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07 mars 2011

TESTING EUROPÉEN : A PARIS, LA COULEUR FAIT SOUVENT LE CLUBBEUR

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ALEXANDRA BOGART, JOURNALISTE A METRO, A SUIVI L'EQUIPE DE SOS RACISME A PARIS.

23 heures, samedi, à Paris.

Loïc Rigaud, “Monsieur Testing” de SOS Racisme, “déclare la première nuit du testing européen ouverte”. Un rapide rappel des règles de base pour un testing en discothèque réussi (avoir une présentation irréprochable, obtenir des videurs qu’ils verbalisent un refus explicite et l’enregistrer

grâce aux stylos et montres caméras...) et c’est parti. Dix personnes s’engouffrent dans la nuit parisienne. Quatre Noirs, quatre Blancs, deux Arabes. Garçons et filles représentés à parité.

A l’arrivée devant la première boîte testée, au sud de la capital, le collectif se scinde en deux groupes. Celui des Noirs part en premier. Refus : la soirée est privée. Suit le quatuor de blancs. Même refus, pour la même raison.

Direction la deuxième boîte testée, au cœur de Paris. Cette fois-ci, deux Noirs et deux Arabes s’avancent ensemble. Ici, seuls entrent ceux qui ont une voiture de sport ou qui ont réservé une bouteille, et celles qui gagnent le concours de la jupe la plus courte et des talons les plus hauts. Et, malgré le froid de canard, il y a de la concurrence... Les deux groupes (mixte et blanc) se font successivement refouler. Sans explications.

Troisième lieu, le Duplex, à deux pas de la place de l’Etoile. Un premier couple de Noirs se fait refuser l’entrée par la physionomiste. La raison invoquée est qu’“à cette heure (3 h 30, ndlr) on a beaucoup de monde et on ne fait entrer que les habitués”. Sauf que les clubbers arrivent au compte-gouttes et que le couple de testeurs blancs, qui se présente quelques minutes plus tard, franchit le seuil sans difficulté. Le deuxième couple de Noirs, très chic, entre également.

Le cas est délicat : peut-on invoquer la discrimination en raison de la couleur de peau ? Après réflexion, SOS Racisme a décidé de porter plainte. “On dénonce l’esprit ‘quand il y en a un ça

va, quand il y en a plusieurs ça pose problème’ et cette logique des quotas”, explique Benjamin Abtan, membre du conseil national de l’association.

Le dernier endroit testé : le Madam, dans le VIIIè arrondissementConcernant ce lieu, aucun doute. Le groupe mixte s’avance. Seuls ceux qui ont réservé peuvent entrer, paraît-il. Mais les Blancs, qui n’avaient bien sûr pas annoncé leur venue, entrent sans encombre. SOS Racisme, qui a enregistré toute la scène, va porter plainte pour discrimination raciale.

Alexandra BOGAERT. Source : Metro France

RACISME : FOLLE NUIT DU TESTING EN EUROPE

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L’opération a été menée samedi à l’entrée de boîtes de nuit et de bars dans 11 pays. Les résultats inquiètent :

De Bucarest à Oslo en passant par Besançon, Anvers et Tirana (Albanie), la première nuit du testing à l’entrée des boîtes de nuit menée à l’échelle européenne s’est déroulée simultanément dans onze pays du Vieux Continent. Les populations “potentiellement discriminées” étaient, selon les Etats, noires, arabes ou roms.

Les résultats sont “inquiétants”, estime Benjamin Abtan, secrétaire général de l’Egam (European Grassroots Antiracist Movement, créé en novembre et qui rassemble une quarantaine d’associations en Europe). A Bilbao (Espagne) huit établissements sur les neuf testés ont refusé l’entrée à des Noirs et des Arabes. En Roumanie, ce sont les Roms qui n’ont pas eu le droit de franchir le seuil des boîtes de nuit. “En tout, un peu plus d’un établissement sur deux a discriminé des personnes sur une base ethnique. ça illustre bien la montée des idéologies racistes et l’influence des discours de l’extrême droite en Europe, qui sont entrés dans une phase d’application”, poursuit celui qui est aussi membre du bureau national de l’association SOS Racisme, qui a porté ce mouvement.

