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21 mars 2011

TRIBUNE : "WHITE ONLY"

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Par Benjamin ABTAN, Secrétaire général de l'EGAM (European Grassroots Antiracist Movement) et Membre du Bureau National de SOS Racisme.

Alors qu'une étude récente révèle que dans toute l'Europe, l'accès à une soirée sur deux est réservé aux «whites only», le Secrétaire général de l'European Grassroots Antiracist Movement, Benjamin Abtan, décrit «un renforcement des pratiques discriminatoires dans tous les secteurs de la vie».

Samedi 9 mars dernier, le Mouvement européen antiraciste (EGAM - voir la page Facebook ici), fondé sous l'impulsion de SOS Racisme en novembre 2010, a organisé une grande première sur tout le continent: la Nuit européenne du Testing (voir le rapport joint à l'article). Dans 14 pays, de l'Espagne à la Pologne et de l'Albanie à la Suède, en passant par la Roumanie et la France, quelque 300 militants antiracistes ont testé les discriminations raciales à l'entrée de plus de 70 bars, restaurants et boîtes de nuit des principales villes européennes. Le bilan est simple et préoccupant: une soirée testée sur deux était «Whites only». Les populations discriminées varient d'une région à l'autre: Roms en Europe centrale et balkanique, personnes originaires du Moyen-Orient en Europe du nord, noirs et arabes en Europe de l'est et de l'ouest.

Ce constat est symptomatique d'une tendance lourde: l'Europe connaît, sur l'ensemble de son territoire, un renforcement des pratiques discriminatoires dans tous les secteurs de la vie. Ainsi, ce sont non seulement des millions de Français, comme le dénonçait récemment Robert Badinter, mais plusieurs dizaines de millions de citoyens européens qui sont stigmatisés, de facto interdits de lieux de sortie, tenus à l'écart du monde du travail ou incapables de trouver un logement à cause de leur origine, de leur religion ou de la couleur de leur peau.

Tout se passe comme si les programmes des partis politiques d'extrême-droite ou nationaux populistes commençaient déjà à être appliqués dans les faits, alors que ceux-ci ne sont pas (encore?) au pouvoir dans la plupart des pays européens. C'est une funeste victoire par anticipation pour ces partis en progression, qui sont les soutiens indispensables de coalitions au pouvoir à l'image du Parti du peuple danois ou du Parti de la liberté néerlandais, ou qui exercent une forte influence sur l'exécutif, à l'instar, notamment, du Jobbik en Hongrie ou du Front National en France.

Ce phénomène n'arrive pas par hasard: à la faveur de la crise, se développe un courant idéologique, intellectuel et politique, qui dépasse ces partis et qui prône une société européenne où les discriminations raciales feraient loi. Cette idéologie, c'est celle d'Eric Zemmour, acclamé par une partie des députés de l'UMP non pas en dépit de, mais en raison de sa récente condamnation pour incitation à la discrimination raciale. C'est celle de Thilo Sarrazin, du SPD allemand, dont le livre figure parmi les meilleures ventes en Allemagne non pas en dépit de, mais en raison de ses déclarations racistes à connotation biologique sur les juifs et les musulmans. C'est celle des ultranationalistes serbes, nostalgiques du génocide de Srebrenica, et qui sont responsables du meurtre du supporter de football Brice Taton à Belgrade en 2009.

Comme le disait Martin Luther King, «l'intégration véritable signifie le partage du pouvoir». A l'inverse, l'exclusion de tous les secteurs de la vie, et a fortiori des lieux de pouvoir, dont sont victimes des dizaines de millions de citoyens européens signifie pour eux une véritable désintégration de la société dont ils font partie.

Face à cette idéologie de haine qui se montre conquérante, la première Nuit européenne du Testing apporte également un enseignement porteur d'espoir et de justice: une dynamique est en train de naître au sein de la société civile européenne antiraciste. Plusieurs dizaines de milliers de militants et de citoyens de tous les pays européens, de tous horizons, de toutes religions, de toutes origines et de toutes couleurs de peau sont décidés à interpeller les pouvoirs publics nationaux et européens, beaucoup trop passifs face à l'urgence de la situation, et surtout à agir concrètement pour faire vivre notre rêve européen d'un continent débarrassé du racisme et de l'antisémitisme.

