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02 février 2011

DEFENSEUR DES DROITS : CHEVENEMENT S'ABSTIENT SUR LA MOTION DEPOSEE PAR LE PS

1-Le Sénat sauve le Contrôleur des prisons

Lors de la deuxième lecture, le Sénat a rejetté l'intégration du Controleur général des prisons dans le Défenseur des droits

Le Sénat a rejeté mardi 1er février l'intégration du Contrôleur général des prisons dans le Défenseur des droits, lors de sa deuxième lecture du projet de loi créant cette nouvelle autorité contestée par l'opposition et une partie de la majorité.

Les sénateurs ont ratifié en séance la position de la commission des Lois du Sénat qui avait supprimé cette fusion des missions du Contrôleur général des lieux de privation de liberté avec le Défenseur des droits, fusion introduite par les députés lors de leur lecture du projet de loi.

Ils ont estimé que la mission du Contrôleur des prisons était très spécifique. Il "n'est pas saisi par des personnes individuelles. Il visite tous les lieux de privation de liberté, à tout moment, parce que détenus et gardiens hésitent à saisir une autorité de la défense de leurs droits, par peur de représailles", a argué le rapporteur UMP, Patrice Gélard.

Le ministre de la Justice, Michel Mercier, a reconnu la particularité du Contrôleur des prisons et s'en est remis "à la sagesse du Sénat".

Prévu par la révision constitutionnelle de juillet 2008, le Défenseur des droits, après les premières lectures du Sénat et de l'Assemblée nationale, prévoyait de regrouper à terme cinq autorités indépendantes : le Médiateur de la République, le Défenseur des enfants, la Commission nationale de Déontologie de la Sécurité (CNDS), la Haute Autorité de Lutte contre les discriminations et pour l'Egalité et le Contrôleur général des lieux de privation de liberté.

Source : Nouvelobs.com avec AFP

2- Jean-Pierre Chevènement et son groupe parlementaire se sont abstenus et/ou on voté contre la motion présenté par Robert Badinter visant à contester la disparition de la Halde, de la CNDS et du Défenseur des enfants :

M. Robert Badinter et les membres du groupe socialiste, apparentés et rattachés ont présenté une motion (n°14 – voir la motion) tendant à opposer la question préalable au projet de loi organique, modifié par l'Assemblée Nationale, relatif au Défenseur des droits. "Il apparait aux auteurs de cette motion que l'institution constitutionnelle du Défenseur des droits, telle qu'elle a été façonnée par le Gouvernement et sa majorité, concentre plus de défauts qu'elle ne présente de qualités". Les sénateurs, auteurs de cette motion dénoncent la hierarchie que le projet de loi créé entre les libertés fondamentales et préconisent le maintien des différentes autorités indépendantes qui existent tout en renforcant leurs pouvoirs.

Jean-Pierre Chevènement ainsi que 13 autres sénateurs membres de son groupe parlementaire (Groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen) se sont abstenus. 4 autres sénateurs, également membres de son groupe ont voté contre la motion. Cet vote va en complète contradiction avec les amendements déposés par ce même groupe, visant notamment à sortir la CNDS des prérogatives du Défenseur des droits (amendement n°123 rect.). Voir la répartition des votes sur le site du Sénat : ici

Pour voir les  comptes rendus des débats écrits de la 1ère journée : en ligne sur le site du Sénat.

Plus d'information sur le site du Sénat

18 janvier 2011

LES "SAUVAGEONS" NE "S'ADAPTENT PAS FACILEMENT A l'OBSERVATION DES VALEURS REPUBLICAINES" : COMMENT CHEVENEMENT EST ARRIVE A SOUTENIR ZEMMOUR?

Après explication on comprend mieux le cheminement idéologique qui pousse Chevènement à soutenir Zemmour. En effet, si les républicains dans leur quasi-totalité n’ont pas soutenu Zemmour, lui reprochant une lecture raciale des phénomènes de société, ce dernier a apporté un soutien remarqué au chroniqueur. Si l’ancien ministre de l’intérieur a fait savoir par courrier son accord avec les propos de Zemmour, c’est surtout sur le thème de la liberté d’expression qu’il avait soutenu son ami. Par cette interview, Chevènement confirme l'évolution de sa pensée vers une vision racialisée de la société. Pour lui, les jeunes issus de l’immigration Nord africaine ont du mal à accepter les valeurs républicaines, du fait d’une culture holiste qui privilégierait l’appartenance à un groupe (ici la famille) plutôt qu’à l’Etat.

Jean Pierre Chevènement répondant à des questions du journaliste a d’ailleurs émis le souhait de créer un large rassemblement avec notamment Dupont-Aignan, le président de « Débout la République » car il se dit proche de ses idées.

Avec cette interview , on comprend mieux le cheminement idéologique de cette ancien ministre de l'intérieur qui se retrouve à soutenir un chroniqueur plein de préjugés qui a fait de la stigmatisation son activité favorite.

Source : Rue 89

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(Rue 89) Vous avez discuté avec Dupont-Aignan, avec Villepin, Borloo, Bayrou ?

