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30 juin 2011

Testing au logement à Villeurbanne : les gens "d'origine maghrébine" discriminés

DISCRIMINATION - C'est une première en France. La municipalité de Villeurbanne a collaboré avec un réseau de bailleurs privés pour réaliser un testing au logement à vocation "pédagogique". Résultat : les candidats "d'origine maghrébine" à la location d'un logement ont été défavorisés plus d'une fois sur deux, et jusqu'à neuf fois sur dix dans le quartier central des Gratte-Ciel. En réaction à cette nette discrimination, qui relève du délit, Villeurbanne et un groupe d'agences immobilières volontaires sont prêts à s'engager dans un partenariat inédit.

Depuis février 2010, la ville de Villeurbanne s'est engagée dans un Plan de lutte contre les discriminations au logement, aux côtés de l'Etat, du Grand Lyon, de bailleurs sociaux, d'organisations professionnelles et d'associations de locataires. Pour affiner son action, le maire Jean-Paul Bret (PS) a commandé un testing au logement à grande échelle (une centaine de tests) dont la réalisation a été confiée à ISM-Corum, Centre d'Observation et de Recherche sur l'Urbain et ses Mutations à Lyon. Ensemble, ils ont retenu comme seul critère discriminant celui de l'origine, "singulièrement maghrébine", "critère évoqué par le nom, le prénom et l'apparence physique des "testeurs"" précise Eric Cédiey, directeur général d'ISM-Corum. Pour le reste : âge, type de profession, niveau de revenu, situation de famille, solidité des garants, etc. tout était similaire.

Contrairement aux opérations lancées par la Halde ou SOS Racisme, à visées statistiques ou juridiques, Villeurbanne a fait le choix d'un testing "pédagogique". Il s'agit "d'accompagner les acteurs du logement vers une prise de conscience et non de les sanctionner" précise le maire. Les agences immobilières - une quinzaine à Villeurbanne et une dizaine à Lyon - ont donc été informées en amont de la réalisation de ce testing, mais pas du critère retenu. L'autre moitié des tests a été réalisée auprès de particuliers.

Cette information préalable n'empêche pas des résultats assez édifiants. "Les candidats "français de souche" n'ont quasiment rencontré aucun obstacle dans leur recherche de logement alors que les candidats d'origine maghrébine ont été défavorisés plus d'une fois sur deux. Les écarts sont suffisamment nets pour caractériser une discrimination dans l'accès au logement" analyse Eric Cédiey qui précise que "L'essentiel des discriminations se sont révélées après la visite du logement". Au moment clé de la constitution du dossier.

Autres enseignements de cette étude : "La discrimination sur l'origine se manifeste plus violemment sur les hommes que sur les femmes". Et  "Le risque de discrimination augmente avec l'attractivité du secteur : les candidats maghrébins ont été désavantagés jusqu'à neuf fois sur dix dans le quartier des Gratte-Ciel" explique le scientifique. "Que les quartiers les plus prisés, les plus beaux, discriminent le plus, c'est ce qui fait que des gens sont assignés à résidence dans une société qui prône pourtant le vivre ensemble et la mixité sociale" commente Marisa Lai-Puiatti, responsable Rhône-Alpes Auvergne du Défenseur des droits. Selon elle, "le déni de la discrimination, particulièrement dans le logement, reste énorme" quand il est plutôt moindre dans le travail.

Si elle confirme ce que beaucoup constatent au quotidien, l'étude révèle une surprise : les résultats sont similaires pour les agences immobilières et les particuliers. Autrement dit, les professionnels du logement, censés être au fait de la loi qui punit de 3 ans de prison et 45 000 € d'amende les faits de discrimination, discriminent autant que les particuliers. Souvent ignorants de la loi, les propriétaires sont pourtant plus enclins à penser qu'ils peuvent faire ce qu'ils veulent de leur bien. "Les professionnels sont entre le marteau et l'enclume ; ils subissent la pression des propriétaires sur un marché tendu" justifie Lionel Leifer, administrateur de la FNAIM du Rhône.

