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15 février 2011

DISCRIMINATION TERRITORIALE : PAIEMENT PAR CHEQUE INTERDITS A CAUSE DE LEUR ADRESSE

1316679_ranson.jpg«Le Parisien» - «Aujourd'hui en France» a enquêté sur les cas d'enseignes qui refusent des chèques de clients n’habitant pas à proximité du magasin ou ceux domiciliés dans les zones sensibles. Des élus demandent qu’une loi interdise cette pratique.

Un commerçant a-t-il le droit de refuser un chèque ? Et ce refus peut-il se fonder sur l’adresse du client? C’est la double question que suscite la pratique mise en place par l’enseigne Conforama à Herblay (Val-d’Oise). Depuis quelques jours, le magasin n’accepte plus que les chèques émis par un habitant du département ou des Yvelines voisines.

Officiellement, cette mesure intervient « suite à une recrudescence des chèques impayés » et elle est affichée en caisse, bien visible.

Photo : Ranson avec le Parisien

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12:49 Publié dans *DISCRIMINATION | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : le parisien, 93, chèque, discrimination, territoriale |  Facebook |

28 octobre 2010

Les chômeurs handicapés par leur lieu de résidence

LEMONDE pour Le Monde.fr | 09.09.10 | 11h51  •  Mis à jour le 09.09.10 | 11h53

Pour trouver un emploi, lorsqu'on vient du Val-d'Oise, mieux vaut habiter à Enghien-les-Bains - ville réputée pour son lac et son casino - que les cités de Sarcelles et Villiers-le-Bel où plus de 60 % des habitants résident en zones urbaines sensibles (ZUS). Image d'Epinal? Pas si sûr car elle n'est pas écornée par une étude fondée sur un testing et menée par des universitaires du Centre d'études de l'emploi (1). Les conclusions sont sans appel :"ces résultats convergent pour témoigner de l'existence de discriminations à l'embauche à la fois selon l'origine, le sexe et le lieu de résidence."

Les cinq universitaires, auteurs de l'étude, ont examiné la discrimination territoriale en localisant les candidats fictifs dans les trois communes : un candidat et une candidate ayant un prénom et un nom à consonance française; un candidat et une candidate ayant un prénom et un nom à consonance marocaine. Ces douze candidatures, par ailleurs parfaitement similaires, ont été envoyées simultanément, entre décembre 2008 et janvier 2009, en réponse à 307 offres d'emploi de développeur informatique (bac+5) en Ile-de-France, soit près de 3 700 envois.

Pour l'accès aux entretiens d'embauche, "l'origine marocaine n'apparaît pas systématiquement discriminante pour les hommes, quelle que soit leur commune de résidence, notent les chercheurs. Toutefois lorsqu'ils résident à Sarcelles, les hommes d'origine marocaine ont de plus faibles chances que les hommes d'origine française d'accéder à un entretien d'embauche pour un poste en contrat à durée indéterminée. L'origine a également un effet sur l'accès aux entretiens d'embauche pour les femmes résidant à Sarcelles."

Lorsque que l'on est une femme et que l'on habite à Villiers-le-Bel, il est encore plus difficile de décrocher un emploi. Toutes les postulantes sont logées à la même enseigne. "Les candidates d'origine française sont pénalisées lorsqu'elles vivent dans cette commune défavorisée qui a connu en 2007 des émeutes urbaines médiatisées, plutôt qu'à Sarcelles, commune également défavorisée mais qui a été moins médiatisée." Les jeunes femmes d'origine française résidant à Villiers-le-Bel obtiennent un taux de réponse à leurs candidatures de 17,9% contre 22,1% à Sarcelles et 22,5% à Enghien-les-Bains.

Ces résultats n'étonnent pas le maire de Villiers-le-Bel. "Cette étude est la reconnaissance d'une réalité. On parle beaucoup d'égalité des chances. Pour l'égalité des territoires, il faut encore attendre", regrette Didier Vaillant (PS) qui entend enrayer "l'effet émeutes 2007" en valorisant sa ville auprès des médias. "Regardez la sprinteuse Myriam Soumaré (révélation des Championnats d'Europe d'athlétisme de Barcelone), elle est de Villiers! Et dans le domaine économique, la chambre de métiers du Val-d'Oise a installé son institut des métiers sur notre commune."

 

Mais, dans l'immédiat, c'est une loi sur les "discriminations géographiques" qu'attend l'élu confronté dans sa ville à un chômage flirtant avec les 20%, avec des pics à 33% chez les moins de 25 ans résidant en ZUS.

Les effets du lieu de résidence sur l'accès à l'emploi : une expérience contrôlée sur des jeunes qualifiés en Ile-de-France. Téléchargez le rapport

Olivier Zanetta
 
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