« Au rarement, mais je dois dire que, comme ça à vu de nez, un homme comme Dupont Aignan me parait proche des solutions que je préconise, en tant cas susceptible d’être convaincu, […] ».

(Rue 89) Vous pourriez créer un rassemblement avec Dupont Aignan ?

« Je ne vise pas à créer un rassemblement seulement avec Dupont Aignan, je pense que le   rassemblement doit être assez large, j’ai de l’estime pour Dupont-Aignan je pense que c’est homme tout à fait honorable qui a les idées claires sur bien des points ».


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« Eric Zemmour a été maladroit dans son expression qui était excessivement brutale. […] Mais je pense que le fait lui-même d'une sur-délinquance doit être rapporté à des causes sociales et surtout culturelles.

On ne choquera personne en disant qu'il y a des déterminants familiaux, anthropologiques. Par exemple, la survalorisation du rôle des garçons dans certaines sociétés, la dévalorisation des filles. La loi de la solidarité familiale ou clanique qui passe avant le respect de la loi Républicaine. En Corse on appelle ça l'omerta. Mais c’est un phénomène qui est répondu sur le pourtour de toute la méditerranée, vous trouvez ça en Afrique du Nord, en Anatolie, dans les Balkans, c’est un trait de culture. […].

Nous avons nos valeurs, que l’on appelle les valeurs républicaines qui sont des valeurs très anciennes, […] et il y a d’autre culture qu’on appel  holisme, qui privilégie l’appartenance au groupe.[…]La résistance des jeunes nées de l’immigration à accepter les valeurs républicaines, je pense que ce n’est pas tous, mais c’est une proportion qui n’est pas négligeable. »


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"Il faut distinguer la causalité et la corrélation Je ne dit pas que la culture est la cause d’un comportement délictuel, je dit qu’il y a une corrélation entre certaines cultures et d’autre part l’incapacité  à accepter les valeurs Républicaine, l’égalité Hommes-Femmes par exemple, j’ai parlé des cultures méditerranéennes parce que c’est un trait assez rependu tout autour de la méditerranée c’est des cultures patriarcales, ce sont des cultures qui privilégient le clan, la solidarité de clan, par exemple si vous allez en Corse il est inutile d’allez porter plainte à la police, ce n’est pas évident pour tout le monde. On considère que ça se règle à l’intérieur des familles ou du clan, et il me semble que cette notion d’omerta signifie que la police n’est pas reconnue, la justice n’est pas reconnue, l’égalité n’est pas reconnue, cela favorise des comportement à caractère délictuel.

[…] Le garçon a toute liberté pour se comporter de manière à outrepasser la loi, la fille ne le fera pas, […]. Ce n’est pas religieux parce qu'en fait, ces cultures sont bien antérieures à l'islam. Ce sont des valeurs anté-islamiques que l'on retrouve également sur la rive nord de la Méditerranée. Il y a le sentiment de l’honneur en l’Espagne. J’ai cité la Corse mais on pourrait parler de la Sicile, des Balkans. […] En Corse permettez moi de vous dire qu’on est servit, allez voir le nombre d’homicide en Corse."

(Rue 89) « La plupart des délinquants sont noir, arabe, ou corse ? »

Non j’ai jamais dit ça, j’observe qu’il y a une sur..(sur-représentation ?)une délinquance violente qui est très forte en Corse. Je l’explique par des structures familiales, anthropologiques etc … […].

Il y a des cultures qui ne s’adaptent pas facilement à l’observation des valeurs républicaines, la république implique le respect par exemple de l’égalité Homme-femme qui implique le respect de la loi, de la justice, de la police et vous avez des cultures qui ne fonctionnent pas sous l’empire de la loi républicaine, ils ne connaissent pas ça. Cela ne fait pas parti de leur histoire, donc ils ont privilégié des solidarités de clans, des solidarités familiales qui ont leurs bon cotés, ils se soutiennent dans l’adversité,  ils se serrent les coudes,… .

 

C’est d’ailleurs bien connu M. Chevènement, les maghrébins fonctionnent par tribus et n’acceptent aucune autre organisation que le cadre familial. Ces « sauvageons » n’appartiennent à aucun Etat, la police est assurée par des milices familiales et le chef du clan (qui est forcément un homme) fait la justice tout seul.

12 janvier 2011

POLEMIQUE AUTOUR DU PROCES ZEMMOUR

Alors que SOS Racisme s'étonne "de la tonalité des rendus du premier jour du procès" du chroniqueur, cité en justice pour diffamation et provocation à la haine raciale par plusieurs associations, les avis sont partagés à l'Assemblée nationale.

1255154.jpgLes réactions se multiplient alors que se termine vendredi après trois jours d'audience le procès du chroniqueur Eric Zemmour, cité en justice pour diffamation et provocation à la haine raciale par plusieurs associations. Ce dernier a cependant reçu le soutien du sénateur Jean-Pierre Chevènement officialisé par une lettre envoyée au tribunal.

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