Cette opération, qui vis à mettre en évidence le phé- nomène raciste dans des nations où une telle discrimination est niée ou vécue comme une normalité, était une première pour un certain nombre de pays. Elle est vouée à être répétée, dans les boîtes de nuit comme dans les secteurs du logement et de l’emploi. A terme, le but est de faire reconnaître le testing comme preuve de discrimination dans tous les pays de l’UE (seules la France et la Belgique l’acceptent comme preuve au pénal), comme dans ceux qui souhaiteraient y adhérer. Et de faire en sorte que l’Europe, qui a inscrit le principe de nondiscrimination dans sa charte des droits fondamentaux, soit enfin “au niveau de ses valeurs”.

Alexandra bogaer, Source : Metro France

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06 mars 2011

1ÈRE NUIT EUROPÉENNE DU TESTING

Press release :

The European Grassroots Antiracist Movement – EGAM - conducts the first Europe-wide testing against racial discriminations


A European first

 

This night, the civil society European Grassroots Antiracist Movement – EGAM – has conducted the first Europe-wide testing against racial and ethnic discriminations.

In 14 countries, the activists have tested, all night long, the nightlife places in the main capitals and cities of Europe. In 15 cities, 35 nightlife places have been found discriminating. You will find the results of the testings, for each country, at the end of this press release.

Following weeks of preparation, coordination, and training sessions organized all over Europe, this first European Testing Night is only the beginning of a long-term Europe-wide campaign against racial and ethnic discriminations. The method being used, the testing, is a tool that was invented by the Civil Rights Movement in the US to fight racial segregation and later discriminations.

Starting with this first testing night, the European antiracist civil society will test the continent on a regular basis, in order to raise awareness on, and denounce the racial and ethnic discriminations that prevent parts of the European population from having just and equal access to housing, work, entertainment, etc.

The European political context favors the increase in racial discriminations

Although people are discriminated for different reasons in the different countries, the racial discriminations are a phenomenon on the rise all over Europe.

The European Testing Night takes place in a political context that favors this increase : the far right and populist political forces take advantage of the current economic and social crisis to gain influence, meet election success, enter parliaments, being sometimes a part of governmental coalitions or their irreplaceable support.

These political forces spread a racist ideology of exclusion and hatred against parts of their national populations, trying to impose on them a de facto domination on racial and ethnic basis.

With regards to this harsh political context, the European antiracist civil society is attached even more to the European dream of a continent free of racial and ethnic discriminations, where all citizens have equal rights, pursuant to legal regulations and in practice.

Europe is not at level with its aspiring values when it comes to fighting racial discriminations

Although good intentions are proclaimed, Europe does not take proper steps to confront this situation.

The European Testing Night was prepared and conducted with no institutional nor financial support from the European institutions, including, of course, EU institutions.

This is only one blatant example of the inability of these institutions to really tackle the problem of racial discriminations on the continent.

In particular, they do not provide enough support for the emergence of a real civil society, in relationship with, but independent from them, since they regard it too much as an extension of themselves.

Doing so, they prevent the voices of millions of citizens from being heard, and they do not provide Europe with the appropriate means to combat racial and ethnic discriminations.

To combat racial and ethnic discriminations, a strong and clear support to the European antiracist civil society is needed, now more than ever.

Activists’ security is at stake

In various countries, conducting the testings results in a serious threat to the personal safety of the testers and the institutional safety of the organizations.

We rely on the national and local authorities to pay a special attention to the personal and institutional protection of the EGAM Members and activists who have conducted the European Testing Night in their countries.

