Avertir le modérateur

07 mai 2011

FFF : TOUCHE PAS A MON POTE MOHAMED BELKACEMI

Mohamed Belkacemi, le conseiller technique national en charge du football dans les quartiers à l’origine de l’enregistrement de la réunion du 8 novembre 2010 de la Direction technique nationale (DTN) de la Fédération française de football (FFF), est désormais au cœur de l’affaire des quotas discriminatoires révélée par Mediapart.

Qualifié de taupe, de délateur, ou encore d’espion aux méthodes dangereuses, Mohamed Belkacemi subirait désormais les foudres de la FFF, dont certains membres de la direction envisageraient de s’en séparer pour « manque de loyauté » selon un haut dirigeant de l’institution.

SOS Racisme tenait à lui apporter son soutien, au regard de la sémantique des plus douteuses qui émerge désormais à son encontre. Nous rappelons par ailleurs que la loi protège le salarié qui témoignerait de l’existence de pratiques discriminatoires au sein de la structure qui l’emploie (article L1132-3 du code du Travail).

Pour Dominique Sopo, président de SOS Racisme, il s’agit de ne pas se détourner des faits graves initiaux, et de ne pas se focaliser sur un potentiel dérivatif de circonstance :

« Les informations révélées par Médiapart et concernant des propos racistes et des pratiques discriminatoires qui pourraient sévir au sein de la FFF sont d’une particulière gravité.

La mise en cause de hauts cadres de cette instance, notamment du Directeur technique national, doit amener à une enquête approfondie afin de faire toute la lumière sur cette affaire, soit pour en montrer l’inexistence, soit pour prendre les sanctions qui s’imposent. En effet, les accusations portées par Médiapart sont précises et graves.

Ainsi, le fait d’associer, pour un Directeur Technique, l’origine des gens, leurs aptitudes physiques et leurs aptitudes intellectuelles renverrait à un racialisme délirant qui voit dans le Noir l’animal et dans le Blanc la civilisation. Si, en outre, une telle vision avait conduit à des ordres de discrimination raciale dans la sélection des jeunes retenus dans les centres de formation, nous sortirions de la bêtise de l’expression pour entrer dans la volonté d’agir sur des bases ignobles et fort heureusement proscrites par la loi.

Si les faits allégués étaient avérés, SOS Racisme se réserverait le droit d’engager toute action judiciaire de nature à ne pas laisser s’installer dans notre pays des systèmes discriminatoires sciemment et méthodiquement mis en place.

Monsieur Belkacemi fait honneur aux principes de la République en ayant agi de sorte à ne pas laisser se mettre en place un système discriminatoire. Le scandale n’est pas à chercher dans l’attitude de Monsieur Belkacemi mais dans les propos et l’attitude de ceux qui ont semble t’il manifesté la volonté de déroger aux principes d’égalité les plus sommaires."

12 janvier 2011

POLEMIQUE AUTOUR DU PROCES ZEMMOUR

Alors que SOS Racisme s'étonne "de la tonalité des rendus du premier jour du procès" du chroniqueur, cité en justice pour diffamation et provocation à la haine raciale par plusieurs associations, les avis sont partagés à l'Assemblée nationale.

1255154.jpgLes réactions se multiplient alors que se termine vendredi après trois jours d'audience le procès du chroniqueur Eric Zemmour, cité en justice pour diffamation et provocation à la haine raciale par plusieurs associations. Ce dernier a cependant reçu le soutien du sénateur Jean-Pierre Chevènement officialisé par une lettre envoyée au tribunal.

Lire la suite

02 décembre 2010

LES MINORITÉS ETHNIQUES DAVANTAGE CONTRÔLÉES PAR LA POLICE EN EUROPE

controle d'identité.jpg

Les minorités ethniques sont davantage contrôlées par la police que le reste de la population en Europe, selon un guide publié par l’Agence européenne des droits fondamentaux (FRA) pour lutter contre le profilage discriminatoire. En France, 38 % des personnes originaires d’Afrique subsaharienne et 42 % des personnes originaires d’Afrique du Nord déclarent avoir subi un contrôle de police au cours de l’année. Ils ne sont que 22 % au sein de la population dite "majoritaire". Ces proportions sont les mêmes dans tous les pays observés, à l’exception de l’Italie et de la Slovaquie. Parmi les groupes minoritaires interrogés dans les dix états membres sélectionnés, il ressort que les Roms et les Nord-Africains sont les groupes les plus fréquemment contrôlés.

Ce "profilage ethnique" est pourtant interdit au sein de l’Union européenne. Mais attention : si le résultat corrobore ceux obtenus lors de l’enquête proposée par Fabien Jobard et René Lévy, Police et minorités visibles : les contrôles d’identité à Paris, il reste que cette enquête est cette fois déclarative et se fonde donc uniquement sur le ressenti des personnes interrogées.

