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16 septembre 2011

Jugement Hortefeux, le droit, et les mots pour le dire

Les juges de la cour d'appel qui ont rendu, jeudi 15 septembre, une décision de relaxe de Brice Hortefeux ont soigneusement motivé leur arrêt.

Celui-ci précise en effet que si les propos de l'ancien ministre de l'intérieur sur les Arabes - "Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va, c'est quand il y en a beaucoup qu'il y a un problème"- ne constituent pas une injure publique susceptible d'entraîner une condamnation, c'est uniquement parce que ceux-ci ont été tenus "sur le ton de la confidence, dans une réunion de militants sans intention de leur donner une publicité"'à caractère privé'. Dans ce cas d'injures non publiques, la loi ne prévoit qu'une peine contraventionnelle, et ne permet donc pas à des associations de se constituer partie civile. Le MRAP est donc déclaré irrecevable, et en conséquence Brice Hortefeux relaxé.

Voilà pour le droit.

Mais sur le fond, les juges considèrent que les propos en cause qui viennent "conforter l'un des préjugés qui altèrent les liens sociaux", sont "outrageants et méprisants à l'égard du groupe formé par les personnes d'origine arabe stigmatisées du seul fait de cette appartenance", ce qui le rend punissable.

La cour d'appel relève en outre qu'en évoquant un "prototype" des personnes de religion musulmane, l'ancien ministre de l'intérieur et donc aussi ancien ministre des cultes, "témoigne d'un évident manque de culture" et "s'offre un malheureux trait d'humour".

Décision Brice Hortefeux

12 septembre 2011

Ni amnistie,ni amnésie : Le Front National hors des facs !

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Photo : Maester

Bruno Gollnisch, responsable du Front National, exclu de ses activités d’enseignants le 3 Mars 2005 pour propos négationnistes, réintègre l’université Jean Moulin comme professeur.

 Alors que les idées d’extrême droite se banalisent de plus en plus dans l’opinion, nous ne laisserons pas le retour à l’université d’un des leaders du Front National devenir un évènement anodin.

 Nous refusons de voir l’université Lyon III Jean Moulin retomber dans les heures les plus sombres de son histoire. L'exclusion de Bruno Gollnisch avait permis de mettre un terme à des années d’apathie envers l’extrême droite au sein de l’établissement. Son retour nous fait craindre, qu’à défaut d’avoir perdu son immunité parlementaire, Bruno Gollnisch ne veuille retrouver une certaine immunité universitaire.

 Parce que de par son rôle et son histoire, l’université française, porteuse de valeurs républicaines, ne saurait devenir une tribune pour l’intolérance, le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie.

 Parce qu'en ce sens, le discours tenu par Bruno Gollnisch ne saurait être compatible avec le métier d'enseignant et le statut de fonctionnaire.

 Parce qu'à aucun moment, il n’a éprouvé le moindre regret sur les déclarations qui l’ont conduit à être exclu de l'enseignement supérieur.

 Parce que depuis six ans, Bruno Gollnisch n’a cessé d’incarner une droite extrême et nauséabonde en défendant par exemple le salut nazi ou en tenant des propos pour lesquels il est actuellement en procès.

 Bruno Gollnisch s’est positionné en marge de la communauté universitaire.  

 Bruno Gollnisch n’a pas sa place au sein de l’institution universitaire. 

 

C’est pour cela que :

 Nous appelons à la creation d’un comité de vigilance des étudiants et personnels de l’université Lyon 3 contre l’extrême droite.

 Nous appelons Bruno Gollnisch à presenter toutes ses excuses quant aux propos qu’il a pu tenir ces dernières années. Si tel n’était pas le cas, nous en appellerions au ministre de l’enseignement supérieur, Laurent Wauquiez, pour prendre toutes les measures necessaires concernant son exclusion.

 Nous appelons l’ensemble de la communauté universitaire à se mobiliser dans les semaines et mois à venir pour obtenir une exclusion définitive de Bruno Gollnisch

 Nous appelons l’ensemble des citoyens attachés au combat contre le racisme et l’extrême droite à se rassembler contre le retour de Bruno Gollnisch à l’Université Lyon 3 :

 

Mercredi 14 Septembre

16H00

Université Lyon 3 Jean Moulin, 8 rue Rollet

20 juillet 2011

Le code « BBR » des intérimaires définitivement enterré ?

« BBR » pour « bleu blanc rouge ». Ce code mis en place dans les années 2 000 notamment par des agences d'intérim pour sélectionner des candidats exclusivement d'origine française n'en finit pas de faire parler de lui. Récemment Adecco et l'une de ses filiales ont ainsi été condamnés à verser des dommages et intérêts de 30 000 € à SOS Racisme.

