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12 septembre 2011

Ni amnistie,ni amnésie : Le Front National hors des facs !

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Photo : Maester

Bruno Gollnisch, responsable du Front National, exclu de ses activités d’enseignants le 3 Mars 2005 pour propos négationnistes, réintègre l’université Jean Moulin comme professeur.

 Alors que les idées d’extrême droite se banalisent de plus en plus dans l’opinion, nous ne laisserons pas le retour à l’université d’un des leaders du Front National devenir un évènement anodin.

 Nous refusons de voir l’université Lyon III Jean Moulin retomber dans les heures les plus sombres de son histoire. L'exclusion de Bruno Gollnisch avait permis de mettre un terme à des années d’apathie envers l’extrême droite au sein de l’établissement. Son retour nous fait craindre, qu’à défaut d’avoir perdu son immunité parlementaire, Bruno Gollnisch ne veuille retrouver une certaine immunité universitaire.

 Parce que de par son rôle et son histoire, l’université française, porteuse de valeurs républicaines, ne saurait devenir une tribune pour l’intolérance, le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie.

 Parce qu'en ce sens, le discours tenu par Bruno Gollnisch ne saurait être compatible avec le métier d'enseignant et le statut de fonctionnaire.

 Parce qu'à aucun moment, il n’a éprouvé le moindre regret sur les déclarations qui l’ont conduit à être exclu de l'enseignement supérieur.

 Parce que depuis six ans, Bruno Gollnisch n’a cessé d’incarner une droite extrême et nauséabonde en défendant par exemple le salut nazi ou en tenant des propos pour lesquels il est actuellement en procès.

 Bruno Gollnisch s’est positionné en marge de la communauté universitaire.  

 Bruno Gollnisch n’a pas sa place au sein de l’institution universitaire. 

 

C’est pour cela que :

 Nous appelons à la creation d’un comité de vigilance des étudiants et personnels de l’université Lyon 3 contre l’extrême droite.

 Nous appelons Bruno Gollnisch à presenter toutes ses excuses quant aux propos qu’il a pu tenir ces dernières années. Si tel n’était pas le cas, nous en appellerions au ministre de l’enseignement supérieur, Laurent Wauquiez, pour prendre toutes les measures necessaires concernant son exclusion.

 Nous appelons l’ensemble de la communauté universitaire à se mobiliser dans les semaines et mois à venir pour obtenir une exclusion définitive de Bruno Gollnisch

 Nous appelons l’ensemble des citoyens attachés au combat contre le racisme et l’extrême droite à se rassembler contre le retour de Bruno Gollnisch à l’Université Lyon 3 :

 

Mercredi 14 Septembre

16H00

Université Lyon 3 Jean Moulin, 8 rue Rollet

30 juin 2010

PROCES DE COLLEURS D'AFFICHES DU FRONT NATIONAL : DES RÉQUISITIONS EXEMPLAIRES

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Aujourd'hui, mardi 29 juin 2010, a eu lieu au tribunal correctionnel de Villefranche-sur-Saône, le procès des colleurs d’affiches du Front National, poursuivis pour violences entraînant une ITT de plus de 8 jours (64 jours). SOS Racisme s’était constitué partie civile. Les faits qui leur sont reprochés ont été commis en réunion et avec armes, à savoir une hampe de drapeau et un bâton en bois.

 

Le procureur de la république à requis à l’encontre de M. VALLS, 12 mois de prison ferme assorti d’un sursis de 6 mois avec mise à l’épreuve et 8 mois de prison ferme assortis d’un sursis de 4 mois avec mise à l’épreuve à l’encontre de M. ANDRE. Il a de plus requis une interdiction de se rendre sur les villes de Thizy et d’Amplepuis, ainsi que de rencontrer les victimes.

Bruno GOLLNISCH, président de la fédération du Rhône du FN et Geoffroy DAQUIN, ancien candidat aux législatives, ont tenté de témoigner devant le tribunal afin de soutenir leurs militants poursuivis. Le président du tribunal n’a pas été dupe quand à leurs tentatives d’influencer les débats et a refusé toute intervention de leur part. Par ce geste ces deux responsables du parti d’extrême droite apportent un soutien inconditionnel aux violences commises par leurs militants, ce qui démontre combien ce parti est en total opposition avec un processus d’élections démocratiques.

Rappel des faits : Dans le cadre de la campagne législative de 2007 portée par Geoffroy DAQUIN, alors candidat Front National de la 8ème circonscription du Rhône, une altercation a eu lieu entre plusieurs militants du FN et un habitant de Thizy. Les militants ont d’abord tenté de renverser le jeune homme avec leur « caravane législative », puis l’ont par la suite roué de coups. Ce dernier a été hospitalisé pendant deux jours et a été arrêté durant 64 jours.

Le procès a été mis en délibéré au 10 août 2010.

29 juin 2010

PROCES DE COLLEURS D'AFFICHES DU FRONT NATIONAL

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Aujourd'hui, mardi 29 juin 2010, aura lieu à 13h30, au tribunal correctionnel de Villefranche-sur-Saône, le procès des colleurs d’affiches du Front National, poursuivis pour violences entraînant une ITT de plus de 8 jours (64 jours).Les faits qui leur sont reprochés ont été commis en réunion et avec armes, à savoir une hampe de drapeau et un bâton en bois.

En effet, c’est dans le cadre de la campagne législative de 2007 portée par Geoffroy Daquin, alors candidat Front National de la 8ème circonscription du Rhône, qu’une altercation a eu lieu entre plusieurs militants du FN et un habitant de Thizy. Les militants et le candidat ont d’abord tenté de renverser le jeune homme avec leur « caravane législative », puis l’ont par la suite roué de coups. Ce dernier a été hospitalisé pendant deux jours et a été arrêté durant 64 jours.

SOS Racisme dénonce le recours systématique à la violence des militants de ce parti d’extrême droite, qui se montrent incapables de s’inscrire dans le processus démocratique d’élections législatives.

Si la circonstance aggravante de « racisme » n’a pas été retenue par l’instruction, il n’en reste pas moins que personne n’est dupe quand aux motivations de cette agression.

SOS Racisme attend que la justice prenne une sanction exemplaire à l’encontre des deux individus poursuivis, afin de mettre fin aux pratiques douteuses des militants de ce parti, par ailleurs soutenus par leurs dirigeants. En effet, Bruno Gollnisch, numéro deux du Front National, avait à l’époque des faits déclaré que les militants avaient agi « en légitime défense », après avoir « été attaqués par une bande ethnique d’une vingtaine de personnes ». Cette affaire vient rappeler à quel point la frontière est mince entre les discours haineux et les passages à l’acte dramatiques.

 
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