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11 juillet 2011

Adecco tente de faire taire SOS Racisme

COMMUNIQUE DE PRESSE

SOS Racisme découvre avec consternation que les sociétés Adecco et Ajilon (ex-Districom) ont formé un nouveau pourvoi en cassation contre l’arrêt de la Cour d’appel de Paris du 28 juin 2011 les condamnant solidairement avec la société Garnier (Groupe l’Oréal) à verser 30 000€ de dommages-intérêts à notre association.

SOS Racisme s’interroge sur l’utilité de cet ultime recours alors que par un arrêt du 23 juin 2009 la Cour de cassation avait confirmé partiellement l’arrêt rendu par  la Cour d’appel de Paris le 6 juillet 2007, lequel condamnait les trois sociétés précitées à payer respectivement 30 000 euros d’amende pour discrimination raciale à l’embauche ainsi qu’à payer solidairement 30 000 euros de dommages-intérêts à l’association SOS Racisme.

Ainsi, ce nouveau pourvoi vise uniquement à contester les dommages-intérêts perçus par SOS Racisme dans le cadre de cette affaire.

L’attitude revancharde de ces grands groupes français est inadmissible et vise en réalité à exercer une pression sur notre organisation, pour nous empêcher de continuer notre combat visant à poursuivre les entreprises qui mettent en place des pratiques discriminatoires.

Ce recours intervenant juste après la récente condamnation; suite à une autre action de SOS Racisme, d’Adecco à Bruxelles le 31 mai dernier pour discrimination.

Après plus de dix ans de procédure, les sociétés Adecco et Ajilon devraient plutôt dépenser leur énergie à mettre en place des systèmes efficaces pour lutter contre les discriminations en leur sein.

Loïc RIGAUD - Responsable du Pôle Anti-discriminations de SOS Racisme

07 juillet 2011

L'Oréal et Adecco condamnés pour discrimination raciale à l'embauche

L'Oréal et Adecco condamnés pour discrimination raciale à l'embauche
© REA

Après cinq années de procédure, SOS Racisme a obtenu la condamnation du leader français de l'intérim, de sa filiale Ajilon et du fabricant de cosmétiques, Garnier (groupe l'Oréal), pour discrimination raciale. Ces entreprises utilisaient le code BBR pour "Bleu Blanc Rouge" pour sélectionner des intérimaires. Cette décision de la cour d'appel de Paris promet de faire jurisprudence.

Satisfecit pour SOS Racisme. Le 29 juin, la cour d'appel de Paris a condamné la société de travail temporaire, Adecco, sa filiale Ajilon (ex-Districom) ainsi que Garnier (groupe L'Oréal) pour discrimination raciale à l'embauche. Les trois sociétés devront verser 30.000 euros de dommages et intérêts à l'association, partie civile dans le dossier.

"Cette condamnation est l'une des plus lourdes enregistrées en France pour discrimination raciale", se félicite Samuel Thomas, responsable des actions judiciaires de l'association anti-raciste. "Un tel montant n'est toutefois qu'une maigre compensation face à des grands groupes capables de dépenser des fortunes pour afficher leur exemplarité", déplore-t-il.

Code "Bleu Blanc Rouge"

L'affaire Adecco-Garnier remonte à 2.000. Districom recrute alors plus de 200 animatrices pour promouvoir des produits capillaires dans les supermarchés. Selon SOS Racisme, l'agence d'intérim aurait alors envoyé un fax au siège d'Adecco pour préciser que seules les candidates répondant au code "BBR" (ndlr, Bleu Blanc Rouge en référence au drapeau français) devaient être sélectionnées. "Les maghrébines, les noires et les femmes d'origine étrangère étaient forcément recalées", commente Samuel Thomas. Parmi les autres critères de sélection : un âge compris entre 18 et 22 ans, des mensurations ne dépassant pas la taille 42. Alerté par une salariée de Districom, SOS Racisme décide de saisir la justice. Après plusieurs rebondissements et cinq ans de bataille judiciaire, la cour d'appel de Paris vient de confirmer les 30.000 euros d'indemnités à verser à l'association.