L'affaire date d'il y a dix ans et il aura fallu plus de 5 ans de procédure pour y mettre un terme. Les faits se déroulent en 2 000, alors que Districom (aujourd'hui Ajilon) recrute plus de 200 animatrices pour promouvoir des produits capillaires de la marque Garnier dans les supermarchés. Cette filiale du groupe Adecco aurait alors reçu un fax de la maison mère pour spécifier que seules les candidates répondant au code « BBR » (Bleu Blanc Rouge) devraient être sélectionnées, excluant de fait les personnes d'origine étrangères de la procédure. Une salariée de Districom décide alors de prévenir SOS Racisme, qui porte plainte contre les trois sociétés ainsi que plusieurs cadres.

La suite est faite de rebonds judicaires. En première instance, le tribunal correctionnel de Paris relaxe les trois sociétés et leurs cadres, estimant que les poursuites basées sur le motif de « refus d'embauche en raison d'un critère discriminatoire » ont « été engagées à partir de suppositions et d'approximations ». Mais un an plus tard, après requalification des faits, le 6 juillet 2007, la cour d'appel de Paris condamne Garnier, Adecco et Ajilon (ex-Districom) à payer 30 000 euros d'amende chacun pour avoir subordonné une embauche à des critères discriminatoires (en plus de l'origine, les candidates devaient avoir de 18 à 22 ans et avoir une taille de vêtement comprise entre le 38 et le 42). Elle condamne aussi Garnier, Adecco et sa filiale à payer solidairement 30 000 euros de dommages et intérêts à SOS Racisme qui s'était porté partie civile. Seulement les trois sociétés se pourvoient en cassation et la Cour annule alors la condamnation civile... Le 28 juin dernier, la Cour d'appel de Paris a pourtant estimé que SOS Racisme était recevable comme partie civile et remis au goût du jour les 30 000 euros de dommages et intérêts.

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11 juillet 2011

Adecco tente de faire taire SOS Racisme

COMMUNIQUE DE PRESSE

SOS Racisme découvre avec consternation que les sociétés Adecco et Ajilon (ex-Districom) ont formé un nouveau pourvoi en cassation contre l’arrêt de la Cour d’appel de Paris du 28 juin 2011 les condamnant solidairement avec la société Garnier (Groupe l’Oréal) à verser 30 000€ de dommages-intérêts à notre association.

SOS Racisme s’interroge sur l’utilité de cet ultime recours alors que par un arrêt du 23 juin 2009 la Cour de cassation avait confirmé partiellement l’arrêt rendu par  la Cour d’appel de Paris le 6 juillet 2007, lequel condamnait les trois sociétés précitées à payer respectivement 30 000 euros d’amende pour discrimination raciale à l’embauche ainsi qu’à payer solidairement 30 000 euros de dommages-intérêts à l’association SOS Racisme.

Ainsi, ce nouveau pourvoi vise uniquement à contester les dommages-intérêts perçus par SOS Racisme dans le cadre de cette affaire.

L’attitude revancharde de ces grands groupes français est inadmissible et vise en réalité à exercer une pression sur notre organisation, pour nous empêcher de continuer notre combat visant à poursuivre les entreprises qui mettent en place des pratiques discriminatoires.

Ce recours intervenant juste après la récente condamnation; suite à une autre action de SOS Racisme, d’Adecco à Bruxelles le 31 mai dernier pour discrimination.

Après plus de dix ans de procédure, les sociétés Adecco et Ajilon devraient plutôt dépenser leur énergie à mettre en place des systèmes efficaces pour lutter contre les discriminations en leur sein.

Loïc RIGAUD - Responsable du Pôle Anti-discriminations de SOS Racisme

07 juillet 2011

L'Oréal et Adecco condamnés pour discrimination raciale à l'embauche

L'Oréal et Adecco condamnés pour discrimination raciale à l'embauche
© REA

Après cinq années de procédure, SOS Racisme a obtenu la condamnation du leader français de l'intérim, de sa filiale Ajilon et du fabricant de cosmétiques, Garnier (groupe l'Oréal), pour discrimination raciale. Ces entreprises utilisaient le code BBR pour "Bleu Blanc Rouge" pour sélectionner des intérimaires. Cette décision de la cour d'appel de Paris promet de faire jurisprudence.

Satisfecit pour SOS Racisme. Le 29 juin, la cour d'appel de Paris a condamné la société de travail temporaire, Adecco, sa filiale Ajilon (ex-Districom) ainsi que Garnier (groupe L'Oréal) pour discrimination raciale à l'embauche. Les trois sociétés devront verser 30.000 euros de dommages et intérêts à l'association, partie civile dans le dossier.

"Cette condamnation est l'une des plus lourdes enregistrées en France pour discrimination raciale", se félicite Samuel Thomas, responsable des actions judiciaires de l'association anti-raciste. "Un tel montant n'est toutefois qu'une maigre compensation face à des grands groupes capables de dépenser des fortunes pour afficher leur exemplarité", déplore-t-il.