André Glucksmann le disait bien avant que le printemps arabe ne vienne le montrer à la face du monde avec éclat: s'il y a un conflit de civilisations, ce n'est pas entre le «monde musulman» et l'Occident, mais, au sein de chaque société, et en Europe même, entre les tenants du totalitarisme et ceux de la démocratie. Au sein de ce conflit, notre engagement est clair: l'avenir que nous voulons pour l'Europe, celui que nous construisons déjà aujourd'hui par nos mobilisations communes, celui pour lequel nous nous battons avec enthousiasme et un sentiment de justice, c'est sans conteste un espace démocratique où le racisme n'a pas droit de cité.

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17:14 Publié dans *DISCRIMINATION, INTERNATIONALE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : egam, testing, européen, extrème droite, europe |  Facebook |

07 mars 2011

TESTING EUROPÉEN : A PARIS, LA COULEUR FAIT SOUVENT LE CLUBBEUR

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ALEXANDRA BOGART, JOURNALISTE A METRO, A SUIVI L'EQUIPE DE SOS RACISME A PARIS.

23 heures, samedi, à Paris.

Loïc Rigaud, “Monsieur Testing” de SOS Racisme, “déclare la première nuit du testing européen ouverte”. Un rapide rappel des règles de base pour un testing en discothèque réussi (avoir une présentation irréprochable, obtenir des videurs qu’ils verbalisent un refus explicite et l’enregistrer

grâce aux stylos et montres caméras...) et c’est parti. Dix personnes s’engouffrent dans la nuit parisienne. Quatre Noirs, quatre Blancs, deux Arabes. Garçons et filles représentés à parité.

A l’arrivée devant la première boîte testée, au sud de la capital, le collectif se scinde en deux groupes. Celui des Noirs part en premier. Refus : la soirée est privée. Suit le quatuor de blancs. Même refus, pour la même raison.

Direction la deuxième boîte testée, au cœur de Paris. Cette fois-ci, deux Noirs et deux Arabes s’avancent ensemble. Ici, seuls entrent ceux qui ont une voiture de sport ou qui ont réservé une bouteille, et celles qui gagnent le concours de la jupe la plus courte et des talons les plus hauts. Et, malgré le froid de canard, il y a de la concurrence... Les deux groupes (mixte et blanc) se font successivement refouler. Sans explications.

Troisième lieu, le Duplex, à deux pas de la place de l’Etoile. Un premier couple de Noirs se fait refuser l’entrée par la physionomiste. La raison invoquée est qu’“à cette heure (3 h 30, ndlr) on a beaucoup de monde et on ne fait entrer que les habitués”. Sauf que les clubbers arrivent au compte-gouttes et que le couple de testeurs blancs, qui se présente quelques minutes plus tard, franchit le seuil sans difficulté. Le deuxième couple de Noirs, très chic, entre également.

Le cas est délicat : peut-on invoquer la discrimination en raison de la couleur de peau ? Après réflexion, SOS Racisme a décidé de porter plainte. “On dénonce l’esprit ‘quand il y en a un ça

va, quand il y en a plusieurs ça pose problème’ et cette logique des quotas”, explique Benjamin Abtan, membre du conseil national de l’association.

Le dernier endroit testé : le Madam, dans le VIIIè arrondissementConcernant ce lieu, aucun doute. Le groupe mixte s’avance. Seuls ceux qui ont réservé peuvent entrer, paraît-il. Mais les Blancs, qui n’avaient bien sûr pas annoncé leur venue, entrent sans encombre. SOS Racisme, qui a enregistré toute la scène, va porter plainte pour discrimination raciale.

Alexandra BOGAERT. Source : Metro France

RACISME : FOLLE NUIT DU TESTING EN EUROPE

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L’opération a été menée samedi à l’entrée de boîtes de nuit et de bars dans 11 pays. Les résultats inquiètent :

De Bucarest à Oslo en passant par Besançon, Anvers et Tirana (Albanie), la première nuit du testing à l’entrée des boîtes de nuit menée à l’échelle européenne s’est déroulée simultanément dans onze pays du Vieux Continent. Les populations “potentiellement discriminées” étaient, selon les Etats, noires, arabes ou roms.