Il existe de multiples façons de contourner la règle égalitaire affichée du "premier dossier complet, premier servi". Tarder à rappeler tel candidat ou inversement permettre à tel autre de constituer son dossier plus rapidement en lui donnant la liste des pièces à fournir par avance. Demander des pièces ou des garanties complémentaires à l'un et pas à l'autre, motiver l'un ou décourager l'autre, dire à l'un qu'il est difficile de se garer dans le quartier, et à l'autre qu'il y a un garage… "La plupart des discriminations ne sont pas intentionnelles ; elles relèvent plutôt de mauvaises pratiques" commente Eric Cédiey.

"Le constat est fait. Aux organisations professionnelles de prendre leurs responsabilités" assure Lionel Leifer de la FNAIM, qui cite la mise en place de modules de formations avec le Défenseur du droit ou l'ajout des textes de loi contre la discrimination dans les actes de vente. "C'est par l'information du public qu'on pourra avancer" estime-t-il.

Un projet de partenariat entre Villeurbanne et un groupe d'une dizaine d'agences immobilières volontaires se met en place, prévoyant un parcours de formation puis la création d'un label valorisant les agences qui s'engagent contre les discriminations. Objectif : faire changer les pratiques et démontrer que la discrimination au logement n'est pas "une fatalité à laquelle se résigner".

Source : Anne-Caroline JAMBAUD pour Libération à Lyon

12:53 Publié dans *DISCRIMINATION | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : discrimination, testing, villeurbanne, ism corrum, logement |  Facebook |

21 mars 2011

TRIBUNE : "WHITE ONLY"

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Par Benjamin ABTAN, Secrétaire général de l'EGAM (European Grassroots Antiracist Movement) et Membre du Bureau National de SOS Racisme.

Alors qu'une étude récente révèle que dans toute l'Europe, l'accès à une soirée sur deux est réservé aux «whites only», le Secrétaire général de l'European Grassroots Antiracist Movement, Benjamin Abtan, décrit «un renforcement des pratiques discriminatoires dans tous les secteurs de la vie».

Samedi 9 mars dernier, le Mouvement européen antiraciste (EGAM - voir la page Facebook ici), fondé sous l'impulsion de SOS Racisme en novembre 2010, a organisé une grande première sur tout le continent: la Nuit européenne du Testing (voir le rapport joint à l'article). Dans 14 pays, de l'Espagne à la Pologne et de l'Albanie à la Suède, en passant par la Roumanie et la France, quelque 300 militants antiracistes ont testé les discriminations raciales à l'entrée de plus de 70 bars, restaurants et boîtes de nuit des principales villes européennes. Le bilan est simple et préoccupant: une soirée testée sur deux était «Whites only». Les populations discriminées varient d'une région à l'autre: Roms en Europe centrale et balkanique, personnes originaires du Moyen-Orient en Europe du nord, noirs et arabes en Europe de l'est et de l'ouest.

Ce constat est symptomatique d'une tendance lourde: l'Europe connaît, sur l'ensemble de son territoire, un renforcement des pratiques discriminatoires dans tous les secteurs de la vie. Ainsi, ce sont non seulement des millions de Français, comme le dénonçait récemment Robert Badinter, mais plusieurs dizaines de millions de citoyens européens qui sont stigmatisés, de facto interdits de lieux de sortie, tenus à l'écart du monde du travail ou incapables de trouver un logement à cause de leur origine, de leur religion ou de la couleur de leur peau.

Tout se passe comme si les programmes des partis politiques d'extrême-droite ou nationaux populistes commençaient déjà à être appliqués dans les faits, alors que ceux-ci ne sont pas (encore?) au pouvoir dans la plupart des pays européens. C'est une funeste victoire par anticipation pour ces partis en progression, qui sont les soutiens indispensables de coalitions au pouvoir à l'image du Parti du peuple danois ou du Parti de la liberté néerlandais, ou qui exercent une forte influence sur l'exécutif, à l'instar, notamment, du Jobbik en Hongrie ou du Front National en France.