Code "Bleu Blanc Rouge"

L'affaire Adecco-Garnier remonte à 2.000. Districom recrute alors plus de 200 animatrices pour promouvoir des produits capillaires dans les supermarchés. Selon SOS Racisme, l'agence d'intérim aurait alors envoyé un fax au siège d'Adecco pour préciser que seules les candidates répondant au code "BBR" (ndlr, Bleu Blanc Rouge en référence au drapeau français) devaient être sélectionnées. "Les maghrébines, les noires et les femmes d'origine étrangère étaient forcément recalées", commente Samuel Thomas. Parmi les autres critères de sélection : un âge compris entre 18 et 22 ans, des mensurations ne dépassant pas la taille 42. Alerté par une salariée de Districom, SOS Racisme décide de saisir la justice. Après plusieurs rebondissements et cinq ans de bataille judiciaire, la cour d'appel de Paris vient de confirmer les 30.000 euros d'indemnités à verser à l'association.

Bête noire des recruteurs

"Cette décision devrait obliger les employeurs à revoir leurs pratiques", espère Samuel Thomas, qui n'en est pas à sa première victoire. Le 31 mai, SOS Racisme a obtenu la condamnation d'Adecco, en Belgique. Entre 2000 et 2001, la filiale belge spécifiait la mention "BBB" pour "blanc bleu belge" dans ses descriptifs de poste. En juin dernier, le parti des travailleurs belges a publié la liste complète des entreprises commanditaires. On y retrouve des grands noms de la distribution, tels C&A et même Benetton, la marque pourtant renommée pour ses publicités pluriethniques.

En France, Eurodisney, Air France, Chronopost sont suspectées de discrimination. "Les dossiers sont à l'instruction mais la justice avance très lentement", regrette le militant de SOS Racisme. Une information judiciaire contre Disneyland Paris est, par exemple, ouverte depuis 3 ans au tribunal de Melun. La direction du parc d'attraction aurait sélectionné uniquement des Européens pour être en contact avec le public. Air France aurait, de son côté, trié son personnel navigant en fonction de ses origines ethniques pour les affecter à des destinations spécifiques. Une procédure est en cours au tribunal de grande instance de Bobigny. Autant d'affaires qui pourraient écorner l'image de ces grands groupes…

Source : Capital.fr

14 juin 2011

Discrimination: Adecco doit verser 25 000 euros à SOS Racisme

L'association française SOS Racisme précise que la société d'intérim Adecco a été condamnée à lui verser 25 000 euros, à titre de dommages et intérêts pour pratiques illégales de discrimination à l'embauche. Il s'agit de la plus lourde amende à payer par une entreprise à une association antiraciste pour discrimination, en Europe.

Le tribunal de première instance de Bruxelles a condamné Adecco, le 3 juin dernier, à payer 25 000 euros à SOS Racisme, ainsi que l'euro symbolique à la FGTB et à l'association interculturelle flamande Kifkif, à titre de dommages et intérêts pour pratiques illégales de discrimination à l'embauche.

La société d'interim a décidé d'interjeter appel.

"Blanc Bleu Belge"

L'affaire remonte à 2001.

Un collaborateur d'Adecco avait dénoncé le fait que des postes pour des missions dans certaines entreprises qui ne souhaitaient pas recruter des personnes étrangères étaient pourvus du code BBB, pour "Blanc Bleu Belge" (une race de viande bovine belge, ndlr).

SOS Racisme, alerté par des suspicions de pratiques similaires en France, avait mené une vaste enquête, et décidé de se constituer partie civile, le 20 septembre 2007.

Une instruction avait été ouverte, mais la chambre du conseil de Bruxelles avait décidé fin 2009 de ne pas renvoyer la société de travail intérimaire devant le tribunal correctionnel. Elle constatait que l'instruction avait été menée en français, et non en néerlandais, alors que le siège central d'Adecco se situe en Région flamande.

SOS Racisme, la FGTB et KifKif avaient alors décidé d'introduire une action au civil en dommages et intérêts devant le tribunal de première instance de Bruxelles pour discrimination à l'embauche et violation de la loi contre le racisme.

Source : rtbf.be le 14/06

Discrimination à l'embauche : Adecco condamné en première instance

 

Le tribunal de première instance de Bruxelles a donné gain de cause à la FGTB et aux associations SOS Racisme et Kifkif et condamné la société d'intérim Adecco à un euro symbolique à titre de dommages et intérêts pour pratiques illégales de discrimination à l'embauche, a annoncé vendredi le syndicat socialiste.

L'affaire avait éclaté en 2001 à la suite d'une plainte d'un collaborateur d'Adecco. Celui-ci avait dénoncé le fait que des postes pour des missions dans certaines entreprises qui ne souhaitaient pas recruter des personnes étrangères étaient pourvus du code BBB, pour "Blanc Bleu Belge" (une race de viande bovine belge, ndlr). Une instruction avait été ouverte dans la foulée.