Bête noire des recruteurs

"Cette décision devrait obliger les employeurs à revoir leurs pratiques", espère Samuel Thomas, qui n'en est pas à sa première victoire. Le 31 mai, SOS Racisme a obtenu la condamnation d'Adecco, en Belgique. Entre 2000 et 2001, la filiale belge spécifiait la mention "BBB" pour "blanc bleu belge" dans ses descriptifs de poste. En juin dernier, le parti des travailleurs belges a publié la liste complète des entreprises commanditaires. On y retrouve des grands noms de la distribution, tels C&A et même Benetton, la marque pourtant renommée pour ses publicités pluriethniques.

En France, Eurodisney, Air France, Chronopost sont suspectées de discrimination. "Les dossiers sont à l'instruction mais la justice avance très lentement", regrette le militant de SOS Racisme. Une information judiciaire contre Disneyland Paris est, par exemple, ouverte depuis 3 ans au tribunal de Melun. La direction du parc d'attraction aurait sélectionné uniquement des Européens pour être en contact avec le public. Air France aurait, de son côté, trié son personnel navigant en fonction de ses origines ethniques pour les affecter à des destinations spécifiques. Une procédure est en cours au tribunal de grande instance de Bobigny. Autant d'affaires qui pourraient écorner l'image de ces grands groupes…

Source : Capital.fr

29 juin 2011

Paul Girot de Langlade, ex-préfet, condamné pour injure raciale

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La Cour d’appel de Paris à confirmé aujourd’hui la condamnation de l’ex-préfet Paul Girot de Langlade.

Ce dernier a été condamné à une peine d’amende de 1200€ avec sursis et 800€ de dommages et intérêts pour injure raciale à l’encontre de deux agents de sécurité.

Par cette décision, la Cour d’Appel de Paris vient de rappeler que nul n'est au dessus des lois, et ce malgré le retournement, politique?, du parquet qui avait demandé la condamnation en première instance et la relaxe en appel…

Il n’est en effet pas admissible qu’un représentant de l’Etat puisse tenir des propos de cette nature et doit être tenu à un devoir d'exemplarité.

Ces propos s’inscrivaient dans un contexte de libération de la parole raciste suite au débat sur l’identité nationale.

Souvenez vous : le 31 juillet 2009, Paul Girot de Langlade, alors préfet hors-cadre chargé des états généraux de l’Outre-Mer, est en transit à Orly en compagnie de son épouse. Au moment du contrôle, l’alarme retentit et le ton monte avec les agents de sécurité qui reprochent au haut fonctionnaire de se plier de mauvaise grâce aux consignes et de vouloir « passer en force ». Une certaine confusion s’ensuit et, en quittant le portique, M. Girot de Langlade s’emporte et dit : «On se croirait en Afrique ici!».

14 juin 2011

Discrimination: Adecco doit verser 25 000 euros à SOS Racisme

L'association française SOS Racisme précise que la société d'intérim Adecco a été condamnée à lui verser 25 000 euros, à titre de dommages et intérêts pour pratiques illégales de discrimination à l'embauche. Il s'agit de la plus lourde amende à payer par une entreprise à une association antiraciste pour discrimination, en Europe.

Le tribunal de première instance de Bruxelles a condamné Adecco, le 3 juin dernier, à payer 25 000 euros à SOS Racisme, ainsi que l'euro symbolique à la FGTB et à l'association interculturelle flamande Kifkif, à titre de dommages et intérêts pour pratiques illégales de discrimination à l'embauche.

La société d'interim a décidé d'interjeter appel.

"Blanc Bleu Belge"

L'affaire remonte à 2001.

