, Bruno Gollnisch, numéro deux du Front National, avait à l’époque des faits déclaré que les militants avaient agi « en légitime défense », après avoir « été attaqués par une bande ethnique d’une vingtaine de personnes ». Cette affaire vient rappeler à quel point la frontière est mince entre les discours haineux et les passages à l’acte dramatiques.

 
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