La chambre du conseil de Bruxelles avait décidé en 2009 de ne pas renvoyer la société de travail intérimaire devant le tribunal correctionnel car l'instruction à l'encontre de l'entreprise avait été menée en français et non en néerlandais alors que le siège central d'Adecco se situe effectivement en Région flamande.

La FGTB et SOS Racisme avaient alors décidé, en septembre 2009, d'introduire une action en dommages et intérêts contre Adecco devant le tribunal de première instance de Bruxelles pour discrimination à l'embauche et violation de la loi contre le racisme.

"Il s'agit d'une grande victoire dans la lutte contre les discriminations à l'embauche et cette décision permet de dénoncer des pratiques qui sont malheureusement encore trop fréquentes dans l'ensemble des secteurs, y compris dans l'intérim, mais qu'il est souvent difficile à poursuivre faute de preuves suffisantes", se réjouit la FGTB dans un communiqué.

La FGTB et SOS Racisme annoncent par ailleurs avoir décidé "de porter l'échec du dossier pénal devant la Cour européenne des droits de l'Homme afin d'y dénoncer le non-respect du principe du droit au procès équitable". Le syndicat et l'association reprochent à l'Etat belge, et au parquet du procureur du Roi, de ne pas avoir mis tout en oeuvre pour poursuivre Adecco pour pratiques discriminatoires.

Belga

Source : rtbf.be le 03/06

22:13 Publié dans *DISCRIMINATION | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : adecco, discrimination, racisme, belgique, sos racisme |  Facebook |

10 juin 2011

Rejet de la plainte contre Claude Guéant pour propos racistes

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Source de l'image : Maester
PARIS (Reuters) - La Cour de justice de la République (CJR) a rejeté vendredi une demande d'enquête sur le ministre de l'Intérieur Claude Guéant pour "incitation à la discrimination raciale".

Cette décision ne peut pas faire l'objet d'un appel, ce qui dégage l'avenir judiciaire du ministre, qui était menacé de poursuites susceptibles d'affaiblir sa position, à l'image de son prédécesseur Brice Hortefeux.

L'avocat de SOS Racisme, l'ONG qui avait saisi la CJR, s'est déclaré "atterré" par une décision qui risque d'être vécue "comme un déni de justice par les millions de personnes qui se sentaient visées" par les propos du ministre.

"Il est difficilement compréhensible que des personnages politiques dans l'exercice de leurs fonctions ne puissent pas répondre de leurs propres actes", a dit Me Patrick Klugman à Reuters.

"Il est malheureux dans cette affaire que les victimes n'aient pas eu accès aux juges", a-t-il ajouté, soulignant que SOS Racisme n'avait pas droit à un recours.

SOS Racisme avait saisi la CJR sur les propos tenus notamment le 4 avril par le ministre, en marge d'un déplacement à Nantes et à la veille du débat de l'UMP sur la laïcité.

Dans sa requête, l'association rappelait ses déclarations : "En 1905, il y a avait très peu de musulmans en France, aujourd'hui il y en a entre 5 et 6 millions. L'accroissement du nombre de fidèles et un certain nombre de comportements posent problème."

Pour l'association, les propos du ministre n'étaient pas "un simple dérapage" mais s'inscrivaient dans un discours récurrent "fondé pour l'essentiel sur la xénophobie et la discrimination."

Outre les ONG antiracistes, l'opposition de gauche accuse Claude Guéant de reprendre systématiquement depuis sa prise de fonctions les thématiques du Front national.

"MINISTRE DU FN" ?

Pour Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée, Claude Guéant, est "devenu le ministre du FN".

La présidente du parti d'extrême droite, Marine Le Pen, a de son côté ironisé sur ce proche de Nicolas Sarkozy, ancien secrétaire général de l'Elysée, estimant qu'il méritait une carte de "membre d'honneur" du FN.

SOS Racisme avait relevé dans sa requête toute une série de propos litigieux du ministre.

Dans le journal Le Monde du 15 mars, Claude Guéant expliquait que "les Français ont le sentiment que les flux (migratoires) non maîtrisés changent leur environnement."

"Ils ne sont pas xénophobes. Ils veulent que la France reste la France", disait-il

Le prédécesseur de Claude Guéant, Brice Hortefeux, a été condamné pour injure raciale le 4 juin 2010 puis en décembre dernier pour atteinte à la présomption d'innocence.

Jeudi, le parquet a réclamé sa relaxe lors du procès en appel pour des propos jugés racistes en première instance.

Ces condamnations, qui ne sont pas définitives, avaient affaibli la position de ce fidèle de Nicolas Sarkozy, écarté du gouvernement lors du remaniement de février dernier.