Un collaborateur d'Adecco avait dénoncé le fait que des postes pour des missions dans certaines entreprises qui ne souhaitaient pas recruter des personnes étrangères étaient pourvus du code BBB, pour "Blanc Bleu Belge" (une race de viande bovine belge, ndlr).

SOS Racisme, alerté par des suspicions de pratiques similaires en France, avait mené une vaste enquête, et décidé de se constituer partie civile, le 20 septembre 2007.

Une instruction avait été ouverte, mais la chambre du conseil de Bruxelles avait décidé fin 2009 de ne pas renvoyer la société de travail intérimaire devant le tribunal correctionnel. Elle constatait que l'instruction avait été menée en français, et non en néerlandais, alors que le siège central d'Adecco se situe en Région flamande.

SOS Racisme, la FGTB et KifKif avaient alors décidé d'introduire une action au civil en dommages et intérêts devant le tribunal de première instance de Bruxelles pour discrimination à l'embauche et violation de la loi contre le racisme.

Source : rtbf.be le 14/06

Discrimination à l'embauche : Adecco condamné en première instance

 

Le tribunal de première instance de Bruxelles a donné gain de cause à la FGTB et aux associations SOS Racisme et Kifkif et condamné la société d'intérim Adecco à un euro symbolique à titre de dommages et intérêts pour pratiques illégales de discrimination à l'embauche, a annoncé vendredi le syndicat socialiste.

L'affaire avait éclaté en 2001 à la suite d'une plainte d'un collaborateur d'Adecco. Celui-ci avait dénoncé le fait que des postes pour des missions dans certaines entreprises qui ne souhaitaient pas recruter des personnes étrangères étaient pourvus du code BBB, pour "Blanc Bleu Belge" (une race de viande bovine belge, ndlr). Une instruction avait été ouverte dans la foulée.

La chambre du conseil de Bruxelles avait décidé en 2009 de ne pas renvoyer la société de travail intérimaire devant le tribunal correctionnel car l'instruction à l'encontre de l'entreprise avait été menée en français et non en néerlandais alors que le siège central d'Adecco se situe effectivement en Région flamande.

La FGTB et SOS Racisme avaient alors décidé, en septembre 2009, d'introduire une action en dommages et intérêts contre Adecco devant le tribunal de première instance de Bruxelles pour discrimination à l'embauche et violation de la loi contre le racisme.

"Il s'agit d'une grande victoire dans la lutte contre les discriminations à l'embauche et cette décision permet de dénoncer des pratiques qui sont malheureusement encore trop fréquentes dans l'ensemble des secteurs, y compris dans l'intérim, mais qu'il est souvent difficile à poursuivre faute de preuves suffisantes", se réjouit la FGTB dans un communiqué.

La FGTB et SOS Racisme annoncent par ailleurs avoir décidé "de porter l'échec du dossier pénal devant la Cour européenne des droits de l'Homme afin d'y dénoncer le non-respect du principe du droit au procès équitable". Le syndicat et l'association reprochent à l'Etat belge, et au parquet du procureur du Roi, de ne pas avoir mis tout en oeuvre pour poursuivre Adecco pour pratiques discriminatoires.

Belga

Source : rtbf.be le 03/06

22:13 Publié dans *DISCRIMINATION | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : adecco, discrimination, racisme, belgique, sos racisme |  Facebook |

07 mai 2011

Médiapart : Les petits calculs de la DTN sur l'origine des joueurs

A la veille des révélations de Mediapart, un travail d'étiquetage avait déjà démarré à la Fédération française de football. Pour étayer leur théorie sur le trop-plein de gamins dits «binationaux», des cadres de la direction technique nationale avaient commencé à bricoler, dans leur coin, des statistiques sur l'origine étrangère présumée des principaux jeunes joueurs français.