Les résultats sont “inquiétants”, estime Benjamin Abtan, secrétaire général de l’Egam (European Grassroots Antiracist Movement, créé en novembre et qui rassemble une quarantaine d’associations en Europe). A Bilbao (Espagne) huit établissements sur les neuf testés ont refusé l’entrée à des Noirs et des Arabes. En Roumanie, ce sont les Roms qui n’ont pas eu le droit de franchir le seuil des boîtes de nuit. “En tout, un peu plus d’un établissement sur deux a discriminé des personnes sur une base ethnique. ça illustre bien la montée des idéologies racistes et l’influence des discours de l’extrême droite en Europe, qui sont entrés dans une phase d’application”, poursuit celui qui est aussi membre du bureau national de l’association SOS Racisme, qui a porté ce mouvement.

Cette opération, qui vis à mettre en évidence le phé- nomène raciste dans des nations où une telle discrimination est niée ou vécue comme une normalité, était une première pour un certain nombre de pays. Elle est vouée à être répétée, dans les boîtes de nuit comme dans les secteurs du logement et de l’emploi. A terme, le but est de faire reconnaître le testing comme preuve de discrimination dans tous les pays de l’UE (seules la France et la Belgique l’acceptent comme preuve au pénal), comme dans ceux qui souhaiteraient y adhérer. Et de faire en sorte que l’Europe, qui a inscrit le principe de nondiscrimination dans sa charte des droits fondamentaux, soit enfin “au niveau de ses valeurs”.

Alexandra bogaer, Source : Metro France

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06 mars 2011

1ÈRE NUIT EUROPÉENNE DU TESTING

Press release :

The European Grassroots Antiracist Movement – EGAM - conducts the first Europe-wide testing against racial discriminations


A European first

 

This night, the civil society European Grassroots Antiracist Movement – EGAM – has conducted the first Europe-wide testing against racial and ethnic discriminations.

In 14 countries, the activists have tested, all night long, the nightlife places in the main capitals and cities of Europe. In 15 cities, 35 nightlife places have been found discriminating. You will find the results of the testings, for each country, at the end of this press release.

Following weeks of preparation, coordination, and training sessions organized all over Europe, this first European Testing Night is only the beginning of a long-term Europe-wide campaign against racial and ethnic discriminations. The method being used, the testing, is a tool that was invented by the Civil Rights Movement in the US to fight racial segregation and later discriminations.

Starting with this first testing night, the European antiracist civil society will test the continent on a regular basis, in order to raise awareness on, and denounce the racial and ethnic discriminations that prevent parts of the European population from having just and equal access to housing, work, entertainment, etc.

The European political context favors the increase in racial discriminations

Although people are discriminated for different reasons in the different countries, the racial discriminations are a phenomenon on the rise all over Europe.

The European Testing Night takes place in a political context that favors this increase : the far right and populist political forces take advantage of the current economic and social crisis to gain influence, meet election success, enter parliaments, being sometimes a part of governmental coalitions or their irreplaceable support.

These political forces spread a racist ideology of exclusion and hatred against parts of their national populations, trying to impose on them a de facto domination on racial and ethnic basis.

With regards to this harsh political context, the European antiracist civil society is attached even more to the European dream of a continent free of racial and ethnic discriminations, where all citizens have equal rights, pursuant to legal regulations and in practice.

Europe is not at level with its aspiring values when it comes to fighting racial discriminations

Although good intentions are proclaimed, Europe does not take proper steps to confront this situation.

The European Testing Night was prepared and conducted with no institutional nor financial support from the European institutions, including, of course, EU institutions.

This is only one blatant example of the inability of these institutions to really tackle the problem of racial discriminations on the continent.

In particular, they do not provide enough support for the emergence of a real civil society, in relationship with, but independent from them, since they regard it too much as an extension of themselves.