 

The European Testing Night was conducted by EGAM, whose Members are :

Mjaft! (Albania), ZARA – Zivilcourage und Anti-Rassismus-Arbeit & SOS Mitmensch (Austria), Kif Kif (Belgium), Youth Initiative for Human Rights (YIHR) – Bosnia (Bosnia), Bulgarian Helsinki Committee (Bulgaria), YIHR – Croatia (Croatia), SOS mod racism & Nordic Network Against Racism (Denmark), Estonian Institute for Human Rights (Estonia), Finnish League for Human Rights (Finland), SOS Racisme (France), ADNB & Karawanserei Toleranzin (Germany), Greek Forum for Migrants (Greece), TASZ – Civil Liberties Union & NEKI (Hungary), SOS Razzismo (Italy), YIHR – Kosovo (Kosovo), Latvian Center for Human Rights (Latvia), Moldovan Institute for Human Rights (Moldova), YIHR – Montenegro (Montenegro), Hi5 & Radar (Netherlands), Norwegian Center Against Racism (Norway), Open Republic & Never Again! (Poland), Romani Criss (Romania), YIHR – Serbia (Serbia), Ludia proti rasizmu (Slovakia), Ekvilib institute (Slovenia), SOS Racismo (Spain), Centrum mot rasism (Sweden), DurDe! (Turkey).

The action was conducted in partnership with national partners, including :

Roma Active (Albania), Center for Positive Integration (Denmark), HR local monitors (Romania), Regional Centre for Minorities & Novi Svet (Serbia), The Anti-Discrimination Bureaus of Eskilstuna, Kalmar, Karlstad, Norrköping, Uppsala and Örebro (Sweden).


European Testing Night – Results of the successful testings

 

Country

Cities

Names of the places tested

Organizations

Discriminations shown against

Albania

Tirana

Four (4) places : three (3) bars and one (1) restaurant were found discriminating.

For security reasons, the names will not be published.

MJAFT! Movement & Roma Active Albania

Roma

Belgium

Anvers

Velvet Lounge

Kif Kif

Arabic and African

Denmark

Copenhagen

Krasnapolsky

Center for Positive Integration & SOS mod racisme

The testers are citizens with backgrounds from Middle East (Turkey, Iran) and Africa (Somalia, South Africa)

France

Paris

Duplex

SOS Racisme

Arabic and African

Madame

Lyon

KGB

Besançon

Le Bristol

Germany

Dresden

Results to be confirmed

Karawanserei Toleranzin

Norway

Oslo

Buddha

The Norwegian Centre against Racism

The testers are Norwegian citizens, with backgrounds from Tanzania, Ghana, and Sri Lanka

Havanna

3 brødre

Poland

Warsaw

Mono Bar

Open Republic

Black

Klub Park

Enclava

Romania

Bucharest

Belaggio

Romani CRISS, Human Rights local monitors

Roma

Kultur House

Player

Cluj-Napoca

Janis

After

Craiova

Glitter

Club 300

Pubs

Botosani

1 place was found discriminating

Serbia

Belgrade

Mr. Stefan Braun

Regional Centre for Minorities

Roma

Spain

Bilbao

Big Ben

SOS Racismo Bilbao

Black & Arabian

Weekender

El Tres

Bongo Loco

Every

Divino Cielo

Galeon

La Otxoa

Sweden

Stockholm

1 place was found discriminating

Swedish Anti-discrimination Bureaus

Testers were from Middle Eastern backgrounds

19 février 2011

CONDAMNATION DE ZEMMOUR : DOMINIQUE SOPO TRÈS SATISFAIT


Procès Zemmour : Sopo "satisfait"

Invité d'Europe 1 vendredi soir, Dominique Sopo, président de SOS Racisme, s'est dit "satisfait" de la condamnation d'Eric Zemmour à 2.000 euros d'amende avec sursis pour incitation à la haine raciale. "On est totalement satisfait, puisque les deux phrases qui ont été attaquées au tribunal ont fait l'objet d'une condamnation", a-t-il estimé.

"Ce qui est important, c'est qu'il y ait une reconnaissance que ces propos étaient bien une incitation à la haine raciale (...) C'est le peuple qui dit cette sentence", a-t-il ajouté.

Réagissant aux propos de ceux qui disent Eric Zemmour "courageux" de proclamer "des vérités", Dominique Sopo a lancé : "passer son temps à taper sur les noirs, sur les femmes, sur les homosexuels, en disant que c'est du courage, je n'ai pas remarqué que ces catégories de population ont le pouvoir dans ce pays (...) Ce qui est malsain, c'est que des personnes qui ont un accès très large aux médias puissent repeindre la lâcheté, la petitesse, en courage".