Source : Médiapart

Médiapart : Les petits calculs de la DTN sur l'origine des joueurs

A la veille des révélations de Mediapart, un travail d'étiquetage avait déjà démarré à la Fédération française de football. Pour étayer leur théorie sur le trop-plein de gamins dits «binationaux», des cadres de la direction technique nationale avaient commencé à bricoler, dans leur coin, des statistiques sur l'origine étrangère présumée des principaux jeunes joueurs français.

Source : Médiapart

 

 

"Objectif: convaincre la fédération de l'ampleur du 'problème', et de la nécessité de prévenir un futur 'exode' sportif en instaurant des quotas discriminatoires dès l'âge de 12 ans, à l'entrée des pôles Espoirs", poursuit Mediapart.

Mediapart affirme avoir interrogé "fin avril sur sa méthode, François Blaquart", qui "a paru très embarrassé". Dans la catégorie "binationaux", M. Blaquart a déclaré, selon Mediapart: "on a réellement mis les joueurs qui peuvent être attirés, sentimentalement, affectivement, par la nation dont un membre de leur famille est issu."

Ces joueurs figurent en jaune sous la mention 'joueurs sélectionnés FFF susceptibles à tout moment d'opter pour une autre nation sportive', selon le document produit par Mediapart.

Pressé de détailler par Mediapart le DTN "se fait plus clair sur sa méthode de tri: 'Mais enfin, c'est pas dur à savoir! C'est lié au nom, par exemple'", rapporte le site d'information.

"Et puis, il y a aussi le vécu des joueurs", ajoute François Blaquart, selon Mediapart "en parlant de religion, sous-entendu musulmane: 'Les jeunes peuvent pratiquer (dans les centres, ndlr), vous savez, il n'y a pas de barrière'."

"Derrière ce graphique anonyme, y a-t-il des données nominatives, avec une véritable liste de binationaux présumés, qui traînerait à la DTN?s'interroge Mediapart. Sur ce point, François Blaquart n'a pas répondu. Mais au cours de la réunion de novembre 2010, à huis clos, il déclarait à ses collègues, en proposant d'instaurer 'une espèce de quota': 'On a les listes...'."

M. Blaquart, et Fernand Duchaussoy, président de la FFF, appelés par l'AFP depuis jeudi soir, n'ont toujours pas répondu.

Source : Liberation avec AFP : voir l'article en entier : "Affaire des quotas : pour Jouanno, le problème, c'est l'exploitation du graphique"

 

FFF : TOUCHE PAS A MON POTE MOHAMED BELKACEMI

Mohamed Belkacemi, le conseiller technique national en charge du football dans les quartiers à l’origine de l’enregistrement de la réunion du 8 novembre 2010 de la Direction technique nationale (DTN) de la Fédération française de football (FFF), est désormais au cœur de l’affaire des quotas discriminatoires révélée par Mediapart.

Qualifié de taupe, de délateur, ou encore d’espion aux méthodes dangereuses, Mohamed Belkacemi subirait désormais les foudres de la FFF, dont certains membres de la direction envisageraient de s’en séparer pour « manque de loyauté » selon un haut dirigeant de l’institution.

SOS Racisme tenait à lui apporter son soutien, au regard de la sémantique des plus douteuses qui émerge désormais à son encontre. Nous rappelons par ailleurs que la loi protège le salarié qui témoignerait de l’existence de pratiques discriminatoires au sein de la structure qui l’emploie (article L1132-3 du code du Travail).

Pour Dominique Sopo, président de SOS Racisme, il s’agit de ne pas se détourner des faits graves initiaux, et de ne pas se focaliser sur un potentiel dérivatif de circonstance :

« Les informations révélées par Médiapart et concernant des propos racistes et des pratiques discriminatoires qui pourraient sévir au sein de la FFF sont d’une particulière gravité.

La mise en cause de hauts cadres de cette instance, notamment du Directeur technique national, doit amener à une enquête approfondie afin de faire toute la lumière sur cette affaire, soit pour en montrer l’inexistence, soit pour prendre les sanctions qui s’imposent. En effet, les accusations portées par Médiapart sont précises et graves.