Doing so, they prevent the voices of millions of citizens from being heard, and they do not provide Europe with the appropriate means to combat racial and ethnic discriminations.

To combat racial and ethnic discriminations, a strong and clear support to the European antiracist civil society is needed, now more than ever.

Activists’ security is at stake

In various countries, conducting the testings results in a serious threat to the personal safety of the testers and the institutional safety of the organizations.

We rely on the national and local authorities to pay a special attention to the personal and institutional protection of the EGAM Members and activists who have conducted the European Testing Night in their countries.

 

The European Testing Night was conducted by EGAM, whose Members are :

Mjaft! (Albania), ZARA – Zivilcourage und Anti-Rassismus-Arbeit & SOS Mitmensch (Austria), Kif Kif (Belgium), Youth Initiative for Human Rights (YIHR) – Bosnia (Bosnia), Bulgarian Helsinki Committee (Bulgaria), YIHR – Croatia (Croatia), SOS mod racism & Nordic Network Against Racism (Denmark), Estonian Institute for Human Rights (Estonia), Finnish League for Human Rights (Finland), SOS Racisme (France), ADNB & Karawanserei Toleranzin (Germany), Greek Forum for Migrants (Greece), TASZ – Civil Liberties Union & NEKI (Hungary), SOS Razzismo (Italy), YIHR – Kosovo (Kosovo), Latvian Center for Human Rights (Latvia), Moldovan Institute for Human Rights (Moldova), YIHR – Montenegro (Montenegro), Hi5 & Radar (Netherlands), Norwegian Center Against Racism (Norway), Open Republic & Never Again! (Poland), Romani Criss (Romania), YIHR – Serbia (Serbia), Ludia proti rasizmu (Slovakia), Ekvilib institute (Slovenia), SOS Racismo (Spain), Centrum mot rasism (Sweden), DurDe! (Turkey).

The action was conducted in partnership with national partners, including :

Roma Active (Albania), Center for Positive Integration (Denmark), HR local monitors (Romania), Regional Centre for Minorities & Novi Svet (Serbia), The Anti-Discrimination Bureaus of Eskilstuna, Kalmar, Karlstad, Norrköping, Uppsala and Örebro (Sweden).


European Testing Night – Results of the successful testings

 

Country

Cities

Names of the places tested

Organizations

Discriminations shown against

Albania

Tirana

Four (4) places : three (3) bars and one (1) restaurant were found discriminating.

For security reasons, the names will not be published.

MJAFT! Movement & Roma Active Albania

Roma

Belgium

Anvers

Velvet Lounge

Kif Kif

Arabic and African

Denmark

Copenhagen

Krasnapolsky

Center for Positive Integration & SOS mod racisme

The testers are citizens with backgrounds from Middle East (Turkey, Iran) and Africa (Somalia, South Africa)

France

Paris

Duplex

SOS Racisme

Arabic and African

Madame

Lyon

KGB

Besançon

Le Bristol

Germany

Dresden

Results to be confirmed

Karawanserei Toleranzin

Norway

Oslo

Buddha

The Norwegian Centre against Racism

The testers are Norwegian citizens, with backgrounds from Tanzania, Ghana, and Sri Lanka

Havanna

3 brødre

Poland

Warsaw

Mono Bar

Open Republic

Black

Klub Park

Enclava

Romania

Bucharest

Belaggio

Romani CRISS, Human Rights local monitors

Roma

Kultur House

Player

Cluj-Napoca

Janis

After

Craiova

Glitter

Club 300

Pubs

Botosani

1 place was found discriminating

Serbia

Belgrade

Mr. Stefan Braun

Regional Centre for Minorities

Roma

Spain

Bilbao

Big Ben

SOS Racismo Bilbao

Black & Arabian

Weekender

El Tres

Bongo Loco

Every

Divino Cielo

Galeon

La Otxoa

Sweden

Stockholm

1 place was found discriminating

Swedish Anti-discrimination Bureaus

Testers were from Middle Eastern backgrounds

09 février 2011

NOUVEAUX RAPPORTS DE L’ECRI SUR L’ARMENIE, LA BOSNIE-HERZEGOVINE, L’ESPAGNE, MONACO ET LA TURQUIE

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Le Président de l’ECRI, Nils Muiznieks, a déclaré que s’il y a eu des progrès, des préoccupations demeurent dans tous ces pays.