Ce phénomène n'arrive pas par hasard: à la faveur de la crise, se développe un courant idéologique, intellectuel et politique, qui dépasse ces partis et qui prône une société européenne où les discriminations raciales feraient loi. Cette idéologie, c'est celle d'Eric Zemmour, acclamé par une partie des députés de l'UMP non pas en dépit de, mais en raison de sa récente condamnation pour incitation à la discrimination raciale. C'est celle de Thilo Sarrazin, du SPD allemand, dont le livre figure parmi les meilleures ventes en Allemagne non pas en dépit de, mais en raison de ses déclarations racistes à connotation biologique sur les juifs et les musulmans. C'est celle des ultranationalistes serbes, nostalgiques du génocide de Srebrenica, et qui sont responsables du meurtre du supporter de football Brice Taton à Belgrade en 2009.

Comme le disait Martin Luther King, «l'intégration véritable signifie le partage du pouvoir». A l'inverse, l'exclusion de tous les secteurs de la vie, et a fortiori des lieux de pouvoir, dont sont victimes des dizaines de millions de citoyens européens signifie pour eux une véritable désintégration de la société dont ils font partie.

Face à cette idéologie de haine qui se montre conquérante, la première Nuit européenne du Testing apporte également un enseignement porteur d'espoir et de justice: une dynamique est en train de naître au sein de la société civile européenne antiraciste. Plusieurs dizaines de milliers de militants et de citoyens de tous les pays européens, de tous horizons, de toutes religions, de toutes origines et de toutes couleurs de peau sont décidés à interpeller les pouvoirs publics nationaux et européens, beaucoup trop passifs face à l'urgence de la situation, et surtout à agir concrètement pour faire vivre notre rêve européen d'un continent débarrassé du racisme et de l'antisémitisme.

André Glucksmann le disait bien avant que le printemps arabe ne vienne le montrer à la face du monde avec éclat: s'il y a un conflit de civilisations, ce n'est pas entre le «monde musulman» et l'Occident, mais, au sein de chaque société, et en Europe même, entre les tenants du totalitarisme et ceux de la démocratie. Au sein de ce conflit, notre engagement est clair: l'avenir que nous voulons pour l'Europe, celui que nous construisons déjà aujourd'hui par nos mobilisations communes, celui pour lequel nous nous battons avec enthousiasme et un sentiment de justice, c'est sans conteste un espace démocratique où le racisme n'a pas droit de cité.

Rejoingnez la Page Facebook de l'EGAM pour suivre l'actualité antiraciste en Europe

17:14 Publié dans *DISCRIMINATION, INTERNATIONALE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : egam, testing, européen, extrème droite, europe |  Facebook |

15 mars 2011

L'AKGB EPIGLE PAR SOS RACISME


L'aKGB épinglé par SOS Racisme (Lyon) par telelyonmetropole

18:59 Publié dans *DISCRIMINATION | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : boite de nuit, discothèque, sos racisme, egam, nuit, européenne, testing, akgb, lyon, tlm |  Facebook |

07 mars 2011

TESTING EUROPÉEN : A PARIS, LA COULEUR FAIT SOUVENT LE CLUBBEUR

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ALEXANDRA BOGART, JOURNALISTE A METRO, A SUIVI L'EQUIPE DE SOS RACISME A PARIS.

23 heures, samedi, à Paris.

Loïc Rigaud, “Monsieur Testing” de SOS Racisme, “déclare la première nuit du testing européen ouverte”. Un rapide rappel des règles de base pour un testing en discothèque réussi (avoir une présentation irréprochable, obtenir des videurs qu’ils verbalisent un refus explicite et l’enregistrer

grâce aux stylos et montres caméras...) et c’est parti. Dix personnes s’engouffrent dans la nuit parisienne. Quatre Noirs, quatre Blancs, deux Arabes. Garçons et filles représentés à parité.

A l’arrivée devant la première boîte testée, au sud de la capital, le collectif se scinde en deux groupes. Celui des Noirs part en premier. Refus : la soirée est privée. Suit le quatuor de blancs. Même refus, pour la même raison.