Ainsi, le fait d’associer, pour un Directeur Technique, l’origine des gens, leurs aptitudes physiques et leurs aptitudes intellectuelles renverrait à un racialisme délirant qui voit dans le Noir l’animal et dans le Blanc la civilisation. Si, en outre, une telle vision avait conduit à des ordres de discrimination raciale dans la sélection des jeunes retenus dans les centres de formation, nous sortirions de la bêtise de l’expression pour entrer dans la volonté d’agir sur des bases ignobles et fort heureusement proscrites par la loi.

Si les faits allégués étaient avérés, SOS Racisme se réserverait le droit d’engager toute action judiciaire de nature à ne pas laisser s’installer dans notre pays des systèmes discriminatoires sciemment et méthodiquement mis en place.

Monsieur Belkacemi fait honneur aux principes de la République en ayant agi de sorte à ne pas laisser se mettre en place un système discriminatoire. Le scandale n’est pas à chercher dans l’attitude de Monsieur Belkacemi mais dans les propos et l’attitude de ceux qui ont semble t’il manifesté la volonté de déroger aux principes d’égalité les plus sommaires."

24 mars 2011

AMIENS : PRISON AVEC SURSIS REQUIS POUR DES POLICIERS AUTEURS PRESUMES DE PROPOS RACISTES




Le 22 et 23 mars a eu lieu au tribunal correctionnel d’Amiens le procès de trois policiers de la BAC et deux bouchers amiénois, poursuivis pour provocation à la haine raciale et violences racistes.

Dans la nuit du 1er au 2 février 2008, ces adeptes du white power avaient fait irruption dans le bar My goodness en proférant des slogans racistes tels que « heil Hitler », « sieg heil », « mort aux juifs », « il faut rouvrir les fours crématoires » accompagnés de saluts nazis. Ces individus, fortement alcoolisés, avaient terminé leur virée nocturne dans une boîte de nuit de la ville, « le cœur Samba », où ils s’en étaient pris violemment à certains clients.

Se contentant de nier les faits ou de prétendre une amnésie passagère due à l’alcool, les prévenus ont néanmoins pris le parti de mener le procès de la police des polices. Ils ont expliqué avoir subi des pressions insupportables de la part des agents de l’IGPN allant même jusqu’à faire témoigner leurs épouses en larmes.

En préambule de l’audience, leurs avocats, euse sont empressés de déposer trois questions prioritaires de constitutionnalité dont une demandant l’annulation des dispositions réprimant les faits de provocation à la haine raciale. Le motif invoqué : la définition de l’infraction serait trop imprécise et donc inconstitutionnelle.

Faisant siennes les argumentations déposées par SOS RACISME, le Tribunal a rejeté ces demandes donnant ainsi toute valeur constitutionnelle à l’article 24 alinéa 8 de la loi du 29 juillet 1881 balayant par là même l’argumentaire habituel développé par l’extrême droite.

Le procureur a requis des peines très lourdes : 1 an et 18 mois d'emprisonnement avec sursis pour deux des protagonistes, 1 an de prison avec sursis pour un des policiers et 2 ans de prison avec sursis et 5 années de privation des droits civiques pour le second.

17 mars 2011

L'UMP SUSPEND UNE CANDIDATE APRES DES PROPOS INDIGNES SUR FACEBOOK

16 mars 2011

ARDECHE : LES 29 CAPTURES D'ECRAN REALISES SUR LE FACEBOOK DE LA CANDIDATE SUSPENDUE

MAXIME CHAUSSAT, CANDIDAT FRONT NATIONAL AUX CANTONALES DE SAINT LAURENT DE CHAMOUSSET JUGE POUR PROVOCATION A LA HAINE RACIALE