CR - Observatoire des Inégalités

01 juillet 2010

OUVRONS LES EMPLOIS FERMES

Les emplois « fermés » sont aux yeux de beaucoup, perçus comme une « discrimination légale », une « discrimination d’état » qui crée des inégalités d’accès à certains emplois entre nationaux et étrangers. Devant les crises économiques et les tensions xénophobes du siècle dernier, le législateur a agit ; il a ainsi limité les professions auxquelles les extra nationaux avaient accès. Pour les architectes ou pour les médecins, par exemple, c’est le régime de Vichy qui dans un souci de restreindre ces emplois aux juifs a pris des dispositions discriminantes. Aujourd’hui, des politiques, des syndicalistes, des professionnels, des militants associatifs, et même certain pays européen se battent pour que, dans la limite de l’exercice des fonctions régaliennes, les étrangers aient enfin accès aux emplois de la fonction publique.

  • Les PADHUE exerçant en France : une situation préoccupante.

    Médecin, spécialiste en pathologie cardio-vasculaire au centre de réadaptation cardio-pulmonaire d’HERICOURT (70400) et exerçant depuis 1982, le docteur M.MEKKI nous expose un constat alarmant sur les Praticiens de santé Diplômés Hors Union Européenne (PADHUE)17 avril 2009, par Pote à pote
  • L’étrange statut des médecins étrangers…

    Qui nous soignera bientôt à l’hôpital ? En France, la pénurie de médecins ne cesse de s’accélérer. En cause ? Le numerus clausus, une restriction imposée par l’état dans les années 80 et qui limite le nombre d’étudiants admis en seconde année de médecine.
  • INTERVIEW : André Santini

    « Pour être fonctionnaire […] il faut nécessairement bien maîtriser la langue française »
  • Emplois fermés : l’exemple belge.

    La Belgique était confrontée à un problème : le chômage des étrangers non communautaires. Et vu qu’à chaque problème, existe une solution, la Belgique a entamé un processus d’intégration des étrangers extra communautaires dans la fonction publique.17 avril 2009, par Pote à pote
  • Pacte : Un Pas vers la fin des discriminations.

    Le dispositif PACTE, correspond à une filière d’entrée dans la fonction publique par le biais d’un apprentissage d’une durée de deux ans. Peu connu, il est pourtant toujours en vigueur aujourd’hui.
  • La CGT revendique l’accès pour tous « aux emplois fermés »

    Des discriminations légales empêchent les étrangers non communautaires d’occuper des postes aussi bien dans le public que dans le privé. Et ce serait une question de souveraineté nationale…
  • Interview de Louis Schweitzer

  • Les mêmes droits pour tous

    Certains appellent ça une « discrimination d’Etat »… d’autres préfèrent parler pudiquement « d’emplois réservés ». En France, plus de 6 millions de postes de travail sont accessibles uniquement aux citoyens français et, dans la majorité des cas, aux ressortissants de l’Union Européenne ! Au total, c’est donc près de 30% des jobs du pays qui restent fermés aux étrangers « non communautaires », qu’ils soient Africains, Asiatiques, Américains, Arabes…ou Suisses
  • Interview : Elisabeth Sow Dione « La proposition de loi de Bariza Khiari serait une belle avancée si elle était votée ».

    Elisabeth Sow Dione est Porte-Parole de l’Intersyndicale Nationale des Praticiens à Diplôme Hors Union Européenne, l’INPAHUE
  • Interview : Bariza Khiari « On se doit de lutter contre cette forme de discrimination ».

    Bariza Khiari est Sénatrice PS de Paris et Membre de la Commission des Affaires Economiques. Son projet de loi concernant la levée des conditions de nationalité pour certains corps de métier vient d’être voté à l’unanimité par la Commission des Lois du Sénat.

27 juin 2010

8EME NUIT DU TESTING : "A QUAND UNE REACTION DES POUVOIRS PUBLICS

Deux jours avant la fête de la musique, SOS Racisme a démontré une nouvelle fois que faire la fête reste un parcours du combattant pour certaines catégories de la population. C’est en tout cas ce que prouvent les résultats de la "8ème nuit du testing", organisée samedi 19 juin par l’association avec la participation de plus de 150 "Testeurs de République" répartis dans 14 villes françaises.

Sur un total de 66 établissements testés, 10 cas de discrimination raciale impliquant 9 discothèques ont été constatés :
- la 8ème avenue à Besançon
- la Choue à Grenoble
- le Poisson rouge à Wintzenheim (Haut-Rhin)
- le Pym’s à Rennes
- l’Ibiza Club à Rouen
- le Black Diamond à Valenciennes
- le Duplex (convaincu 2 fois dans une même soirée de discrimination raciale), le VIP et le 1515 dans le quartier-phare de la discrimination pratiquée par les professionnels de la nuit : les Champs-Elysées à Paris.

A la veille de la fête de la musique, cette opération nationale nous rappelle une fois encore que tout le monde ne peut pas s’amuser de la même manière dans la France du 21ème siècle. Alors que le 21 juin se veut être un évènement rassembleur autour de la musique, la « 8ème nuit du testing » menée par SOS Racisme pointe l’inégal accès des jeunes aux loisirs et à la fête

Les testings et les procès menés par SOS Racisme ont certes permis de faire évoluer les consciences et de rendre marginales les boîtes pratiquant une discrimination raciale systématique. Cependant, et les résultats de cette « 8ème nuit du testing » montrent partiellement cette réalité, les discothèques pratiquent une logique de seuil de tolérance inadmissible.