Direction la deuxième boîte testée, au cœur de Paris. Cette fois-ci, deux Noirs et deux Arabes s’avancent ensemble. Ici, seuls entrent ceux qui ont une voiture de sport ou qui ont réservé une bouteille, et celles qui gagnent le concours de la jupe la plus courte et des talons les plus hauts. Et, malgré le froid de canard, il y a de la concurrence... Les deux groupes (mixte et blanc) se font successivement refouler. Sans explications.

Troisième lieu, le Duplex, à deux pas de la place de l’Etoile. Un premier couple de Noirs se fait refuser l’entrée par la physionomiste. La raison invoquée est qu’“à cette heure (3 h 30, ndlr) on a beaucoup de monde et on ne fait entrer que les habitués”. Sauf que les clubbers arrivent au compte-gouttes et que le couple de testeurs blancs, qui se présente quelques minutes plus tard, franchit le seuil sans difficulté. Le deuxième couple de Noirs, très chic, entre également.

Le cas est délicat : peut-on invoquer la discrimination en raison de la couleur de peau ? Après réflexion, SOS Racisme a décidé de porter plainte. “On dénonce l’esprit ‘quand il y en a un ça

va, quand il y en a plusieurs ça pose problème’ et cette logique des quotas”, explique Benjamin Abtan, membre du conseil national de l’association.

Le dernier endroit testé : le Madam, dans le VIIIè arrondissementConcernant ce lieu, aucun doute. Le groupe mixte s’avance. Seuls ceux qui ont réservé peuvent entrer, paraît-il. Mais les Blancs, qui n’avaient bien sûr pas annoncé leur venue, entrent sans encombre. SOS Racisme, qui a enregistré toute la scène, va porter plainte pour discrimination raciale.

Alexandra BOGAERT. Source : Metro France

RACISME : FOLLE NUIT DU TESTING EN EUROPE

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L’opération a été menée samedi à l’entrée de boîtes de nuit et de bars dans 11 pays. Les résultats inquiètent :

De Bucarest à Oslo en passant par Besançon, Anvers et Tirana (Albanie), la première nuit du testing à l’entrée des boîtes de nuit menée à l’échelle européenne s’est déroulée simultanément dans onze pays du Vieux Continent. Les populations “potentiellement discriminées” étaient, selon les Etats, noires, arabes ou roms.

Les résultats sont “inquiétants”, estime Benjamin Abtan, secrétaire général de l’Egam (European Grassroots Antiracist Movement, créé en novembre et qui rassemble une quarantaine d’associations en Europe). A Bilbao (Espagne) huit établissements sur les neuf testés ont refusé l’entrée à des Noirs et des Arabes. En Roumanie, ce sont les Roms qui n’ont pas eu le droit de franchir le seuil des boîtes de nuit. “En tout, un peu plus d’un établissement sur deux a discriminé des personnes sur une base ethnique. ça illustre bien la montée des idéologies racistes et l’influence des discours de l’extrême droite en Europe, qui sont entrés dans une phase d’application”, poursuit celui qui est aussi membre du bureau national de l’association SOS Racisme, qui a porté ce mouvement.

Cette opération, qui vis à mettre en évidence le phé- nomène raciste dans des nations où une telle discrimination est niée ou vécue comme une normalité, était une première pour un certain nombre de pays. Elle est vouée à être répétée, dans les boîtes de nuit comme dans les secteurs du logement et de l’emploi. A terme, le but est de faire reconnaître le testing comme preuve de discrimination dans tous les pays de l’UE (seules la France et la Belgique l’acceptent comme preuve au pénal), comme dans ceux qui souhaiteraient y adhérer. Et de faire en sorte que l’Europe, qui a inscrit le principe de nondiscrimination dans sa charte des droits fondamentaux, soit enfin “au niveau de ses valeurs”.