MONTS DU LYONNAIS : LE CANDIDAT FN EN CAUSE DANS UNE AFFAIRE DE TAGS RACISTES

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QUATRE HOMMES SERONT JUGES LE 22 MAI POUR PROVOCATION A LA HAINE RACIALE. PARMI EUX, MAXIME CHAUSSAT, CANDIDAT FRONT NATIONAL AUX CANTONALES DE SAINT-LAURENT-DE-CHAMOUSSET

A Saint-Laurent-de-Chamousset, le célèbre bâtiment du marché aux veaux porte toujours les stigmates du délit. Des insultes racistes taguées en orange : « Islam dehors » et autres propos du même genre affublés d’une croix celtique que les mouvements d’extrême-droite se sont appropriés. Inscriptions à la main et au pochoir que les auteurs ont reproduits en d’autres lieux. Résultat, à Sainte-Foy-L’Argentière, c’est le restaurant kebab qui en a fait les frais. Le gérant les a depuis effacés de sa devanture.

Les tags ont été découverts le 26 février dernier. Depuis, plainte a été déposée. Quatre hommes ont été identifiés et mis en cause. Parmi eux, Maxime Chaussat, 24 ans, candidat Front national aux élections cantonales de Saint-Laurent-de-Chamousset dont le premier tour se déroule dimanche prochain. Cadre dans une entreprise, c’est la première fois qu’il se présente à une élection. Son engagement au Front national date de 2006.

Contacté, l’homme se défend de toute implication directe. D’ailleurs, il est le seul à ne pas avoir reconnu les faits au moment de l’audition. Reste que tous les quatre font l’objet d’une convocation par officier de police judiciaire devant le tribunal correctionnel de Lyon en mai pour provocation à la haine raciale en raison de la religion et dégradation en réunion sur des bâtiments publics. « Je suis présumé innocent jusqu’à preuve du contraire, affirme Maxime Chaussat. J’étais sur place au moment des faits mais je n’ai rien fait. Je ne suis pas responsable de ce qui a été fait et je le prouverai. Pour moi, c’est une affaire nulle et non avenue. C’est un malentendu terrible, la justice n’aura pas de mal à le prouver. »

Le fait est que le candidat FN était en train de distribuer des tracts pour sa campagne au moment où les hommes qui l’accompagnaient taguaient les murs. C’était le vendredi 25 février.

Et lorsqu’on lui demande s’il n’a pas essayé de les arrêter, il répond : « Sans commentaire. Je m’expliquerai au procès. Je suis un citoyen et un candidat honnête. »

Pour les restaurants kebab des Monts du Lyonnais, ce n’est pas une première. A Sainte-Foy-l’Argentière, comme à Saint-Symphorien-sur-Coise, déjà en 2009, ce type de tags racistes avait sali leurs murs. C’était déjà en période de campagne électorale, pour les Européennes cette fois.

Source : Emilie Charrel pour le Progrès

RACISME EN ARDECHE : UNE CANDIDATE UMP DERAPE

COMMUNIQUE DE PRESSE DE SOS RACISME
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Impression écran du profil facebook de Josaine Plataret

SOS Racisme Rhône-Alpes tient à condamner avec la plus grande fermeté les propos de Mme Josiane PLATARET, suppléante du candidat UMP dans la première circonscription aux élections cantonales dans l’Ardèche.

Cette dernière tient à plusieurs reprises, des propos inacceptables sur Facebook, sur son mur public : Tour à tour sont visés les musulmans, les arabes, les homosexuels, les fonctionnaires….

Avec  un humour assez singulier, Mme PLATARET manifeste de façon incessante et antipathique des propos stigmatisants extrêmement dangereux. Elle en a par ailleurs conscience puisqu’elle commente un de ces statuts en disant « Je vais finir comme Eric ZEMMOUR ».