Source : Europe 1

AFFAIRE ZEMMOUR : QUAND UN MEMBRE DU GOUVERNEMENT CRITIQUE UNE DÉCISION DE JUSTICE

SOS Racisme tient à exprimer sa consternation suite aux déclarations de Thierry Mariani, secrétaire d’Etat aux transports, à propos de la double condamnation prononcée ce jour par le TGI de Paris à l’encontre d’Eric Zemmour.

Au-delà du fait que Monsieur Mariani se pose une fois de plus en soutien d’une personne reconnue par un tribunal de la République coupable de provocation à la discrimination raciale, il est pour le moins malvenu qu’un membre du Gouvernement se lance dans une critique d’une décision de justice. Si Monsieur Mariani souhaite faire profession d’avocat, c’est son droit. Mais il ne semble pas qu’il ait été appelé au Gouvernement pour exercer cette activité.

SOS Racisme demande au Garde des Sceaux ainsi qu’au Premier ministre de veiller à ce que les membres du Gouvernement cessent de remettre en cause des décisions de justice. Au nom bien évidemment du principe de séparation des pouvoirs. Mais également parce que, face à la haine et à la discrimination, des représentants de la République se doivent de défendre les valeurs de la République et non de contribuer à les miner.

 

18 février 2011

BFM TV - ZEMMOUR CONDAMNE

ERIC ZEMMOUR CONDAMNE POUR PROVOCATION A LA DISCRIMINATION RACIALE

PARIS — Le tribunal correctionnel de Paris a condamné vendredi Eric Zemmour à 2.000 euros d'amende avec sursis pour provocation à la haine raciale pour ses propos controversés sur "les Noirs et les Arabes".

Eric Zemmour avait été cité en justice par SOS Racisme, la Licra, le Mrap, l'UEJF et J'accuse, pour des propos tenus le 6 mars 2010 sur Canal+ et France Ô.

Dans l'émission de Thierry Ardisson "Salut les terriens", diffusée sur la chaîne cryptée, Eric Zemmour s'était indigné après une intervention sur les contrôles au faciès: "Mais pourquoi on est contrôlé 17 fois? Pourquoi? Parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c'est comme ça, c'est un fait".

Le même jour, sur France Ô, il avait estimé, en réponse à une question qui lui était posée, que les employeurs "ont le droit" de refuser des Arabes ou des Noirs.

Dans un premier jugement, la 17e chambre du tribunal a statué sur les poursuites engagées par SOS Racisme, la Licra et le Mrap, qui poursuivaient les propos sur les trafiquants en diffamation à caractère racial et ceux sur les employeurs pour provocation à la discrimination raciale.

Le tribunal a relaxé Eric Zemmour du délit de diffamation pour les propos sur les trafiquants. Ces propos sont peut-être "choquants", écrit le tribunal, mais ils ne sont pas "diffamatoires". En revanche, il a condamné l'homme de médias à 1.000 euros d'amende avec sursis pour avoir, sur France Ô, "justifié une pratique discriminatoire illégale --la discrimination à l'embauche-- en la présentant comme licite".

Par ailleurs, le chroniqueur devra verser 1.000 euros de dommages et intérêts à chacune des trois associations, plus 2.000 euros de frais de justice, soit un total de 9.000 euros.

Le tribunal a rendu un second jugement, à la suite des poursuites engagées par les associations UEJF et J'accuse. Ces deux associations poursuivaient uniquement les propos diffusés sur Canal+ concernant les trafiquants, mais tant en diffamation qu'en provocation à la discrimination raciale.

Dans ce dossier, la 17e chambre n'a retenu que le délit de provocation à la discrimination raciale et a condamné Eric Zemmour à 1.000 euros d'amende avec sursis. Il devra également verser 1 euro à chacune des parties civiles, plus 750 euros de frais de justice, soit un total de 1.502 euros.