Alexandra bogaer, Source : Metro France

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REVUE DE PRESSE EUROPEENNE : 1ER TESTING EUROPEEN : DES RESULTATS INQUIETANTS

La 1ère nuit du testing européenne en direct sur RFI
podcast

Besançon : une boîte de nuit épinglée par SOS Racisme (France 3)

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RACISME / EUROPE : Résultats "inquiétants"

La première "nuit du testing" organisée par des organisations antiracistes à l'entrée de dizaines de discothèques et bars dans 15 villes européennes révèle des "résultats inquiétants" dans un climat de montée du racisme en Europe, ont annoncé aujourd'hui ces associations. Emmené par l'organisation française SOS Racisme, le mouvement européen antiraciste European Grassroots Antiracist Movement (EGAM) - créé en novembre 2010 et regroupant une quarantaine d'associations des 27 pays de l'UE - a organisé la "première nuit européenne du testing" dans la nuit de samedi à dimanche.

"Dans plus de 15 capitales européennes (...) 34 établissements ont présenté des pratiques discriminatoires sur des bases ethniques, à leur entrée", selon le communiqué de SOS Racisme/EGAM, qui "dénonce une fois de plus un contexte général en Europe de montée des idéologies racistes et de haine, menant à l'exclusion d'une partie des citoyens européens". Des "tests" ont été conduits par exemple devant des établissements à Tirana, Anvers (Belgique), Paris, Besançon, Bucarest, Oslo ou Bilbao (Espagne).

Des Roms, Africains, Arabes ou Noirs se présentant devant des discothèques, bars ou cafés "n'ont pas pu rentrer, au contraire de Blancs (...) et ont été victimes de discriminations", a expliqué un porte-parole de SOS Racisme. "Bien que des gens soient la cible de discriminations pour des raisons diverses dans les différents pays, les discriminations raciales progressent dans toute l'Europe (...) dans un contexte politique qui favorise cette progression", selon l'EGAM, rappelant que "les forces politiques populistes et d'extrême droite profitent de la crise économique et sociale pour gagner en influence".

Source : Le Figaro avec AFP

 

SOS Racisme va porter plainte pour "discriminayion" contre une boîte de nuit de Lyon

L’AKGB se fait épingler par SOS Racisme. L’association a annoncé ce lundi qu’elle comptait déposer plainte mercredi pour «discrimination fondée sur l’origine» contre le club du 7e arrondissement, au lendemain de la première nuit européenne du testing organisée simultanément dans plusieurs villes.

Dans la nuit de samedi à dimanche, deux groupes composés chacun de deux couples «correctement vêtus» se sont présentés à l’AKGB. «Les deux premiers couples, d’origine franco-magrébins et franco-africains, se sont vus refuser l’accès à  la boite de nuit, sans aucun motif», explique Ouajdi Feki, coordinateur régional de SOS racisme Rhône-Alpes.

Déjà positif en 2000

Deux minutes plus tard, les deux autres couples d’origine européenne ont pu entrer à l’AKGB sans difficulté. «Lorsque nous avons interrogé le vigile pour savoir pourquoi nous ne pouvions pas rentrer, il est resté silencieux, refusant de répondre à nos questions», dénonce Ouajdi Feki, précisant qu’en 2000, un précédent testing s’était déjà révélé «positif» dans ce même établissement.

«Ils n’ont visiblement pas retenu la leçon», ajoute le responsable associatif. Les deux autres testings menés ce week-end  à Lyon et dans l’Ain se sont avérés négatifs.

Source : 20 minutes

11:17 Publié dans *DISCRIMINATION | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : testing, discrimination, egam, sopo, sos, racisme |  Facebook |

06 mars 2011

1ÈRE NUIT EUROPÉENNE DU TESTING

Press release :

The European Grassroots Antiracist Movement – EGAM - conducts the first Europe-wide testing against racial discriminations


A European first

 

This night, the civil society European Grassroots Antiracist Movement – EGAM – has conducted the first Europe-wide testing against racial and ethnic discriminations.

In 14 countries, the activists have tested, all night long, the nightlife places in the main capitals and cities of Europe. In 15 cities, 35 nightlife places have been found discriminating. You will find the results of the testings, for each country, at the end of this press release.