Source : Nouvel obs avec Reuters : Gérard Bon et Thierry Lévêque, édité par Patrick Vignal

13:33 Publié dans *DISCRIMINATION | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : gueant, discrimination, cours de justice, sos racisme |  Facebook |

31 mai 2011

Polémique autour d’une étude sur le CV anonyme

Le 31 mars 2011, une équipe de chercheurs du Crest (Centre de Recherche en Économie et Statistiques), de J-Pal Europe et de l’École d’Économie de Paris rendait publique une étude sur le CV anonyme. Pour réaliser cette enquête, ses auteurs se sont appuyés sur le réseau d’agences de Pôle emploi qui a diffusé auprès de 1000 établissements plusieurs milliers de candidatures, selon un protocole suivant « un principe d’affectation aléatoire (tirage au sort) permettant de comparer des offres avec CV anonymes (offres test) à des offres statistiquement identiques, mais recourant au CV nominatif (offres témoin) ».

En analysant les résultats des tests ainsi effectués, les chercheurs ont relevé que, « à la suite de l’anonymisation, les recruteurs hommes sélectionnent davantage de femmes, les recruteurs jeunes davantage de seniors. » Ce qui confirmerait, selon les auteurs de l’étude « l’hypothèse d’homophilie, c’est‐à‐dire la tendance des recruteurs à favoriser leurs semblables. »

Les chercheurs ont mis en évidence un second résultat plus inattendu : selon eux, « le CV anonyme pénalise les candidats issus de l’immigration ou résidant en Zone Urbaine Sensible (ZUS) ou dans une ville en Contrat Urbain de Cohésion Social (CUCS). » « Avec des CV nominatifs », constatent-ils en effet,  « les candidats issus de l’immigration et/ou résidant en ZUS‐CUCS ont 1 chance sur 10 d’obtenir un entretien, tandis que le reste des candidats a 1 chance sur 8. Lorsque les CV sont anonymisés, l’écart s’accroît : 1 chance sur 22 pour le premier groupe contre 1 chance sur 6 pour le second. » Le CV anonyme serait donc un obstacle à la pratique d’une discrimination positive : « il se peut que l’anonymisation du CV, en ôtant de l’information sur les candidats, ait empêché les employeurs de réinterpréter à l’avantage des candidats potentiellement discriminés les autres signaux du CV. Par exemple, les “trous” dans le CV pourraient être expliqués par un accès plus difficile à l’emploi lorsque le CV montre que le candidat réside en ZUS, mais pas lorsque cette information est masquée. »

Cette interprétation et les conclusions qui en sont tirées sont fermement dénoncées par Jean-François Amadieu. Sur son blog, le fondateur de l’Observatoire des discriminations relève d’abord que « toutes les études menées tant en France qu’à l’étranger ont montré que [cette bienveillance supposée à l'égard des publics potentiellement discriminés] n’était pas le comportement habituel des recruteurs (sondages, testings, études statistiques). » « En moyenne, un candidat au nom et prénom de type africain a 3 fois moins de chances de recevoir une réponse positive après l’envoi de sa candidature », rappelle-t-il. Ensuite, il estime que l’expérience menée valide l’hypothèse selon laquelle, pendant la phase de sélection, l’anonymisation des CV protège des discriminations qui, fussent-elles positives, demeurent illicites. Enfin, Jean-François Amadieu juge que ces résultats surprenants sont plutôt dus au « fait que les employeurs qui ont fait l’objet de l’étude étaient volontaires ou informés de l’analyse des discriminations qui serait réalisée dans leur entreprise. » « Comment imaginer que les recruteurs n’aient pas souhaité se comporter de manière vertueuse ? », s’interroge-t-il.

Cet « effet placebo » a certes été avancé comme une des explications possibles par les chercheurs, mais pour être écarté au terme d’une étude complémentaire comparant cette fois-ci des offres nominatives en situation d’expérimentation avec des offres nominatives postérieures à l’expérimentation. Les chercheurs n’ont alors pas trouvé de différence significative dans le comportement des recruteurs pendant et après l’expérimentation. Il n’est cependant pas certain que cela suffise à écarter les doutes qui pèsent sur la fiabilité de l’étude. Pour SOS Racisme, cette étude montrerait en effet que l’« on cherche à prouver que [le CV anonyme] ne marche pas. »

Source : Alain Piriou pour infos-discriminations

Le CV anonyme, une fausse bonne idée à oublier ?

Le CV anonyme obligatoire, prévu par une loi de 2006 dont les décrets ne sont jamais parus, risque de rester dans les limbes au regard d'une étude d'experts le déconseillant pour faciliter l'embauche des jeunes d'origine étrangère.