Les deux jugements devront enfin faire l'objet d'une publication dans la presse.

En substance, le tribunal a jugé qu'Eric Zemmour avait "dépassé les limites autorisées de la liberté d'expression".

Mettant en avant "le crédit qui peut être accordé aux paroles" du prévenu, "un homme de médias, un polémiste reconnu, un trublion parfois", le procureur de la République Anne de Fontette avait requis à l'audience du 14 janvier une condamnation "de principe".

Eric Zemmour de son côté s'était défendu avec vigueur, assurant ne pas être un "provocateur", mais un observateur fidèle de la réalité qui refuse le "politiquement correct".


SOS RACISME : ZEMMOUR CONDAMNE POUR PROVOCATION A LA DISCRIMINATION

Le Tribunal Correctionnel de Paris vient de condamner Eric Zemmour à 2000€ d'amende avec sursis pour provocation à la discrimination raciale pour les propos qu’il a tenu sur Canal + et France Ô au mois de mars l’année dernière!

SOS Racisme a décidé de poursuivre Eric Zemmour pour ses propos criminalisant des populations en raison de leurs origines et pour avoir légitimé les pratiques discriminatoires. En effet Eric Zemmour assène en permanence des contres vérités, stigmatise les populations d’origine africaine et maghrébine en liant leurs origines ethniques à des comportements sociaux.

La condamnation d’Eric Zemmour est une victoire pour le vivre ensemble en France et vient rappeler qu’on ne peut pas inciter à la haine entre les peuples en toute impunité dans ce pays, quelque soit sa profession, et cela d’autant plus quand on est un personnage public.

Si la liberté d’expression est un des piliers de notre république et du combat pour les droits de l’Homme, elle n’est pas la liberté d’insulter les gens en toute impunité, ni celle d’inciter à des pratiques illicites contraire aux fondamentaux de notre République.

Cette condamnation vient confirmer le fait que la parole d’Eric Zemmour ne renvoie non pas, comme il aime à le faire croire, à une parole populaire qui consisterait à dire tout au haut ce que tout le monde pense tout bas, mais plutôt aux idées d’une élite bien pensante qui a beaucoup à perdre dans l’évolution d’une France ouverte, respectueuse des droit de l’Homme et qui donne toute sa place aux femmes et à la jeunesse. Eric Zemmour dit, en réalité, tout haut ce que les racistes pensent tout bas !

PROCES D'ERIC ZEMMOUR : DECISION AUJOURD'HUI DU TRIBUNAL CORRECTIONNEL

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PARIS — Le tribunal correctionnel de Paris dira vendredi si le chroniqueur Eric Zemmour s'est rendu coupable de diffamation et de provocation à la discrimination raciale en proférant à la télévision des propos controversés sur "les Noirs et les Arabes".

Eric Zemmour a été cité en justice par SOS Racisme, la Licra, le Mrap, l'UEJF et J'accuse, pour des propos le 6 mars 2010 sur Canal+ et France Ô.

Dans l'émission de Thierry Ardisson "Salut les terriens", diffusée sur la chaîne cryptée, Eric Zemmour s'était indigné après une intervention sur les contrôles au faciès : "Mais pourquoi on est contrôlé 17 fois? Pourquoi? Parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c'est comme ça, c'est un fait".

Le même jour, sur France Ô, il avait estimé, en réponse à une question qui lui était posée, que les employeurs "ont le droit" de refuser des Arabes ou des Noirs.

Mettant en avant "le crédit qui peut être accordé aux paroles" du prévenu, "un homme de médias, un polémiste reconnu, un trublion parfois", le procureur de la République Anne de Fontette avait requis à l'audience du 14 janvier une condamnation "de principe".

Concernant la citation sur les trafiquants, elle avait regretté qu'Eric Zemmour ait repris le "vieux stéréotype qui assimile l'immigration à la délinquance". Quant à la seconde assertion, elle avait rappelé qu'en France, "la discrimination n'est pas un droit mais un délit".

Plus largement, elle s'était faite la porte-parole d'une "République qui doit unifier et pacifier, surtout dans la période troublée que la France traverse depuis plusieurs mois et au cours de laquelle des propos que l'on croyait définitivement tus reprennent de la vigueur".