Following weeks of preparation, coordination, and training sessions organized all over Europe, this first European Testing Night is only the beginning of a long-term Europe-wide campaign against racial and ethnic discriminations. The method being used, the testing, is a tool that was invented by the Civil Rights Movement in the US to fight racial segregation and later discriminations.

Starting with this first testing night, the European antiracist civil society will test the continent on a regular basis, in order to raise awareness on, and denounce the racial and ethnic discriminations that prevent parts of the European population from having just and equal access to housing, work, entertainment, etc.

The European political context favors the increase in racial discriminations

Although people are discriminated for different reasons in the different countries, the racial discriminations are a phenomenon on the rise all over Europe.

The European Testing Night takes place in a political context that favors this increase : the far right and populist political forces take advantage of the current economic and social crisis to gain influence, meet election success, enter parliaments, being sometimes a part of governmental coalitions or their irreplaceable support.

These political forces spread a racist ideology of exclusion and hatred against parts of their national populations, trying to impose on them a de facto domination on racial and ethnic basis.

With regards to this harsh political context, the European antiracist civil society is attached even more to the European dream of a continent free of racial and ethnic discriminations, where all citizens have equal rights, pursuant to legal regulations and in practice.

Europe is not at level with its aspiring values when it comes to fighting racial discriminations

Although good intentions are proclaimed, Europe does not take proper steps to confront this situation.

The European Testing Night was prepared and conducted with no institutional nor financial support from the European institutions, including, of course, EU institutions.

This is only one blatant example of the inability of these institutions to really tackle the problem of racial discriminations on the continent.

In particular, they do not provide enough support for the emergence of a real civil society, in relationship with, but independent from them, since they regard it too much as an extension of themselves.

Doing so, they prevent the voices of millions of citizens from being heard, and they do not provide Europe with the appropriate means to combat racial and ethnic discriminations.

To combat racial and ethnic discriminations, a strong and clear support to the European antiracist civil society is needed, now more than ever.

Activists’ security is at stake

In various countries, conducting the testings results in a serious threat to the personal safety of the testers and the institutional safety of the organizations.

We rely on the national and local authorities to pay a special attention to the personal and institutional protection of the EGAM Members and activists who have conducted the European Testing Night in their countries.

 

The European Testing Night was conducted by EGAM, whose Members are :

Mjaft! (Albania), ZARA – Zivilcourage und Anti-Rassismus-Arbeit & SOS Mitmensch (Austria), Kif Kif (Belgium), Youth Initiative for Human Rights (YIHR) – Bosnia (Bosnia), Bulgarian Helsinki Committee (Bulgaria), YIHR – Croatia (Croatia), SOS mod racism & Nordic Network Against Racism (Denmark), Estonian Institute for Human Rights (Estonia), Finnish League for Human Rights (Finland), SOS Racisme (France), ADNB & Karawanserei Toleranzin (Germany), Greek Forum for Migrants (Greece), TASZ – Civil Liberties Union & NEKI (Hungary), SOS Razzismo (Italy), YIHR – Kosovo (Kosovo), Latvian Center for Human Rights (Latvia), Moldovan Institute for Human Rights (Moldova), YIHR – Montenegro (Montenegro), Hi5 & Radar (Netherlands), Norwegian Center Against Racism (Norway), Open Republic & Never Again! (Poland), Romani Criss (Romania), YIHR – Serbia (Serbia), Ludia proti rasizmu (Slovakia), Ekvilib institute (Slovenia), SOS Racismo (Spain), Centrum mot rasism (Sweden), DurDe! (Turkey).

The action was conducted in partnership with national partners, including :

Roma Active (Albania), Center for Positive Integration (Denmark), HR local monitors (Romania), Regional Centre for Minorities & Novi Svet (Serbia), The Anti-Discrimination Bureaus of Eskilstuna, Kalmar, Karlstad, Norrköping, Uppsala and Örebro (Sweden).