Expérimenté dans nombre de grandes entreprises, le curriculum vitae anonyme est censé permettre aux personnes victimes de préjugés liés à la couleur de peau, au nom, au lieu de résidence ou à l'âge, de décrocher un premier entretien d'embauche. Mais au ministère du travail, à qui il appartient de publier les décrets d'application de la loi qui rend obligatoire ce CV dans les entreprises de plus de 50 salariés, on veut désormais "prendre le temps de la réflexion". "Au regard des résultats de l'étude, on a raison d'être dans une mesure expérimentale", indique-t-on.

En septembre dernier, Eric Besson, alors ministre de l'immigration, avait demandé à Pôle emploi un bilan d'étapes. Une étude quantitative publiée en avril, réalisée en collaboration avec Pôle emploi, conclut que non seulement ce type de CV n'avantagerait pas les demandeurs d'emploi issus de l'immigration, mais qu'il les pénaliserait : ainsi avec les CV nominatifs, ces candidats ont une chance sur dix d'obtenir un premier entretien contre une chance sur huit pour les autres, mais lorsque le CV est anonyme, l'écart s'accroît à 22 contre 6 (lire la synthèse du rapport).

Ses auteurs – du Centre de recherche en économie et statistiques (Crest), de J-PAL et de l'Ecole d'économie de Paris – sont les premiers surpris de ce résultat. Entre autres pistes, ils supposent que le CV anonyme empêcherait une certaine discrimination positive envers ces jeunes. Le résultat de l'étude serait dû à la tendance qu'ont les recruteurs à "relativiser" les carences des CV des candidats issus de l'immigration quand ils sont nominatifs, analyse Bruno Crépon, du Crest. Indulgence qui disparaîtrait dans le cas contraire. "Ils pardonnent plus des 'trous' dans le CV ou des fautes d'orthographe quand ils connaissent les origines sociales", ajoute-t-il.

LE CV ANONYME DANS LE PROGRAMME DU PS

En revanche, selon eux, ce CV est utile pour éviter une tendance à privilégier ses "semblables" : les recruteurs hommes sélectionnant plus souvent les CV de candidats masculins, les femmes ceux des femmes. "Mais comme on trouve des recruteurs des deux sexes et des recruteurs plus ou moins jeunes, les phénomènes d'homophilie se compensent d'un recruteur à l'autre et l'anonymisation du CV n'améliore pas, en moyenne, les chances des femmes ni des seniors", conclut le rapport.

Pour SOS Racisme, ferme partisan de la généralisation du CV anonyme, les conclusions de l'étude sont "contradictoires" et sa "fiabilité" sujette à caution. "On cherche à prouver que cela ne marche pas", estime Loïc Rigaud. De grandes entreprises qui l'ont mis en place en tirent un bilan positif : "Tous nos CV sont anonymes depuis plusieurs années", sauf rare exception, et on en est "très satisfait", souligne Pierre-Olivier Salmon, de PSA Peugeot.

A un an de la présidentielle, le sujet s'immisce dans le débat politique : la généralisation du CV anonyme figure dans le programme du PS pour 2012. De son côté, Yazid Sabeg, commissaire à la diversité, qui avait lancé il y a deux ans une expérimentation de ces CV, n'y voit "pas une panacée". D'autres moyens, selon lui, existent pour combattre la discrimination à l'embauche, comme "la méthode des habiletés", où "on met en situation un candidat dans le futur job qu'il veut occuper et on l'évalue", ou la "méthode de rating" où on soumet le même questionnaire aux candidats avant de les noter. Pour Soumia Malinbaum, présidente de l'Association française des managers de la diversité, la méthode des "habiletés" – faisant abstraction des diplômes – expérimentée à La Poste, s'est révélée plus efficace contre la discrimination.

Dans un discours prononcé le 17 décembre 2008 à l'Ecole polytechnique, Nicolas Sarkozy avait souhaité que "le CV anonyme devienne un réflexe pour tous les employeurs". Les internautes du Monde.fr, interrogés en 2009 alors que l'expérimentation du dispositif était en cours, dressaient déjà un bilan mitigé de son efficacité.

Source : LEMONDE.FR avec AFP

07 mai 2011

FFF : TOUCHE PAS A MON POTE MOHAMED BELKACEMI

Mohamed Belkacemi, le conseiller technique national en charge du football dans les quartiers à l’origine de l’enregistrement de la réunion du 8 novembre 2010 de la Direction technique nationale (DTN) de la Fédération française de football (FFF), est désormais au cœur de l’affaire des quotas discriminatoires révélée par Mediapart.

Qualifié de taupe, de délateur, ou encore d’espion aux méthodes dangereuses, Mohamed Belkacemi subirait désormais les foudres de la FFF, dont certains membres de la direction envisageraient de s’en séparer pour « manque de loyauté » selon un haut dirigeant de l’institution.

SOS Racisme tenait à lui apporter son soutien, au regard de la sémantique des plus douteuses qui émerge désormais à son encontre. Nous rappelons par ailleurs que la loi protège le salarié qui témoignerait de l’existence de pratiques discriminatoires au sein de la structure qui l’emploie (article L1132-3 du code du Travail).

Pour Dominique Sopo, président de SOS Racisme, il s’agit de ne pas se détourner des faits graves initiaux, et de ne pas se focaliser sur un potentiel dérivatif de circonstance :

« Les informations révélées par Médiapart et concernant des propos racistes et des pratiques discriminatoires qui pourraient sévir au sein de la FFF sont d’une particulière gravité.

La mise en cause de hauts cadres de cette instance, notamment du Directeur technique national, doit amener à une enquête approfondie afin de faire toute la lumière sur cette affaire, soit pour en montrer l’inexistence, soit pour prendre les sanctions qui s’imposent. En effet, les accusations portées par Médiapart sont précises et graves.

Ainsi, le fait d’associer, pour un Directeur Technique, l’origine des gens, leurs aptitudes physiques et leurs aptitudes intellectuelles renverrait à un racialisme délirant qui voit dans le Noir l’animal et dans le Blanc la civilisation. Si, en outre, une telle vision avait conduit à des ordres de discrimination raciale dans la sélection des jeunes retenus dans les centres de formation, nous sortirions de la bêtise de l’expression pour entrer dans la volonté d’agir sur des bases ignobles et fort heureusement proscrites par la loi.

Si les faits allégués étaient avérés, SOS Racisme se réserverait le droit d’engager toute action judiciaire de nature à ne pas laisser s’installer dans notre pays des systèmes discriminatoires sciemment et méthodiquement mis en place.

Monsieur Belkacemi fait honneur aux principes de la République en ayant agi de sorte à ne pas laisser se mettre en place un système discriminatoire. Le scandale n’est pas à chercher dans l’attitude de Monsieur Belkacemi mais dans les propos et l’attitude de ceux qui ont semble t’il manifesté la volonté de déroger aux principes d’égalité les plus sommaires."

Quotas discriminatoires: Dominique Sopo de SOS racisme dénonce un «racialisme délirant»

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Dans une enquête parue jeudi le site Mediapart affirme à avoir les preuves que des dirigeants de la DTN et de la FFF chercheraient à réduire le nombre de noirs et d'arabes dans les différentes équipes de France. Malgré les démentis du président la fédération, Fernand Duchaussoy et du sélectionneur Laurent Blanc par l’intermédiaire du chef de presse de l’équipe de France, les réactions continuent à fuser dans le monde du football à l’évocation de ce projet éventuel.

 

Dominique Sopo dénonce un «racialisme délirant»

«Les accusations portées par Médiapart sont précises et graves, estime le président de SOS racisme Dominique Sopo dans un communiqué. Ainsi, le fait d’associer, pour un Directeur Technique, l’origine des gens, leurs aptitudes physiques et leurs aptitudes intellectuelles renverrait à un racialisme délirant qui voit dans le Noir l’animal et dans le Blanc la civilisation… Si les faits allégués étaient avérés, SOS Racisme se réserverait le droit d’engager toute action judiciaire de nature à ne pas laisser s’installer dans notre pays des systèmes discriminatoires sciemment et méthodiquement mis en place.»

José Anigo et l'OM remontés contre Médiapart

Selon le site d'information, la discrimination envers des joueurs noirs ou d'origine arabe aurait déjà débuté dans les centres de formation de Lyon et Marseille. Directeur sportif de l’OM, José Anigo n’apprécie de du tout l’accusation du site de Médiapart. «C'est honteux de porter pareilles accusations contre notre club,s’énerve Anigo sur le site officiel du club. J'invite celui qui le souhaite à venir jeter un oeil sur nos effectifs. A L'OM, on a toujours considéré que cette mixité était une richesse.» De son côté, l’OL a aussi infirmé et déploré les accusations de Médiapart sur son site officiel.

Pape Diouf: «le foot français est raciste»

Joint par RMC Info, l’ancien président de l’OM n’est pas plus surpris que cela par les révélations de Médiapart. «Savoir si la réunion dont on parle a eu lieu ou non me paraît complètement superflu. Je ne dis pas qu’elles sont vraies, mais je ne suis pas étonné par ces révélations. La vérité est la suivante. Le football français est à l’image de sa société. Le football français est raciste, il exclut.»

Lilian Thuram a d’abord cru à une blague

L’ancien défenseur de l’équipe de France ne cachait pas sa stupeur et son malaise dans les colonnes de l’Equipe après les révélations de Médiapart.  «Je suis tellement abasourdi. Je ne sais quoi répondre. J'ai  cru à une blague. Mais lorsqu'un ami m'a envoyé l'article, je me suis vraiment posé des questions car ce site a une réputation sérieuse.  J'ai essayé de joindre le président de la Fédération pour qu'il m'explique, raconte celui qui a siégé comme élu à la FFF entre 2008 et 2010.  C'est tout un monde qui s'écroule. Mais je ne veux pas être dans l'émotion pour réagir. J'attends d'avoir plus d'éléments.»