Eric Zemmour de son côté s'était défendu avec vigueur, assurant ne pas être un "provocateur", mais un observateur fidèle de la réalité qui refuse le "politiquement correct".

15 janvier 2011

UNE CONDAMNATION "DE PRINCIPE" REQUISE CONTRE ERIC ZEMMOUR

Le journaliste Eric Zemmour à son arrivée le 14 janvier 2011 au tribunal de Paris, où il comparaissait pour provocation à la haine raciale

Photo : Martin Bureau/AFP

 

Héros de la liberté d'expression pour certains, odieux raciste pour d'autres, le chroniqueur jugé pour diffamation et provocation à la discrimination connaîtra son sort le 18 février.

Que les admirateurs d'Eric Zemmour se rassurent, sauf énorme surprise, ses déclarations controversées sur "les noirs et les arabes" ne lui vaudront pas la prison, mais au terme du procès du journaliste pour diffamation et provocation à la discrimination raciale, la procureure de la République Anne de Fontenette a requis vendredi 14 janvier une condamnation "de principe" sans préciser la peine qu'elle estime adéquate.

Se proclamant la porte-parole d'une "République qui doit unifier et pacifier, surtout dans la période troublée que la France traverse depuis plusieurs mois et au cours de laquelle des propos que l'on croyait définitivement tus reprennent de la vigueur", la magistrate a jugé les propos de Zemmour d'autant plus répréhensibles qu'un certain crédit "peut-être accordé aux paroles" de cet "homme de médias" et "polémiste reconnu", "trublion" à l'occasion.

Invité le 6 mars 2010 de l'émission "Salut les terriens" présentée par Thierry Ardisson sur Canal plus, Eric Zemmour avait justifié les contrôles de police au faciès en lançant indigné : "Mais pourquoi on est contrôlé 17 fois ? Pourquoi ? Parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c'est comme ça, c'est un fait".

Dans la même veine et d'ailleurs le même jour, sur la chaîne France Ô, faisant fi de l'obligation de non-discrimination à l'embauche, il avait par ailleurs soutenu que les employeurs "ont le droit" de refuser des candidats parce que noir de peau ou d'origine maghrébine.

Pour ces deux sorties polémiques, SOS Racisme, la Licra, le Mrap, l'Union des étudiants juifs de France et l'association J'accuse avaient déposé plainte contre lui. Tour à tour, leur représentant se son succéder à la barre pour dénoncer "l'immense gravité" de ces assertions.

"Nous ne sommes pas face à un dérapage, à un accident" a notamment affirmé Me Patrick Klugman, l'avocat de SOS Racisme, ajoutant : "nous sommes témoins, comme toute la France, d'une gradation dans la violence".

Expliquant comme la procureure que "quand on s'exprime sur un réseau hertzien, on a une responsabilité accrue", il a fustigé la façon dont Zemmour a défini "une population criminogène en fonction de son apparence et de son origine", faisant par là même "passer un mensonge pour un fait établi".

Lors du procès, la procureure Anne de Fontenette a d'une part déploré qu'Eric Zemmour ait repris le "vieux stéréotype qui assimile l'immigration à la délinquance" et a d'autre part rappelé que "la discrimination n'est pas un droit, mais un délit".

Au polémiste qui sur le mode cynique a soutenu pour sa défense que "la discrimination, c'est la vie et que la vie c'est injuste", Mme de Fontenette a rétorqué que cela lui faisait penser "aux adolescents qui écrivent sur un arbre : la vie ça ne vaut rien, mais rien ne vaut la vie". "Ca va quand on est ado, mais quand on est adulte, c'est un peu court comme raisonnement...", a estimé la magistrate.

Me Olivier Pardo, l'avocat de Zemmour a de son côté affirmé que dans l'absolu un journaliste "a le droit de dire des choses brutales qui peuvent heurter". Concernant la déclaration reprochée à son client, il a assuré que la phrase n'était en rien raciste, "sauf pour ceux qui veulent voir en Eric Zemmour un raciste, parce qu'Eric Zemmour, ils ne l'aiment pas" (lire "Zemmour a affûté sa défense").

Comme le public venu nombreux qui acclamait Zemmour à chacune de ses sorties de la salle d'audience, Me Prado veut voir en lui un libre-penseur qui soulève des questions qui dérangent. Ainsi il a mis en garde les juges : "Si vous le condamnez pour diffamation raciale (...), on met un couvercle sur un débat majeur de la société française".

La décision a été mise en délibéré : le tribunal devrait prononcer son jugement le 18 février. Quel que soit le verdict, Laurent Ruquier qui emploie Zemmour dans son émission hebdomadaire "On n'est pas couché" a assuré ce matin dans le Parisien qu'il lui maintiendrait sa confiance. Et l'animateur de lancer : "Il y a des ministres condamnés et qui sont toujours ministres. Pourquoi est-ce que ça changerait quelque chose pour un chroniqueur ?"

Source : Metro-france

ERIC ZEMMOUR, "POLITIQUEMENT INCORRECT" OU "RELLEMENT DANGEREUX"? - Le Monde

Encore une fois, Eric Zemmour a cristallisé les opinions : pendant les trois jours de son procès pour diffamation et incitation à la haine raciale qui doit se terminer vendredi 14 janvier, de

ux camps se sont affrontés. Ceux pour qui l'animateur a le droit d'exprimer son opinion et n'est que la victime du "politiquement correct" et ceux qui estiment qu'il ne fait qu'attiser le feu des extrémistes en tenant des "propos dangereux".

Si M. Zemmour se retrouve aujourd'hui devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris, c'est à cause de deux déclarations faites le 6 mars. Dans un premier temps, sur France Ô, l'animateur qui cumule les postes au Figaro, à RTL, sur France 2 et i-Télé avait déclaré que les employeurs "ont le droit" de refuser d'embaucher des Arabes ou des Noirs. Pour ça, il est accusé de "provocation à la discrimination".

Un peu plus tard, invité à l'émission "Salut les Terriens" de Thierry Ardisson, sur Canal+, il avait déclaré que "la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c'est comme ça, c'est un fait". Ce sont surtout ces derniers propos qui avaient retenu l'attention des associations qui avaient alors lancé des poursuites judiciaires — SOS Racisme en tête —, estimant que ces propos tendaient à "assimiler l'origine des personnes et la délinquance", une discrimination passible d'une sanction pénale.

A aucun moment des trois jours de procès, Eric Zemmour n'a renié ces propos. "Quand on décrit la réalité, on est criminalisé", avait-il regretté, mâchoires serrées, au premier jour de son audience estimant porter "une parole qui ne veut pas se coucher devant le politiquement correct""Je ne provoque pas et je suis pour la liberté d'expression", a martelé M. Zemmour.

"DISCRIMINER, ÇA N'A RIEN D'INFAMANT"

"SURVEILLANCE GÉNÉRALISÉE DE LA PENSÉE"

"LE RACISME, ÇA SE COMBAT !"

"LA DISCRIMINATION N'EST PAS UN DROIT, C'EST UN DÉLIT"

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CONDAMNATION REQUISE POUR ZEMMOUR

Eric Zemmour au palais de justice de paris, le 11 janvier.

Eric Zemmour au palais de justice de paris, le 11 janvier. (REUTERS/Jacky Naegelen)

Le parquet a demandé vendredi au tribunal correctionnel de Paris de condamner le chroniqueur Eric Zemmour pour diffamation à caractère racial et provocation à la discrimination raciale après ses propos controversés sur «les Noirs et les Arabes».

Le procureur de la République, Anne de Fontette, n'a pas précisé la peine qu'elle souhaitait voir prononcée contre le journaliste, lors du jugement qui sera rendu le 18 février prochain.

Plus tôt dans l'après-midi, les associations de lutte contre le racisme s'étaient succédé à la barre du tribunal correctionnel de Paris pour dénoncer «l'immense gravité» des propos du chroniqueur Eric Zemmour sur «les Noirs et les Arabes».