European Testing Night – Results of the successful testings

 

Country

Cities

Names of the places tested

Organizations

Discriminations shown against

Albania

Tirana

Four (4) places : three (3) bars and one (1) restaurant were found discriminating.

For security reasons, the names will not be published.

MJAFT! Movement & Roma Active Albania

Roma

Belgium

Anvers

Velvet Lounge

Kif Kif

Arabic and African

Denmark

Copenhagen

Krasnapolsky

Center for Positive Integration & SOS mod racisme

The testers are citizens with backgrounds from Middle East (Turkey, Iran) and Africa (Somalia, South Africa)

France

Paris

Duplex

SOS Racisme

Arabic and African

Madame

Lyon

KGB

Besançon

Le Bristol

Germany

Dresden

Results to be confirmed

Karawanserei Toleranzin

Norway

Oslo

Buddha

The Norwegian Centre against Racism

The testers are Norwegian citizens, with backgrounds from Tanzania, Ghana, and Sri Lanka

Havanna

3 brødre

Poland

Warsaw

Mono Bar

Open Republic

Black

Klub Park

Enclava

Romania

Bucharest

Belaggio

Romani CRISS, Human Rights local monitors

Roma

Kultur House

Player

Cluj-Napoca

Janis

After

Craiova

Glitter

Club 300

Pubs

Botosani

1 place was found discriminating

Serbia

Belgrade

Mr. Stefan Braun

Regional Centre for Minorities

Roma

Spain

Bilbao

Big Ben

SOS Racismo Bilbao

Black & Arabian

Weekender

El Tres

Bongo Loco

Every

Divino Cielo

Galeon

La Otxoa

Sweden

Stockholm

1 place was found discriminating

Swedish Anti-discrimination Bureaus

Testers were from Middle Eastern backgrounds

08 décembre 2010

FRANCE HABITATION : VICTOIRE DEVANT LA COURS D'APPEL DE PARIS

Plainte de SOS Racisme pour discrimination au logement: poursuite de l'enquête

France Habitation est une filiale du groupe OCIL (Office central interprofessionnel de logement) l'un des principaux organismes collecteurs et gestionnaires du 1% logement.

En 2004, l'association SOS Racisme avait déposé plainte contre France Habitation, estimant que les locataires étaient choisis en fonction de leur nationalité ou de leur origine et que les données conservées par l'organisme faisaient apparaître des origines ethniques ou raciales, sans l'accord exprès des intéressés.

Dans un premier temps, le juge d'instruction avait rendu un non-lieu, estimant que ces critères n'avaient pas été utilisés pour empêcher un candidat au logement à accéder à un de ces logements, selon l'avocat de SOS Racisme. Mais la cour a infirmé cette décision et ordonné la poursuite de l'enquête.

SOS Racisme demande notamment de nouvelles auditions de dirigeants des organismes cités dans l'enquête.

AFPShare

12:10 Publié dans *DISCRIMINATION | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : discrimination, ocil, logement, sos racisme, testing, samuel, thomas, ophlm, bagneux |  Facebook |

27 juin 2010

8EME NUIT DU TESTING : "A QUAND UNE REACTION DES POUVOIRS PUBLICS

Deux jours avant la fête de la musique, SOS Racisme a démontré une nouvelle fois que faire la fête reste un parcours du combattant pour certaines catégories de la population. C’est en tout cas ce que prouvent les résultats de la "8ème nuit du testing", organisée samedi 19 juin par l’association avec la participation de plus de 150 "Testeurs de République" répartis dans 14 villes françaises.

Sur un total de 66 établissements testés, 10 cas de discrimination raciale impliquant 9 discothèques ont été constatés :
- la 8ème avenue à Besançon
- la Choue à Grenoble
- le Poisson rouge à Wintzenheim (Haut-Rhin)
- le Pym’s à Rennes
- l’Ibiza Club à Rouen
- le Black Diamond à Valenciennes
- le Duplex (convaincu 2 fois dans une même soirée de discrimination raciale), le VIP et le 1515 dans le quartier-phare de la discrimination pratiquée par les professionnels de la nuit : les Champs-Elysées à Paris.

A la veille de la fête de la musique, cette opération nationale nous rappelle une fois encore que tout le monde ne peut pas s’amuser de la même manière dans la France du 21ème siècle. Alors que le 21 juin se veut être un évènement rassembleur autour de la musique, la « 8ème nuit du testing » menée par SOS Racisme pointe l’inégal accès des jeunes aux loisirs et à la fête

Les testings et les procès menés par SOS Racisme ont certes permis de faire évoluer les consciences et de rendre marginales les boîtes pratiquant une discrimination raciale systématique. Cependant, et les résultats de cette « 8ème nuit du testing » montrent partiellement cette réalité, les discothèques pratiquent une logique de seuil de tolérance inadmissible.

Mais où sont les pouvoirs publics afin de mettre un terme à des pratiques pourtant contraires aux lois de la Républiques, incompatibles avec le respect de l’égalité et de la dignité et attentatoires au lien social ?

C’est pourquoi SOS Racisme, en plus des plaintes d’ores et déjà déposées dans la foulée de ces testings, va interpeller les maires et les préfets des territoires concernés afin de les mettre face à leurs responsabilités. En effet, en vertu du pouvoir de police dont ils disposent, ces derniers ont la possibilité de prendre des sanctions à l’égard des établissements de loisirs qui appliquent une politique discriminatoire, notamment en ordonnant leur fermeture administrative ou en leur retirant les autorisations liées à la production de musique ou à la dérogation de fermeture et d’ouverture (qui permet notamment aux discothèques de pouvoir ouvrir la nuit).

L’existence de ces discriminations doit également interpeller les sénateurs qui, dans leur tentative de suppression de la HALDE, portent un mauvais coup à une lutte contre les discriminations dont nous montrons une fois de plus l’urgente nécessité.

23 juin 2010

AUTRICHE : PREMIERE CONDAMNATION D'UNE DISCOTHEQUE POUR DISCRIMINATION RACIALE

SOS MITMENCH.jpg

SOS racisme salue la décision du tribunal d’instance de St Pölten (Autriche) qui a condamné le gérant d’une discothèque à verser 1440 euros de dommages-intérêts à un jeune Autrichien d’origine égyptienne pour discrimination raciale.

En novembre 2008, la victime s’était vue refuser, à deux reprises, l’entrée de la boite de nuit au motif que « seuls les habitués » étaient autorisés à entrer, alors que ses amis et d’autres personnes avaient pu se rendre à l’intérieur. Grâce à l’aménagement de la charge de la preuve mis en place par « la nouvelle loi autrichienne pour l’égalité de traitement », la victime n’a pas eu besoin de prouver la discrimination mais seulement des faits objectifs, susceptibles de laisser penser à un traitement discriminatoire. Aucun testing n’a été réalisé, de simples témoignages ont suffi.

Cette condamnation est d’abord un précédent car c’est la première fois qu’un tribunal autrichien tire les conséquences juridiques de cette nouvelle loi et considère l’interdiction d’accès à un établissement en raison d’une apparence de type étranger comme un délit de discrimination raciale. Elle constitue ainsi les premiers fruits récoltés d’un long combat mené par les associations antiracistes sur place, dont « SOS Mitmensch » (SOS Racisme en Autriche) et ZARA, qui a assisté le jeune homme dans ses poursuites judiciaires.

Cette condamnation est ensuite un exemple, non seulement au regard de la durée de la procédure, particulièrement rapide (un an à compter de la commission des faits) mais aussi du montant des dommages-intérêts alloués, particulièrement élevés (1440 euros).

Cette condamnation fait, enfin, jurisprudence puisque le gérant de la discothèque autrichienne a été reconnu coupable de discrimination alors même que le vigile posté à l’entrée était employé par une société externe.

Les juges français seraient bien inspirés de prendre exemple sur cette décision, se contentant bien souvent de condamner le simple videur et non le véritable donneur d’ordre.

 
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