Mais où sont les pouvoirs publics afin de mettre un terme à des pratiques pourtant contraires aux lois de la Républiques, incompatibles avec le respect de l’égalité et de la dignité et attentatoires au lien social ?

C’est pourquoi SOS Racisme, en plus des plaintes d’ores et déjà déposées dans la foulée de ces testings, va interpeller les maires et les préfets des territoires concernés afin de les mettre face à leurs responsabilités. En effet, en vertu du pouvoir de police dont ils disposent, ces derniers ont la possibilité de prendre des sanctions à l’égard des établissements de loisirs qui appliquent une politique discriminatoire, notamment en ordonnant leur fermeture administrative ou en leur retirant les autorisations liées à la production de musique ou à la dérogation de fermeture et d’ouverture (qui permet notamment aux discothèques de pouvoir ouvrir la nuit).

L’existence de ces discriminations doit également interpeller les sénateurs qui, dans leur tentative de suppression de la HALDE, portent un mauvais coup à une lutte contre les discriminations dont nous montrons une fois de plus l’urgente nécessité.

22 juin 2010

Indépendance et moyens de la HALDE menacés : la lutte contre les discriminations sacrifiée ?

 

 


halde.jpg
A l’heure où la présidence de la HALDE doit être renouvelée, les organisations de lutte contre les discriminations s’inquiètent des rumeurs persistantes qui depuis de longs mois maintenant font état de menaces lourdes qui pèsent sur la HALDE. Le projet de défenseur des droits, créé par la révision constitutionnelle de juillet 2008, dont les attributions doivent inclure celles du médiateur de la République, du défenseur des enfants et de la Commission nationale de déontologie de la sécurité pourrait maintenant aussi incorporer celles de l’institution indépendante en charge de la lutte contre les discriminations et pour l’égalité. Et ce n’est pas la première attaque contre l’institution chargée de la lutte contre les discriminations, déjà en novembre, lors de l’examen du projet de loi de finance pour 2010, un amendement parlementaire avait envisagé une réduction de ses moyens pouvant aller jusqu’à 20% de son budget actuel, budget qui a finalement été effectivement réduit. Le futur défenseur des droits aura des pouvoirs et des prérogatives importants, notamment un pouvoir d’injonction. Cependant tous les éléments nécessaires à la garantie de son indépendance ne sont pas réunis. Par ailleurs, et cela est extrêmement problématique, son caractère généraliste fait craindre une dilution des missions spécifiques assurées par chacune des autorités indépendantes qu’il remplacera. La spécificité de la HALDE est nécessaire pour assurer que la lutte contre les discriminations soit menée sans faiblesse. Ces cinq années d’existence de la HALDE ont été récemment l’occasion pour l’autorité administrative indépendante de dresser un premier bilan, à savoir l’augmentation des réclamations qui est passée de 1500 à 10000 par an et une plus grande notoriété acquise. La qualité de ses délibérations, l’efficacité de son action et son expertise indéniable ont été saluées. Pour le gouvernement, cette réalité agace et ce d’autant plus que la HALDE est venue plusieurs fois contredire des projets de loi comme par exemple le projet de loi sur l’immigration, avec l’affaire des tests ADN sur les candidats à l’immigration, ou encore celui sur les gens du voyage. Elle a, plusieurs fois, rappelé à l’ordre le gouvernement sur des dispositions qu’elle jugeait discriminatoires. Elle a aussi souvent et beaucoup mis la pression sur les employeurs, l’emploi restant, et de très loin, son premier domaine de saisine. En leur demandant de justifier leurs choix de recrutement, de lui fournir des documents attestant de leur parfaite équité dans les promotions et augmentations de salaire, la HALDE a fait progresser indéniablement la diffusion de la connaissance de l’interdit discriminatoire. Nous, organisations de défense des droits de l’Homme, des salariés et de lutte contre toutes les discriminations, dénonçons tout projet qui ferait perdre à la HALDE sa spécificité, son expertise, son efficacité et son indépendance, nécessaires pour que les dossiers dont elle se saisit soient menés à leur terme, y compris quand les auteurs de discriminations sont des décideurs économiques ou politiques. La lutte contre les discriminations nécessitant beaucoup de moyens financiers et humains, Le gouvernement doit montrer sa détermination à faire progresser la lutte contre toutes les discriminations en augmentant les moyens qui y sont consacrés et en garantissant l’indépendance de l’institution qui les combat. AFIP ; Collectif Interassociatif Sur la Santé (CISS) ; Comité National pour la Promotion Sociale des Aveugles et Amblyopes (CNPSAA) ; Fédération LGBT ; FNATH ; Fédération Syndicale Unitaire ; Inter-LGBT ; Inter TRANS’ ; Ligue des Droits de l’Homme ; Mix-Cité Paris ; MRAP ; ORTrans ; SOS Racisme ; Syndicat de la Magistrature ; Unapei ; Union Syndicale Solidaires

 

23:48 | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : halde, discriminations, raciales, sos, racisme |  Facebook |

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu