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29 juin 2011

Paul Girot de Langlade, ex-préfet, condamné pour injure raciale

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La Cour d’appel de Paris à confirmé aujourd’hui la condamnation de l’ex-préfet Paul Girot de Langlade.

Ce dernier a été condamné à une peine d’amende de 1200€ avec sursis et 800€ de dommages et intérêts pour injure raciale à l’encontre de deux agents de sécurité.

Par cette décision, la Cour d’Appel de Paris vient de rappeler que nul n'est au dessus des lois, et ce malgré le retournement, politique?, du parquet qui avait demandé la condamnation en première instance et la relaxe en appel…

Il n’est en effet pas admissible qu’un représentant de l’Etat puisse tenir des propos de cette nature et doit être tenu à un devoir d'exemplarité.

Ces propos s’inscrivaient dans un contexte de libération de la parole raciste suite au débat sur l’identité nationale.

Souvenez vous : le 31 juillet 2009, Paul Girot de Langlade, alors préfet hors-cadre chargé des états généraux de l’Outre-Mer, est en transit à Orly en compagnie de son épouse. Au moment du contrôle, l’alarme retentit et le ton monte avec les agents de sécurité qui reprochent au haut fonctionnaire de se plier de mauvaise grâce aux consignes et de vouloir « passer en force ». Une certaine confusion s’ensuit et, en quittant le portique, M. Girot de Langlade s’emporte et dit : «On se croirait en Afrique ici!».

02 mars 2011

ERIC ZEMMOUR, CONDAMNE ET NOUVEAU HEROS DE L'UMP

A l'issue de sa condamnation définitive pour « provocation à la discrimination raciale », comme une récompense ou une distinction, l'UMP fait ce mercredi d'Eric Zemmour son invité d'honneur, lors d'un débat organisé par son secrétaire général adjoint Hervé Novelli, qui qualifie d'ailleurs Eric Zemmour de « cher ami » de sa formation politique.

Nous avons demandé aux employeurs d'Eric Zemmour de tirer les conclusions de sa condamnation pour incitation à la discrimination raciale, comme l'a d'ailleurs exigé le syndicat SNJ-CGT de France Télévisions. Nous considérons que le poison du racisme, de l'antisémitisme et la xénophobie, déjà si puissant en période de crise, ne doit pas être propagé par les médias, a fortiori sur le service public qui a un devoir d'exemplarité.

A l'inverse, par cette invitation, l'UMP apporte un soutien officiel à Eric Zemmour au lendemain de son procès. C'est une caution inacceptable de l'UMP à des propos condamnés par la justice, dont la décision est totalement méprisée comme dans l'affaire Hortefeux, débarqué du gouvernement seulement par crainte d'une confirmation en appel de sa condamnation pour « injure raciale ».

Le racisme n'est pas une opinion, c'est un délit

L'invitation d'Eric Zemmour par l'UMP est une très lourde faute, pas seulement contre les millions de Français victimes de discriminations, mais contre la République.

C'est toujours à regret qu'en démocratie, on sanctionne un éditorialiste, mais la République a des règles et, en l'espèce, le tribunal a jugé qu'Eric Zemmour avait franchi la limite de la liberté d'expression pour être dans l'incitation à la discrimination raciale. Dans notre République, le racisme n'est pas une opinion, c'est un délit.

Au lieu de considérer Eric Zemmour en délinquant condamné, l'UMP l'érige en modèle, voire en martyr ou en héros. C'est indigne d'une formation politique républicaine.

Une surenchère avec le Front National

C'est une provocation médiatique dérisoire, mais c'est aussi une offensive idéologique inquiétante. Car la droite s'inscrit, une nouvelle fois, dans une surenchère idéologique et électoraliste avec le Front national.

Il s'agit de concurrencer Marine Le Pen sur un thème-clé du Front national : la lutte contre le « politiquement correct » et les « lois-baillons » qui brideraient la liberté d'expression. Comprendre : la liberté de tenir des propos discriminatoires.

Avec ce débat sur « la liberté d'expression et le trop-plein de normes », le parti de Jean-François Copé a-t-il l'intention de remettre en cause la législation contre les discriminations, comme le racisme, l'antisémitisme, l'homophobie ? Après ses attaques contre la Halde, l'UMP veut elle légaliser les propos et actes discriminatoires ?

"Réviser les lois dites mémorielles" ?

Que veut dire Hervé Novelli lorsqu'il annonce que « notre ami Eric Zemmour proposera de revisiter un certain nombre de lois dites mémorielles » ? L'UMP veut-elle abolir la loi Gayssot et offrir pignon sur rue aux révisionnistes et négationnistes de la Shoah ? L'UMP remet elle en cause la reconnaissance du génocide arménien, ou des crimes de l'esclavage de la loi Taubira ?

Des voix diverses se sont élevées, dont celles de SOS Racisme ou d'Arno Klarsfeld ancien conseiller du Premier ministre François Fillon, pour rappeler à l'ordre l'UMP. Jean-François Copé doit s'expliquer.

Nous mettons en garde l'UMP contre les graves atteintes qu'elle porte au pacte républicain, par ce type de provocations, et plus généralement par le débat sur l'identité nationale et le multiculturalisme, qui est un terrain de dérapages permanents. La droite doit cesser de diviser les Français.

Par Mehdi Ouraoui et Pascale Boistard | Sécrétaires nationaux du PS

Source : Rue 89

 
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