Source A.P. pour 20minutes.fr

 

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15 avril 2011

CIRCULAIRE DU 5 AOÛT 2010 D'EVACUATION PRIORITAIRES DES "ROMS" : UNE VIOLATION FRONTALE DE L'ARTICLE 1ER DE LA CONSTITUTION. MAIS APRES? (CE, 7 AVRIL 2011, SOS RACISME)

C’est au visa de la Constitution « notamment son Préambule et son article 1er » que le Conseil d’Etat censure la circulaire du ministre de l’intérieur du 5 août 2010 qui demandait aux préfets d’assurer une évacuation « prioritaire » des campements illicites de « Roms ». De telles instructions ministérielles sont en effet contraires aux fondements même du régime républicain en heurtant frontalement le principe d’égalité devant la loi « de tous les citoyens sans distinction d’origine (…) ». En revanche, le juge administratif suprême confirme la légalité de la circulaire du 13 septembre 2010 qui avait « remplacé » la précédente instruction pour éteindre la polémique lancée par les associations et face aux très vives critiques du commissaire européen Viviane Redding sur l’attitude des autorités françaises.

Rappel des différents épisodes d’un mensonge d’Etat adoubé par la Commission européenne :

Lire la suite sur le Blog de Serge SLAMA : Combat pour les droits de l'Homme

 

12:48 Publié dans *DISCRIMINATION, DOSSIER : ROMS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : roms, circulaire, sos racisme, consei d'état |  Facebook |

07 avril 2011

CONSEIL D'ETAT : LA CIRCULAIRE ANTI-ROMS ANNULEE SUITE AU RECOURS DE SOS RACISME

PAR UNE DECISION EN DATE DU 7 AVRIL 2011, LE CONSEIL D'ETAT A DECIDE D'ANNULER LA CIRCULAIRE ANTI-ROMS DU 5 AOUT 2010, SUITE A UN RECOURS REALISE PAR SOS RACISME.

Téléchargez le communiqué de presse et la décision du Conseil d'Etat

 

C'est une victoire pour SOS Racisme qui par cette décision fait reconnaitre le caractère discriminatoire de cette circulaire par la plus haute juridiction!

Le Conseil d'Etat a annulé ce texte en se fondant sur l'article 1er de la Constitution, qui pose le principe d'égalité devant la loi. Il a jugé que l'objectif, invoqué par le ministre de protection du droit de propriété et de prévention des atteintes à la salubrité, la sécurité et la tranquilité publiques, ne l'autorisait pas a mettre en oeuvre, en méconnaissance du principe d'égalité devant la loi, une politique d'évacuation des campements illictes désignant spécialement certains de leurs occupants en raison de leur origine éthnique.

04 avril 2011

MEETING SUR LA LAICITE CE SOIR - L'UMP VIRE AU BLEU MARINE

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A la veille du débat nauséabond sur l’islam organisé par l’UMP,

SOS Racisme vous invite à venir défendre les valeurs républicaines

et rejeter la haine et la lepénisation des esprits !

La France vit ces mois-ci une période charnière dont l’issue marquera profondément la décennie à venir.

Depuis le 21 avril 2002 et l’accession du Front national au deuxième tour de l’élection présidentielle un climat malsain règne sur le débat public.

Jour après jour les fondements de notre société républicaine sont remis en cause. Les piliers du vivre ensemble que sont la laïcité, la liberté, l’égalité et la fraternité sont fragilisés par ceux qui nous gouvernent, englués dans des visions bassement électoralistes.

Ceux dont la fonction au service de l’intérêt général commande la cohérence et l’exemplarité jouent avec ces principes comme le vent joue avec une girouette.

Aujourd’hui un cap est franchit : l’extrême droite, sondage après sondage, s’ancre durablement comme une des principales force politique du pays et la perspective qu’elle devienne la première n’est plus un jeu de l’esprit.

A la veille du débat nauséabond sur l’islam organisé par l’UMP, SOS Racisme vous invite le 4 avril à venir défendre les valeurs républicaines et rejeter la haine et la lepénisation des esprits !

http://www.facebook.com/event.php?e...

DEBAT ORGANISE PAR SOS RACISME

CE SOIR, LUNDI 4 AVRIL A 19H00

MAIRIE DU 3EME ARRONDISSEMENT DE PARIS

2 rue Eugène Spuller, 75003 Paris M°Répu/Temple/Arts et Métiers

31 mars 2011

CARICATURES ANTIRACISTES MARS 2011

Les caricatures que vous avez manquées ce mois de Mars

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Source : Maester

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Source : Charlie Hebdo
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Source : Maester
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Source : Kathy sur lepost

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Source : Maester

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Source : Na sur lepost
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Source : Na sur lepost

 
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