 

  • Voici par exemple une blague qu’elle a publiée le 23 Janvier 2011 à 17h32 : « Pourquoi les femmes arabes marchent de travers ? Parce qu’elles sont voilées »
  • Cette fois ci le 15 Janvier à 19h41 ce sont les arabes qui en prennent pour leur grade : « comment appelle t’on un arabe dans une bassine d’eau bouillante ? Un gris bouilli ».

SOS Racisme, depuis 25 ans, s’efforce de rappeler par le biais d’actions de prévention le cadre républicain. Nous ne pouvons accepter une libération de la parole raciste, surtout de la part d’une responsable politique.

Dans une période de poussée du Front National, de repli communautaire, nous voyons, avec les propos de cette candidate, la dérive xénophobe d’une aile de l’UMP.

Nous invitons les électeurs ardéchois de la première circonscription, sensibles aux principes républicains que sont la tolérance, l’universalisme et l’humanisme à se poser les bonnes questions dans l’isoloir  lors des cantonales ardéchoises des 20 et 27 Mars prochain.

Plus d'infos sur le Facebook de SOS Racisme Rhône Alpes : http://www.facebook.com/#!/profile.php?id=100001743345559...

 

D'autres impressions écran :

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09 mars 2011

TRIBUNE : ZEMMOUR LES LECONS D'UN PROCES

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Ce procès aura eu pour mérite de constater qu'en France, personne ne bénéficie d'une immunité en matière de racisme. Par Michaël GHNASSIA, avocat de l'association SOS Racisme.

 

En l’absence d’appel, les condamnations d’Eric Zemmour du chef de provocation à la discrimination raciale envers les populations noires et arabes, pour ses propos tenus tant sur Canal + que sur France O en mars 2010, sont définitives.

Un journaliste qui "décrit la réalité" voilà comment s’est présenté Eric Zemmour tout au long de son procès, ajoutant que ses propos "sont brutaux mais la réalité est brutale".

C’est cette défense qui a valu au chroniqueur de recevoir de nombreux soutiens de l’extrême droite jusqu’à la gauche républicano-populiste. Mais cette argumentation n’a pas convaincu les juges de Paris, spécialisés en matière de presse. Et pour cause. Il ne s’agissait que d’une posture destinée à masquer l’expression du racisme.

Les juges ont d’ailleurs parfaitement rappelé qu’il n’est nullement interdit de débattre librement sur des faits de société, surtout lorsqu’ils relèvent d’un intérêt légitime du public. Mais ils ont ajouté que cette liberté, comme toutes les autres, avait des limites. Ils ont donc décidé qu’Eric Zemmour avait franchi ces limites sans qu’il puisse invoquer la liberté de se tromper. Il le pouvait d’autant moins que, comme l’a relevé le tribunal, il est un "professionnel des médias et de l’expression, tant écrite qu’orale, qui est rompu à ce genre d’exercice et qui revendique la maîtrise des mots et de leur portée".

Mais voilà que des députés UMP viennent aussitôt dénoncer "la dérive judiciaire contre la liberté d'expression". Et ils invitent leur nouvel Hérault à l’Assemblée nationale qui, reprenant une marotte du Front national, exige l’abrogation des lois mémorielles et des lois réprimant l’incitation à la haine et à la discrimination raciale.

Cette remise en cause de la législation anti-raciste ne peut que nous surprendre et nous consterner. Ces députés auraient-ils acclamé Faurisson ou Dieudonné faisant la même requête ?

Ils ont manifestement oublié que ces lois ne sont pas la conséquence d’un "miasme égalitariste et communautariste" mais le résultat des dérives totalitaires du XXème siècle au cours duquel la propagande raciste a été le terreau des crimes racistes. En France, avec l’abrogation du décret-loi Marchandeau par le gouvernement de Vichy ou au Rwanda, lorsque la radio "Mille collines" permis la préparation et la mise en œuvre du génocide Tutsi.

Il est dommage qu’à l’occasion de ce procès, certains l’aient oublié.