ARMÉNIE
Des préoccupations demeurent dans les domaines de la liberté de religion et des droits sociaux des réfugiés par exemple. (suite)


BOSNIE-HERZEGOVINE
La discrimination ethnique, qui est maintenue dans la législation électorale, la marginalisation des Roms et le recours des acteurs politiques à un discours nationaliste virulent sont les points principaux du rapport. (suite)

 

MONACO
Des actions supplémentaires sont nécessaires telles que la consolidation du cadre législatif dans le domaine de la protection contre la discrimination. (suite)


ESPAGNE

Il est fait référence, dans le rapport, à la persistance des écoles « ghettos » pour les élèves immigrés et roms, et l’absence de données sur les infractions à caractère raciste ou les incidents de discrimination fondés sur l’origine raciale ou ethnique. (suite)

 

TURQUIE
La situation des Kurdes, des Roms et des demandeurs d’asile ont suscité des préoccupations. La discrimination envers les membres de groupes religieux minoritaires et l’utilisation abusive de dispositions pénales sont aussi mentionné dans le rapport. (suite)

 

Plus d'informations : ECRI

01 septembre 2010

ENAR organise une manifestation européenne contre les politiques xénophobes de la France

 

enar.gif

Suite aux récents événements en France ciblant et stigmatisant les immigrés et plus particulièrement la population Rom au nom de la sécurité et l’ordre public, le Réseau européen contre le racisme (ENAR) lance une réponse coordonnée pour protester contre les politiques xénophobes de la France. ENAR et des ONG antiracistes dans plusieurs pays de l’Union européenne sont outrés par ces événements et organiseront des manifestations devant les ambassades françaises le samedi 4 septembre afin de protester contre les politiques xénophobes mises en avant cet été par le gouvernement français et de montrer notre solidarité avec les ONG antiracistes françaises qui organisent une grande manifestation en France le même jour. Une manifestation aura également lieu devant l’Ambassade de France à Bruxelles (Boulevard du Régent 42) à 14h00 (GMT+1). ENAR entend ainsi exprimer ses préoccupations quant à l’expulsion systématique des Roms de Roumanie et Bulgarie et aux déclarations faisant un lien entre Roms/immigration et criminalité. L’utilisation par les membres du gouvernement français d’un discours populiste et discriminatoire fait des amalgames scandaleux entre les Gens du Voyage, les immigrés Rom, la migration et les crimes violents. Tant cette rhétorique que les expulsions risquent de renforcer les préjugés et perceptions discriminatoires envers ce groupe ethnique qui est déjà l’un des plus discriminés dans l’UE, ainsi qu’envers les immigrés de manière générale. En outre, la manifestation aura lieu quelques jours avant que la France n’organise le 6 septembre une réunion des ministres de l’immigration italien, allemand, britannique, espagnol, grec, belge et canadien afin de discuter de l’immigration irrégulière. Il semble que la réunion pourrait également avoir pour but de légitimer la politique de la France de regroupement et d’expulsion des Roms, et de promouvoir les idées italiennes d’expulsions automatiques des ressortissants de l’UE qui ne peuvent se prendre en charge financièrement et qui vivent des aides de l’Etat. ENAR appelle l’UE et ses Etats membres à garantir l’intégration des Roms en Europe de manière coordonnée et inclusive. Une stratégie européenne globale pour l’inclusion des Roms doit s’assurer que les Roms soient protégés contre les discriminations, aient un accès égal à l’éducation, à l’emploi, aux soins de santé et au logement, et aient la possibilité de participer à la vie civique et économique de leur pays.

Pour plus de détails concernant les manifestations à Bruxelles et dans d’autres villes européennes, voir.

15:10 Publié dans *DISCRIMINATION | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, roms, gens du voyage, enar, manifestation, 4 septembre |  Facebook |

 
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