«Nous ne sommes pas face à un dérapage, à un accident», a ainsi plaidé l'avocat de SOS Racisme, Me Patrick Klugman. «Nous sommes témoins, comme toute la France, d'une gradation dans la violence», a-t-il lancé.

Me Klugman a surtout regretté que «chez M. Zemmour les monstruosités soient toujours des évidences».

Eric Zemmour a été cité en justice pour diffamation et provocation à la discrimination raciale par SOS Racisme, la Licra, le Mrap, l'UEJF et J'accuse. Les cinq associations ciblent des propos tenus le 6 mars 2010 sur Canal+ et France Ô.

Dans l'émission de Thierry Ardisson «Salut les terriens», diffusée sur la chaîne cryptée, Eric Zemmour s'était indigné après une intervention sur les contrôles au faciès: «Mais pourquoi on est contrôlé 17 fois? Pourquoi? Parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c'est comme ça, c'est un fait».

Le même jour, sur France Ô, il avait également tenu des propos controversés, répondant, à une question qui lui était posée, que les employeurs «ont le droit» de refuser des Arabes ou des Noirs. Le tribunal devait mettre sa décision en délibéré à l'issue de la plaidoirie de la défense.

Le tribunal rendra son jugement le 18 février

Source : libération.fr

 

14 novembre 2009

LE FICHAGE ETHNO-RACIAL = UN OUTIL DE DISCRIMINATION

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L’État et les associations : une collaboration étroite est nécessaire pour en finir avec les discriminations

Téléchargez le rapport

Un rapport accablant sur les pratiques de grandes entreprises Patrick Karam, délégué interministériel pour l’Égalité des chances des Français d’outre-mer, et Samuel Thomas, président de la Fédération nationale des Maisons des potes et vice-président de SOS Racisme, ont rendu public le mercredi 04 novembre 2009.

Un rapport accablant sur les systèmes discriminatoires de recrutement dans les entreprises et dans le marché locatif.

Ce rapport fait suite à la signature le 13 novembre 2008 d’une convention de partenariat entre Patrick Karam, SOS Racisme et la Fédération nationale des Maisons des potes relative au fichage territorial ou ethno-racial. Les signataires s’engageaient alors à entreprendre de concert une action déterminée et ciblée pour contraindre les contrevenants à cesser ces pratiques.

Dans le rapport, une quinzaine de grandes entreprises sont dans le collimateur, soupçonnées d’avoir mis en place un fichage ethno-racial ou territorial qui constitue une infraction pénale en soi. Une pratique qui constitue le préalable à des discriminations systématisées visant les Ultramarins et plus largement toutes les composantes de la diversité. Le rapport pointe ainsi preuves à l’appui le fait que les candidats à un poste fichés selon leurs origines (par exemple : « Origine pays : La Réunion, Guadeloupe, Afrique... ») étaient l’objet de discrimination.

La convention signée avec Patrick Karam a soutenu la Fédération des Maisons des potes et SOS Racisme pour relancer les procédures judiciaires en cas de non lieu ou de classement sans suite dans les dossiers les plus solides mais aussi pour accompagner les victimes dans leurs démarches judiciaires.

En matière de discriminations à l’emploi, l’État seul ne peut tout régler. De même, les associations n’ont pas toujours les moyens d’agir. Le partenariat avec le délégué interministériel pour l’Égalité des chances des Français d’outre-mer qui a permis à SOS Racisme et la Fédération nationale des Maisons des Potes d’assurer une véritable mission de service public, est le gage de l’efficacité pour traquer et dénoncer les pratiques discriminatoires à l’embauche qui fragilisent le pacte républicain.

Le délégué interministériel a participé activement à la mise au point de la stratégie globale pour mettre un terme à ces discriminations. C’est ainsi que pour la première fois, l’État apporte son concours à la lutte contre un délit pourtant inscrit dans le code pénal depuis plus de trente ans.

Une véritable volonté politique incarnée par Patrick Karam couplée à la compétence du milieu associatif aura été nécessaire pour obtenir des résultats probants sur cette question.

 
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