Ce procès aura au moins eu pour mérite de constater qu’il n’existe pas en France d’endroits ou de personnes qui peuvent bénéficier d’une immunité en matière de racisme.

Il aura également rappelé que la lutte contre les discriminations, dont il est si difficile d’administrer la preuve, commence par la répression des propos tendant à banaliser, justifier ou légitimer ces pratiques illégales.

Il aura enfin dévoilé que notre socle républicain, basé sur une société pluraliste, tolérante et démocratique est menacé par les tenants d’un nouvel ordre qui espèrent la remise en cause des principes d’égalité et de vivre ensemble.

Cela ne peut que renforcer notre vigilance.

Michaël Ghnassia, avocat au barreau de Paris

Avocat de l’association SOS Racisme lors du procès Zemmour

MARINE LE PEN MANNEQUIN CHEZ GALLIANO

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15:50 Publié dans CARICATURES ANTIRACISTES | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : marine, le pen, galliano, racisme, antissémitisme, zemmour |  Facebook |

07 mars 2011

TESTING EUROPÉEN : A PARIS, LA COULEUR FAIT SOUVENT LE CLUBBEUR

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ALEXANDRA BOGART, JOURNALISTE A METRO, A SUIVI L'EQUIPE DE SOS RACISME A PARIS.

23 heures, samedi, à Paris.

Loïc Rigaud, “Monsieur Testing” de SOS Racisme, “déclare la première nuit du testing européen ouverte”. Un rapide rappel des règles de base pour un testing en discothèque réussi (avoir une présentation irréprochable, obtenir des videurs qu’ils verbalisent un refus explicite et l’enregistrer

grâce aux stylos et montres caméras...) et c’est parti. Dix personnes s’engouffrent dans la nuit parisienne. Quatre Noirs, quatre Blancs, deux Arabes. Garçons et filles représentés à parité.

A l’arrivée devant la première boîte testée, au sud de la capital, le collectif se scinde en deux groupes. Celui des Noirs part en premier. Refus : la soirée est privée. Suit le quatuor de blancs. Même refus, pour la même raison.

Direction la deuxième boîte testée, au cœur de Paris. Cette fois-ci, deux Noirs et deux Arabes s’avancent ensemble. Ici, seuls entrent ceux qui ont une voiture de sport ou qui ont réservé une bouteille, et celles qui gagnent le concours de la jupe la plus courte et des talons les plus hauts. Et, malgré le froid de canard, il y a de la concurrence... Les deux groupes (mixte et blanc) se font successivement refouler. Sans explications.

Troisième lieu, le Duplex, à deux pas de la place de l’Etoile. Un premier couple de Noirs se fait refuser l’entrée par la physionomiste. La raison invoquée est qu’“à cette heure (3 h 30, ndlr) on a beaucoup de monde et on ne fait entrer que les habitués”. Sauf que les clubbers arrivent au compte-gouttes et que le couple de testeurs blancs, qui se présente quelques minutes plus tard, franchit le seuil sans difficulté. Le deuxième couple de Noirs, très chic, entre également.

Le cas est délicat : peut-on invoquer la discrimination en raison de la couleur de peau ? Après réflexion, SOS Racisme a décidé de porter plainte. “On dénonce l’esprit ‘quand il y en a un ça

va, quand il y en a plusieurs ça pose problème’ et cette logique des quotas”, explique Benjamin Abtan, membre du conseil national de l’association.

Le dernier endroit testé : le Madam, dans le VIIIè arrondissementConcernant ce lieu, aucun doute. Le groupe mixte s’avance. Seuls ceux qui ont réservé peuvent entrer, paraît-il. Mais les Blancs, qui n’avaient bien sûr pas annoncé leur venue, entrent sans encombre. SOS Racisme, qui a enregistré toute la scène, va porter plainte pour discrimination raciale.

Alexandra BOGAERT. Source : Metro France

 
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